chapitre 8: le combats
- Il a intérêt à ne plus m'énerver et toi non plus d'ailleurs ou je me ferais un plaisir de te torturer moi-même, me suis-je bien fait comprendre ? me gronda Caïus.
Un sourire en coin commença à naître sur mon visage, je jetai un coup d'œil à Aro qui paraissait plutôt en colère, ce qui n'était pas bon signe. J'enlevai le sourire de mon visage aussitôt et baissai la tête face à Caïus puis répondis haut et clair :
- Oui Maître Caïus, c'est limpide et clair. Je ne m'opposerais pas à vous.
- Tu l'as pourtant fait tout à l'heure et je n'aime pas votre façon d'être si sûrs de vous, je te rappelle que si vous êtes toujours en vie, c'est par notre seul bon vouloir alors qu'as-tu à dire pour ta défense, humaine ?
Je comprenais maintenant pourquoi maître Aro était en colère, Éric avait énervé son frère et si je ne rétablissais pas vite la situation nous étions perdus. Je fis quelques pas sur le côté afin d'être bien face à face avec le beau blond, bien que j'entendis un grognement de la part d'Alec de m'être déplacée sans permission, je mis un genou à terre, relevai la tête pour le regarder droit dans les yeux puis répondis :
- Il est vrai que quand je suis arrivée je vous ai … disons … irrité, mais cela n'était qu'à mes fins personnelles et n'était pas là un manque de respect.
Je fis une courte pause pour réfléchir à la façon d'aborder les choses, et il m'en laissa le temps bien qu'il s'impatientait, je le voyais bien, alors je repris :
- Hummm à dire vrai comme l'a fait si justement remarquer maître Aro, j'aspire un jour à combattre votre personne, à des fins joueuses, je vous rassure, et d'après les échos que j'ai eu, vous êtes une personne qui aime se battre et qui démarre au quart de tour, je vous ai donc simplement … comment dire … taquiné. Les vampires que je combats deviennent trop lents pour moi et j'ai donc l'impression d'avancer lentement comme si j'étais dans une mare de boue dont je ne peux me défaire, et hors je connais bien votre force ainsi que celle de votre présent frère au combat, et vous êtes bien plus forts que les vampires … ordinaire. Quant à Éric, il est peut-être mon chef mais il était sous mes ordres avant et en rentrant, du moins, si je rentre vivante ou en un seul morceau je lui ferais part de mes remontrances ainsi que des vôtres à son égard. Nous ne nous faisons pas d'idées, nous savons très bien que vous êtes nos maîtres.
Caïus me dévisagea et pendant mon récit son visage était passé de la colère à la moquerie, cela l'avait intéressé, puis maintenant il me fixait, comme s'il allait me manger et il finit par dire :
- Bien, si tu es aussi forte que tu le dis, combats Andru, c'est l'un de nos gardes normaux, si tu le bats, je pardonne ton erreur, si tu échoue tu finiras, entre mes mains et je te ferais souffrir avant de te relâcher. Tu vois, je suis d'une humeur généreuse, je ne te tue pas. -à mon avis il ne me tue pas parce que j'ai réussi à le calmer avec mon récit oui !
Je vis Aro reprendre sa place puis il me fixa et m'envoya un grand sourire ce qui pour moi voulait dire "il n'est pas à la hauteur donc ne t'inquiète pas, tu es sauvée". Je me retournai pour voir un jeune homme assez costaud arriver, avec le dénommé Félix qui gagna sa place et le jeune Andru me fit face, il était brun les cheveux coiffés comme Alec, des yeux rouges, beau mais sans plus.
- Attendez, dois-je le tuer ? demandai-je.
- Si tu en es capable, répondit Caïus d'un air moqueur.
- Alors il me faut mon arme.
Aro intervint :
- Ma chère, tu n'en as pas besoin, si tu commençais ? Que l'on en finisse alors arrête de jouer les prudes je te prie.
- Bien maître Aro, dis-je un peu déçue. Il n'était pas à ce point de taille ?
Je repris en m'adressant au pauvre malheureux :
- Je suis désolé il se peut que tu souffres un peu.
L'assemblée ria de bon cœur et même Caius se moquait, je vis Aro me regarder de haut et me faire signe oui de tête ce qui signifiait que j'avais carte blanche.
- C'est cela oui, comme si une humaine pouvait me tuer, rétorqua le dénommé Andru.
Il s'élança vers moi et comme j'avais mes lentilles je ne ratai rien de sa manœuvre. Il couru droit sur moi mais j'évitai aisément en tournant sur moi-même, ce qui apparemment fit son effet dans l'assemblée, pendant qu'il revint vers moi, je fis semblant de me baisser pour qu'il le fasse aussi, se qui marcha à merveille alors je me relevai et l'attrapai au cou avec ma main droite d'un geste sec et comme il avait de la vitesse je le claquai par terre. Je me relevai pour être bien droite, le regarda de haut et avant qu'il est eu le temps de s'en apercevoir, je lui brisai le cou d'un coup sec en plantant mon talon dans sa gorge. Je retirai mon pied puis me tournai vers Caïus, qui était totalement bouche-bée, lui fis une révérence puis je lui dis :
- Voulez-vous vraiment que j'y mette le feu ?
- Oui, me répondit-il sèchement en se redressant et fermant la bouche.
- Bien, un ordre et un ordre, dis-je en me tournent vers la carcasse encore fraiche puis pris la torche en murmurant un "désolée" avant d'y mettre le feu.
- Bien, le pauvre petit. dit Aro. Il n'aura pas vécu longtemps. Dois-je te rappeler mon cher frère que Andru était un nouveau né ? Estelle veuillez nous attendre en dehors de cette salle, s'il vous plait.
- Bien maître Aro, lui répondis-je avant de me diriger vers la porte.
Je vis Aro faire un signe au dénommé Démétri, surement pour qu'il reste avec moi. Nous passâmes donc de l'autre côté de la porte que Démétri referma.
