Voici un nouveau chapitre après quelques retards encore du à ma personne... je regrette de ne pas répondre aux reviews que l'on m'envoie mais je n'ai guere le temps en ce moment, toutefois je les lis tous
bonne lecture
Chapitre 3
Cela faisait une semaine que son frère avait quitté Hermione. Ginny avait été réveillé au milieu de la nuit par sa belle-sœur en pleure lui annonçant que Ron la quittait. Elle avait réussi à la calmer en lui faisant boire une potion d'apaisement et elle lui avait fait raconté leur soirée.
Quand Hermione s'était finalement endormie aux premières lueurs du jours, elle avait fait parvenir un hibou à ses parents qui gardaient les petits, les informant qu'ils allaient devoir probablement les garder quelques jours et qu'elle viendrait leur donner de plus amples explications puis elle avait transplané au domicile de son frère mais celui-ci était déjà parti. Il avait vidé sa penderie et prit ses affaires de toilettes, seul un mot sur le site qu'il partageait avec Hermione signalait son passage. Bien qu'elle ne lui fût pas adressée, Ginny lut la lettre.
« Hermione,
J'aurai du attendre ton retour avant de partir mais je sais que si je le faisais, je ne pourrais partir. Je comprendrais qu'à cause de cela, tu ne veuilles pas que je revois les enfants mais dis leur bien, je t'en supplie, que ce n'est pas à cause d'eux que je pars, que je les aimes énormément mais qu'il fallait que je m'éloigne d'eux… de toi…
Je sais que tu m'aimes, Hermione mais je ne mérite pas cet amour, je ne te mérite pas. Je n'ai jamais été un excellent ami que ce soit avec Harry ou avec toi (et ne parlons du petit ami exécrable ou du mari pitoyable) et je n'ai jamais compris comment tu avais pu tomber amoureuse de moi et encore moins les raisons qui t'ont poussé le rester. J'aurai été toi, ça ferait des années que je me serais foutus à la porte.
Je t'aime Hermione, ne doutes pas de ça mais ma conscience me pousse à te quitter, je ne suis plus digne de toi, si je l'ai jamais été, après ce que j'ai fait ou plutôt après ce que je n'ai pas fais. Je ne peux t'en dire plus sans que tu me haïsses… que le monde me haïsse…
Je vais m'arranger pour le divorce, tu peux tout garder, je te laisse la garde exclusive des enfants. Je ne te demande qu'une chose : pouvoir les voir de temps en temps même si j'accepterais parfaitement que tu refuses. Si tu veux me parler à leurs sujets ou qu'il y a un soucis à leur propos, envoie un hibou au quartier général des aurors, ils devraient savoir où me trouver…
Encore une fois, pardonne-moi Hermione de t'avoir annoncé ça de cette manière et d'être parti aussi lâchement. Dis bien aux enfants que je les aime…
Ron »Ginny dut relire trois fois la lettre pour bien en assimiler tout le contenu et lorsque ce fut fait, elle dut s'assoire sur le lit. Ron avait réellement quitter son épouse, la seule femme qu'il ai jamais aimé, celle dont tout le monde savait qu'il amoureux bien avant qu'il ne le réalise lui même, la mère de ses enfants et accessoirement sa meilleure amie. Jamais elle n'aurait pu croire que son frère quitterait Hermione, elle l'avait vu tenir tête à leur mère lorsque celle-ci avait appris qu'Hermione était enceinte de lui et qu'ils allaient se marier. Ron avait plié armes et bagages dans les cinq minutes qui avaient suivi la fin de la dispute et il était parti s'installé avec Hermione dans un minuscule appartement. Sa mère et lui ne s'étaient plus reparlés jusqu'à la naissance de Charlie, six mois plus tard. Cela avait été six mois terribles, Ron était revenu avec Hermione au Terrier pour des repas familiaux mais il faisait comme si sa mère n'existait pas et réciproquement, bien qu'elle, son père et Harry ainsi qu'Hermione aient tout tenté pour les réconcilier.
C'était seulement lorsque leur mère était venue rendre visite à son petit-fils qu'ils avaient craqué tous les deux. Molly Weasley observait son petit-fils d'un air qu'elle espérait faire passer pour impassible mais tout le monde voyait des larmes s'accumuler aux coins des yeux. Lorsqu'elle avait demandé le nom de l'enfant avec des tremolos dans la voix et que Ron lui avait appris qu'Hermione et lui avaient choisi de lui donner celui de Charlie, décédé un an plutôt en Roumanie, la charge émotionnelle avait été trop forte pour tous les deux et ils avaient éclaté en sanglot en se demandant pardon mutuellement.
