Chapitre 5

Aujourd'hui était mon troisième lundi au lycée. J'avais fini par faire amie-amie avec Rose après qu'on ait mangé ensemble, ou plutôt que je me sois incrustée à sa table. Rose est une chouette fille, un peu timide au premier abord comme l'avait dit Jane mais une fois qu'on la connaît ... Rose est une petite folle, toujours prête à rire et à faire des blagues. Cette fille est dingue. J'ai été plutôt déçu quand j'ai appris qu'elle était en deuxième année et donc un an de moins que moi. En même temps, je n'aurais pas dû être étonné. Les trois Cullen ne pouvaient pas avoir le même âge, ou alors madame Cullen aurait été une sacrée femme.

Le matin, je rejoins toujours Rose sous l'arbre où on mange souvent. Je l'accompagnais jusqu'à sa classe et on se rejoignait au self ou sous l'arbre. Mais aujourd'hui j'étais en retard, Jane ne s'était pas levé à l'heure ... Ok, Jane ne m'a pas réveillée à l'heure. Pour qu'elle ne soit pas en retard à m'attendre, je lui avais envoyé un message lui disant de ne pas m'attendre. Je suis arrivée trois minutes avant la sonnerie, ayant M. Goalez, professeur d'espagnol qui nous oblige à aller au tableau pour réciter un cours en espagnol, langue que j'ai horreur quand on est en retard, j'ai couru dans les couloirs jusqu'à ce que je tombe sur un tas d'élève serré les uns contre les autres. Visiblement il y avait une bagarre ou en tout cas il allait y en avoir une.

- Salut!

- Encore toi ? Tu es amoureux ma parole!

Edward ne me lâchait pas d'une semelle sauf quand j'étais en compagnie de sa sœur.

Il essayait toujours de me parler et je le recalais toujours. Parfois gentiment, d'autres fois moins. Il pouvait être lourd comme mec, mais se faire draguer par le mec le plus mignon du lycée, il y avait quand même pire comme châtiment vous ne croyez pas ?

- Peut-être bien! On pourrait peut-être sortir un soir toi et moi!

- C'est un plan drague ?

- Tu dirais quoi si je te disais que oui ?

- Que tu vas devoir essayer plus fort.

- J'aime quand c'est fort.

- Tu es à vomir! ... Qu'est-ce qui se passe ? J'ai montré le groupe.

- Encore une histoire de fille. Des gamines.

- Qui ?

- Je pensais pas que c'était ton genre, tu aimes les bagarres princesse ?

Je me suis avancée, jouant des coudes entre les élèves. J'avais un mauvais pressentiment, outre le fait que je vais être en retard et que je vais devoir réciter mon cours d'espagnol. Quand enfin je suis arrivée au centre, j'ai trouvé Rose au milieu d'une altercation avec l'une des cheerleaders.

- C'est bon Alice, je n'ai pas envie d'être dans tes problèmes de couple.

- Maintenant que tu as écarté les jambes, tu as finis c'est ça ?

- Laisse-moi tranquille d'accord ?

- Ne me dis pas quoi faire !

J'avais déjà vu Alice traîner avec Jane, toutes les deux étaient amies mais je n'avais jamais parlé avec elle, il y avait quelque chose chez elle qui se semblait faux.

Alice a bousculé Rose contre les casiers et mon instinct m'a poussé jusqu'à elle pour lui attraper le bras et l'éloigner de Rose. En dégageant son bras, elle m'a griffée puis m'a regardé de haut en bas.

- Tu as un problème ? J'ai demandé prête à sortir les griffes.

- Tu n'as rien à voir dans cette histoire.

- Tu t'en prends à mon amie, j'ai forcément à voir dans cette histoire.

- Ton amie ? Tu as de drôle de fréquentation. Je ne savais pas que tu traînais avec des salopes.

- C'est une chienne comme toi qui se permet de juger les autres ?

J'ai littéralement entendu les autres élèves autour de nous retenir leurs respirations. Alice est ce genre de fille populaire qui se croit tout permis et qui le fait croire aux autres. S'ils pensent qu'elle me fait peur ...

- Pardon ?!

