Les habituelles déclarations : l'univers ne m'appartient pas, l'Histoire non plus, mais une grosse part du monde sorcier de Russie et d'Allemagne vient de moi.
Chapitre 3 : Un tournoi, Deux délégations, Trois écoles et Quatre champions
Le lundi soir, tous les élèves se rassemblèrent sur la pelouse, escortés de leurs professeurs. L'école entière retint son souffle, jusqu'à ce que le carrosse de Beauxbâtons ne se pose. La grande et élégante Madame Olympe Maxime sortit la première, suivie de ses élèves, vêtus d'uniformes de soie bleue, plus esthétiques que ceux de Poudlard. Les filles ayant entendu parler de la mode française chuchotèrent entre elles. Elisa serra les dents lorsque l'accent de la directrice causa un quiproquo avec Dumbledore, heureusement oublié en un sourire et un compliment. La jeune femme se souvenait de sa propre arrivée à Londres, lorsque son accent berlinois mêlé de bavarois avait écorché la langue de Shakespeare.
Les jeunes français, qui grelottaient, suivirent leur directrice à l'intérieur du château, pendant que les résidents habituels attendirent l'arrivée de la délégation de Durmstrang. Lorsque le vaisseau noir émergea du lac, les élèves en manteaux de fourrure sur leurs uniformes rouge sang se présentèrent, précédés de leur directeur Igor Karkaroff, à l'expression encore plus froide et antipathique que lorsqu'Elisa l'avait rencontré sept ans auparavant. La jeune femme se demanda brièvement comment se portait l'institut après la fermeture d'Alydvoriets en 1991. Le délaissement du Palais Ecarlate avait-il permis à Durmstrang de retrouver de son prestige ?
Passées les politesses habituelles, tout le monde entra dans la Grande Salle. Les élèves de Beauxbâtons s'assirent à la table de Serdaigle, ceux de Durmstrang aux côtés des Serpentard. Dumbledore prononça alors un discours de bienvenue, puis le repas put commencer. Les victuailles spécifiques au banquet d'Halloween étaient accompagnées de plats moins familiers aux élèves de Poudlard, venus des pays d'origine des élèves invités. Elisa, pour sa part, retrouva les pirojkis qui lui plaisaient tant à Alydvoriets.
-C'est vrai que ce n'est pas trop mal, approuva Charity lorsque sa collègue lui fit l'éloge des petits pâtés en croute.
-Mes préférés sont ceux aux légumes, précisa la littéraire.
-Vous aimez la gastronomie russe ? interrogea Karkaroff en se joignant à la conversation.
Elisa se tourna vers lui, après s'être souvenue qu'ils étaient assis côte à côté. La jeune femme se composa un visage neutre et répondit d'un ton égal.
-Ia tsieniou rousskouyou koul'tourou i gastronomiyou v tselom, Igor Nicolaïevitch (J'apprécie la culture russe et la gastronomie en général, Igor Nicolaïevitch).
Le directeur de Durmstrang esquissa un demi-sourire. Cette jeune femme lui sembla tout à coup moins ennuyeuse que les autres enseignants de Poudlard. Elle savait parler russe et s'adresser à ses interlocuteurs comme le préconisait la langue de Tolstoï. Mais comment pouvait-elle connaître son patronyme ? Lorsqu'il lui posa la question, elle lui répondit de façon énigmatique :
-J'ai juste entendu quelqu'un s'adresser à vous de cette manière…
-Nous nous serions déjà rencontrés ? Il ne me semble pas vous avoir comptée parmi mes amis, ni mes élèves.
-Non, en effet.
Ce fut au tour d'Elisa d'afficher un sourire et de Karkaroff de perdre le sien. Le directeur de Durmstrang comprit vite de quoi il était question.
-Vous étiez à Alydvoriets.
-En effet, et même pendant les jeux interscolaires d'avril 1987.
