chapitre 11: la fuite de Bravial
Il s'agissait en fait de Démétri qui avait l'air furieux, il s'arrêta à ma hauteur et me dis :
- Tu vas bien ? Bravial s'est enfui mais ça j'imagine que tu le sais déjà sinon tu ne te serais pas levée.
- Il était devant ma porte. Les maîtres sont au courant?
- Oui, me dit-il de plus en plus énervé.
Les jumeaux venaient d'apparaitre devant moi et Jane parla en premier.
- Maître Aro veut te voir, la fille et arrivée plus tôt que prévu.
- Un petit conseil change-toi ou tous les mâles de la salle du trône vont se jeter sur toi, me fis Alec avec un sourire en coin.
- Avons-nous vraiment le temps pour sa ? demandai -je
- Pas le choix, fis Jane.
Je retournai alors dans ma chambre puis me dirigeai vers la salle de bain, pris une de mes tenues de rechange comme l'autre était abîmée entre la mission d'avant et celle-ci, des sous-vêtements qui avaient l'air d'intéresser Alec, ce qui eu pour effet que Jane lui dit de sortir. Je rentrai dans la salle de bain, me changeai, remis mes bijoux, me maquillai et attachai mes cheveux en vitesse, pas le temps de les coiffer, nous n'avions pas de temps à perdre puis je rejoignis la jeune Volturi et nous nous hâtâmes jusqu'à la grande salle.
Nous approchâmes à grands pas et j'entendis mon élève crier haut et fort qu'elle allait tous les tuer alors je pris mon air le plus menaçant et accélérai, passant devant les jumeaux. La contrariété pris le dessus sur la crainte ce qui me fit avancer de plus en plus vite, c'était fou comme cette fille ne respectait vraiment personne. Je rentrai et Caïus allait s'adresser à moi pour me dire de la faire taire sinon ça allait mal se passait alors j'acquiesçai d'un mouvement de tête, il n'avait pas besoin de me le dire. Volturi ou pas elle se conduisait d'une façon que je détestais. Ma jeune et impudente élève ne s'était toujours pas aperçue ni de ma présence ni du danger qui la guettait. Devait-elle plutôt craindre la colère de Maître Caïus ou la mienne ? Allez savoir.
Le dénommé Félix la tenait fermement avec l'aide d'un autre Volturi alors que Maitre Marcus paraissait choqué, Maitre Aro ce tenait devant elle à la fixer, ce qui n'était pas bon pour elle. Je m'approchai dangereusement d'elle et elle dût s'apercevoir que quelqu'un arrivait car elle se tourna vers moi et ce tut d'un seul coup pour le plus grand bonheur de certain apparemment.
Je décidai de m'adresser à elle en premier.
- Peut-on savoir ce que tu fais ici?
- … suis venue ...
Elle n'avait pas trop l'air de savoir ce quelle faisait là car comme d'habitude elle avait foncé tête baissée.
-Tu as su que j'étais en mission ici et tu as rappliqué je présume ?
- Oui, me dit-elle d'un ton arrogant, vous m'aviez promis un combat à mon retour et ...
- Si tu avais attendu un peu les explication qu'Élise avait à te fournir tu aurais su que j'étais en mission d'une plus haute importance petite sotte, il ne t'ai jamais venu dans ton brillant esprit que j'avais d'autres choses à faire qu'un petit combat contre une gamine malpolie et malapprise, as-tu une idée de l'endroit où tu te trouves ? As-tu une idée de l'importance des personnes que tu viens d'insulter ?
- Non.
- Non bien sûr que non, tu t'es contentée de tenter une attaque et de ne leur laisser aucun répit avec tes cris incessants mais sache ma chère qu'ils ont été conciliants car ils auraient pu te faire taire de différentes manières, ou te faire crier encore plus selon leurs goûts s'ils l'avaient voulu. Maintenant je ne veux plus t'entendre ni te voir bouger d'un cil sauf pour répondre aux questions que l'on te posera, me suis-je bien fait comprendre ?
- Oui, me répondit-elle les yeux plein de rage.
- Et baisse les yeux.
Je me tournai vers Aro qui regardait toujours la scène avec je ne sais quoi dans les yeux.