- Quoi ? Tu as besoin que je te le répète ? Ce n'est pas parce que tu portes un déguisement de cheerleaders que ça fait de toi miss monde. Ici, tout le monde sait quel genre de fille tu es, une fois que tu as trop bu. Je suis là depuis trois semaines et j'ai déjà vu plus de toi que je n'en aurais voulu pour toute une vie.

- Retiens bien ça, tu n'es là que depuis trois semaines. Tu traînes avec la mauvaise personne. C'est une pute! C'est pitoyable pour toi Bella.

- Casses-toi avant que je me décide à t'offrir une rhinoplastie.

- Il y a un problème ici ? La grosse voix qu'un surveillant a raisonné dans le couloir faisant reculer puis disparaître les élèves. Je me répète, est-ce qu'il y a un problème ici ? J'ai fixé Alice droit dans les yeux. Elle a répondu:

- Non.

Alice est partie après ces derniers mots. Je me suis retourné vers Rosalie pour la consoler mais elle était déjà partie. J'ai agrippé mon téléphone, lui envoyant une dizaine de SMS à la suite pour lui demander où elle était mais sans recevoir de réponse. Je savais qu'elle n'aurait pas eu le courage de partir en cours alors qu'elle venait de se faire humilier devant tout le lycée. Il fallait que tout ça cesse. Immédiatement !

- Une vraie tigresse.

- Qu'est-ce que tu fous là encore ?

- J'essaye plus fort.

- Je ne sors pas avec des mecs comme toi.

- Des mecs comme moi ?

- Des mecs qui ne se respectent pas et qui n'ont aucun ... Honneur.

Je lui ai tourné le dos et suis parti à la recherche de Rose. Le premier lieu où je l'ai cherché était les toilettes. Je l'ai trouvé dans les sixième toilettes, enfin j'ai plus trouvé ses pleures dernière l'une des portes bâtant.

- Rose ?

- Laisse-moi.

- Aller! Sort de là.

- Je ne veux plus jamais sortir d'ici.

- Ne laisse pas cette conne d'Alice t'atteindre. C'est des conneries.

- Qu'est-ce que tu en sais ?! Elle est sortie en larmes, le mascara coulant sous les yeux. Comment tu peux croire que ce qu'elle dit est faux ?

- Mais de quoi tu parles ?

- Ne me fait pas croire que tu n'es pas au courant de ce qu'il se dit sur moi.

- Oh pitié! ... Est-ce que c'est vrai Rose ? J'ai levé les yeux au ciel. Est-ce que tu es une grosse salope comme le dit cette grosse pute d'Alice ?

- Non! Bien sûr que non.

- Bon, alors on s'en fout de ce que disent ou non les gens sur toi. Tu n'as pas besoin d'eux Rose! Tu es belle et intelligente. L'an prochain, tu seras diplômé et tu quitteras cette école de merde et ces gens de merde. Alice ne sera plus là l'an prochain.

- Il y aura toujours une Alice.

Rose s'est littéralement jeté sur moi, me fessent reculé de quelques pas avant de pleurer dans mes bras comme une madeleine. Oh, Rose! Je nous ai entraînés toute les deux au sol, nous appuyant conte le mur des toilettes. Je l'ai tenu dans mes bras jusqu'à ce que ses larmes se sont calmée.

- Merci d'être intervenu, tu n'avais pas besoin de faire ça.

- Tu es mon amie, j'allais pas laisser cette chienne en chaleur sans rien faire. Elle mérite qu'on la remette à sa place de temps en temps. Tu ne devrais pas te laisser faire comme ça, Rose.

- Tu veux que je fasse quoi ?

- Je n'en sais rien, lui répondre, la gifler, lui cracher dessus. Je ne sais pas moi. C'est donnant donnant Rose. Tu ne peux pas toujours être la gentille.

- Je ne saurais même pas quoi dire.

- Alors frappe-la. Je devrais pas dire ça, après tu vas te transformer en Rocky et je ne saurais plus te contrôler. Enfin, Rose a rit. Aller vient, on va sortir prendre l'air sous notre arbre.

- Notre arbre ?

- Oue, je pense sincèrement à écrire B + R dans un cœur sur le tronc de l'arbre.

