Il faut que je vous dise que j'ai longuement hésité avant de publier ce chapitre, non pas parce qu'il est mauvais mais plutôt parce que j'ai été victime de deux plagiats... Deux personnes, qui ont apparements beaucoup trouvé que j'avais du talent, ont tenté de faire passer pour leur deux de mes fics. Malheureusement pour eux, je suis tombé dessus et j'en ai avisé les modérateurs des sites où ils ont publiés ces fics... Ils avaient bien essayés de dissimuler leurs méfaits en changeant le titre et le résumé mais je connais mes fics. Vous comprenez donc j'ai pu hésiter avant de poursuivre... mais en même temps, je ne vais pas priver 99 des personnes qui sont honnêtes pour deux brebis galeuses. Si vous voulez publier mes fics sur des sites où je ne l'ai pas fait, je ne suis pas contre mais demandez-moi en l'autorisation avant et surtout corrigé mes fautes MDR.

voila donc le chapitre 6 qui fait faire un peu bouger les choses. Je publierai le chapitre 7 la semaine prochaine, quant au chapitre 8 et surtout dernier de l'histoire, je ne sais pas trop, mais pas avant au moins 15 jours étant donné que la question du plagiat m'a peu pertubé et que j'ai un peu la tête ailleurs pour d'autres raisons... mais ça sera avant la fin de l'année, je le promets lol

Bonne lecture

Uchronos


Chapitre 6

-Tu l'aurais vu cette nuit, il l'était insatiable ! se confiait-elle à Ginny. J'ai cru un moment qu'il avait pris une potion fortifiante pour avoir une telle forme mais non, Ron avait vraiment envie de moi. Et ça fait une semaine qu'il est comme ça, tu te rends compte ? Une semaine ! Tu te souviens de ce que je t'avais dit à propos de le première nuit que nous avions passé ensemble ?

-Oh oui ! s'exclama Ginny. Tu m'as forcé à écouter les moindres détails… Comme si savoir que Ron avait un grain de beauté sur la fesse droite ne pouvait pas me traumatiser.

-Et bien c'était encore mieux !

-A ce point ? s'étonna sa belle-sœur.

-Et encore je suis en dessous de la réalité, assura-t-elle.

-Chanceuse, marmonna Ginny en agitant sa cuillère dans sa tasse de café.

Hermione se rendit compte du malaise de la rouquine.

-Ça ne va pas avec Alan ?

-Qui ? Oh lui ! Si !… Enfin, j'aimerai que… non c'est des bêtises…

-Gin, tu sais que tu peux tout me dire, je suis ton amie, fit Hermione en posant une main sur la sienne.

Ginny retira vivement sa main et la regarda avec colère.

-Parce que tu m'as dit quoi que ce soit à propos de Ron et d'Harry ? cria-t-elle presque.

Durant une seconde, Hermione sentit son sang se glacer dans ses veines, jamais elle n'avait vu autant de colère et de tristesse dans le regard de son amie.

-Ce n'était pas à moi de te le dire.

-La belle excuse ! cria Ginny. Si tu étais réellement l'amie que tu prétends être, tu m'aurais dit tout ce que tu savais dès que Ron te l'a appris.

Un ordre tonna alors brutalement.

-Ça suffit Ginny ! Si tu dois t'en prendre à quelqu'un, c'est à moi !

Lorsqu'elle se retourna, Hermione découvrit Ron tremblant de rage et de colère avec Argan pleurant dans les bras et réfugiés derrière lui Charlie, Kareen et James.

-Je m'en prends à qui je veux ! hurla Ginny. Ce n'est certainement pas à toi de me faire la leçon !

Hermione n'osait pas intervenir, les expressions terrorisées de ses enfants et neveu la paralysaient. Aussi accueillit-elle avec soulagement les paroles de Ron.

-Allez donc jouer un peu dans la chambre de Charlie, fit-il en confiant Argan à celui-ci.

-Mais Papa… protesta le garçonnet qu'un regard de son père fit taire.

Lorsque les quatre enfants eurent rejoint la chambre du plus grand, Ron verrouilla leur porte d'un sort et insonorisa la leur.

-C'est moi qui me suis tut au sujet d'Harry ! Pas Hermione ! Alors si tu dois en vouloir à quelqu'un, c'est à moi et à personne d'autre ! dit son mari d'une voix calme en s'approchant de sa sœur.

-Oh mais je t'en veux à toi aussi ! fit Ginny. Je t'en veux de ne m'avoir rien dit comme j'en veux à Harry de nous avoir laissé seuls.

Des larmes se mirent à rouler sur ses joues et quand Hermione et Ron tentèrent de s'approcher d'elle pour la réconforter, elle les repoussa.

