Je vous remercie tous et toutes pour vos reviews, je pense que j'avais juste besoin de quelques avis extérieur (sans avoir forcement un avis tranché). Cela m'a beaucoup aidé. Je vous annonce donc tout de suite, qu'après ce chapitre, il y aura deux épilogues, pour deux fins alternatives. Donc une death fic et un Harry End, bien que je pense que la mort n'est pas toujours un mal, si ? ;)
La suite arrivera donc la semaine prochaine (l'un des deux épilogues est déjà fini, l'autre est en cours ;))
Bonne lecture !
*Pensée
Chapitre 2 : Comment
POV Severus
Je regardais le déluminateur que j'avais retrouvé dans le bureau de Dumbledore quand Pilmy arriva.
- Alors ? Demandai-je sans préambule.
- Il ne va pas bien Monsieur.
- Pire que la dernière fois ? Demandai-je avec une boule dans la gorge.
- Oui Monsieur. Dit-elle tristement.
- Quel heure est-il là-bas ? Demandai-je sachant qu'elle avait interdiction de révéler le lieu exact à quiconque.
- Il est 14 heures Monsieur.
Je sors cette drôle de carte que j'ai trouvé il y a trois jours chez un antiquaire, une carte du monde qui indique de multiple information comme l'heure des villes, la température, la météo. Et d'autres petites choses bien utiles. Quand je vis les possibles endroits je repris mon interrogatoire.
Car il est impossible pour Pilmy de me répondre sans que j'ai posé les questions, même si ce sont toujours les même à chaque fois que l'on se voit, c'est à dire chaque semaine. Etant une elfe de maison elle ne peut que répondre aux questions et non entamer la conversation. D'ailleurs heureusement qu'Harry l'avait présenté à moi, avant de partir comme un voleur, en lui disant qu'elle pouvait me faire confiance et que s'y je demandai quelque chose elle pouvait obéir. Sinon Pilmy n'aurait pu répondre à mon appel désespéré la semaine suivant le départ d'Harry.
- L'océan encore ? Demandai-je sachant la réponse, un hochement affirmatif me fit continuer. La neige ? Il fait quelle température dehors ?
- Au alentours de moins vingt Monsieur.
Je souris en ayant deviné l'endroit, l'Alaska. J'allais devoir mettre des vêtements très chaud, surtout si je devais vagabonder le long de la côte pour essayer de repérer les barrières magiques, combien de temps aurai-je avant qu'il ne s'évapore une nouvelle fois ?
- Bien, bien… Dis-je en parlant tout haut. Ce sont toujours ses foutues barrières de camouflage qui m'empêche de… Dis-je en m'arrêtant soudainement quand Pilmy secoua soudainement la tête de droite à gauche. Qu'y a-t-il Pilmy ? Dis-je étonné. Il n'y a pas de barrière ?
- Non Monsieur, il les a enlevés ce matin. Dit-elle penaude de me l'avouer.
- Mais c'est parfait ! Dis-je heureux pour la première fois depuis quatre mois. Tu peux partir Pilmy, merci encore et n'oublie pas que tu fais ça pour aider Harry !
- Oui Monsieur, merci Monsieur. Dit-elle juste avant de partir.
Je souris encore en voyant la place que tenait l'elfe. Harry a vraiment le don pour être proche de ses elfes, même Kreatur avait fini par l'apprécier avant de mourir. Pilmy avait été gravement blessé dans la bataille finale, Harry l'avait soigné et sauvé en liant sa magie à la sienne, ce qui en faisait son maitre. Et son premier ordre avait été de ne s'infliger aucune blessure physique de quel qu'ordre que ce soit. Cela m'avait bien arrangé, car sinon j'aurai sûrement du empêcher Pilmy de se frapper la tête contre le mur chaque semaine.
