Comme c'était bien prévu, les fêtes de Noël m'ont empêchées de poster Jeudi soir ! Mais tant pis, me voilà le 25 au soir (ou le 26 au matin d'ici les 30min de publication) avec un chapitre "spécial Noël" puisque uuunnn peeuu plus long ! Blblblb cette fois pour ce chapitre je me suis dopée à 30 Seconds to Mars mélangé à toujours un peu de Muse et de compil' stupides. La musique est mon moteur pour cette fanfiction, c'est impressionnant ! Du coup si ça devient vraiment trop guimauve désolée, la musique déteint ...
DEUXIÈME PARTIE
CHAPITRE 5
« Je suis venu ici pour vous recruter, pour que vous jouiez comme attaquants pour la Corée. »
Il y eut un instant de battement où Aphrodi et Haruya fixèrent tout deux l'attaquant de glace.
Le serveur en profita pour poser leur boissons sur la table.
Suzuno se mordit fort la lèvre inférieure et fronça les sourcils, regard fuyant, comme s'il hésitait alors que sa réponse était évidente ; seulement, il sentait qu'un feu recommençait à rugir dans sa poitrine. Il décortiqua Aphrodi du regard, analysa ses longs cheveux blonds dorés, son visage fin, ses yeux aux longs cils, ses doigts agiles et son port de tête presque altier. Il était d'une impressionnante beauté : jamais Fuusuke ne pouvait laisser Haruya avec ce genre d'énergumène. Décidé, il releva la tête pour lancer un regard de défi et d'avertissement à l'androgyne, glacial. De son côté, Haruya frissonna de la tête aux pieds en découvrant l'expression de son meilleur ami, jusqu'à créer des palpitations dans le bas de son ventre.
« Parfait alors, souffla Afuro avec un sourire satisfait, tout est réglé … Je vais avoir besoin de ton mail. »
Fuusuke, qui était repartis dans ses pensées en surveillant vaguement les mains de Haruya posées sur la table du bar, leva les yeux vers Aphrodi et comprit qu'il s'adressait à lui. Il sortit son téléphone et activa l'échange, en jetant un coup d'œil vers Haruya, qui n'avait pas bougé d'un pouce. Fuusuke plissa les yeux.
Ils avaient déjà échangé leurs mails.
Une fois le mail d'Afuro enregistré, Fuusuke se rendit compte qu'il était le seul à avoir finis sa consommation, et que les deux autres semblaient repartis dans une grande discussion. Fatigué, l'attaquant de glace se leva et se rhabilla.
« Excusez-moi, je pars en premier, j'ai quelque chose à faire à l'orphelinat … »
Il posa de quoi payer sa consommation sur la table et quitta le café, sans hésitation, sans se retourner. Mais il sentait sur sa nuque le regard brûlant de Haruya, et il imaginait sans mal ce que pensait son ami à ce moment, à quel point il devait le haïr de lui tourner ainsi le dos.
« Haruya, ça va ? »
L'attaquant de feu regarda Aphrodi comme si il le voyait pour la première fois. Il secoua la tête pour se remettre les idées en place, et but une gorgée de sirop à l'eau.
« L'attitude de Fuusuke m'énerve parfois. »
Il vit l'androgyne esquisser un sourire, mais ça ne fit que le frustrer un peu plus. Lui, ça ne l'amusait pas, il haïssait que son meilleur ami lui tourne le dos ainsi, il haïssait la façon qu'il avait de toujours gâcher ses journées quand elles se déroulaient bien.
« Parfois seulement ? »
Haruya regarda Afuro en se demandant de quoi il pouvait bien parler.
« Fuusuke ne t'énerve que parfois ? reprit patiemment l'androgyne.
- Non ! Tout le temps ! C'est un sale type au cœur froid qui n'en fait qu'à sa tête, sans se soucier des émotions des autres ! Il est un bloc de glace pur, je déteste le froid …
- Vous êtes sûr de pouvoir collaborer ? »
Le ton de Afuro s'était légèrement asséché ; mais pas assez pour être remarqué par un Haruya.
« Bien sûr ! Tu nous as vu quand nous étions Chaos non !? Le feu et la glace ensemble, rien ne nous arrête ! »
Afuro plissa les yeux. Leur duo était étrange, mais ils allaient devoir s'y faire. Ce sera à lui, le troisième attaquant, de se fondre parmi eux deux, et essayer de contenir le feu et la glace …
⁂
Fuusuke entendit la porte d'entrée de l'orphelinat claquer lorsque Haruya rentra enfin de la ville. Il s'était mis au salon avec Shuuji et Yuki pour lire quelques livres, mais au final il n'était pas parvenu à lire une seule ligne tellement son esprit était préoccupé. Il s'était sentis extrêmement stupide lorsqu'il avait passé le pas de la porte de l'orphelinat : il avait laissé Haruya seul avec l'ennemi. Depuis, il ne cessait de ressasser ce qu'ils pouvaient se dire, ce qu'il pouvait se passer, et, surtout, ce qui les attendait dans les mois à venir. Interloqués, Yuki et Shuuji avaient observé leur capitaine garder son livre ouvert pendant des heures sans en tourner une seule page, et le regard dans le vide. Bien sûr, il ne les avait pas prévenu. Mais au final, c'est dans un calme olympien qu'il croisa le regard de Haruya qui venait poser sa veste sur un porte-manteau. Ce dernier se dirigea immédiatement vers lui, s'arrêta et le toisa de haut, les poings sur les hanches.