-Mais la personne à qui j'en veux le plus, c'est moi ! murmura en levant le sort et en sortant.

La main de Ron se glissa dans la sienne et lorsqu'elle leva les yeux, il lui adressa un sourire triste en lui murmurant un remerciement. Elle comprenait que Ginny puisse refuser l'aide de son frère, certes il était celui qui vivait avec le même sentiment de culpabilité mais il était aussi et surtout l'homme qui lui avait caché pendant des années des informations essentielles sur son mari et que celles-ci bouleversaient maintenant sa vie de fond en comble.

-Aaaaah !

Un hurlement en provenance de la chambre de Charlie leur parvint. Hermione se précipita à la suite de son mari dans la chambre de leur fils. Lorsqu'ils y entrèrent, ils découvrirent une chambre dévastée, le pan de mur où se trouvait la fenêtre avait été éventré, la petite bibliothèque de leur fils avait été réduite en miette et les livres éparpillés aux quatre vents. Le bureau avait traversé la chambre pour aller rebondit contre le mur et s'écraser sur le lit de Charlie sous lequel s'étaient réfugié Kareen et Argan, le bureau les ayant miraculeusement épargné. Hermione se jeta sur eux et les serra contre elle.

-Mes bébés ! dit-elle en pleurant. Vous allez bien ? Qu'est ce qui s'est passé ?

-Où est James ? cria Ginny en fouillant dans les décombres.

-C'est le grand monsieur au cheveux jaune qui a pris James… Il a aussi pris Charlie, lança Kareen en se dégageant de l'étreinte de sa mère.

Ginny étouffa un cri tandis qu'Hermione réalisait avec horreur la disparition de son fils aîné. Elle chercha à se raccrocher à Ron mais celui-ci était déjà sorti, certainement pour prévenir ses collègues aurors.

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Ginny s'inquiétait pour son fils. Elle se demandait s'il allait bien, s'il n'était pas blesser, s'il était tout simplement encore en vie. Elle avait peur qu'on lui ramène son petit corps sans vie comme on lui avait ramené celui d'Harry sept ans plutôt, presque jour pour jour. Son cœur se sera encore un peu plus en repensant à ce jour funeste.

Bien sûr désormais elle savait qu'Harry avait volontairement laisser Drago Malefoy le tuer. Quand Ron le lui avait révélé, elle avait refusé de le croire dans un premier temps puis en ressassant ses souvenirs, elle avait assemblé de petits détails qui à l'époque lui avaient paru anodin et qui prenaient maintenant tout leurs ens. Elle en avait voulu à son frère d'avoir ainsi chamboulé sa vie, elle avait réalisé en même temps quels tourments avaient pu vivre Ron, ses sept dernières années. Le ressenti qu'elle avait à son égard concernait désormais la stupidité dont avait il pu faire preuve durant ses années.

Malfoy avait tué son mari quoi qu'on lui dise et maintenant il lui prenait son fils. Que lui avait-elle fait pour qu'il veuille ainsi détruire sa famille ? Elle voulait qu'on lui rende son fils et aussi que cette blondasse sans cœur et sans âme soit puni à la hauteur de ses crimes, si ce n'était pas le cas, elle s'en chargerai elle-même peu importe qu'elle finisse à Azkaban. Son fils était la dernière chose qui pourrait la rendre heureuse.

Elle appréciait beaucoup Alan Cassidy, peut être qu'un jour, il pourrait la rendre heureuse ainsi que son fils mais il était tôt, beaucoup trop tôt pour ça et puis les événements actuelles ne prêtaient que très peu à cela. Pourtant c'est avec soulagement qu'elle alla se réfugier dans ses bras lorsqu'il arriva avec l'équipe d'aurors.

-Je venais juste d'arriver quand ton frère nous a prévenu. Je me suis débrouillé pour faire parti de l'enquête, murmura le jeune homme. Ça va aller, je te ramènerai ton fils.

Ce n'était que quelques mots que tout le monde aurait dit en de telle circonstance mais pourtant cela la réconfortait énormément. Elle se serra encore un peu plus contre lui.

-Tu peux me dire ce que tu as vu ? lui demanda Alan.

-Rien, je … je discutais avec Ron et Hermione… Dire que si je n'avais pas engagé cette discussion avec eux, j'aurai pu les sauver… j'aurai pu sauver James et Charlie.

-Ta présence n'aurait pas changé grand chose. Si M. Malfoy a décidé de faire quelque chose, peu de personne peuvent l'en empêcher. Si tu étais intervenue, tu serais probablement morte ou tout du moins gravement blessée… Et je t'ai dit qu'il fallait accepter en silence ce que t'a dit ton frère, c'est mieux pour tout le monde à commencer pour toi. Harry Potter était un homme faible. S'il avait eu la moindre once de courage, il ne vous aurait jamais abandonné. C'était un lâche ! Il ne t'aimait pas, il se servait de toi…

-Cassidy ! Au lieu de faire le joli cœur avec l'un des témoins, viens donc ici faire ton boulot, grogna Kingsley Shacklebolt.

