chapitre 9: Eric perd la tête

Nous attendîmes une minute, mais ce silence m'énervait alors je me tournai vers le seul vampire en ma présence pour lui demander :

- Alors, c'est toi qui m'as repéré, la dernière fois ?

- C'est moi où tu cherches à ouvrir la conversation par n'importe quelle question ?

- C'est possible, lui répondis-je de ma voix habituellement sèche.

- C'est marrant on dirait Jane quand tu parles.

- Oui j'ai noté la ressemblance aussi, mais elle est bien plus jolie que moi.

- Et plus sombre aussi. Mais pour en revenir à ta question oui c'est bien moi qui t'as repérée.

- Je vois, donc je ne m'étais pas trompée quand j'ai cru voir un Volturi. En même temps un aussi bel homme ne reste pas inaperçu bien longtemps.

- Merci. Pourtant j'étais discret, je comprends pourquoi ton odeur était si simple à suivre maintenant.

- Comment cela ?

- Sache que chaque personne a une odeur différente selon le moment de la journée, selon son état ...d'excitation ou encore selon l'humeur l'odeur varie un peu, quand je t'ai localisée la tienne était d'abord normale puis ensuite surement inquiète quand tu m'as vu je présume. De plus quand tu écris au maitre j'ai pu sentir ton plaisir et là c'est la même variation d'odeur, ton parfum est excité car sache que même si tu ne le fais pas paraître, ton odeur te trahi.

- Ok, donc si un couple était dans les parages, ou plutôt qu'une femme avait envie de toi tu le sentirais.

Démétri se mit à rire de bon cœur d'un seul coup et j'avouai que je ne compris pas sa réaction.

- Tu as de drôles de questions mais oui, je le sentirais tout de suite car l'odeur serait particulière et viendrait directement à moi pour … humm … comment dire … m'exciter. Et si c'était pour un autre je saurais te dire tout de suite pour quel mâle ou quelle femelle c'est destinée.

- Je vois donc en fait tu es un radar à odeurs ou encore un GPS.

Le beau vampire me regarda choqué alors je m'empressai d'ajouter :

- Excuse-moi je ne voulais pas te vexer, je cherche juste à comprendre tes pouvoirs et j'aurai plutôt dût dire traqueur.

- Oui, traqueur je préfère ne me compare pas aux joujoux des humains.

- Nous aussi nous avons un traqueur très efficace, Joé, mais il ne t'arrive pas à la cheville. Mais dis moi, est-ce qu'il vous arrive de vous entraîner, enfin de vous battre je veux dire.

- Oui, avant de partir en mission. Pourquoi ?

- Je m'entraîne tous les jours et … ZUT !

- Que t'arrive-t-il ? me demanda-t-il surpris.

- Je viens juste de me rappeler que mon élève revient demain de sa mission. Je dois appeler Éric, il ne saura pas quoi faire.

- NON ! me dit Démétri. Tu dois attendre d'être prés des maître pour passer des coups de fil, n'oublie pas qu'il y a des règles ici !

- Bien, j'attendrais dans ce cas. En tous cas vous êtes bien insonorisés car je n'entends rien même avec mes oreillettes.

- Je me demandais justement à quoi cela te servait.

- Eh bien avec j'entends les sons de loin et les voix à basse fréquence, enfin tout ce que l'oreille humaine ne détecte pas si tu veux. C'est Daniel qui l'a inventé après la mort de nos compagnons, plus précisément pour que je puisse les venger. Il nous arrive de boire ensemble de temps à autre mais cela fait un moment que nous n'avons pas vu Joé et je pense que tu l'aimerais bien mais tu te serais aussi bien entendu avec Jet, il avait tes manières, un vrai gentleman.

J'entendis quelqu'un frapper un petit TOC sur la porte derrière nous et Démétri me fit signe de rentrer avant lui.

- Merci, lui dis-je, polie.

- Je t'en prie.

Aro se dirigea vers moi.

- Je crois que ton ami t'a appelé pendant ton absence.

Je vis mon téléphone dans la main de maître Caius et je n'aimais pas que l'on touche à mes affaires mais je fis un effort surhumain pour ne pas m'énerver puis dis d'une voix sèche :

- Puis-je le récupérer ? Je pense que c'est à propos de mon élève qui est surement rentrée plutôt et Éric ne saura pas quoi faire d'elle.

- Fais vite ! me dit Caïus en jetant mon téléphone.

Bon sang il croit que ça pousse sur les arbres ces choses là !?

- Merci, lui dis-je en le rattrapant puis je composai le numéro de mon ami.

- Allô ? entendis-je.

- C'est moi, lui répondis-je. Tu m'as appelé ?

- MAIS POURQUOI TU N'AS PAS RÉPONDU ? J'AI CRU QUE MAÎTRE CAÏUS T'AVAIT TUÉE MOI !

- Désolé, apparemment il y a un pickpocket ici, dis-je en regardant Maître Caius avec un petit sourire pour lui affirmer que je plaisantais, et apparemment ça l'avait amusé car il sourit aussi.

- Ok. Dis, je fais quoi moi avec Nina demain ?

- Fais là s'entraîner tous les jours avec Élise, elle est souvent là à l'entraînement mais reste avec elle car elle a pour habitude de s'emporter et tu l'impressionnes un peu alors pour une fois que tu intimides quelqu'un laisse la croire que tu ne lui laisseras pas de chance si elle essaye de tuer Élise, ok ?

- Je n'aime pas agir de la sorte, tu le sais bien.