« Tu n'aurais pas dû partir aussi tôt tout à l'heure. » et voulant alourdir le poids de culpabilité qu'il tentait de poser sur les épaules de Fuusuke, il rajouta : « Afuro l'a très mal pris.
- Je ne pense pas, non. » lui répondit simplement l'attaquant de glace en retournant regarder son livre.
Haruya vacilla, ne s'attendant pas à ce que son petit mensonge soit descendu aussi rapidement.
« Il attend une réponse définitive et unanime ce soir ! »
Fuusuke tiqua immédiatement, jeta un regard noir à Haruya, puis un regard inquiet à Yuki et Shuuji, avant de se lever et d'entraîner son ami dehors. La chaleur traînante d'une journée de fin de printemps les accueillit avec un frisson.
« Je ne leurs ai rien dis, expliqua sèchement Fuusuke.
- Beh, pourquoi ?
- Parce que je ne suis pas encore sûr d'y aller, répondit-il avec un rictus ironique, et je ne veux pas qu'ils me préparent une fête de départ inutile.
- Comment ça pas encore sûr !?
- Écoute … »
Mais l'attaquant de glace fut surpris par le regard perdu de son meilleur ami. Brièvement, il y ressentit de la peur et de la panique, avant que son caractère de feu ne reprenne le dessus. Il commençait à ouvrir la bouche en battant du poing, prêt à abattre une phrase cinglante lui rappelant sûrement combien cette occasion était précieuse, lorsqu'il le coupa :
« Je vais le faire. »
Nouveau silence perdu de Haruya qui ne comprenait plus rien.
« C'est que je n'ai pas confiance en Afuro, se justifia Fuusuke en croisant les bras.
- Tu es jaloux ! »
Fuusuke regarda Haruya du coin de l'oeil, gêné, et croisa ses yeux ambrés pétillant de malice. Il passa la main sur son visage pour se redonner une contenance, puis dans ses cheveux, son tic quotidien. Mais à côté de lui, Haruya se rapprochait, dans l'attitude de celui qui avait envie de taquiner, mais qui était encore chamboulé par les pics d'humeurs de la journée.
« Et pourquoi tu es jaloux, exactement ? »
L'attaquant de glace fut surpris d'entendre la voix de son rival au creux de son oreille, et tourna brusquement la tête. Les deux se retrouvèrent nez à nez, à quelques millimètres l'un de l'autre, tellement proches que le souffle de surprise de Haruya vint lui chatouiller les lèvres. Mais aucun des deux ne recula immédiatement.
Ils avaient terriblement envie de s'embrasser.
« Je ne veux pas qu'il vole ma place. Je ne veux pas que toutes les journées soient comme celle d'aujourd'hui. Je ne veux pas vous voir vous rapprocher.
- On va bien être obligés si nous sommes attaquants et qu'on se retrouve à créer une technique spéciale ensemble.
- Mais je serais là. Et je vais te pourrir la vie. »
Dans les yeux ambrés de Haruya régnait soudainement une douceur infinie, quelque chose que Fuusuke avait rarement vu, une douceur qui lui donnait envie de se couler dans ses bras et s'y noyer. Ils étaient là, à quelques millimètres l'un de l'autre, avec leurs sentiments qui se heurtaient sans pouvoir se toucher ; l'envie terrible de détruire ces millimètres pour enfin savoir que l'autre nous appartenait. Fuusuke avait compris depuis longtemps qu'il aimait Haruya. Depuis, il découvrait lentement les sensations que cet amour lui procurait, avec la douleur de tout enfermer en lui. Haruya lui ne l'avait toujours pas réellement compris. Il ne savait pas ce que c'était, il ne savait pas que c'était de ''l'amour'', il savait juste qu'il se sentait étrangement bien même si c'était douloureux, et qu'il avait terriblement envie que 'quelque chose' se passe. Toucher Fuusuke. Le serrer contre lui. L'embrasser. Il rougit en comprenant que ces pensées n'étaient guère hétéro. Brusquement, l'attaquant de feu ébouriffa violemment les cheveux de Fuusuke avant de se détourner.
« Je vais envoyer un mail à Afuro. » et il retourna à l'intérieur.
Fuusuke le regarda partir, éberlué, rouge, avec un cœur qui battait encore à cent à l'heure. Mais il sourit. Parce qu'il sentait que quelque chose avait changé chez Haruya.
Joyeuses fêtes ! Je fais mon possible pour la semaine prochaine !