Le visage du directeur blêmit. Cette jeune femme avait donc participé à l'humiliation de son école face à Dimitri Kirsanov, dont l'établissement n'était pas reconnu par tout le monde, ce qui était encore pire. Elisa retourna à sa conversation avec une Charity complètement dépassée par l'échange avec le directeur de Durmstrang, et celui-ci retourna dans son sombre et inquiétant silence.
A force de questions insistantes, Charity parvint le lendemain à arracher à sa collègue et amie des explications quant à sa discussion avec Karkaroff. Les deux femmes, qui n'avaient pas cours à ce moment-là, couraient à la lisière de la Forêt Interdite et au bord du lac, et se trouvaient maintenant hors de vue du château et du navire. C'est pendant une récupération en marchant et buvant un peu d'eau qu'Elisa consentit à répondre. Lorsque Charity eut le fin mot de l'histoire, elle éclata de rire.
-J'aurais payé cher pour voir ça ! Il doit avoir de bonnes raisons de souhaiter que son futur champion gagne le Tournoi.
-J'espère juste ne pas m'être mis à dos un ennemi redoutable. Il n'a vraiment pas l'air sympathique. Je ne sais pas pourquoi, mais il me met mal à l'aise.
-Il y a quelque chose en lui de malsain. Certains professeurs semblaient moins ravis de sa venue par rapport à celle de Madame Maxime.
-Ou alors, c'est notre imagination qui nous joue des tours, et la réputation de son école suffit à le rendre infréquentable à nos yeux. Bon, ça fait plus de trois quarts d'heure, si on compte en tout les cinq minutes de marche, si on allait s'étirer avant de nous doucher et nous changer ?
-Bonne idée, le soleil ne va pas tarder à se coucher de toute façon.
Les deux enseignantes firent cinq minutes de mouvement de récupération avant de rejoindre les salles de bain des professeurs. Ce soir-là, la Coupe de Feu désignerait les champions des trois écoles. Assise entre Charity et Maugrey, Elisa était impatiente de voir les résultats, comme toutes les personnes présentes dans la Grande Salle. Les flammes bleues du calice de bois rougirent avant de recracher un morceau de parchemin que Dumbledore attrapa dans les airs.
-Le champion de Durmstrang est Viktor Krum !
Il y eut des applaudissements particulièrement nourris, même de la part des autres écoles. Le jeune homme était une star internationale, après tout. Le champion s'éclipsa dans la pièce attenante à la Grande Salle. Lorsque les vivats se furent calmés, un nouveau nom sortit des flammes.
-Le champion de Beauxbâtons est une championne : Fleur Delacour !
Une très belle jeune fille aux cheveux blonds et aux immenses yeux bleus se leva gracieusement et rejoignit Krum. La tension était maintenant à son comble : qui représenterait Poudlard ? Le troisième nom fut expulsé.
-Le champion de Poudlard est Cédric Diggory !
La table des Poufsouffle fut de loin la plus bruyante lorsque l'un de ses élèves se leva. Diggory était un beau garçon au sourire ravageur. Elisa applaudit à s'en faire mal aux mains. Aux yeux de ses professeurs, le champion de l'école était un excellent élève qui représentait à merveille les qualités de sa Maison. Il rejoignit les deux autres. C'est alors que l'impensable se produisit : un quatrième nom sortit de la Coupe. Dumbledore l'attrapa et sembla hésiter à lire le parchemin, comme s'il n'arrivait pas à en croire ses yeux.
-Harry Potter ?
Un lourd silence accueillit le nom. L'intéressé se leva et avança d'un pas hésitant jusqu'au directeur qui lui indiqua la pièce voisine. La détresse et l'incompréhension totale se lisaient dans les grands yeux verts. Comment un tel phénomène pouvait-il être possible ? Quelque chose n'allait pas. En échangeant un regard avec Charity, Elisa vit que son amie pensait la même chose qu'elle : cette étrange énigme avait des enjeux bien plus sérieux que le malaise du premier concerné. Quelque chose de grave se passait sous les yeux de l'école entière, et pourtant, la salle ne résonna que des insultes des élèves ne réfléchissant même pas à ce qu'il se passait. S'ils faisaient un peu marcher leurs petites cellules grises, pensa la littéraire avec colère, ils comprendraient que Potter ne pouvait pas être totalement responsable, si l'on pouvait ne serait-ce qu'imaginer qu'il y soit pour quelque chose.
