Alors voilà le nouveau chapitre. Faites-moi part de vos commentaires s'il vous plait, c'est toujours très apprécié.

Bonne lecture !


Chapitre 03 : Être ou ne pas être père ?

- Tony, j'aimerais être père.

Bucky baissa la tête et n'osa pas regarder l'autre homme. Ainsi, lorsque Tony se mit à rire, il ne sut pas comment réagir, sinon par la fuite. Il tenta de se glisser entre les deux hommes mais il fut retenu par la main puissante de Steve son avant-bras, le retenant du mieux possible.

- Bucky, attend.

Tony cessa finalement de rire, sécha une larme qui avait coulé sur le bord de sa joue et regarda James avec un petit sourire au coin des lèvres.

- Tu peux être un véritable petit con, mon amour, dit Tony en s'approchant de Bucky pour l'embrasser. De quoi avais-tu peur? Bucky, je t'aime, Steve, je t'aime, mais vous êtes deux imbéciles.

- J'avais peur que tu ne veuilles pas, après notre conversation chez Wanda et Vision…

Tony le regarda et sembla soudainement comprendre.

- Buck, je ne savais pas que vous vouliez être parents, si vous m'en aviez parlé, nous aurions pu y réfléchir sérieusement…

- Mais tu as dit que c'était trop dangereux, avec les Avengers, les vilains et tout…

- Les enfants que nous aurons pourrons être protégés par les jumeaux, par Wanda et Vision, Clint, Nat, Bruce, Thor, et tous ceux qui sont de notre côté, j'en passe des tonnes. Ça fait un paquet de baby-sitters aussi… Je ne t'ai dit ça que parce que je croyais que vous ne voudriez jamais avoir d'enfant avec un homme comme moi.

Steve soupira de bonheur. Il s'approcha de Tony, l'embrassa doucement puis posa son front contre celui du génie en le regardant directement dans les yeux.

- Je t'aime aussi Tony.

Steve enlaça les deux hommes et ils se regardèrent longuement. Ils avaient tous été stupides et maintenant était venu le moment de songer aux démarches à apporter afin qu'ils aient des enfants à eux. Mais pour l'instant, tout ces up and down émotionnels les avait rapprochés et, bien que le stress d'avoir une famille s'était installé dans le cœur de chacun d'eux, ils partagèrent ce moment de joie ensembles.

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- Nous pourrions demander au docteur Cho, suggéra Tony. Elle a réussi à créer Vision à partir de rien…

- Mais Vision est un robot.

- Ce n'est pas ce que je veux dire, Steve. Elle doit bien connaître quelques procédés pour nous faire un enfant, qui possède des gênes de nous trois.

Steve regarda Tony, assis dans un fauteuil, l'air pensif.

- Ne pourrions-nous pas faire affaire avec une femme pour cela ? Je ne suis pas certain qu'un enfant qui grandit en laboratoire soit une bonne chose.

- Je ne crois pas que ce soit mieux qu'un enfant grandisse dans le ventre d'une femme, et hérite de la moitié de ses gênes. Nous ne la connaissons pas, je ne veux pas que notre enfant ressemble à une femme qui sera seulement de passage dans notre vie.

Ce fut au tour de James de les regarder, assit dans un autre fauteuil. Les trois hommes étaient assis sur trois mobiliers différents, se regardant tous en croyant avoir la meilleure option.

- Et l'adoption? Proposa le sergent. Il y a tant d'enfants qui rêveraient d'avoir une famille… plusieurs ont perdus leurs parents lors des attaques d'il y a deux ans, ou lorsque ce maniaque de frère de Thor a attaqué la ville. J'ai vu les vidéos, il y a dû y avoir beaucoup de morts ce jour-là…

- J'ai faillis être l'un d'eux.

- Je… je ne le savais pas.

Bucky regarda Tony et lui fit un petit sourire rassurant.

- Je crois que nous devrions d'abord parler au docteur Cho. Elle nous donnera ses options et nous déciderons à partir de là, qu'en pensez-vous ?

