Bonjour ! J'espère que vous aimez toujours cette fiction (mais oui, je me répète mais bon). Alors voici le 8e chapitre, il en reste 2 après celui-là et cette série est terminée... eh oui.

Avis aux intéressés : Je travaille actuellement sur une fiction du Fandom Harry Potter... si vous aimez, Follow me et vous aurez de l'actualité prochainement dans votre boite mail...

Bonne Lecture !


Chapitre 8 : C'est un garçon ou une fille ?

(10 août 2017 – Bébé a 15 semaines)

Tony cessa de respirer lorsque l'électrocardiogramme branché sur Steve indiqua une longue ligne verte. Il se retourna et regarda Steve, les larmes aux bords des yeux, une forte envie de vomir et de s'évanouir l'emportant sur son corps.

Des médecins accoururent à toute vitesse, déplaçant Tony pour avoir le meilleur accès possible au corps de Steve. Ils parlèrent ensemble mais Tony ne comprenait plus rien, il n'entendait qu'un bruit sourd dans ses oreilles. Il croisa les bras, par simple défense, avant de sentir les bras de Bucky entourer sa taille et le rapprocher de son corps.

-Tony, courage. Steve est en santé, il va combattre ça sans problème je te le promets… murmura Bucky tout contre son oreille, faisant de son possible pour rassurer le génie qui commençait visiblement à paniquer.

Une infirmière fit rouler une station de défibrillateur et l'alluma. Un médecin pris les deux appareils et lança les appels d'avertissement avant de les poser sur la poitrine du soldat. Son corps rebondit sur le lit, avant de s'échouer lourdement. Les médecins attendirent quelques secondes avant de reprendre la manœuvre.

Tony ne pouvait plus rien sentir sinon la douleur et la souffrance, la peine et la détresse. Bucky commençait aussi à frissonner d'effroi en s'imaginant le pire malgré lui. Les médecins faisaient de leur mieux et pourtant, le cœur du blond ne recommençait toujours pas à battre.

Mais ce fut lorsque les médecins baissèrent les bras et que l'un d'eux commença à annoncer l'heure de la mort que le cœur de Tony et de Bucky cessa de battre.

Steve ouvrit les yeux au même moment.

Les médecins soupirèrent de soulagement et enlevèrent les électrodes du corps de Steve. Ils enlevèrent le tube qui passait dans sa gorge, permettant ainsi à Steve de boire et parler normalement. Maintenant qu'il était réveillé, ils savaient tous que le sérum prendrait le relais. Les médecins quittèrent la pièce rapidement en voyant que Tony et Bucky voulaient, visiblement, être seuls avec le patient.

La porte se refermait à peine que Tony se jeta sur le corps de Steve. Étendu sur le lit avec lui, il sentit le bras du soldat faire de son mieux pour s'enrouler dans son dos, le retenant de tomber. La tête de Tony se posa sur sa poitrine, écoutant le cœur qui battait lentement, la respiration claire.

-Tony, Buck… murmura Steve la voix rauque de ne pas avoir parlé pendant presque un mois.

Bucky lui fit d'ailleurs boire un grand verre d'eau, s'assurant de ne pas en verser à côté. Lorsque Steve eut assez but, il se logea également sur le lit, de l'autre côté de Steve. Ils avaient beau être à l'étroit, aucun des trois hommes n'aurait rêvé d'une meilleure place au monde.

-Je vous aime tellement… dit-il lorsque le silence sembla parfois entrecoupé de sanglots. Contre lui, Tony pleurait, mouillant sa jaquette d'hôpital.

-Ne nous refait plus une telle peur Steve, souffla Bucky près de son visage, très heureux d'avoir retrouvé son ami, son frère, son amour.

-Quelle peur ?

-Ton cœur s'est arrêté… tu as été déclaré mort quelques secondes et puis tu es revenu… Tony était en train de faire une crise de panique et nous ne pouvions rien faire, sinon te regarder mourir. Deux fois en un mois c'est trop pour moi, mon amour…

La dernière phrase de Bucky fut dite presque en soufflant. Il avait détesté son impuissance lorsque le capitaine l'avait protégé dans ce désert et maintenant, la même impuissance face à l'arrêt cardiaque.

-Te souviens-tu de ce que nous t'avons dit, pendant que tu étais dans le coma ? murmura Tony, n'osant pas encore relever la tête de peur que ce cœur qu'il entendait ne soit qu'une illusion.