Lorsque Hermione avait lu la lettre de son mari, elle s'était de nouveau mise à pleurer avant de cesser bien rapidement et de remplacer les larmes par une rage sourde. Ginny l'avait déjà vu une fois dans cet état et c'était quand Ron avait fréquenté Lavande lors de leur sixième année, la revoir ainsi ne la rassurait pas trop.
-Tu penses que c'est une bonne idée d'aller le voir ? Demanda-t-elle à Hermione alors que celle-ci s'apprêtait à prendre la poudre de cheminette.
-C'est le seul endroit où je suis certaine qu'il soit. Il n'est pas allé se réfugier chez vos parents ou chez l'un de vos frères, il n'est pas non plus sur le Chemin de Traverse ou à Pré au Lard. Ron n'a jamais été un bourreau de travail mais il ne louperait pas l'occasion de capturer Malfoy alors que tous les indices laissent suggérer qu'il est revenu. Je veux savoir pourquoi il me quitte et dans le même temps, je redoute sa réponse.
-Tu désires que je t'accompagne ? Se proposa Ginny.
-Oui, murmura sa belle-sœur avec espoir.
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A peine, Ginny et Hermione avaient-elles ouvert la porte qu'un brun se plante en dévisageant la jolie rousse avec un œil appréciateur.
-Vous faites aussi les visites sur le lieu de travail ? Demanda l'homme à Ginny.
Il lui parla avec une voix qui semblait familière à l'oreille d'Hermione sans qu'elle sache pourquoi.
-Pas du tout, répondit sa belle-sœur en riant à moitié. Je suis venue pour des raisons personnelles.
-Ah ! Vous regrettez de ne pas avoir accepter ma proposition de l'autre soir et vous vous êtes dit que si vous veniez avec une de vos amies toute aussi jolie que vous, je renouvellerais mon invitation… Et bien c'est le cas !
L'attitude si outrageusement sûre de lui de l'auror les fit éclater de rire toutes les deux, bien que le rire d'Hermione sonne assez faux à ses oreilles.
-Non plus, nous sommes venues voir Ron, mon amie est son épouse.
-Ho ! Fit l'auror avec un sourire taquin. Bonjour Mme Weasley, je suis impardonnable ! J'aurai du vous reconnaître d'après les nombreuses photos que Weasl… que votre mari a sur son bureau mais elles sont quand même bien loin de rendre hommage à votre véritable beauté.
Hermione rougit tandis qu'à ses cotés, Ginny se mordait les lèvres pour ne pas rire.
-Vous exagérez auror… auror comment d'ailleurs ?
-Cassidy mais appelez-moi Alan, je suis le partenaire de votre mari.
-Etrange qu'il ne m'est jamais parlé de vous mais je suis tout de même ravie vous rencontrez… pourriez-vous me dire où se trouve mon mari ?
-Il est dans le bureau du Shaklebolt avec tous les pontes du Ministère.
Hermione fit une grimace, elle détestait lorsqu'on rabaisse ceux qui avaient l'autorité.
-J'ai entendu dire qu'il y avait un peu de vent dans la potion entre vous deux. Rien de grave, j'espère ?
Elle trouvait le sourire qu'il arborait particulièrement malsain et sa question déplacée, pourtant Ginny paraissait sous le charme, il est vrai qu'Alan Cassidy était séduisant, presque félin dans sa démarche, toutes les femmes du service le regardaient avec convoitise. Cependant quelque chose dans son attitude la dérangeait, elle avait le sentiment qu'il n'était pas ce qu'il paraissait être.
-Ginny ! Hermione ! Qu'est ce que vous faites ici ? Il y a un soucis avec les enfants ? Entendit-elle s'exclamer dans son dos.
Elle se retourna et ce qu'elle vit l'effraya quelque peu. Ron avait de profondes cernes sous les yeux qu'une fine barbe rousse rendait encore plus impressionnante, lui donnant l'impression qu'il avait maigrie avant qu'elle ne réalise que c'était le cas. Les joues de son mari s'étaient creusées et il portait les mêmes vêtements, désormais fripés au-delà du concevable, que la semaine dernière et ceux ci paraissaient faire une taille de trop. Elle retint avec difficulté un hoquet de surprise. Qu'était devenu le jeune homme soucieux de son apparence qu'elle avait épousé ? Même lorsqu'il cumulait ses études d'aurors et son travail à la boutique des jumeaux qu'il avait pris pour améliorer leur ordinaire et qu'il ne dormait que quatre heures par nuit, il paraissait plus en forme.