HPSS HPSS
Une demi-heure plus tard je transplanais déjà pour rejoindre Harry, qui étrangement avait enlevé les barrières magiques. Il fait un froid polaire, normal un décembre en Alaska mais tout de même ! Je me lance un sort de réchauffement mais j'ai tout de même encore froid. C'est un sort pour les basses températures, pas pour ceux qui sont à deux doigts de geler !
Je marche le long de la côte, le connaissant il n'est pas loin. Au bout d'à peine dix minutes je vois une tente au loin, je sais que c'est lui. Qui d'autre de toute manière ? Dans un coin comme celui-là, même les moldus ne doivent pas venir ! Peut-être qu'Harry n'a pas mis les barrières pensant que personne ne viendrait ? Non c'est idiot, je suis sûr qu'il sait que je le cherche ce petit crétin !
Je le vois au loin regarder l'océan et se magnifique couché de soleil, il n'est que quinze heure ici, et non minuit comme en Angleterre. Cela me perturbe quelque peu ce trop grand décalage horaire, avec en plus un coucher de soleil un peu trop tôt ! Je m'approche prêt de lui, même avec le bruit des vagues on entend parfaitement le bruit de mes pas dans la neige mais il ne se retourne pas, il sait donc que je suis là, il m'attendait même peut-être ?
Il a une légère veste sur lui, dans laquelle il flotte littéralement, un jean ainsi qu'il paire de basket, je ne sais comment il fait, moi je meurs déjà de froid alors que je suis quatre fois mieux couvert que lui… Je m'assoie juste à côté de lui, nous n'échangeons aucun mot pendant un moment. Je regarde le soleil se coucher doucement devant moi, savourant la présence d'Harry.
- Ainsi, c'est dans un climat plus que glacial que je retrouve enfin le grand Harry Potter. Dis-je calmement en le regardant. Si le but est de se transformer en glaçon, je pense que nous ne sommes pas loin d'y arriver….*Enfin, surtout moi apparemment ! Je comprends pourquoi les animaux hibernent ! Finis-je dans un murmure me parlant plus à moi-même qu'à Harry.
Il finit par tourner la tête vers moi, il me détailla et j'en fis de même. Je comprends Pilmy, il est presque cadavérique, depuis quand n'a-t-il pas mangé ou même dormis ? Les cernes autour des yeux sont creusés, encore pire que la dernière fois où je l'ai vu, deux jours avant son départ. Je ne peux m'empêcher de repenser à son départ, il n'avait prévenu personne. Du jour au lendemain je suis arrivé à Square Grimmaurd et il n'était plus là, aucune lettre, juste des placards vides. J'avais mis un temps fou avant de me dire que Pilmy pouvait peut-être m'aider, au moins m'assurer qu'il était vivant…
Oui il est vivant, mais à cet instant je ne peux jurer qu'il le restera longtemps. Il a l'air presque… Malade ? Même si je n'en connais véritablement la cause, je sais qu'il est partie pour nous cacher quelque chose. A la fin de la guerre, avec le procès qui m'avait innocenté nous nous sommes rapprochés et on pouvait nous considéré comme ami, mais je n'avais rien su de plus. Pourtant il ne voyait quasiment plus que moi. Cet imbécile de Weasley trop jaloux de lui, de la puissance qu'Harry avait obtenu ! Trop heureux de dire qu'il avait aidé à la chute du Lord ! Trop heureux d'enfoncer son meilleur ami en disant que c'était en parti de sa faute si Miss Granger était décédée.
Pourtant plusieurs témoins ont bien vu un Mangemort tué cette pauvre jeune fille, non Harry n'avait rien pu faire, il était déjà parti dans la forêt pour justement éviter les morts. Mais des Mangemorts avaient fait du zèle malgré tout…
Je reprends pied quand Harry pose sa main sur ma joue, doucement je sens des vagues de chaleur m'emplir le corps, je pousse un léger soupire de bien-être sans savoir si c'est la chaleur ou sa main sur ma joue qui me fait cet effet-là. Ma température corporelle est de nouveau normal, j'ai même presque chaud avec mon gros manteau, je l'enlève donc. Je comprends pourquoi il n'a qu'un gilet.