Alan foudroya du regard son supérieur avant de la serrer brièvement contre et d'aller exécuter ses ordres. Ginny resta quelques instants sans réaction voyant courir des aurors d'un bout à l'autre de la maison, ils paraissaient apparemment savoir ce qu'il faisait. Ce fut qu'Hermione la rejoint qu'elle repris pied avec la réalité. Elle paraissait au bout de nerf, elle serait contre elle Argan et tenait la main de Kareen si fortement que bien loin d'être tranquillisée par cela, la fillette en était plutôt effrayée.

-Ron m'a dit qu'ils allaient fouiller les anciennes propriétés de Malfoy, lui dit-elle sur un ton quasi-hystérique. Si ça ne donne rien, ils iront voir du coté de ses anciens camarades de tuerie…

-Hermione…

-En tout cas, ils pensent que Malfoy a forcément caché Charlie et James près d'ici…

-Hermione, fit-elle sur un ton insistant.

-Quoi, Ginny ?

-Tu fais peur à tes enfants.

Sa belle-sœur jeta un regard à ceux-ci et leurs yeux pleins de larmes parurent lui faire prendre conscience que son comportement ne les rassuraient pas. Hermione lui confia Argan, desserra l'étreinte qu'elle avait sur la main de sa fille et couru se réfugier dans sa chambre. Aussitôt son neveu et sa nièce éclatèrent en sanglot, s'attirant des regards mi-agacés, mi-compréhensifs de la part des aurors. Ron, sortant de la cuisine où il discutait avec Kingsley, s'approcha d'eux et s'efforça de les consoler.

-Ça va Gin ? murmura-t-il sans lever les yeux vers elle.

-James me manque…

-Je vais tout faire pour te le ramener en même temps que Charlie… Je vais voir Hermione et tenter de la convaincre d'aller avec les petits chez Papa et Maman. Le Ministère n'a jamais levé les protections mises en place sur le Terrier pour la sécurité d'Harry après le décès de Sirius…

Ron se releva en prenant Kareen dans ses bras.

-Ils y seront plus efficacement protégés qu'ici… Tu devrais d'ailleurs les accompagner…

Son frère s'éloigna en direction de Shacklebot, certainement pour le prévenir de ses intentions mais elle le retint et fit fi des conseils d'Alan.

-Je te demande pardon.

-Quoi ? Pourquoi ? fit-il en se retournant.

-Je m'excuse… je savais que tu me disais la vérité mais…

-Arrête Gin, j'ai saisi…

-Non, Ron, tu ne comprends pas, j'avais des doutes sur Harry… j'espérais me tromper… Je ne pouvais pas admettre qu'il était si triste, si mal dans sa peau… malgré moi, malgré James… Mais pour James justement, je me suis tue… Je t'en veux de m'avoir révélé que mes craintes étaient justifiés mais j'ai bien vu la vie que tu as mené ses sept dernières années… Tu as vécu un véritable calvaire et ce n'est pas mon attitude qui va t'aider.

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Ron n'avait ni dormi ni quitté son poste depuis trois jours. Les équipes se relayaient toutes les huit heures pour retrouver son fils et son neveu, il faisait parti de pratiquement toutes les perquisitions des domiciles des anciens complices de Malfoy. Il mettait une telle ardeur à fouiller leurs maisons à la recherche de messages compromettants, d'indices ou de caches ou même à les interroger que Kingsley Shacklebolt lui avait sèchement ordonné de rentrer chez lui mais Ron n'en avait rien fait et il l'avait plaqué au mur, sa main serrée autour de la gorge de son supérieur lorsque celui avait suggéré qu'on aille chercher Hermione qui le convaincrait certainement de se reposer.

Il avait réussi à convaincre son épouse d'aller se réfugier avec Kareen et Argan au Terrier, il n'allait pas laisser son chef lui faire quitter cette protection uniquement parce qu'il refuser d'aller dormir. Ginny avait accepté de les accompagner, certes sous la contrainte de leur mère mais elle avait accepté, et tout cela lui ôtait un énorme poids sur les épaules, ce n'était pas pour le voir ressurgir avec un retour qui connaissant Hermione comme il l'a connaissait promettait de s'éterniser et surtout qui la mettrait en danger. Cela faisait parti de sa vie, il s'y était habitué mais il ne tenait pas que qui que ce soit de sa famille les vive aussi.