Encore une fois Rose a rit et j'en étais heureuse. Je l'ai rapidement entraîné dehors pour rejoindre notre petit coin. L'arbre en question était à quelques pas du self. Souvent, on se prenait un sandwich et on mangeait là, tranquillement entre nous. Ce qui était bien avec le fait que Rose n'est pas d'amis, c'est qu'on nous fessait pas chier. De toute façon, je n'étais pas du genre à me laisser marcher sur les pieds, c'est mal me connaître.

Avec Rose, on a passé toute la matinée sous l'arbre. Elle n'avait pas envie d'y retourner et je n'avais pas envie de la laisser seule, ni d'aller en cours d'ailleurs. On s'est allongé, on a parlé, on a rit. Puis quand la cloche a sonné l'heure du repas, on a sorti nos sandwichs toujours en discutant parlant de nos projets pour le week-end. Une grosse masse s'est écrasée à côté de nous, Emmett nous a souri de toutes ses dents en s'installant en position indienne.

- Salut les filles, je peux m'asseoir ?

- Tu es déjà assis Emmett, pourquoi tu demandes encore ? C'est comme si tu mangeais un sandwich et que tu demandais ensuite si tu pouvais.

- Tu râles tout le temps ? Je ne comprends pas ce qu'Edward te trouve

- C'est quoi cette histoire ? Il te suit encore ? J'ai rougi comme une adolescente.

- C'est une longue histoire. Il fallait que je change de sujet. Que veux-tu Emmett ?

- Je fais une petite fête chez moi vendredi soir. Je voulais vous inviter.

- Ce sera sans moi.

- Rose, je suis désolé pour ce qui s'est passé ce matin. Jas' m'a raconté, si j'avais été là, je lui aurais tapé sur la tête comme une marmotte qu'on tape avec un marteau, tu vois quoi ?

- Oue, c'est gentil Emmett.

Emmett est cool, vraiment cool. Il est tellement gentil que c'est à se demander comment il peut être le meilleur ami de l'autre trou du cul qui sert de frère à mon amie.

Il est grand et musclé, sacrément musclé. Beaucoup plus qu'Edward. Pourquoi je dois toujours parler de ce con ? Ça en devient soûlant.

- Mais ça ne doit pas t'empêcher de venir, ça me ferait plaisir de te voir.

- Une autrefois d'accord ?

- Et toi Be ? Je peux t'appelle Be ?

- Si Rose n'y va pas, je n'ai aucun intérêt à y aller.

- Je suis vexé, je ne suis même pas assez intéressant pour que tu te déplaces ? À moins que se soit un autre qui t'intéresse.

- Je ne suis intéressé par personne ok ? Puis laisse-nous tranquilles, tu pollues notre aire.

- Bien, bien. Mais vous êtes quand même les bienvenus. Si vous changez d'avis hésitez pas.

- Bye Emmett. J'ai roulé des yeux, lui faisant un signe de la main lasse lui disant de partir.

- Tu devrais y aller. M'a dit Rose quand Emmett est parti.

- Ça ne m'intéresse pas, en plus il manquerait plus que je tombe sur Alice la grosse pute. Enfaîte ça pourrait être marrant, je pourrais payer quelqu'un pour qu'il la fasse boire et je prendrai des photos d'elles dans des situations compromettantes et ensuite on pourrait la menacer de les placarder sur tous les murs et casiers du lycée pour qu'elle te fiche la paix.

- Tu as un problème. Rose a rit puis s'est levé pour récupérer ses affaires afin d'aller en cours. Je l'ai imitée.

- Oh aller, tu n'aimerais pas voir sa tête déconfite ?

- Ce que j'aimerais, c'est de ne plus jamais voir sa tête.

- Il y a peut-être moyen.

- Tu pars loin.

Elle a ri en se moquant de la situation. J'étais contente de lui avoir fait oublier l'histoire de ce matin. Je l'ai accompagné jusqu'à sa salle puis j'ai rejoint la mienne rapidement. Encore une fois Edward s'installa à mes côtés.

- Tu es vraiment obligé de rester là ? J'ai soupiré agacé.

- Tu es vraiment méchante. Il a grimacé.

- Pardon ?

- On ne peut pas être amis ? Et plus si affinités ?

- Je ne fréquente pas des gens comme toi.