- Merci. C'est un endroit magnifique. Dis-je en regardant le paysage autour de moi.
- Oui. Dit-il la voix rauque de ne pas avoir parlé pendant longtemps. Magnifique.
Nous regardons tous les deux l'océan pendant un moment, un silence bienfaisant s'installe, nous savourons la présence de l'autre. Tout comme moi, je sais qu'Harry doit se poser plusieurs questions, mais je veux le laisser commencer, ne pas le brusquer me dis-je mentalement.
- Comment m'as-tu retrouvé ? Demande-t-il à voix basse.
- C'est simple. Dis-je en fouillant dans la poche de mon pantalon pour prendre le déluminateur. Dans un éclair de génie, ou plutôt dans un élan de totale crétinerie, ton ancien ami Ronald Weasley m'a donné ceci. * Ou plutôt qu'heureusement que j'en ai un deuxième pour ne pas dire que c'est Pilmy qui me donne des informations depuis quatre mois !
- Il te l'a donné ? Dit-il plus que sceptique, à mon plus grand malheur.
- Oui… Car je cite « Je ne veux plus rien avoir à faire avec Lui ». Dis-je malgré l'envie de ne pas avouer cela, car il me l'avait bien dit quand j'étais venu lui demander s'il savait où était Harry.
Il hoche la tête défaitiste, et se lève. J'en fis de même par réflexe.
- Allons-nous installer plus confortablement et boire quelque chose de chaud. Dit-il en partant vers sa tente.
- Effectivement je ne suis pas contre un thé…
- Noir avec un nuage de lait sans sucre. Finit-il de dire à sa place.
- Exact. *A ce que je vois tu te souviens de mes habitudes… Intéressant… Si tu avais eu aussi bonne mémoire pendant tes études tu… Dis-je sans finir ma phrase, me souvenant que s'il n'avait pas voulu revenir pour refaire sa dernière année c'était à cause des trop nombreux souvenirs de la guerre à Poudlard…
- J'aurai pu être un élève brillant, mais étant donné que je n'ai jamais fini mes études… Dit-il en entrant dans la tente et tenant le tissu pour que j'entre à mon tour.
Il me fit visiter la tente, une grande tente qu'il avait dû magiquement agrandir car bien plus grande que tout ce que j'avais pu voir dans ma vie ! Décoré chaleureusement, mélangeant moderne et ancien à la perfection. A ma plus grande joie aucune pièce ne fut totalement rouge Gryffondor, des touches par ci par là qui rendait le tout magnifique. La pièce qui m'attira le plus est évidement la bibliothèque, de plus je voulais découvrir quel livre Harry pouvait bien lire… Cela me donnerait sûrement une idée de ce qui l'avait poussé à partir.
Nous nous rendons à la cuisine où il m'invita à m'assoir, et s'afféra déjà à la cuisinière. Il déposa ma tasse de thé bien fumante devant moi avant de s'installer juste en face.
- Tu as l'air fatigué. Dit-il étonner.
- A qui la faute… Marmonnai-je si bas qu'il ne dû pas m'entendre. C'est ça de cavaler à travers le globe pour retrouver un morveux qui s'est auto-exilé ! Dis-je agacé. *Car même avec un elfe de maison qui vous donne quasiment l'emplacement de ce dit morveux, celui-ci est bien trop puissant pour se laisser faire !
- Pourquoi m'as-tu cherché ? Demande-t-il curieux.
* Parce que je tiens bien trop à toi pour te laisser partir sans rien dire !
- Pourquoi es-tu parti ? Répliquai-je sans répondre à sa question.
