Une année entière s'était écoulée depuis la rencontre entre Spencer Reid et Sarah Taylor. Ils étaient ensembles, désormais et filaient un joyeux amour malgré les contraintes professionnelles de Reid.

Sarah avait eu du mal à se remettre de son kidnapping mais elle allait beaucoup mieux malgré certains cauchemars difficiles que Spencer essayait de contrôler. Ils vivaient ensemble chez ce dernier. C'est lui qui l'avait décidé pour l'aider au mieux à aller bien.

A 6 heures, le réveil de Spencer sonna, réveillant aussi Sarah.

-Bonjour mon chéri, fit Sarah en souriant, embrassant délicatement son petit-ami sur la bouche.

-Tu as bien dormi ?

-Très bien, sourit-elle avant de se lever.

Il aimait la voir de bonne humeur le matin après une nuit sans cauchemars. Il se leva et partir s'habiller pendant que Sarah se chargea de préparer son petit-déjeuner. Elle avait beaucoup plus de temps que lui pour se préparer alors c'est avec plaisir qu'elle faisait cette petite attention pour lui.

Spencer apparut dans la cuisine, torse nu.

-Mon dieu, chéri, tu veux que je t'empêche de te rendre au travail ce matin ?

Spencer rigola et s'approcha d'elle pour lui voler un baiser.

-Des gens ont besoin de moi.

-Moi aussi, j'ai besoin de toi.

Ils se sourirent, collant leurs fronts l'un contre l'autre.

-Tu sais que je t'aime ?

-Oui, tu me le répètes tous les soirs, dit-il en se faisant frapper. He !

-Sois romantique, mon chéri.

Il rigola, se penchant vers son oreille pour lui murmurer un adorable « je t'aime ». Sarah passa ses mains dans son cou pour l'attirer vers elle et lui voler un long baiser.

Le grille-pain sonna, coupant court à leur échange. Sarah se leva pour aller chercher le pain de monsieur et le servit comme un prince. Peu après, il la quitta après un dernier baiser pour se rendre au travail.

Spencer arriva tout guilleret au travail, faisant rire ses collègues. Pas JJ qui était réellement heureux de le voir dans cet état.

-Y'en a un qui a passé une bonne nuit ! Se moqua Morgan.

-Sarah n'a pas fait de cauchemars, c'était donc une bonne nuit, conclut-il avec un air sérieux.

Morgan rigola mais ils furent interrompus par l'arrivée d'Hotch. Une réunion les attendait de bon matin pour faire le point sur les différents rapports qu'ils avaient eu à faire en ce moment.

Ils étaient en train d'échanger quand Garcia débarqua en furie dans le bureau avec un air grave.

-Il y a une prise d'otage… 23 personnes à l'intérieur dont…

Son regard dériva vers Spencer qui défaillit.

-Garcia, ne me dis pas que…

-C'est au café de Sarah, termina-t-elle.

Spencer se leva, mort d'inquiétude. Garcia alluma l'écran pour leur montrer les images prises par la télévision. Elle leur apprit que la personne qui avait capturé ce beau monde était un meurtrier qu'ils avaient perdu de vue.

-Il faut qu'on intervienne, dit Spencer en fixant l'écran.

-Doucement, Reid, on ne peut pas y aller sans tout prévoir.

-Mais il va les tuer !

-On doit d'abord savoir ce qu'il veut. On y va.

Tout le suivit Hotch pour se préparer très rapidement. Spencer ne cessait de penser à Sarah qui, ce matin, allait parfaitement bien. Encore une fois, elle subissait les actions indésirables d'un petit égoïste et devait en subir les conséquences. Si elle s'en sortait, elle aurait de nouveau des traumatismes.

-Spencer, Sarah va s'en sortir, d'accord ? Fit JJ en s'asseyant à ses côtés. On va tout faire pour te la ramener saine et sauve.

-Elle ne faisait pratiquement plus de cauchemars, JJ… Si cette fois encore, c'est à cause de moi qu'elle se retrouve dans cette situation, il faudra que je la quitte…

-Arrête tes bêtises, Spencer. Tu es amoureux de cette fille, tu ne peux pas te passer d'elle parce que des abrutis décident de l'emmener dans leurs plans.

-JJ, Spencer, on y va, précisa Rossi.