-Il y a un problème avec les enfants ? Répéta Ron en la prenant par les épaules. Réponds-moi, Hermione ! Qu'est ce qui se passe ?
-Ne t'inquiète pas, les enfants vont bien, si ce n'est que tu leurs manque…
Ron jeta un regard noir à son partenaire qui semblait les écouter avec avidité et délectation.
-Tu devrais aller offrir un café à ma sœur, Cassidy, grogna-t-il.
-Bien, Weasley ! Vos désirs sont des ordres, fit d'un ton moqueur l'auror en tendant le bras à Ginny. Surtout quand il concerne une si charmante demoiselle.
-Ils me manquent aussi, murmura Ron en fixant son collègue qui faisait la cour à sa sœur.
-Tu devrais venir les voir à la maison, ils seraient très heureux de te voir … et puis tu pourrais y prendre une douche…
Ron la toisa d'un regard agacé.
-Où est ce que tu dors ? Sous ton bureau pour être dans un tel état ? Demanda-t-elle sans se soucier de sa réponse et en commençant à défriper ses vêtements d'un coup de baguette.
-Qu'est ce que tu veux, Hermione ? L'interrogea-t-il en changeant de sujet.
Hermione soupira tristement.
-Pourquoi veux-tu nous quitter ?
-Parce que … Parce que je … bégaya-t-il.
-C'est à cause d'Harry ?
Ron détourna le regard.
-Tu n'aurais jamais pu le sauver, tu étais bien trop blessé pour tenter quoique ce soit, murmura-t-elle en l'obligeant à la regarder dans les yeux. Tu entends ! Tu ne pouvais rien faire ! Malfoy l'a attaqué lâchement par derrière alors qu'il prétendait s'être rendu.
-Si ! J'aurai pu faire quelque chose, j'aurai du faire quelque chose, fit Ron si bas qu'elle ne fut pas certaine de l'avoir bien entendu.
-Quoi ? S'exclama-t-elle.
Il s'empourpra et la repoussa sèchement.
-Cassidy, arrête donc de faire le joli cœur et prépare-toi, lança-t-il à son co-équipier avant de murmurer à Hermione. Je t'aime mais je ne reviendrais pas. Je suis responsable de bien trop de malheurs pour avoir droit au bonheur.
-Bon ! Weasley, tu te grouilles ! Cria Cassidy près de la porte avant de se retourner vers Ginny.
-J'arrive ! Rétorqua Ron. Je t'enverrai les papiers du divorce dans la semaine, ajouta-t-il à l'adresse d'Hermione. Embrasse les enfants pour moi, j'essaierai de passer dans la semaine mais je ne promets rien.
Elle le vit rejoindre son partenaire sans qu'il se retourne pour lui adresser un quelconque au revoir et lorsque Ginny, les joues encore rosies par sa conversation avec Cassidy, l'eut rejoint, elle éclata en sanglot dans ses bras. Apparemment son mariage était fini.
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-Ces planques ne servent strictement à rien, ironisa Cassidy. Pour le moment, on n'a pas encore vu Drago Malfoy revenir sur les lieux de l'une de ses apparitions.
-Drago n'est qu'un sombre arrogant, il fera tôt ou tard l'erreur qui le perdra, grogna Ron. Il aime trop être sur le devant de la scène pour ester cacher longtemps.
-Je te signale, ô grand expert auto-proclamé de Malfoy, qu'il a disparu pendant six ans durant lesquels il ne s'est jamais montré, se moqua Cassidy. Enfin si ceux chargés de l'arrêter n'avaient pas saloper le boulot à l'époque, on ne serait pas obliger de le refaire aujourd'hui.
C'en était trop pour lui, ça faisait six mois qu'il supportait ce petit trou du cul sorti d'on ne savait où et que se croyait permit de critiquer tout et tout le monde, Ron se leva en envoyant valser sa chaise. Il s'apprêtait à lancer deux ou trois répliques bien senties qui lui pesaient depuis trop longtemps, comme si sa séparation d'avec Hermione ne lui était déjà pas si dur à supporter, mais Kingsley l'en empêcha.
-Du calme, Ron ! Je te signale que Cassidy a raison sur au moins un point…
Le sus-nommé lui adressa un sourire torve.
-… Qu'est ce qu'a foutu Malfoy pendant six ans ?
Des coups frappés à la porte interrompirent le chef des aurors et ils virent Tonks entrée, perplexe.