Dumbledore finit par quitter la salle pour retrouver les champions, suivi des autres directeurs (écoles invitées et Maisons incluses), Maugrey, Croupton et Verpey. Les professeurs restants se consultèrent du regard pour savoir qui rétablirait le calme. Qui aurait l'autorité nécessaire pour faire taire les huées, insultes et hurlements ? Elisa prit son courage à deux mains, se leva, avança jusqu'au bord de l'estrade, plaça la pointe de sa baguette sur son cou et lança le sortilège d'amplification de la voix pour s'adresser à tous :
-SILENCE !
Toutes les têtes se tournèrent vers la jeune enseignante. Au moins, ils s'étaient tus, la première étape était un succès.
-Les trois directeurs, ainsi que Messieurs Croupton et Verpey s'occupent de régler cette histoire. Vous êtes donc priés d'arrêter de hurler comme des animaux afin que leurs conditions de réflexion soient favorables. A moins d'avoir une remarque constructive à partager avec l'ensemble de l'école, nous vous invitons à regagner vos dortoirs dans le calme, accompagnés de vos préfets.
Les élèves de Poudlard obéirent, et le brouhaha des discussions reprit, quoique beaucoup moins fort qu'avant l'intervention du professeur Schwarz. Ne restèrent que les étudiants invités. Elisa les rassembla devant l'estrade.
-Préférez-vous attendre les ordres de vos directeurs respectifs, ou ceux-ci vous autorisent-ils à retourner dans vos propres dortoirs en leur absence ?
Les élèves en discutèrent entre eux, avant qu'une fille de Durmstrang ne prenne la parole :
-Nous attendrrrons le prrrofesseurrr Karrrkarrroff pendant dix minutes avant d'aller nous coucher.
-Nous ferons pareil, ajouta un garçon de Beauxbâtons.
-Fort bien, conclut Elisa. Je reste avec vous.
-Moi aussi, intervint Charity.
Les autres professeurs préférèrent s'en aller, et tous félicitèrent plus ou moins explicitement leur collègue d'avoir géré la situation. Celle-ci les remercia d'un sourire. Les étudiants invités s'assirent sur les bancs, attendant silencieusement leurs directeurs respectifs. Quelques minutes plus tard, les directeurs des quatre Maisons et Maugrey revinrent. Elisa leur expliqua la situation, et ils la remercièrent avant de dire aux élèves que leurs directeurs les sommaient de regagner leurs dortoirs.
-Que va-t-il se passer, maintenant ? demanda Elisa au professeur McGonagall.
-Les trois directeurs discutent des dernières formalités avec les champions, mais Mr Croupton ne laisse pas d'autre choix que d'obliger Potter à concourir.
-Mais il est bien trop jeune ! Et d'ailleurs, comment une telle chose a pu arriver ?
-Quelqu'un a dû lancer un puissant sortilège de Confusion sur la Coupe pour présenter Potter comme le candidat d'une quatrième école, répondit Maugrey. Pourquoi ? Je n'en ai aucune idée, mais en tout cas pas pour lui faire plaisir.
-Cette explication semble plausible…
-Mon ancien travail m'a bien appris à me mettre dans la tête d'un mage noir.
Il donnait l'impression de se répéter, comme s'il avait déjà dû se justifier quelques instants plus tôt. Elisa souhaita la bonne nuit à ses collègues et tous se séparèrent. Elle eut cependant du mal à dormir ce soir-là. D'après la directrice adjointe, Potter et ses amis avaient le don de s'attirer des ennuis chaque année, mettant même leurs vies en danger. Mais là, le jeune garçon y était envoyé sur ordre des organisateurs, et même Dumbledore semblait dépassé.