Spencer se leva rapidement, suivit de près par sa collègue. Ils prirent les voitures mais JJ préféra conduire pour ne pas énerver davantage Spencer. Il avait peur, certes, mais cela se mélangeait aussi avec de la colère et le fait d'en avoir marre de voir Sarah dans des situations qu'elle ne méritait pas.

Il voulait la protéger. Au lieu de ça, elle était encore embarquée dans un plan foireux d'un meurtrier débile.

Arrivés sur les lieux de la prise d'otage, les lieux étaient encerclés par des agents. Un périmètre de sécurité était installé. De ce fait, les caméras et journalistes dont leurs images avaient été montrées ce matin aux agents, provenaient de la limite de cette zone.

-Bonjour, je vais vous expliquer l'état de la situation, dit un agent qui les conduit sur un côté.

Les agents le suivirent jusqu'à un petit camion où se trouvaient des plans.

-Un coup de feu à retentit ce matin mais il semble qu'il ait été fait pour effrayer les personnes à l'intérieur. Depuis, il ne se passe pas grand-chose. On voit une seule personne circulait. Il est cagoulé et a une arme dans sa main.

-Qu'est-ce qu'il attend au juste ?

-Pour l'instant, on ne sait pas. On pense qu'il y a une autre personne avec lui qu'on ne voit pas et qui est derrière.

-Quel est leur but ? Demanda JJ. Ce n'est pas pour l'argent parce qu'un café, ce n'est pas le plus riche des lieux…

-Non, justement. Mon équipe pense qu'une personne parmi les 23, est visée. L'argent volée sera certainement un bonus.

JJ regarda Spencer qui défaillit. Il espérait réellement que Sarah n'était pas la personne visée par sa faute, par son travail. JJ posa sa main sur son bras, faisant son possible pour le rassurer bien qu'elle comprenne l'état dans lequel il pouvait se trouver à l'heure actuelle.

-Il y a possibilité de prendre contact avec l'intérieur ? Demanda Hotch.

-Par le téléphone du café, on va essay…

Un coup de feu se fit entendre. Le cœur de Spencer se serra tandis que tout le monde se redressa.

-On lance l'appel, déclara l'agent Humbert.

-Je peux le faire ? Demanda Spencer.

-Spence… Fit Rossi.

-Ma femme est à l'intérieur, je veux lui parler.

-Très bien, Spencer va passer l'appel.

Il dépassa ses collègues pour se rendre plus près du bureau et composa le numéro du café qu'il connaissait par cœur. Il y eut plusieurs sonneries avant que quelqu'un décroche.

-Quoi ?

Sarah avait débuté une journée normale de travail au café quand d'un seul coup, deux hommes armés étaient entrés en criant, faisant réagir tout ce petit monde. Ils crièrent de fermer les portes, de s'assoir à terre et de se taire. Une personne refusa d'arrêter de crier. Les hommes tirèrent dans le comptoir de Sarah pour l'effrayer.

Tout cela avait calmé toutes les personnes qui se trouvaient à l'intérieur. Voilà de longs instants qu'ils attendaient tous au sol, assis sagement. Ils attendaient. Quoi ? Ils ne savaient pas.

Sarah était tétanisée de peur. Elle pensait à Spencer qui devait bientôt être au courant. C'était sa façon de ne pas s'effondrer devant les hommes.

-Dans combien de temps le boss doit appeler ? Fit un des hommes en regardant l'autre.

-Un quart d'heure, je crois.

-Prends leurs affaires de valeurs en attendant, ça sera un petit cadeau.

L'homme s'exécuta. Il prit un sac qu'il fit passer devant chaque personne pour les obliger à mettre tout ce qu'il avait d'onéreux.

Sarah enleva sa montre, sa bague et le collier que lui avait offert Spencer. Ce soir-là, elle avait passé une magnifique soirée à ses côtés.

-Portable ? Fit-il.

-Je ne l'ai pas sur moi, il est dans mon sac.

-Va le chercher.

Elle se leva, suivit par l'arme pointée de l'homme, sur elle. Elle se dirigea vers le vestiaire, et donna son sac en entier.

-Donne ta caisse aussi.

Elle partir derrière le comptoir, déverrouilla la caisse et se recula pour le laisser prendre tout ce qu'il désirait.

Elle se rassit avec les autres alors que l'homme continua son tour, s'arrêtant devant le voisin de Sarah.

-Portable ?

Il se racla la gorge.