- Écoute Eric je n'ai pas le temps de m'occuper de toutes les recrues de loin et Nina devra patienter pour notre combat à condition qu'elle ait réussi sa mission bien sûr. Ah et dis lui que j'ai dû aller sur une mission de rang 0 et que c'était urgent alors si elle te pose des problèmes dis lui que je reviendrai avec les maîtres et que je n'hésiterai pas à la laisser sous la justice de maître Caius si elle te désobéit, cela devrait la calmer.

Je vis maître Caïus relever un sourcil, il allait parler quand Maitre Aro lui dit quelque chose qui eu l'air de l'amuser.

- Bon d'accord, mais essaies de donner des nouvelles, car cette fille, ce n'est pas pour rien que je te l'ai confiée. Je ne pourrais pas tout le temps la surveiller de plus elle n'est pas patiente et j'espère quelle ne viendra pas jusqu'en Italie

- Je lui déconseille fortement. firent maître Aro et Caïus en même temps.

- On verra. Elle serait capable de venir jusqu'ici, c'est une tête brulée. Ne laisse pas échapper l'info d'où je suis avant de lui avoir dit toi-même. Sinon elle viendra sans réfléchir. Bon je te laisse.

- Attend !

- Quoi ?

- Ça donne quoi avec notre prisonnier ?

- Je ne sais pas encore comme tu nous as coupés et si j'ai besoin ou que j'ai des nouvelles, je te les transmettrais.

- Avec notre accord bien sûr ! me fit Maitre Caïus menaçant

- Évidemment Maître cela va de soi !

- Puis-je rappeler que c'est le SSLF qui l'a arrêté ?

Maitre Caïus s'approcha à vitesse vampirique et j'eus juste le temps de lâcher le téléphone ou je crois qu'il m'aurait broyé la main en le prenant.

- Fais attention à ce que tu dis misérable humain. Ou ton ami passera un sale quart d'heure.

- À vrai dire je me demande vraiment lequel d'entre vous passera un sale quart d'heure, si elle s'énerve.

Le beau blond claqua des doigts et je me retrouvai entourée d'Alec et Félix. Ma mort était très proche et si je ne réagissais pas très vite, je finirais six pieds sous terre avant d'avoir fini ce que j'ai commencé.

- Maître permettez-moi de le remettre à sa place.

- Tais-toi ! me cria-t-il. La vie de ton ami ne tient qu'à un fil en cet instant alors qu'as-tu à dire pour ta défense ?

- Je pensais que vous ne la tueriez pas.

- Tu préfères donc qu'elle souffre. Répondit Maître Caïus avec un regard tellement sadique que je me demandais s'il n'était pas plus sadique que moi, contrairement à ce que disaient mes victimes.

- …

- Tu ne réponds plus ?

- …

- Réponds-moi !

- …

- Bien, dans ce …

- Attendez, répondit enfin Éric. Je suis désolé je me suis emporté, je vous en prie ne la tuez pas, je répondrais de mes actes quand vous viendrez, s'il vous plait !

- J'hésite, ton ami sera puni et pour toi nous verrons.

Alec et Félix me lâchèrent, j'osai à jeter un œil vers Maître Aro qui était très tendu et en même temps très sérieux. J'aperçus un geste, c'était Maître Caïus qui me rendait mon téléphone, Éric toujours en ligne.

- ÉRIC ! Ne recommence plus jamais ça !

- Attend ça va.

- Mais qu'est ce qui te prend ?! Passe-moi Élise ! Tout de suite !

- Allô, fit la voix douce et fluette de mon amie qui avait entendu la discussion.

- Élise écoute-moi attentivement, mets le haut parleur et assure toi que personne ne peut entendre.

- C'est fait.

Je mis également le haut parleur.

- Bien Éric tu es relevé de tes fonctions.

- QUOI ?! l'entendis-je s'étrangler.

- TAIS-TOI ! Jusqu'à ce que je sache ce qui t'as prit de parler aux Volturi même pire à Maître Caïus de la sorte tu es relevé de tes fonctions. Sache que tu as pris les rênes du SSLF parce que je l'ai décidé car notre défunt ami m'a donné les rênes de la société que je t'ai confiée mais en réalité j'ai toujours été ta supérieure. Élise c'est toi qui t'occupera de tout pendant mon absence, je veux tout savoir quant à Eric mets-le aux fers.

- PARDON ?!

- Je t'ai dis de te taire, tu en as assez fait pour aujourd'hui. Élise !

J'entendis les cris de rage de mon compagnon emmené de force vers les cachots.

- Estelle, tu es sûre de toi ? Nina va péter un plomb tu le sais. Comment fait-on ?

- Une minute, avec vos accords et vu les circonstances j'aimerais la faire venir ici, c'est la meilleure solution.

Maître Aro se concerta avec ses frères du regard et finit par acquiescer.

- Fais-là amener ici, dis-je.

- Et Éric aussi ma chère, me fit Maître Aro.

- Bien maître.

Je m'adressai à nouveau à Élise.

- Tu as entendu ?

- Oui, je les fais partir dès que Nina sera arrivée. Bonne chance.

- Merci et fais attention à toi !

Je raccrochai puis me tournai vers les maîtres Caïus avait un air énervé, Marcus regardait la scène sans plus interférer et Aro me regardait d'un air supérieur et conciliant. Je me tournai vers

Maître Caïus et lui dis :

- Je suis vraiment confuse c'est la première fois qu'il agit de la sorte, je ne sais pas ce qui lui a pris, j'accepterais la sanction sans contester mais vous demande s'il est possible de ne pas parler de cette histoire à Nina car elle serait capable de faire une bêtise et je ne voudrais pas quelle soit…

- Tais-toi, me répondit-il très calmement, ce qui ne présager rien de bon.