-Je… un peu mais c'est très vague. Je ne me souviens que de ce soleil, et puis… non, désolé…

Penaud, Steve baissa la tête mais James la lui releva aussitôt. Il l'embrassa chastement, mettant le plus d'amour possible dans cet échange qui lui semblait vital en ce moment. La main de Steve caressa le dos de Bucky tandis qu'ils continuaient à s'embrasser, ne reprenant leur souffle que lorsqu'il fut absolument nécessaire. Satisfait, James décida alors de sortir du lit pour laisser son intimité aux deux hommes, Tony semblant avoir besoin plus que tout d'être seul avec Steve.

-Je vais chercher du café, je crois que nous en aurons bien besoin.

-Oui, merci beaucoup, lança Tony en relevant finalement la tête.

Lorsque la porte se referma derrière James, Tony se redressa un peu et embrassa à son tour Steve. Le baiser fut moins long mais définitivement plus sentimental.

-Quand j'ai appris que tu avais été blessé, j'étais avec Bruce… tu imagines sa peur quand je me suis effondré…. Pauvre Brucie, il va m'en reparler j'en suis certain. Mais sais-tu quoi, je m'en fiche.

-Je crois me souvenir que je dois des remerciements à Nat c'est bien ça ?

Tony grogna dans sa barbe imaginaire et jeta un petit regard penaud à son vieil ami.

-Je n'en pouvais plus… Mais je n'ai pas succombé, j'ai pensé à toi et à ce que tu penserais de tout ça et ça m'a refroidit. Te souviens-tu que je t'aie parlé de VVME?

-VVME ?

-Alors tu ne t'en souviens pas, c'est bien. C'est mon nouvel A.I. STAR commençait à rire et j'avais peur qu'il devienne comme Ultron alors… je l'ai détruit.

-Mais tu aimais STAR…

-Ouais, mais non.

Tony resta silencieux quelques secondes puis regarda Steve plus intensément. Ses yeux bruns s'attardèrent sur son visage, ce sourire franc qui illuminait le visage de Steve comme un soleil dans la nuit. Le regard qui devenait plus tendre chaque fois qu'il se posait sur Tony et cette petite étincelle, cette promesse de toujours revenir malgré les épreuves.

-Merci Steve, d'être toujours là même si parfois je suis insupportable.

-Tu n'es pas insupportable Tony. Tu peux être entêté et trop passionné mais je ne te le reprocherai jamais. Après tout, si je suis avec toi aujourd'hui, c'est bien parce que j'ai appris à t'endurer…

-Je t'aime vraiment beaucoup, tu le sais n'est-ce pas ?

-Comment l'oublier, chaque fois tu me le démontres encore plus fort que la fois précédente. D'ailleurs, comment va notre enfant ?

Tony ricana.

-La crevette va très bien. Il, ou elle, a grandi. Nous ne pouvons plus le voir, parce que nous voulions garder la surprise sur son sexe jusqu'à ce que tu réveilles. Mais on nous a dit qu'il faisait maintenant 18 centimètres de long et 140 grammes. Il paraitrait qu'il est un peu au-dessus de la normale mais ça ne nous étonne pas trop, avec ton sang et celui de Bucky… Enfin bref. Nous devions aller le voir aujourd'hui…

-Allez-y, je n'ai pas de problème avec ça en autant que vous revenez m'en parler après.

Le génie regarda le soldat, puis James revint dans la chambre. Il tendit le café pour Tony, puis un petit décaféiné pour Steve, qui ne devait normalement pas en prendre mais bon, étant un super soldat les médecins ne pouvaient pas trop le priver…

-De quoi parliez-vous ? Demanda James en prenant place dans le fauteuil qui avait été le sien depuis presque un mois.

-De la crevette. Je lui donnais des nouvelles et je lui ai dit que nous y allions aujourd'hui, dit Tony.

-Tu devrais dormir un peu avant…

Tony secoua la tête. Pour la première fois, Steve remarqua vraiment les cernes qui obscurcissaient le visage de son amant. Sa peau était claire, ses yeux vitreux et il semblait trembler un peu mais Steve ne pouvait dire si c'était à cause de la joie d'enfin se retrouver ou bien parce que sa fatigue était trop grande.

-Tu ne t'en souviens sans doute pas Steve, mais quand tu étais dans le coma je t'ai dit que Tony n'avait pas dormis depuis ton accident, lança James avec un rictus, fier de son coup.

