Chapitre 3

Bizarrement quand je me suis réveillé le lendemain je me sentais ... Bien. Pas complètement à ma place mais bien, juste bien. Je me suis étirée comme un chat et me suis tournée sur le côté. J'ai fais un bon de cinq mètres dans mon lit quand j'ai aperçu Jane assise sur une chaise, une tasse fumante à la main.

- Salut, désolé je ne voulais pas te faire peur. Elle trouvait ça drôle la garce.

- Bien sûr. Tu vas faire ça tout les matins ?

- Non, je n'ai pas le temps de venir te mater sous la couette! Mais je me suis dit qu'on pourrais peut-être s'occuper des affaires que tu pourrais avoir besoin pour lundi, quand tu viendras en cours.

- Je n'en reviens pas! J'ai un mois de retard! Tout le monde va me regarder comme une putain de bête de foire.

- On parle de toi depuis des semaines là-bas, alors ne t'inquiète pas, une fois qu'ils t'auront tous vue, ils t'oublierons rapidement. J'ai soupiré déjà fatigué à l'idée d'aller en cours.

- De quelles affaires tu parles au juste ?

- Tu sais, ces petites choses qu'on utilise pour écrire, des cahiers, des stylos.

- Ça va j'ai compris.

- On peut aussi aller faire du shopping et peut-être passer chez le coiffeur.

- Quoi ?

- Le prend pas mal mais tu ne peux pas être ma sœur avec cette coupe de cheveux. Sérieux, tu n'as pas été chez le coiffeur depuis quand ? Quinze ans ?

- Très drôle.

- Allez, ça va être drôle. C'est papa qui régale! Sort de ton lit et prépare toi, on part dans vingt minutes.

- Il est même pas dix heures.

- Tu discutes toujours tout ce qu'on te dis ?

- ... Oue !

Je me suis levée en râlant et j'ai traînée des pieds jusqu'à mon armoire où se trouvait mes vêtements pathétiques, j'ai enfilé un jean et un vieux t-shirt et j'ai filé sous la douche prenant soin de ne pas laver mes cheveux, si on devait aller chez le coiffeur ...

Je ne suis pas resté longtemps, je ne suis pas du genre à passer quinze ans sous la douche à rien foutre à part compter le nombre de carreau sur chaque mur.

- Il y a que nous ? Ai-je demander voyant la maison vide.

- Oui, papa travail et maman est sûrement entrain d'organiser le prochain bal de charité.

- Bal de charité ?

- Oue, ce mois-ci c'est pour les enfants malades qui sont placés dans des centres pour qu'ils aient un meilleur confort avec les donations des invités.

- C'est sympa.

- Oué, elle était organisatrice d'événements avant de m'avoir, elle a arrêté pour m'élever et depuis mes 10 ans, elle s'est investie là-dedans parce qu'elle avait pas besoin d'aller tout les jours au travail. Ça lui prenant quelques heures dans la semaines tous les 2 ou 3 mois.

- Je trouve ça cool. Sans vouloir être méchante, ta mère ressemble à une connasse quand on l'a rencontre mais je trouve ça vraiment cool. Elle est cool.

- Tu dévoile trop d'émotion, tu me fou les jetons. On se casse avant que tu te mettes à pleurer comme un bébé.

J'ai souri, contrairement aux autres, Jane n'essaye pas d'être "gentille" en fessant attention à ce qu'elle dit face à moi. Et ça me plaisait! Je l'ai vraiment mal jugée. Je jure à partir de maintenant de toujours être sympa, même si je ressemble à une Barbie en sortant du shopping aujourd'hui ... Oui, bon n'exagérons pas non plus.

Je l'ai suivie jusqu'à sa voiture, une jolie Audi A1 sport noir et blanche. Juste sublime … et chère.

- Jolie voiture!

- Cadeau pour mes 16 ans! J'ai tout déchirer au permis. 100 sur 100, j'ai pu choisir la voiture que je voulais, c'est mon bébé. A-t-elle dit en montant. Je sais que d'habitude ce sont les mecs qui s'extasie sur leur voiture mais ... Si un jour j'ai un accident et qu'elle est morte ... Je vais chialer comme un bébé. J'ai levé les yeux au ciel en secouant la tête pour ne pas rire.