Le mercredi matin, Elisa dut boire trois tasses de thé pour se réveiller. Son premier cours avec les Septième année se passa relativement bien. Cédric semblait bien prendre le fait d'être champion de Poudlard et de partager sa place avec quelqu'un d'autre. L'heure suivante, en revanche, eut lieu avec les Quatrième année, Gryffondor et Serpentard mélangés. Et là, l'enseignante dut s'interrompre, furieuse :
-Je veux bien croire que vous soyez encore marqués par les évènements d'hier et que vous n'y compreniez rien du tout. En revanche, je ne tolérerai pas que le Tournoi empiète sur mon cours, ni que celui-ci soit le théâtre de harcèlement scolaire. Si je revois une boulette de papier atterrir sur qui que ce soit, son lanceur écopera d'une retenue.
Malefoy rangea un énième exemplaire de l'objet incriminé destiné à Harry, peu désireux de voir son professeur mettre ses menaces à exécution. A sa connaissance, un seul élève avait subi la fameuse punition de Schwarz, et il n'avait pas envie de recommencer. L'enseignante lui aurait fait recopier toute une section d'un recueil de poèmes le plus vite possible. Chaque poème devait être réécrit lisiblement en cinq minutes. Si le temps imparti était écoulé avant la fin ou les mots méconnaissables, l'encre s'effaçait et il fallait recommencer. Tout ça pendant deux heures. Sur une vingtaine de poèmes (la plupart du temps, des sonnets), l'élève n'avait pu en écrire que sept. Schwarz lui avait clairement fait comprendre que s'il récidivait, elle renouvèlerait la punition autant de fois que nécessaires jusqu'à ce que tout le recueil soit recopié.
-En attendant, j'enlève cinq points à Serpentard par boulette de papier, ce qui fait, voyons… Trois… Quatre… Oui, vingt points en moins.
Il y eut quelques exclamations indignées parmi les Vert et Argent, mais lorsqu'Elisa réclama le silence, tout le monde se tut. Ceux qui la croyaient en manque d'autorité par sa jeunesse comprirent leur erreur : elle pouvait être effrayante parfois. Lorsqu'enfin la cloche indiqua la fin du cours, la jeune femme attendit que tous les élèves soient sortis pour se laisser tomber sur sa chaise et pousser un soupir de lassitude. Elle repensa à la théorie de Maugrey quant à la participation de Potter au Tournoi. Qu'est-ce qui pouvait motiver un tel acte ?
Pendant ses études, Elisa avait assisté à de nombreux cours sur les complots, les tricheries et intrigues en tous genres. Ses enseignants avaient lourdement insisté auprès des élèves sur le fait que leurs adversaires/ennemis feraient n'importe quoi pour leur nuire, même s'il fallait plusieurs étapes pour atteindre l'objectif visé. Faire concourir un deuxième élève donnait plus de chances à Poudlard, mais en même temps entachait la réputation de l'école, soit en faisant accuser Dumbledore de duperie, soit en pointant l'inefficacité des sortilèges du directeur et les dispositifs insuffisants pour la sécurité des étudiants. Potter pouvait mourir à n'importe quel moment durant les épreuves, ou au contraire accéder à une gloire éternelle. Quelque chose se tramait, à moins que la paranoïa de Maugrey n'ait fini par contaminer l'enseignante en littérature.
Un autre défi attendait Potter : les retombées dans la presse. Depuis l'interview après la désignation des champions, la journaliste Rita Skeeter noircissait des pages d'inepties dont le jeune garçon était le sujet.
-C'est donc comme ça que s'exerce la liberté de la presse ici ?
-De quoi ?
C'était pendant le petit déjeuner quelques jours avant la première tâche. Elisa avait abandonné son croissant pour lire La Gazette du Sorcier, et était tombée sur le titre racoleur de la reporter aux boucles peroxydées. En jetant un œil par-dessus l'épaule de son amie, Charity comprit ce qui froissait cette dernière.
-Tu sais, ce genre de détail intéresse beaucoup les gens.