-En fait, j'ai dormis quelques minutes ici et là, rien de bien grave… souffla Tony en baissant la tête, simple tentative pour atténuer ses fautes.

-Quelques minutes ? Tony… gronda Steve, habitué à ce genre de situation, bien que cette fois-ci battait des records.

-Ne t'en fais pas, je dormirai quand tu reviendras dans notre lit. Je n'arrive pas à dormir sinon.

Steve le regarda quelques secondes et conclut que la peine et la souffrance qu'il avait causée à Tony, involontairement, valait bien qu'il relâche la bride un peu.

Une infirmière arriva juste au même moment, portant un plateau contenant le repas du soldat. Il semblait assez gros, Steve mangeait pour deux hommes au moins.

-Bon, nous te laissons manger Stevie, mais on revient rapidement, promis, jura Bucky.

Tony embrassa rapidement Steve et s'enfuit de la chambre, ayant peur de ne pas parvenir à la quitter s'il regardait en arrière.

o O o O

La semaine prochaine, quand tu seras remis sur pieds, tu vas venir avec nous Steve, lança brusquement James en entrant dans la chambre sans s'annoncer.

Le capitaine sursauta. Il était assis dans l'un des fauteuils, en train de dessiner visiblement. Il releva la tête et fit un sourire éclatant vers ses compagnons, se relevant pour les accueillir. Tony fut le premier à le serrer dans ses bras, son étreinte s'avérant un peu faible, tandis que James lui donna une accolade franche et sincère.

-Déjà sur pieds, capitaine ?

-Bien sûr, mais les médecins refusent de me laisser sortir avant au moins cinq jours, pour s'assurer que je suis en bon état au cas où il me prendrait l'envie de me battre. Ils vous connaissent visiblement mal, rit-il en regardant les deux hommes.

-Effectivement. Je peux te confirmer que s'ils ont des recommandations pour toi quand nous reviendront à la maison, je vais les faire respecter à la lettre, dit James avec le plus grand sérieux du monde.

Les deux autres hommes se mirent à rire.

-Alors, comment va l'embryon ?

-Il va bien. Il est rendu à 20 centimètres. C'est un grand bébé, selon Paul.

-Qui est Paul ?

-C'est l'un des « médecins-scientifiques » qui s'occupe de notre enfant. Il est toujours là quand on va le voir et il s'en occupe très bien.

-J'ai hâte de faire sa rencontre officiellement. Et puis la prochaine fois qu'on y va, il pourra nous dire le sexe ?

-Oui, il aurait pu nous le dire depuis deux semaines déjà mais nous voulions attendre…

Steve regarda le croquis qu'il avait fait en attendant les deux hommes. Il s'était souvenu son « rêve » avec les vagues et le soleil figé et c'était avec un grand plaisir qu'il avait dessiné la plage, le soleil creux et l'énorme oreiller qui l'attendait au bout.

Et sur un autre dessin, leur enfant.

O

(17 août 2017 – bébé a 16 semaines)

Steve passa dans l'antichambre le cœur battant la chamade. Tony et James étaient tous les deux à ses côtés et ils semblaient en proie à la même nervosité que lui. Bucky se mordillait les lèvres tandis que Tony était droit comme un piquet, tendu au maximum.

La raison en était fort simple : aujourd'hui, dans quelques minutes, ils connaitraient le sexe de l'enfant.

Ils pourraient enfin savoir… ils pourraient commencer à chercher un nom mais aussi acheter la décoration pour sa chambre, que Tony avait déjà reliée à la leur. VVME était déjà prêt à les aider, à commander ce qu'il fallait et leur donner les meilleurs conseils qu'un ordinateur puisse avoir.

Steve rencontra Paul, le fameux scientifique dont James et Tony ne cessaient de lui parler depuis leur dernière visite.

-Alors, et si nous allions vous montrer ce beau bébé ? Lança ledit Paul en voyant la tension des trois hommes.

-Certainement, dit Tony.

Ils suivirent le même chemin depuis seize semaines, arrivant tout près de la poche qui contenait leur enfant. Elle était actuellement obscurcie et, par soucis de réalisme, arborait un doux beige rappelant le ventre d'une femme. Steve caressa la paroi comme si c'était la première fois, puis attendit que Paul dévoile leur enfant.