- Ou va t-on ? Elle démarra.

- Sur rodéo drive. On va prendre un petit déjeuné rapide puis on va aller chez le coiffeur.

- C'est vraiment obligatoire ? Je veux dire le coiffeur ?

- Tu peux pas te balader avec cette tête. Personne ne voudra te parler.

- Tant mieux!

- Ça va être cool. Tu vas te faire bichonner. Pendant qu'on fera tes cheveux, on fera une manucure et peut-être même une pédicure.

- Est-ce que j'ai vraiment le choix ?

- Hum ... Nan. Elle a répondu après avoir fait semblant de réfléchir.

Rodéo drive, ce n'est pas pour les pauvres, les gens viennent réellement ici ? Je veux dire qui veut payer un top 50$ alors qu'on peut en avoir un pour 15$ à H&M ? Jane savait parfaitement où aller, elle me tirai directement jusqu'à une sorte de petit restaurant qui apparemment ne servait que des petits déjeuner ou de quoi goûté. Ça doit être cool comme métier! On s'est installé à une table sur terrasse et j'avoue que c'était agréable.

- Merci pour hier soir, je ne te l'ai pas dit, alors merci, rien ne t'y obligé.

- Eh bien je n'ai pas été sympa avec toi donc, il n'y a pas de quoi ... Et si, j'y étais obligé. Pas parce que c'était toi mais parce que c'était mon devoir d'intervenir. Je n'aurais pas pu me regarder dans une glace pour le reste de ma vie si j'étais parti sans me retourner.

- Donc c'est un peu égoïste ? Elle a rie en se moquant.

- Je suppose que oui. ... Je suis pas un monstre au point de laisser quelqu'un se faire violer.

- Je ne pense pas que tu sois un monstre. Tu n'es clairement pas une fille vers qui on veut aller surtout avec ton regard assassin mais je suis sûr que ce n'est qu'une façade. Je ... Laisse tomber.

- Vas-y. Dit ce que tu penses! Ce n'était pas méchant, j'étais calme et bizarrement je voulais vraiment savoir ce qu'elle pensait, je n'avais pas l'impression qu'elle me jugeait.

- Ok, je pense que ta vie craint jusque ici. Tes parents se sont tout les deux suicidés, les personnes les plus importantes pour toi, t'ont abandonnée et je pense que ça t'a énormément déçu et que tu t'es pas sentie aimer comme tu aurait dû l'être. Donc tu repousses toutes personnes pouvant ou voulant être sympa avec toi où t'aimant par peur d'être à nouveau abandonner et déçu ... Désolé, je suis en option psycho.

- C'est intéressant.

- Je ne veux pas que ... Je suis désolé, je parle trop ... Bon on va y aller. Il y a du boulot!

- Je vais te faire regretter ça!

- Bonjour Jane!

- Salut Kim, voici Bella. Ma sœur a besoin d'une nouvelle coupe! D'un truc ... Différent de ça. Merci, connasse!

- Bien sûr, quelques chose en tête ? M'a t-elle demandé.

- Je ne sais pas trop, tu en dis quoi ? C'est Jane qui a répondu.

- Eh bien, tu as une très belle couleur. Je dis toujours qu'une couleur naturelle est toujours mieux qu'une coloration. Peut-être un tie-and-dye un peu plus claire pour les éclaircir, sa évite de toucher au racine, peut être les raccourcir. Une mèche ?

- Je ne préfère pas. C'est trop de contrainte! Cette fois je me suis dépêché de répondre avant que Jane ne me fasse ressembler à un caniche.

- Ok, on va s'installer.

- Kim est génial, tu ne seras pas déçu. De toute façon, ça ne peut pas être pire qu'en ce moment.

- Si tu continues, je vais t'étouffer dans ton sommeil.

- Oust, je vais demander une manucure pour nous deux ... Puis une pédicure tant qu'à faire.