Dès que le Mageamagot avait délivré les premiers avis de perquisitions, Ron s'était rué avec Alan Cassidy et quelques collègues au domicile de l'épouse de Drago Malfoy, Pansy Malfoy qui résidait dans le manoir familiale de son époux et où elle élevait apparemment seule son fils Salazar. Cependant l'enfant guère plus âgé que Kareen et James faisait preuve de tant de morgue, de dédain et de raillerie à l'égard de Ron et de ses collègues qu'il était impossible que son père ne lui rende régulièrement visite malgré la surveillance constante qui était exercé sur Pansy Malfoy.

-Malfoy doit forcément cahcé Charlie et James quelque part, grogna Ron en abattant les poings sur la table de réunion surchargé de tasses de café à moitié bue et de parchemins recouverts de ratures et de marques de café, certains d'ailleurs chutèrent au sol. Ils ne se sont quand même pas volatilisés !

-Nous avons pourtant fouillé toutes les résidences de ceux que nous soupçonnons d'avoir des accointances avec les Mangemorts, dit Kingsley sur un ton presque défensif.

-Nous en avons forcément oublié ! rugit Ron en frappant à nouveau de ses deux poings sur la table.

-Dis-nous lesquels, ô grand expert de Malfoy, lança depuis l'embrasure de la porte Alan Cassidy.

-Ta gueule, Cassidy ! grogna Kingsley en surveillant du coin de l'œil Ron.

-Laisse-le parler. S'il est si fort que ça, il va nous dire où nous nous trompons et où Malfoy cache mon gosse et mon neveu, marmonna-t-il d'une voix sourde.

Il sentait une rage froide monté en lui. Son partenaire commençait à lui peser de plus en plus sur le système. Il n'arretait pas de lui rappeler avec force mesquinerie qu'il couchait avec Ginny, maintenant il ne cessait de réclamer des pauses, pendants lesquels il rentrait chez lui, il prétendait que si Harry et lui n'avaient pas bâclé leur mission sept ans plutôt, son fils et son neveu n'auraient pas été kidnappé chez lui par l'un des pires individus depuis la chute de Voldemort. Il savait accepter la critique, avec Hermione, il en avait déjà eu plus que sa part et elle savait au moins tapé là où ça faisait mal. Cependant se l'entendre répéter sans cesse par l'homme qui était sensé l'épauler ne l'incitait pas à lui donner envie de se montrer aimable ou de l'accueillir à bras ouvert dans sa famille… Et cela ne s'arrangea guère quand Cassidy vint s'assoire en face de lui avec son petit sourire suffisant.

-Pour trouver Malfoy, il faut penser comme Malfoy. Ce qui n'est apparemment pas possible pour notre cher expert en la question…

-C'est vrai que maintenant que tu le dis, tu as une ressemblance certaine avec Malfoy quant à ton type d'intelligence, fit Ron dans un murmure audible par tous.

Certaines des personnes présentes esquissèrent un sourie mais la plupart détournèrent le regard devant une preuve si flagrante de mésentente entre deux équipiers. Ce genre de règlement de compte se passait en privée et non pas au beau milieu d'une salle de réunion.

-Quel est la personne que Malfoy admire au plus haut point ? fit Cassidy comme si de rien n'était.

-Son père, grogna Ron en se levant brutalement et en envoyant valser sa chaise derrière lui.

-A part son père, ajouta Cassidy d'une voix amusée.

Ron ne put s'empecher de regarder ses collègues et tous semblaient se poser les mêmes questions « Où veut-il en venir ? Qui, à part son père, Malfoy peut-il admirer ? … A part Lui ? » Tous parurent comprendre brusquement de qui Cassidy voulait parler.

-Tu veux dire… V… Vold…. Tu-Sais-Qui ? lachement finalement Kingsley ?

-De qui d'autre pourrait-il s'agir ? dit Cassidy d'un ton moqueur.

-Nous ne connaissons aucune des diverses cachettes qu'il pouvait utiliser, soupira Tonks.

-C'est en parti vrai… toutefois il existe au moins deux lieux dont nous sommes certains …

Bien malgré lui, Ron se pencha vers Cassidy en retenant son souffle.

-Les lieux où il est mort, lança Cassidy après quelques secondes d'un silence presque parfait.

-Poudlard, s'exclamèrent plusieurs voix. Malfoy ne serait jamais assez fou pour aller là bas…

-Goddric's Hollow, s'écria Ron. Il les a caché là où son cinglé de boss à tuer les parents d'Harry.

Il se précipita sans attendre vers la porte, entraînant au passage Cassidy.

-Ron ! Attends ! cria Kingsley. Nous ne sommes même pas certain qu'il n'a pas des complices.

-Cette pourriture a mon fils et mon neveu ! Je ne vais pas les lui laisser une seconde plus !