- Le survivant, le-garçon-qui-a-survécu, le balafré, Saint Potter ! Dit-il amer avant de boire une gorgée de son chocolat, il reprit en regardant dans le vide comme pour s'en souvenir. L'élu, le-garçon-qui-a-vaincu, Potter, Harry Potter, Lord Black-Potter futur mage noir ou véritable Héros ? Finit-il de dire avec un rire froid qui me glaça.
- Peu importe les noms que l'on te donne, tu restes toi, Harry. *Malgré que moi aussi j'ai pu te haïr au début !
- Personne ne m'a laissé être moi, Harry. J'en avais marre de sortir dans la rue et d'avoir la sensation d'être une bête de foire Severus, je l'ai toujours été. Ici je ne suis personne. Personne pour m'aduler et m'offrir le poste de ministre de la magie. Personne qui se demande s'il faut m'envoyer à Askaban pendant qu'il est encore temps.
*Celui qui essaie de t'envoyer à Askaban, je l'émascule ! Moi aussi je t'ai empêché d'être toi, pendant trop longtemps, est-ce de ma faute tout ça ?
Une tristesse sans nom s'empara de moi à l'idée qu'il est pu me fuir, je détourne la tête quelques secondes pour reprendre le contrôle. Non il m'a laissé venir, ce ne peut être de ma faute, n'est-ce pas ?
- Tu veux… Tu veux dîner et dormir ici ce soir ? Demande-t-il hésitant.
- Non, je te cherche depuis quatre mois pour rester une demi-heure et repartir aussi sec ! Répondis-je sarcastique. *Que croit-il, que je vais repartir sans avoir de réponse à mes questions ?
- D'accord, d'accord j'ai compris ! Dit-il en souriant avant d'appeler Pilmy.
Après avoir demandé le diner à Pilmy qui arriva dans les minutes suivantes, nous nous installons pour manger, je pense que tout comme moi il n'avait pas mangé correctement depuis un bon moment. Sa présence me rassure, je suis heureux d'être là. Je lui parle de son voyage, je ne veux pas entamer les sujets douloureux pendant le repas, je veux qu'il mange !
- Et toi Severus, qu'as-tu fait pendant quatre mois ? A part me chercher bien entendu. Tu es sûrement retourné à Poudlard… Dit-il pendant que nous nous installons devant la cheminée.
- J'ai démissionné aux vacances d'octobre. Annonçai-je froidement. *Enfin disons que je n'avais même pas l'intention de reprendre mon poste quand j'ai vu que tu étais partis, mais que Minerva m'a demandé de rester le temps que je puisse te retrouver, petit ingrat !
- Démissionné… Pourquoi ? Me fit-il sous le choc.
- Je n'avais tout simplement plus rien à y faire. Il s'avère que depuis que j'ai commencé l'enseignement, mais surtout ses six dernières années j'étais très occupé, la journée comme la nuit, à incriminer les élèves qui faisait fit du règlement. *L'allusion est plus que claire non ? Etrangement cela ne m'intéresse guerre à présent. *Si tu n'es plus à Poudlard, je ne vois pas l'intérêt d'y rester !
- Que veux-tu faire alors ? Me demande-t-il en souriant.
- Je veux comprendre Harry. *Pourquoi tu es parti sans moi ?
- Je t'ai déjà dit Severus… Je… Je ne supportais plus les autres…
- Cesse de me mentir Harry ! *Tu crois vraiment que je vais te croire ? Tu en as toujours eu que faire, bien que je puisse comprendre que cela ait été plus difficile depuis la fin de la guerre. Dis-je calmement en plongeant mon regard dans le sien avant de continuer. Il y a autre chose… Tu caches quelque chose. Depuis la bataille finale, depuis que tu es revenu de la forêt interdite tu n'es plus le même. Tu as peur Harry, peur de quelque chose. Dis-je dans un murmure.
Je vois une palette d'émotions multiples passer dans ses yeux, l'étonnement, le choc, la peur ainsi qu'un regard calculateur et pour finir perdu.