- J'abandonne! Tu es trop ... Fille pour moi.

- Suis moi. On va commencer par la coloration. Pendant que sa pose, je t'enverrais ta manucure.

- Pitié. J'ai même pas d'ongle.

J'avoue qu'avant aujourd'hui, je ne savais pas ce que signifier le mot tie-and-dye, rafraîchir, manucure, pédicure, ou encore ce qu'était que la couleur mamba. Je ne peux pas dire que c'était désagréable, je veux dire qui se plaindrait de se faire chouchouter ? Mais franchement ? Des faux ongles ? Je vais faire quoi moi avec ça ? Je peux vous dire que choisir des vêtements avec des faux ongles, c'est la galère. Ça s'accroche partout et tout le temps.

Alors j'étais là, avec ma nouvelle coupe de cheveux, que j'avoue adorer. Dans un magasin remplie de fringue de tout genre. C'est le paradis pour une fille folle de shopping, ce qui n'est pas mon cas. Heureusement, il y avait pas grand monde dans le magasin, mais ça ne m'empêchait pas de râler.

- On peut y aller ?

- On est là depuis dix minutes.

- Plus les trois heures dans le salon de coiffure.

- Il t'arrive de sourire et de ne pas râler.

- Je t'ai déjà dit que non. Je n'aime pas faire du shopping. C'est chiant.

- Bien. Tu vas dans la cabine qui est là. Et moi, je te ramène des fringues.

Pour la deuxième fois aujourd'hui, j'ai traîné des pieds tout en marmonnant pour rejoindre la cabine géante au fond du magasin suivi par Jane les mains pleines de vêtements.

- Il y a trop de vêtements! Je ne vais pas tous les essayer ?

- Ça ? Ce n'est que le début et si, tu vas les essayer! On va te faire une garde-robe girly.

- Quoi ? J'ai grimacé.

- Rien de trop kitch ne t'inquiète pas. J'ai regardé dans ton placard et ça ne va pas du tout. Tout ce qui te va, ira dans ton placard.

- Quoi ? Jane, ça coûte une fortune!

- On s'en fous, la carte budget de shopping existe pour ça ?

- Tu peux répéter ça ?

- Je suis une excellente élève. A t-elle commencé alors que j'enfilai le premier vêtement sur la pile qu'avait déposé Jane. Je suis sage, ou en tout cas, je n'ai jamais été choppé en train de faire une bêtise. J'ai plaidé ma cause et voilà. Maintenant que tu es là, le montant est doublée, et comme je suis certaine que tu te fiche pas mal du shopping ... Je suis au paradis. Oh Bella, tu es superbe. Enfile la robe.

- Je n'aime pas le rose. Je suis reparti en râlant dans la cabine tandis qu'elle levait les yeux au ciel à mon comportement. Au fait, les gens qui sont venus hier, les Cu ... Heu.

- Les Cullen! Ils sont arrivés à LA, i ans.

- Tu connais bien leurs enfants ?

- On ne peut pas dire que je sois très proche d'eux.

- Pourtant, vous êtes voisins. Ai-je dit en sortant.

- Tu as un corps pour portée des robes Be. Tu sais les Cullen et moi, on a rien à se dire. Elle est repartie vers les rayons et moi dans la cabine. Rose est cool, mais on n'est pas amis. Juste des connaissances.

- Donc vous ne traînez pas ensemble au lycée !

- ... Rosalie n'a pas d'amis. Il y a pas mal de rumeurs sur elle, ce n'est pas jolie-jolie.

- Quel genre de rumeurs ? J'ai sorti la tête de la porte alors que j'enfilai un jean.

- Ça n'a pas d'important, elles sont fausses, j'en suis persuadé! Rosalie est une fille bien, elle est trop timide pour que se soit vraie! Mais tu sais ce que sait, les lycéens sont sans pitié. Si tu leur mets de quoi sous la dent, ils rongent l'os jusqu'à la fin. Ce jean te fait un cul d'enfer.

- Je ne suis pas sûr que ça se dit, mais passons! Si ces rumeurs sont si horribles et fausses pourquoi elle ne se défend pas ou bien ses frères ? C'est ce que fait la famille non ?