Les deux soldats se regardèrent puis hochèrent la tête. Ils pouvaient très bien évaluer les options et décider lorsqu'ils auraient toutes les cartes en main. Bientôt, ils pourraient l'annoncer aux autres, dès qu'ils auraient pris leur décision.

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Ils rencontrèrent la docteur Helen Cho quelques jours plus tard. La chance leur avait souri lorsqu'elle avait décidé de venir dans son laboratoire de New York, acceptant par le fait même de les recevoir dans son bureau pour un rendez-vous de deux heures maximum. Les trois hommes s'assurèrent de ne rien faire cette journée-là et, en ce matin du dix-neuf avril, ils prirent tous place dans le bureau de la femme et attendirent patiemment son arrivée.

Lorsqu'elle arriva finalement, involontairement le cœur des trois hommes fit des embardées. Ils étaient si près du but.

- Alors, je suis contente de vous revoir tous les trois. J'ai appris que vous étiez ensemble, mes félicitations. Que me vaut l'honneur de votre visite aujourd'hui?

- Hum. La nouvelle va te sembler étrange Helen, mais nous voudrions avoir un enfant.

La femme les regarda sans trop s'étonner. Tony fut heureux de ce manque de réaction parce qu'il signifiait qu'elle aurait une solution à leur proposer, ce qui était très bon signe.

- Très bien, je ne m'attendais pas forcément à cela aujourd'hui mais j'ai trois options à vous proposer. Vous savez tous comment se font les enfants, je ne ferai pas un cours là-dessus. Toutefois, dans votre situation il y a des facteurs importants à prendre en compte. Vous êtes trois hommes, et donc, aucun ovule potentiel à féconder. Dans nos laboratoires, il est possible d'effectuer la fécondation in vitro, et injecter l'ovule inséminé dans le corps d'une femme, qui fera grandir votre enfant. Cette option n'est toutefois possible qu'avec le sperme d'un homme seulement par ovule.

Elle sortit quelques feuilles.

- Je doute que vous soyez très intéressés par cette solution puisque, pour hériter des gênes de vous trois, il faudrait faire trois enfants différents.

- Trois d'un coup, c'est beaucoup, effectivement, dit Steve en agrippant la main de Bucky, à sa droite.

- C'est pourquoi nous avons deux autres options qui se présentent à vous. Il est possible, avec des avancées spectaculaires dans le domaine, de « créer » un enfant avec la génétique de parents différents. Cet enfant grandira dans un utérus artificiel dans nos laboratoires. Nous mélangeons vos chainons génétiques pour que se crée un embryon. Nous avons quand même besoin de quelques gênes féminins pour compléter les chromosomes de l'enfant. Toutefois, ces chromosomes peuvent être neutralisés pour n'obtenir que les caractéristiques génétiques des pères.

Tony regarda ses deux compagnons et sourit. C'était une option intéressante.

- De plus, cette option permet de développer un bébé en santé puisque nous pouvons le surveiller en tout temps. Le taux de réussite actuel est à 40 %, ce qui est excellent considérant les conditions de création d'un embryon. Une fois l'ovule artificiel fécondé, nous le plongeons dans une solution ressemblant presque à s'y confondre à du liquide amniotique. Nous le plaçons dans une poche de latex qui s'étire aisément pour suivre le développement de l'enfant. Nous avons choisis cette méthode pour le confort des parents avant tout. Nous savons que les parents aiment avoir un contact avec lui et cette méthode permet de simuler le ventre de la mère, vous permettant de ressentir les mouvements et les coups tout en voyant le bébé, ce que le ventre naturel ne permet pas.

- Et la dernière solution ?