- C'est ça. Il a levé les yeux au plafond et s'est tourné vers le salon.

- Qu'est-ce que tu veux dire ?

- Rien.

- Bien sûr que si, expliques-toi.

- On peut parler maintenant ?

- Je te demande d'expliquer ce que tu es en train d'insinuer.

- Je dis que si tu ne fréquentes pas des gens comme moi alors tu ne devrais même pas adresser un regard à James.

- Qu'est-ce que tu racontes ?! Il délire ou quoi ?

- Rien, ça ne me regarde pas.

- Visiblement si puisque tu te permets de m'en parler.

- Je n'aurais pas du je suppose. ... On devrait être amis.

- Je vais y réfléchir.

Je l'ai vue sourire discrètement. Edward n'est pas du genre à lâcher l'affaire alors je me suis dit que peut être si je lui laissais une porte entrouverte il me lâcherait un peu. Ce n'est pas comme si Edward était moche à regarder, c'est juste un con. Ce qui est du gâchis entre nous. Jamais un garçon ne m'avait autant "dragué". Et dire que c'est le frère de la seule personne avec qui je suis et veux être amie! Et qu'en plus ce soit mon voisin n'arranger rien, ça signifiait que je le croiserais dans la rue et puis forcément quand je vais chez Rose, je tombe toujours dessus. À la fin des cours, je me dépêche de rejoindre Rose qui avait encore cours pour lui dire au revoir avant de devoir rejoindre Jane jusqu'à sa voiture. Comme par hasard, ce matin Jane s'était garé à côté de la voiture d'Edward.

- Je me demande si ce n'est pas toi qui me suis au final. Il a ri.

- Aucune chance ... Qu'est-ce que tu fais là de toute façon ? N'as-tu pas un truc d'homme viril comme du football à faire ?

- Virile ? Il m'a offert un énorme sourire, ravie du mot.

- C'était une façon de parler, ce n'est pas parce que tu fais un sport qui est qualifié de viril que tu l'es forcément.

- C'est trop tard, tu l'as dit ... Ton chauffeur est là, on se voit plus tard.

- N'y compte pas. J'ai parlé avant qu'il entre complètement dans sa voiture.

- Désolé du retard, Alice m'a retenu. Elle est entrée dans la voiture.

- En parlant d'elle. Dit lui de garder ces distances avec Rose.

- Tu devrais pas te mêler de ça et moi non plus.

- Et toi tu ferais mieux de mettre en garde cette conne si tu veux pas la retrouver entièrement dans le plâtre la semaine prochaine. Encore un truc comme ça et ça va arriver.

- Ne réagit pas comme ça. Je ne veux juste pas que tu es de problème.

- Ne t'en fais pas pour moi. Je sais me défendre.

On a lâché l'affaire, en rentrant on a regardé la télé et on a parlé comme sont censés le faire deux sœurs. Puis René est rentrée furieuse, elle a jetée furieusement sa pochette sur le buffet puis s'est plantée devant moi, les mains sur les hanches.

- Nom de dieu Bella! Le lycée m'a appelée toute la matinée pour me dire que tu n'étais pas en cours alors que je vous ait vus partir et pas moyen de te joindre. Tu peux m'expliquer ça ?

- Rose a eu un problème au lycée, je suis resté avec elle toute la matinée pour qu'elle se clame puis on est retournée en cours cette après-midi. Et j'avais plus de batterie.

- Tu n'as jamais de batterie ... Est-ce que c'était grave ce problème ? René aimait beaucoup Rose.

- Une fille du lycée s'en est prise à elle devant tout le monde. Elle l'a humiliée.

- Bon, j'aimerais a l'avenir que ça ne se reproduise pas! Mais je suis contente que tu sois une bonne amie à ce point pour Rosalie. Quant à ton problème de batterie qui commence sincèrement à me taper sur le système, on va le régler tout de suite, j'ai été acheter un iPhone ce midi pour toi. Tu ne peux plus me dire qu'il se décharge en deux heures!

- Oh wah! Je ... Merci René.

- Plus d'excuses Bella! Et à l'avenir, j'aimerais que tu me préviennes si ça venait à se reproduire que je ne m'inquiète pas pour rien.

- Promis.


Le prochain chapitre dans 10 jours.

Bisous.