- On ne peut pas dire que leurs relations soient ... Fraternelle. Elle est assez proche de Dimitry, pendant un temps il l'a défendu. Mais ça n'a servi à rien, Edward ... Je suis quasiment sûr qu'Edward alimente ces rumeurs. Il la déteste! C'est super bizarre parce qu'il y encore un an, ils étaient super proches. Je ne sais pas ce qu'elle lui a fait, mais elle mérite pas ce genre de réputation.

- Alors quoi ? Les gens l'insultent et Edward se contente de regarder ?

- C'est à peu prés ça! Est-ce qu'il y a un truc qui ne te va pas ?

- Je suis parfaite. Je déteste les gens comme lui. C'est vraiment du gâchis, il est si mignon!

- C'est un connard, les fils Cullen sont des connards!

- Pourquoi j'ai l'impression que tu connais intimement les fils Cullen ?

- N'importe quoi. Elle a rougi comme une tomate.

- Ok! Calme-toi, tu vas nous faire un malaise. Je n'en parle plus!

- Merci.

- Et toi ? C'est comment le lycée pour toi ?

- C'est bien! Je suis ... Tu vas me détester! Je suis cheerleaders. J'ai grimacé.

- Tu fais partie de ces gens populaires ?

- Oui, mais c'est cool. T'auras des amis tout de suite. Mais comme j'ai un an de moins que toi, on ne sera pas ensemble. Je n'ai pas envie que tu sois seule au lycée.

- Ça ne me dérange pas. Je ne suis pas ... Sociable.

- Tu t'en sors bien jusqu'à maintenant.

- Parce que tu me traînes partout. Tu parles tellement que je n'ai pas le temps d'en placer une.

Elle m'a poussée jusque dans la cabine, remettant pour la dixième fois des vêtements dans la cabine et ne m'a pas lâchée avant d'avoir tout essayé. Je me trouvais plutôt pas mal dans ces vêtements. C'était vraiment bizarre de me voir en fille mais agréable. À part des jeans, des t-shirts et mes joggings, je ne mettais rien d'autre. Ce n'est pas comme si j'avais besoin de plaire à qui que ce soit. Et pas que j'en ai besoin maintenant, mais c'était agréable. La note était super salé et c'était gênant.

Quand je pensais qu'enfin, j'allais pouvoir rentrer pour me reposer. Elle me tira jusque dans d'autres magasins et ça, toute la journée. Elle était allée jusqu'aux magasins de sous-vêtements. Sérieux! J'étais lessivée, une journée comme ça me suffisait amplement pour un an, voir plus! Quand on a enfin franchi la porte, la seule chose que je voulais, c'était m'allonger dans mon lit et faire un gros somme. C'est pourquoi, je suis monté immédiatement et que j'ai plongé la tête la première dans les oreillers. C'était trop bon, mon lit est super! Sauf que c'était sans compter sur Jane qui fit plusieurs aller-retour pour ramener les paquets de fringues et affaires de cours dans ma chambre. J'aurais dû me sentir coupable de la laisser se débrouiller seule, mais c'était sa faute tout ça et j'étais complémente morte.

- Est-ce qu'il y a quelque chose dont tu ne veux pas te séparer ? ... Bella ?

- Hum ?

- Tes vêtements !? Il y a un truc que tu veux garder ?

- Qu'est-ce que tu racontes ? J'ai la tête à moitié dans le cul, je ne comprenais rien à ce qu'elle me racontait.

- Laisse tomber, je vais jeter tes anciens vêtements.

- Fait ce que tu veux. Ne touche pas à mes converses.

Sérieusement, mes vêtements à eux tous devaient valoir au total 100$, et j'ai rien qui soit sentimentale alors si elle désirait en faire des chiffons, ça m'était totalement égal. Tant que j'avais de quoi me couvrir les fesses après. Mais mes converses, j'ai économisé pendant des mois pour me les acheter. C'est mon seul vrai achat, je refusais de m'en débarrasser.