*Tu l'as scotché Severus bravo ! Je veux des réponses Harry !
- Je… Tu… Non c'est que… Heu… Essai-t-il de me dire sans conviction.
- Très éloquent… Dis-je sans humour. Quand tu auras trouvé quoi me dire pour tout nier en bloc, tu me feras signe. Dis-je en regardant une nouvelle fois la cheminée pour fuir ce regard perdu qui hante mes nuits. *Est-ce qu'il ne me fait pas assez confiance ? Non ce n'est pas ça, j'étais le seul à avoir le droit de le voir, de le toucher après la guerre… J'ai bien remarqué qu'il fuit les contacts physiques, sauf le mien…
- Cela n'a pas d'importance Severus, cela n'en a plus. Dit-il tristement. Tu dois vivre, reprendre le cours de ton existence, faire ce que tu as toujours voulu. Allons-nous coucher Severus, tu as l'air fatigué. Ajouta-t-il avant que je ne puisse dire quoi que ce soit. Après tout il y a un grand décalage ouvert entre l'Angleterre et ici ! Dit-il en se levant.
*Que neuf heures Harry, et ça fait déjà des semaines que je dors bien trop peu. Tout ça à cause d'un stupide Gryffondor qui fuit au lieu d'affronter ! Quoi ? Je ne sais même pas !
Je le suis sans rien dire, une bonne nuit de sommeil calmera les esprits, peut-être. Il me refait voir la seconde chambre, puis me dit de faire comme chez moi. J'allais ainsi pouvoir aller dans la bibliothèque avec son accord, je n'aurai pas à me cacher au moins !
J'avais besoin de le toucher depuis que je l'avais vu, et n'avais malheureusement pas l'opportunité de le faire. Sans savoir réellement pourquoi je lui attrape le bras et le caresse légèrement avec mon pouce.
*Sa peau est tellement douce… Quel goût a-t-elle ?
- Merci. Me dis-je sincèrement.
*Merci de m'avoir sauvé du Seigneur des Ténèbres comme de moi-même. Merci d'avoir fait battre de nouveau mon cœur. Merci d'avoir fait de moi un homme meilleur. Merci de m'avoir laissé revenir dans ta vie, même si j'ai affreusement peur que tu veuilles que j'en reparte. Merci pour tout ce que tu peux me donner Harry, je prendrai tout, tout ce que tu voudras bien me donner !
Ce simple merci l'a bouleversé, je vois ses yeux humides, il détourne la tête pour essayer de reprendre contenance, sans grand résultat, puis part dans sa chambre. Quelques secondes plus tard je sens des vagues de magie traverser les murs de tissus de cette tente. Je suis un puissant sorcier, bien moins puissant qu'Harry certes mais je sais ressentir une magie comme celle-ci. Je lance quelques sorts discrets pour découvrir lesquels il a posé, quand je les découvre cela ne me rassura pas le moins du monde.
- Pilmy ! Dis-je tout haut sachant que je ne serai pas entendu d'Harry.
- Que puis-je pour vous Monsieur ? Dit-elle en se prosternant légèrement.
- Peux-tu venir me prévenir si Harry s'agite ou ne va pas bien dans la nuit ? Demandai-je espérant une réponse affirmative, une lueur de gratitude passa dans les yeux de l'elfe.
- Bien sûr Monsieur. Dit-elle en souriant puis repartie aussitôt.
*Bordel mais qu'est-ce qu'il se passe ici ? Pilmy a réagi étrangement, comme-si… C'est ce qu'elle voulait ?
Je me rafraichis et me glisse rapidement dans les draps, une chose me dit que je vais être réveillé cette nuit.
HPSS HPSS
- Monsieur. Monsieur. Dit Pilmy en me secouant légèrement. Excusez-moi de vous déranger mais Maître Harry est agité. Dit-elle avec une profonde tristesse.