- La dernière option qui vous est offerte est une solution qui permet un taux de réussite à 100 %. C'est le même que pour la création de Vision. Vous fournissez les cellules et le sperme, et la chambre s'occuper de créer le corps d'un enfant de l'âge qui vous sera le plus convenable. Par contre, cette solution engendre un enfant dont le développement se retrouve grandement étiré. Les organes synthétiques et le programme qui anime l'enfant prend beaucoup plus de temps à se développer, mais aussi à se détériorer. Là où un enfant devient adulte en dix-huit ans, l'enfant « modélisé » prendra le double, voire le triple d'années. Nous parlons ici de 36 ans à 54 ans pour devenir adulte. Considérant le super-sérum qui coule dans vos veines, monsieur Rogers, il est fort probable qu'on parle de 54 ans plus que de 36.

Les trois hommes se regardèrent. Le docteur leur décrivit les différentes étapes à respecter pour chacun des modes de procréation. Évidemment, les coûts étaient élevés pour les deux dernières méthodes, mais Tony balaya le sujet de la main, l'argent n'étant pas un problème pour eux.

Une heure trente après leur entrée dans le bureau de la scientifique, ils ressortirent avec une chemise remplie à craquer de papiers décrivant les diverses étapes et le nombre de temps nécessaire à chacun. Elle avait également donné une clé USB contenant des images du développement des embryons dans chacun des cas, pour leur montrer les différences, minimes, entre chaque processus.

Bucky et Steve dormirent là-dessus, tandis que Tony tentait de chercher le sommeil mais, ni parvenant pas, préféra en apprendre davantage sur les méthodes de conception proposées par le docteur Cho. Dans son laboratoire, accompagné de STAR pour effectuer de nombreuses recherches, il en apprit énormément sur les études du laboratoire d'Helen Cho et sur ces façons différentes de produire des enfants.

La fécondation qui les intéressait le plus, celle faite par mélange de gêne et gardée dans un utérus artificiel sous la supervision de scientifiques, coûtait la petite somme de un million et demi de dollars, dont deux cent cinquante mille alloués pour l'essai du mélange génétique dont le taux de réussite était de 40%. Fort heureusement, cette somme était moitié moins élevée que pour les particuliers. Il devrait aussi trouver une femme pour partager quelques gênes, afin de compléter le bagage génétique nécessaire au développement normal.

Ils ne pourraient pas contrôler le sexe du bébé, mais cette option offrait également la possibilité de masquer l'enfant au sein de la poche afin de ne connaitre le sexe qu'à la toute fin du développement.

Lorsqu'il somnola sur son fauteuil, il éteignit les ordinateurs et les lumières, puis descendit pour aller se coucher avec ses compagnons. Il se faufila derrière Bucky, qui restait éternellement au milieu de lui et Steve, et enlaça sa taille avant de fermer les yeux.

- Tu as fait beaucoup de recherches ? murmura Steve lorsqu'il sentit que Tony caressait le ventre de James.

- Assez pour être satisfait. Bonne nuit chéri.

- Bonne nuit Tones, je t'aime.

- Moi aussi.

Ils fermèrent les yeux au même moment où Bucky leur disait « je t'aime » à son tour, dans son sommeil. Ils sourirent chacun de leur côté, puis s'endormirent rapidement.

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Deux semaines plus tard (3 mai 2017)

Surexcité, James suivit de près Tony dans le bureau d'Helen Cho. Après avoir longuement discutés de toutes les options, y compris celles qui ne nécessitaient pas l'aide de scientifiques, ils avaient choisis l'option de l'utérus artificiel, un peu coupable de faire payer un tel pris à Tony. Après deux semaines à surveiller leur alimentation, leur niveau d'activité physique et la prise de vitamines et minéraux nécessaires, ils avaient hâte d'obtenir les résultats.

Helen avait proposé quelques cellules féminines congelées dans son laboratoire pour éviter de trouver une femme par eux-mêmes. Elle leur indiqua à chacun une salle individuelle où ses hommes pourraient prélever trois choses différentes : du sperme, recueillis à même le scrotum, du sang et un peu de moelle épinière. Bien que le premier prélèvement fût gênant pour les trois (Qui aimaient se faire taponner les couilles par un scientifique avec un masque?) les deux autres furent plus faciles à endurer. La moelle épinière était douloureuse à recueillir mais c'était un mal pour un bien, nécessaire au taux de réussite de l'opération. Lorsque les prélèvements furent faits, les trois scientifiques apportèrent les prélèvements dans le laboratoire personnel d'Helen Cho, qui mit en action sa science, gardant les échantillons à la température nécessaire pour leur survie maximale.