-Mais enfin, vous avez un luxe qui n'est pas donné à n'importe qui dans le monde, il y a des pays où l'on mourrait pour pouvoir dire ce qu'on a sur le cœur, mais ceux qui en ont la possibilité s'en servent pour répandre des cochonneries diffamatoires sur un gosse qui n'a rien demandé à personne !
-C'est la liberté, ma chérie. Les journalistes partent du principe que les gens ont le droit de savoir, et surtout l'obligation de connaître jusqu'au moindre détail sordide de la vie privée des personnalités.
-Mais enfin, on ne parle pas d'un candidat au poste de Premier Ministre qui aurait cambriolé Gringotts ou violé tout le personnel de Sainte Mangouste ! Excuse-moi, mais c'est encore une subtilité qui m'échappe. Avoir obtenu la nationalité anglaise ne me permet pas de tout comprendre dans votre culture.
-Tu t'es levée du mauvais pied ce matin ?
-Possible, mais ça m'a rendue lucide.
Charity poussa un soupir mi-fatigué, mi-attendri. Il ne servait à rien de tenter de raisonner Elisa dans un moment pareil. Mais ça ne l'empêchait pas de comprendre en partie son point de vue : pour quelqu'un qui avait vécu sous une dictature collaborative entre sorciers et moldus pendant les dix-huit premières années de sa vie, la liberté en générale et celle de la presse en particulier était un concept qui alimentait de nombreux espoirs. Il était possible, grâce à ce droit sacré, d'être informé des réels problèmes du monde, de se forger une opinion personnelle, de faire des choix en conséquences, d'être responsable de soi-même. Alors voir ce don précieux gâché par des personnes comme Rita Skeeter, qui noyaient les gens sous des articles mensongers et vides de sens en détournant l'attention des réels questions de l'actualité, ça avait de quoi énerver un minimum. Même si Elisa exagérait un peu dans ses propos. Si on oubliait les sombres évènements des années 1970, Charity avait connu cette liberté toute sa vie, alors ce côté sombre du journalisme lui était familier. C'était tellement naturel qu'elle n'y faisait même plus attention, bien qu'elle soit d'accord sur le fait que Potter ne méritait pas un tel harcèlement, surtout qu'un peu plus tôt, des articles élogieux avaient été écrits à son sujet.
-Quel gâchis ! se contenta de conclure Elisa.
La jeune femme replia son journal et termina son croissant avant de vider sa tasse de thé. Une fois son petit-déjeuner terminé, elle salua Charity et partit se préparer pour son prochain cours. Ce matin-là, elle commençait avec les Troisième année de Serpentard et de Serdaigle. Parmi eux se trouvait une jeune fille étrange du nom de Luna Lovegood. Malgré son air rêveur, elle faisait des remarques pertinentes sur les textes étudiés, et proposait des pistes d'analyse qui parfois poussaient Elisa à remettre en question ses propres opinions. Bien sûr, on ne pouvait pas forcer un texte, donner tout et n'importe quoi (surtout n'importe quoi) comme sens, mais les propositions de la jeune Serdaigle ne manquaient pas d'intérêt, d'originalité ni de piquant. Luna était une de ces élèves dont Elisa se souviendrait en prenant sa retraite, elle en était certaine.
Le 24 novembre eut lieu la première tâche. Assise dans la tribune des professeurs, Elisa observait avec inquiétude les champions affronter leurs dragons pour s'emparer de l'œuf doré. Si elle applaudit la performance de Diggory, elle se rongea les sangs pour Potter. C'est lorsqu'il parvint à s'emparer de l'œuf qu'elle s'autorisa à respirer. Il avait réussi. La jeune femme et Charity tombèrent dans les bras l'une de l'autre, soulagées. Le Gryffondor, avec le nombre de points accordé par les juges, fut premier ex aequo avec Krum.
Que les choses soient claires : même s'il y quelques opinions que je partage avec mon personnage, celles-ci seront souvent modifiées pour coller avec son caractère et son histoire personnelle. Ses réactions sont parfois extrêmes (cf. l'article de Skeeter), mais ça ne veut pas dire que de mon côté je fais des feux de joie avec des magazines people !