- Merci Pilmy, j'y vais. Dis-je en sautant sur mes pieds.
Je sors rapidement de la chambre pour aller dans celle d'Harry. Le sort d'insonorisation fonctionne à merveille, car le calme que j'entendais jusque-là fut vite remplacer par des hurlements de douleur quand j'entre dans sa chambre. Une douleur horrible, une douleur qui ne donne qu'une seule envie, celle de mourir. Je vois Harry tremblant dans son lit, en nage. Je m'approche rapidement de son lit.
- Harry je suis là, calme toi Harry. Dis-je en prenant sa main dans la mienne, mais aucune réaction. Harry c'est moi, Severus. Dis-je en touchant sa joue bouillante, il ouvrit les yeux mais est toujours inconscient. Calme toi Harry, ça va passer, respire calmement.
Je continue de lui parler, peu à peu sa respiration se calme, il ferme les yeux comme si rien de tout cela ne s'était passé. Puis se rendors calmement. Je sèche d'un sort les draps sous lui, puis lui lance un léger sort de refroidissement pour faire baisser la température de son corps. Je dépose un baisé sur son front et part vers la bibliothèque en essayant de calmer les battements de mon coeur. Je n'ai dormis que cinq heures, c'est pourtant bien plus que ce que j'ai pu dormir jusque-là, et j'ai qu'une envie, découvrir ce qu'il se passe ici.
En arrivant dans la pièce je vois tout de suite la ranger de livre de Médicomagie, d'un côté Harry est parti plusieurs mois avec ses « amis », il est donc normal qu'il ait ce genre de livre. Pourtant un marque-page qui sortait légèrement de l'un d'eux attira mon regard. Je prends le livre qui traitait des sorts psychologiques néfastes. Mes yeux se posent sur les pages, et ce que j'y lus me glaça, je savais déjà tout ce qui était inscrit sur cette page, mais la vérité me frappa de plein fouet.
« Le sortilège Doloris est l'un des pires maléfices connu, il provoque une douleur intense mais à long terme peut mener à la folie. Peu d'informations sont connues sur les différents stades de cet horrible maléfice. La totalité des personnes ayant subi plus de deux minutes un tel sort sont actuellement dans des centres spécialisés, pour les cas les moins graves les patients souffrent de folies passagères. Pour les cas les plus graves les patients n'ont plus aucune réaction avec le monde qui les entoure. Dans un cas comme dans l'autre les patients sont enfermés à vie, pour leurs sécurités comme celle de la population. »
Est-ce donc de cela que souffre Harry ? Je me pose la question tout en étant presque certain que cela soit exact. Cela explique sont exile volontaire et sa peur d'être touché. Ajouté à cela la peur des sorciers contre lui et vous avez un Harry fuyant à toute jambe le monde sorcier. Peut-être a-t-il des crises ? Si cela vient à se savoir, il sera enfermé dans un centre qui le prendra pour cobaye, essayant de l'aider mais ne le faisant que souffrir un peu plus. Pense-t-il que je vais avoir peur de lui ?
J'étais encore en pleine réflexion quand je vis passé Harry devant la bibliothèque, mais il ne semblait pas me voir, il semblait même dans un état second. Il était en pyjama, de nouveau trempé et sortis dehors d'un pas décidé bien que tremblant. J'atteins l'entrée de la tente à temps pour voir Harry s'affaler sans ménagement sur le dos, dans la neige. Il ne bouge plus et cela m'inquiète, mais il a sûrement l'habitude, peut-être est-ce pour ça qu'il va toujours près de la mer ? Pour se rafraichir plus facilement.
Quand il se lève je retourne rapidement dans ma chambre, je ne veux pas qu'il se doute de quoi que ce soit. Je ne suis pas sûr qu'il se rappelle de moi cette nuit, je ferai donc comme-ci de rien était tout en gardant un œil sur lui et en cherchant quelque chose pour l'aider.