Steve, Tony et Bucky retournèrent à la maison après leur don, tous les trois anxieux au maximum, incapable de maintenir leur calme. Ils auraient un appel dans les vingt-quatre heures prochaines.

Ils décidèrent que le lendemain, bonne ou mauvaise nouvelle, ils annonceraient leur décision au reste de l'équipe. Ils avaient déjà prévu une grosse soirée cinéma maison entre eux, dans la salle que Tony avait fait construire il y avait deux ans déjà, trois étages en dessous d'eux.

Ce furent les vingt-quatre heures les plus interminables de toute leur vie. Aucun des trois hommes ne put travailler correctement, ou manger correctement même. Dans vingt-quatre heures, ils sauraient tous les droits s'ils auraient la chance d'être pères…

Bucky pleurait, riait et tremblait à intervalles. Ne sachant trop comment interpréter ses émotions, il préféra passer la journée dans leur lit, à essayer de s'endormir pour que le temps passe plus vite. Mais chaque fois qu'il réussissait, il se réveillait une heure plus tard en croyant avoir dormis plus de six heures, mais non.

Steve s'entrainait jusqu'à l'épuisement, tentant d'évacuer son stress de cette façon. Lorsqu'il remarqua son incapacité à relâcher la pression, il préféra abandonner. Il prit une douche et rejoignit Tony dans son laboratoire, regardant des vidéos d'embryon, de fœtus et de jeune bébé sans arrêt.

La nuit tomba et le stress de la journée les épuisa complètement. Lorsqu'ils s'endormirent, tous les trois biens serrés les uns contre les autres, ils essayèrent de ne pas songer au fait que dans douze heures, ils en sauraient davantage.

Dans douze heures.

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L'appel de vidéoconférence d'Helen Cho les fit sursauter tous les droits. N'ayant pas dit un mot depuis leur réveil, deux heures plus tôt, les trois hommes se rapprochèrent sur le sofa pour être tous capables d'être vus par le docteur.

Le visage souriant de la femme et le premier mot qu'elle dit furent les éléments déclencheurs pour Bucky. Il fondit en larmes contre le torse de Steve qui referma ses bras sur son dos.

- Félicitations messieurs, vous allez être pères dans neuf mois!

Tony tenta de toutes ses forces de rester stoïque et fort pour ses deux compagnons, qui avaient tous les deux fondu en larmes, mais perdit son combat. Il serra la main de Steve et, la gorge serrée, remercia la femme de tout son cœur, lui promettant d'être au rendez-vous le lendemain après-midi, pour la première rencontre officielle de pré natalité.

La conversation se termina au même moment où Tony perdit complètement la guerre intérieure qu'il menait.

Maintenant seuls, Bucky grimpa sur les genoux de Steve pour plus de proximité tandis que Tony se glissait contre le capitaine. Il pencha la tête sur le côté et l'appuya sur l'épaule de Steve, qui enleva un bras d'autour de James pour entourer les épaules du troisième homme, apportant tout le réconfort qu'il pouvait dans une telle occasion. Tous les trois faisaient un adorable mélange de bras et de jambes, pleurnichant leur bonheur et souffrant de leur cœur sur le point d'exploser de joie.

- Je vous aime tellement, murmura Bucky contre l'oreille de Steve.

- Pareil, murmurèrent les deux en même temps.

Rien ne brisa leur agréable et tendre moment. Il était deux heures de l'après-midi, l'équipe allait bientôt arriver pour le diner et ils ouvrirent une bouteille de champagne hors de prix de Tony, célébrant leur superbe nouvelle.


À suivre...