Lorsqu'il apparut à ses yeux, le bébé était de côté et donc, il était impossible de voir immédiatement son sexe. Mais Steve découvrit que ça lui importait peu. Cet être qu'il n'avait pas vu depuis cinq semaines était magnifique et il avait tellement grandit. Il ressemblait davantage à un bébé, moins à un gros haricot avec des yeux. Il était magnifique.

-Vous aurez… une fille! Lança Paul lorsque, au même moment, l'enfant tourna sur elle-même.

Steve pleura à chaudes larmes. Tony et James étaient sidérés mais incroyablement heureux d'avoir une petite fille, qui subirait officiellement leur protection constante. Une fille, c'est délicat…

Ils se serrèrent les trois dans leurs bras, s'embrassant à tour de rôle tandis que Paul s'éclipsait doucement, leur laissant l'intimité d'un tel moment. Plus heureux que jamais, les trois futurs papas regardait la petite fille avec tant d'amour dans les yeux, leur main passant sur la poche qui devenait de plus en plus étroite au fil des semaines.

Aujourd'hui, la petite avait atteint le 200 grammes et elle faisait déjà vingt centimètres de long. Elle était belle, et ils avaient tous hâte de voir ses beaux yeux s'ouvrir.

-Bonjour ma belle petite, murmura James en collant sa tête contre le latex. Je te souhaite la bienvenue dans notre famille. Je serai ton papa, et tu en auras deux autres. Tu es chanceuse, tu seras sans doute la petite fille la plus aimée et la plus heureuse au monde.

À sa grande surprise, elle se retourna dans sa poche et, l'espace de quelques secondes, la petite main se posa sur la paroi, tout contre le visage de Bucky qui ne pouvait plus empêcher ses larmes de couler. Elle pouvait les entendre et c'était merveilleux.

À leur tour, Tony et Steve parlèrent à la petite, s'assurant de lui faire savoir, d'avance, qui serait le plus gentil des trois. Il était évidemment impossible de savoir comment toute cette aventure se passerait, mais ils pouvaient déjà savoir qu'elle grandirait dans une grande famille très heureuse et intime, protectrice et attentive.

Ils restèrent près d'une heure avec elle, à caresser la paroi, à lui parler et à rester silencieux tout en maintenant un contact permanent.

-Comment se fait-il que c'est une fille ? Les chances n'étaient pas majoritaires du côté garçon ? Demanda Tony lorsque Paul revint prendre des nouvelles de la petite.

-Eh bien on dirait bien que vous avez été chanceux. Une petite fille avec trois papas, elle ne pourra espérer mieux. Mais je ne peux vous dire pourquoi c'est une fille, la génétique est mystérieuse là-dessus et nous ne pouvons rien faire dès que le processus est enclenché. Toutefois, je vois bien que vous en êtes heureux et je le suis également. Votre fille se porte vraiment très bien, elle sera un peu plus grande que la normale mais je ne pouvais honnêtement pas m'attendre à autre chose. Selon mes estimations, elle devrait aussi peser plus lourd que la moyenne à la naissance.

-Est-ce que c'est grave ?

-Certainement pas, elle sera tout seulement un gros bébé, mais cela ne change rien au développement.

-Merci énormément, remercia Steve en lui serra la main.

-Mais cela me fait plaisir, monsieur Rogers. Maintenant je dois la replonger dans le noir. Les fœtus ne sont pas fait pour voir la lumière si tôt dans leur développement et il pourrait s'avérer dangereux de lui laisser plus d'une heure d'exposition à la lumière ambiante. Si vous voulez lui dire au revoir pour aujourd'hui, sentez-vous libres de le faire.

Steve sourit. Il salua sa fille une dernière fois, suivit de ses deux compagnons. Quelques secondes plus tard, la poche redevint beige et tout ce qu'il était possible de voir, c'était la forme vague de l'enfant sous la « peau ».

Ils fêtèrent cet heureux événement avec tous les membres de l'équipe qui étaient disponibles cette soirée-là. Ils firent un bon souper tous ensembles et furent heureux de dévoiler le sexe de leur enfant, ce qui fit le bonheur de tous.

Ils proposèrent tous des noms ridicules et adorables, mais les trois hommes n'avaient toujours aucune idée de ce qu'ils préfèreraient. Alors ils ne dirent rien, rigolèrent avec les autres.

Seule la bonne humeur régna ce soir-là, l'équipe s'amusant autour des jumeaux de Wanda et Vision.


À suivre...