-J'ai des contacts importants…

-Qui ne te serviront plus si tu ne le donnes pas. Dépêche-toi.

A contrecœur, il donna son téléphone. L'homme pointa sa montre du bout de l'arme mais le monsieur refusa.

-Elle vient de ma famille.

-Je le répéterai pas deux fois, donne-la.

Ils se regardèrent droit dans les yeux. Un coup de feu retentit. Il venait d'appuyer sur l'arme pour tirer en plein cœur du monsieur à côté de Sarah qui se contient pour ne pas pousser un cri.

Un homme venait d'être abattu juste à côté d'elle.

-Que ça vous serve de leçon, j'ai pas de temps à perdre. Suivant.

Cela continua jusqu'à le téléphone du café sonne. L'homme armé ne quitta pas des yeux les personnes en otage mais partit derrière le comptoir pour répondre.

-Quoi ? … Allez vous faire foutre, d'accord ? … Non, aucun arrangement. La ferme, ne rappelez pas. … Je m'en fous, agent Reid, j'ai dit non.

Le sang de Sarah se glaça. L'homme était au téléphone avec son petit-ami. Elle était désormais sûre qu'il savait qu'elle était là, dans cette situation particulièrement horrible. Elle pria pour qu'il vienne la secourir.

L'homme raccrocha puis reprit tranquillement son tour avant d'être coupé par une nouvelle sonnerie, celle de son téléphone.

-Oui, boss ? … Vous inquiétez pas, elle est avec nous. … On finit de prendre les objets valeurs et on s'en charge. … D'accord, boss…

Il raccrocha, le sourire aux lèvres.

-L'heure de fin approche, les amis.

Sarah pleura intérieurement, se sachant condamnée d'avance.

Reid, viens me secourir… J'ai besoin de toi… Je t'aime…

Reid était la bouffée d'oxygène dans sa petite vie normale. Il avait surgi de nulle part et avait bouleversé son petit intérieur. Elle ne pourrait plus se passer de lui, à présent.

-Tout est ok ? Demanda l'autre homme en revenant de derrière. Moi, je suis prêt.

-Je termine et ça sera bon.

Il hocha la tête, prenant un autre sac pour l'aider à aller plus vite. Il partit lui de l'autre côté. 23 personnes à enlever de leurs propres biens, c'est long.

Une fois qu'ils eurent terminé, l'homme qui était resté avec eux fit un rapide tour des lieux puis se pencha vers elle, noua ses liens un peu plus forts avant de l'attraper pour l'emmener. L'autre homme vérifia un truc une dernière fois puis d'un coup, ils disparurent.

-ça ne bouge plus à l'intérieur, remarqua Rossi.

-Une équipe est partie par les sous-sols. On intervient !

Tous les agents se préparèrent. L'assaut allait être donné. Spencer se prépara psychologiquement, espérant que tout irait pour le mieux pour sa petite-amie.

A la queue, ils avancèrent jusqu'à l'entrée du café. Tout le monde se mit sur les côtés, de sorte à se protéger des vitres au cas où les preneurs d'otages les attaqueraient. Les agents se firent des petits signes de la main qu'ils comprenaient tous. Une première équipe fut lancée en direction de l'entrée du café pour défoncer la porte.

Les agents passèrent outre les otages pour vérifier les pièces.

-Sarah ! Appela Spencer en entrant alors que les premiers otages furent emmenés rapidement à l'extérieur.

Il la vit. Elle pleura en le voyant et s'effondra dans ses bras.

-Je suis là, ça va aller.

-Morgan, qu'est-ce que c'est la lumière ici ? Fit un agent.

Morgan bougea un pot qui cachait… une bombe. Celle-ci venait de passer d secondes.

-Y'A UNE BOMBE, SORTEZ EN COURANT !

Spencer réagit rapidement, il prit la main de Sarah et la força à courir vers la sortie. A peu de mètres de l'entrée du café désormais vide, la bombe retentit, les projetant tous en avant.

Il se passa quelques secondes avant que Spencer ne se relève et s'approche de Sarah, sur le ventre.

-Sarah, Sarah, relève-toi, ça va ?

D'une lenteur infinie, elle se retourna vers lui, la main tenant le bas de son ventre. Son visage affichait des grimaces de douleurs et de peur.

-Le bébé, Spencer… le bébé…

Et avant qu'il ne comprenne ou réagisse, ses yeux se fermèrent.