-Un problème, Tonks ? Demanda Kingsley.
-Ron, tu pourrais venir un instant, tu as de la visite….
-C'est vraiment urgent ? Parce que je suis en réunion là…
La jeune femme se tordait nerveusement les mains.
-Ron, ce sont tes enfants …
-Quoi ? s'écria-t-il.
-Ils t'attendent à ton bureau.
Ron sortit en trombe de la pièce pour se précipiter à son bureau. Argan était dans les bras d'une de ses collègues qui lui donnait son biberon sous les regards attendris de la plupart des femmes du service, Kareen faisait comme à son habitude la folle en faisant pivoter sur elle-même la chaise sur laquelle elle était assise à une cadence soutenue et Charlie faisait les cent pas. Ce fut sa fille qui remarque en première sa présence.
-Papa ! Hurla-t-elle en sautant de sa chaise et en se jetant dans ses bras, bien vite suivie par son frère aîné. Argan tourna la tête de son coté et repoussa son biberon avec humeur.
-Merci, Jane, fit Ron en prenant son petit dernier qui se mit à roucouler. Je vais m'en occuper… alors bonhomme, je te manquais ?
Argan lui fit un grand sourire en tendant ses petits bras potelés vers son visage.
-Toi aussi, tu me manquais... vous me manquiez tous les trois, ajouta-t-il pour Kareen qui s'accrochait désespérément à sa jambe et de Charlie qui ne le quittait pas des yeux. Comment êtes-vous venus ? Votre mère vous a laissé où ? Où est-elle ?
Il sentit sa fille se raidir contre lui tandis qu'il vit Charlie réagir typiquement comme un Weasley pris en faute… en rougissant, ce qui le fit douter fortement.
-C'est bien votre mère qui vous amené ici ? demanda-t-il à son fils aîné.
-C'est à dire que … se mit à bégayer ce dernier en rougissant de plus en plus fortement.
-Ils étaient seuls quand ils sont entrés, intervint Tonks. Ton grand serrait contre lui ton dernier qui pleurait et ta fille les suivait, je dirais, presque timidement…
Ron fixa son fils et sa fille avec perplexité. Pour quelles raisons étaient-ils venus tous seuls le voir ? Pourquoi Hermione ne les avait-il pas accompagné et surtout où était-elle ?
-Kingsley ? Je peux t'emprunter un instant ton bureau ?
-On a une réunion à finir d'abord, grogna Cassidy.
-Cassidy, la ferme ! Rétorqua sèchement Shaklebolt. Vas-y Ron.
Ron entraîna ses trois enfants dans le bureau de son supérieur. Kareen alla directement s'assoire dans le fauteuil de Kingsley et commença à farfouiller dans les papiers posés sur le bureau, Ron la foudroya du regard et elle cessa immédiatement.
-Pardon papa, murmura Charlie à deux doigts de se mettre à pleurer. Je ne savais plus quoi faire… Maman reste tout le temps dans son bureau depuis que tu es parti… mais d'habitude, elle en sort pour nous faire à manger … sauf que depuis hier, elle est tout le temps dedans. J'ai réussi à faire à manger à Kareen et à m'occuper d'Argan, hier, mais ce matin… Argan n'arrêtait pas de pleurer et Kareen ne voulait pas manger…
-C'était pas bon, marmonna la fillette en balançant ses pieds.
-J'ai bien été frappé à la porte de Maman mais elle n'a pas répondu, continua Charlie fusillant du regard sa sœur. Je me suis dit que tu …
-Tu aurais du aller voir tes grands-parents ou ta tante Ginny, marmonna Ron en berçant tout doucement Argan qui dormant en suçant son pouce dans ses bras.
Ce fut trop pour le garçonnet qui éclata en sanglot, Ron se sentit honteux d'avoir ainsi culpabiliser son fils, il s'accroupit tenant toujours son petit dernier et de sa main libre essaya d'essuyer les larmes de son aîné.
-Mais tu as très bien fait, mon grand. Je vais demander à Ginny de vous emmener chez vos grands-parents pendant que j'irai voir votre mère…
Charlie sécha ses larmes.
-Je vais même te dire un truc… tu as très bien réagit en venant avec ta petite sœur et ton petit frère, je n'aurai pas réagit aussi intelligemment et puis qui sait quelles bêtises, ils auraient pu faire laisser tout seuls, murmura-t-il à son oreille le faisant ainsi sourire. Et puis vous me manquiez vraiment énormément tous les trois, j'ai beaucoup de mal à ne pas vous voir tous les jours.
