Chapitre 10: la vengeance de Maitre Caïus

Il me regarda d'un air sadique, se rapprocha à vitesse vampirique puis m'attrapa à la gorge. Si cela avait était l'un de mes ennemis je l'aurais envoyé valser à travers la pièce mais là en l'occurrence je ne bougeai pas et me laissai faire, ne comprenant pas tout de suite où il voulait en venir, car il ne serrait pas sa main, au contraire il prenait bien soin de ne pas me broyer le cou, il ne faisait que me tenir. Il se tourna vers Jane et là je compris enfin son intention puis je ressentis alors une atroce douleur dans la tête ce qui entraîna une chute inévitable qui n'arriva pas. Eh oui c'était bien ce qu'il voulait, que je reste debout sous la douleur puis il se tourna vers Alec et je me retrouvai entourée de nuages noirs. De plus je ne voyais ni n'entendais plus rien et ne sentais plus mes mains sur ma tête. J'avais beau vouloir bouger dans tous les sens je ne sentais plus mes membres, je cédai donc et arrêtai d'essayer de bouger, acceptant la douleur, puis d'un seul coup je retrouvai tous mes sens, ne ressentant plus de douleur et tombai lourdement sur le sol. Aussitôt j'essayai de me relever mais n'y arrivai pas, j'avais du mal à récupérer et mes membres étaient engourdis alors j'attendis quelque seconde pour me relever. J'époussetai ma tenue et regardai autour de moi. Maître Marcus paraissait lasse, Maître Caïus était apparemment content et satisfait quant à Maître Aro il avait retrouvé le sourire. Alors je constatai que je n'entendrais plus parler de cette histoire hormis pour juger Éric même si je doute fortement que ce soit de sa faute. Quelque chose à dû interférer, mais j'ignorai encore quoi et j'en parlerais demain avec Maître Aro avant de juger mon ami.

En parlant du Maître des lieux, il joignit ses mains en dessous de son menton et me dit :

- Tu devrais aller te reposer ma chère, la nuit a été longue pour toi, tu vas devoir récupérer. Jane et Alec vont t'accompagner à ta chambre.

- Pourquoi ? Mon frère Afton peut s'en charger, répondit Maître Caïus.

- Tu comprendras plus tard mon frère.

À ces mots le jeune maître releva un sourcil mais ne dit rien alors je répondis :

- Bien dans ce cas je vous souhaite une bonne nuit, vous ne dormez pas mais cela n'empêche que la nuit passe.

Un sourire se dessina sur le visage de Maître Aro et pour la première fois Maître Marcus m'adressa la parole :

- Nous te souhaitons un sommeil réparateur et va t-en avant que Caïus ne se jette à ton cou.

- Euh bien.

Je sortis de la pièce avec les jumeaux, les suivis puis attendis d'être plus loin pour m'adresser à eux :

- Je suis heureuse de ne pas vous compter parmi mes ennemis et merci Alec tu as atténué le pouvoir de Jane.

- C'était prévu pour, me répondis cette dernière. Nous aimons punir nos ennemis mais on ne voulait pas te tuer .Et que ça reste entre nous mais c'est Maitre Caïus qui l'a ordonné car il voulait que tu comprennes la leçon mais Maître Aro lui a dit que ce n'était pas normal que ton ami et répondu de la sorte.

Alec ce mêla à la conversation.

- Il dit que quelqu'un est intervenu, soit au téléphone soit dans notre pièce et ce n'est peut-être pas ton ami qui a parlé.

- Je vois, c'est aussi mon avis, quelqu'un est intervenu et je pense en parler à Maître Aro demain.

- Oui alors demain. Repose-toi, on t'abandonne là. On sait que tu n'as pas dormi depuis un moment et tu es rentrée de mission juste avant que l'on t'amène ici. De plus cela faisait déjà 2jours que nous t'attendions. Nous viendrons te chercher demain matin, me fit Alec.

- Je vois dans ce cas merci.

- On viendra vers 10h sois prête. répondit Jane avant de partir son frère sur les talons.

Je rentrai et découvris une pièce très spacieuse, de style baroque qui est mon style préféré, Maître Aro n'avait rien laissé au hasard. Le mur était fait de vieilles pierres. Au milieu de la chambre se trouvait un lit à baldaquin en fer forgé noir. Le premier pic se trouvait au milieu du lit, entouré par les quatre pics des coins, des voiles blanc en ornement, qui partent du pic du lit et finissent sur les coins pour redescendre le long du lit, de petits nœuds attachaient les voiles sur les cotés, des oreillers, des draps et des couettes blanches recouvraient le matelas. Juste devant le lit se trouvait un grand coffre où l'on avait déposé une nuisette noire que je reconnus tout de suite, elle venait de la Collection Saint Valentin by Gracya et juste à côté ma petite valise.

À la droite du lit se trouvait une petite table de nuit noire, avec un réveil analogique blanc programmé à 10h. À droite de la pièce se trouvait un bureau ancien également noir à moulures blanches avec une chaise noire à revêtement blanc sur le devant. Sur la gauche se trouvait un balcon très grand qui donnait une vue sur le magnifique jardin des Volturi. Du moins je crois car dans l'obscurité je ne voyais strictement rien sans mes lentilles, et juste à côté un paravent noir. Au milieu du plafond se trouvait une rosace en forme de rose qui ressortait du plafond et au milieu de celle-ci descend un lustre noir avec 9 bras, des sortes de perles plates en verre qui vont d'un bras a un autre et des ampoules style bougie y sont visées. Toujours au plafond, près des murs de très belles moulures qui ressemblaient à du lierre, faisaient le tour de la pièce. Je décidai de me changer. Je pris la robe et me rendis à la salle de bain où mon maquillage et mon nécessaire de toilette y ont était déposé.

Je me démaquillai, me retournai et allai prendre ma douche. Je ressortis, m'essuie et m'habillai puis décidai d'aller me coucher. Je mis ma dague en-dessous de mon oreiller, mes pantoufles à talons noirs qui étaient très confortables et qui tienne chaud à mes pieds. On ne sait jamais si je suis attaqué il vaut mieux se protéger. Je vérifiai que la porte soit fermée bien qu'ici ce ne soit pas très utile. Je fermai les rideaux en regardant une dernière fois par la fenêtre puis rentrai dans mon lit et m'endormis sans trop de problème.

Alors que nous étions en pleine nuit je ressentis une présence et ouvrai les yeux. En écoutant attentivement je remarquai que cette personne n'était pas dans la pièce mais à l'extérieur et qu'il s'agissait d'un vampire, qui ne respire pas. Je me redressai doucement, mis mes chaussures, pris ma dague et avançai sans faire de bruit jusqu'à la porte et reconnus l'odeur. Il s'agissait de Bravial et soit les Volturi l'avaient relâché, ce qui m'étonnerait, soit il avait encore réussi à s'enfuir. Je mis la main sur la poignée et ouvris la porte. Il n'était déjà plus là. Je décidai donc de mettre quelque choses sur mes épaules afin d'être un minimum présentable car même, si ma robe ne montrait rien de ma peau, elle était assez courte.

Je décidai de retourner dans la grande salle mais là il y avait un problème, je ne connaissais pas assez le château pour ça alors je pris ma dague et commençai à avancer. Quand j'entendis quelqu'un arriver alors je m'attendis à devoir frapper.