- Je suis vraiment désolée, mais sans vouloir vous manquer de respect je vous avez dit que c'était une tête brûlée.
-Certes je l'admets, néanmoins cette fillette est dangereuse, elle a mit quatre de nos gardes au tapis
- Ils ne devaient pas être très forts, Nina n'arriverait même pas à tuer un vampire non expérimenté
- Eh je suis là, et je ne suis pas une fillette.
Cette fois c'en était trop. Pour la première fois depuis qu'elle me connaissait, j'étais plus qu'en colère contre elle. Je me retournai vers elle tout en la giflant et lui intimait le silence.
Elle me regarda bouche bée par mon geste, me regarda dans les yeux et y vit que cette fois, elle n'avait plus affaire à son instructrice mais bien à la chasseuse plus en colère que jamais. Elle ferma la bouche et commença à trembler, cette fois de peur. La lueur de rage qu'il y avait eu dans ses yeux auparavant laissait place à la crainte. J'étais tellement énervée que je commençais à en trembler et pour la première fois Marcus intervint :
- Cela suffit. Cette enfant est jeune et c'est bien pour cela que nous ne lui avons pas fait de mal, alors reprends-toi je te prie.
- Il a raison ma chère nous avions eu vent que tu te contrôlais et que tu ne perdais jamais ton sang froid, me dit Aro.
- Veuillez me pardonner de vous contredire, ou plutôt contredire les échos que vous avez reçus mais effectivement il y a peu de choses qui me font perdre mon sang froid, c'est-à-dire le viol, la tuerie d'un camarade au combat, mais le pire de tous, celui qui me sortir le plus de mes gonds est que l'on vous manque de respect à vous, les Volturi.
J'entendis derrière moi, la respiration de mon élève se couper nette puis devenir plus rapide qu'avant. Elle avait enfin comprit son erreur et Caïus le remarqua aussi car il sourit de toutes ses dents puis dit :
- Nous sommes prêts à oublier cette … bêtise … si tu acceptes de rester tranquille le temps que tu seras avec nous. Qu'en dis-tu demoiselle?
Venant de Caïus cette nouvelle me laissa sans voix et je me demandai pourquoi diable faisait-il cela étant donné qu'il n'avait pas la réputation de quelqu'un qui pardonnait et qui laissait une chance.
- Oui, répondit-elle avec beaucoup de peur dans la voix.
Aro fit signe à Félix et à son compère de lâcher Nina puis il se tourna vers moi. Il était resté sérieux depuis le début de la rencontre et dit :
- Estelle, comme tu l'as remarqué, Bravial s'est à nouveau échappé et je crois que ton séjour ici s'achève ici. Nous allons nous rendre à votre QG car il serait temps que ton groupe se reforme. Tu ne crois pas?
- Mon groupe ? Euh je veux dire bien sûr Maître, même si j'ignore ce qu'ils deviennent ce sera avec plaisir.
- Il serait tant de savoir ce qu'il s'est passé i ans car je pense que tu as minimisé les choses vois-tu. Notre connaissance commune n'a pas pour habitude de faire les choses à moitié et je pense que l'attaque que vous avez essuyée cette nuit là n'était pas hasardeuse.
- Bien dans ce cas je vais me préparer si vous n'y voyez pas d'inconvénient.
- Tout est prêt dans ta chambre et t'attend de pied ferme.
- Dans ce cas je me retire.
Jane me ramena à ma chambre et je constatai effectivement que tout était prêt, de mes lentilles de contact à mes valises ainsi que mes armes favorites. Je filai à la salle de bain où je me coiffai convenablement, m'équipai de mes appareils puis regardai Jane et lui demandai :
- Toutes mes armes ont été emballées ?
- Oui, tu n'en as pas besoin pour le chemin du retour car nous serons tous là et puis nous ne voudrions pas que tu agresses l'un de nous.
- Je ne ferais jamais cela Jane, mais soit.
Nous retournâmes à la grande salle et maitre Aro m'informa que je devrais contacter Élise afin qu'elle ne nous envoie pas Éric car nous arrivons. Je vis Maître Caïus me tendre mon téléphone. Décidemment c'était une manie chez lui et je commençai même à me demander s'il n'était pas un peu cleptomane. Je pris le téléphone en le remerciant et composai le numéro.
