OUI j'ai réussis à poster dans la montagne ! Je n'ai pas beaucoup de temps pour faire un commentaire, juste que ce chapitre est encore TRÈS coulant de guimauve, on rentre dans la partie un peu délicate où les sentiments se mettent en place ... Vous êtes un peu plus nombreux à lire c'est génial ! Un gros bisou aussi d'ailleurs à mes deux lectrices/commentatrices assidues, vous êtres géniales !


DEUXIÈME PARTIE


CHAPITRE 6


Après une réponse de Afuro suite à leur confirmation, les deux meilleurs amis décidèrent d'annoncer la nouvelle à tout le monde.

« Est-ce qu'on est obligés de leur dire, s'était questionné Fuusuke, certains vont croire qu'on les abandonne, ou on risque de les rendre jaloux …

- Raison de plus ! Il faut bien leur montrer qu'on est les meilleurs ! » avait rétorqué Haruya.

Fuusuke lui avait jeté un regard noir.

« Je ne veux pas leur mentir, ou commencer à cacher des choses, reprit Haruya sur un ton plus sérieux, si tu ne veux pas le dire à ton équipe, soit, mais je le dirais à la mienne.»

Alors pendant l'après midi, quand chaque équipe profitait de la fin de journée pour se réunir et faire des matchs de foot, les deux capitaines hurlèrent au milieu du terrain de foot qu'ils partiraient pour la Corée jouer les sélections d'Asie pour le FFI.

Plus tard à l'orphelinat, l'humeur beaucoup trop joyeuse de leur capitaine excita toute la Prominence, et l'ambiance de la soirée fut électrique. Dans le salon, après le repas, ils s'étaient mis à jouer au foot avec un coussin, avant de se faire reprendre par Hitomiko. Après quelques dribbles dissidents pour finir leur partie, Haruya s'affala à côté de Fuusuke qui regardait – ou essayait – la télé avec ses amis.

« Je suis tellement impatient de partir en Corée ! soupira-t-il à moitié essoufflé, avec l'équipe d'Afuro on va progresser comme jamais !

- Ouais … »

Haruya se coucha, la tête sur les genoux de Fuusuke, et finit par s'endormir. Par réflexe, Fusuuke s'était retrouvé à enfouir la main dans ses cheveux et lui grattouillait la tête, dans un mouvement inconscient. Après un moment Ryuuji vint s'asseoir à la droite de Fuusuke, lui offrit un sourire, avant de se tourner vers la télé. L'attaquant de glace continua à le regarder du coin de l'œil, pensif. Avec la fin de l'Aliea Gakuen, ils avaient redécouvert de nombreuses personnes … Ryuuji le premier, qui passa d'un capitaine blessé, silencieux, à un garçon tellement plus amusant et bavard … Même les à priori des deux capitaines de feu et de glace sur Hiroto avaient changé. Toujours dans ses pensées, Fuusuke n'entendit pas la question que Ryuuji lui posa. Il se secoua et s'excusa :

« Tu m'as parlé !?

- Oui. Je te demandais si tu étais heureux de partir en Corée.

- Ah … Oui, on est contents d'avoir été remarqués.

- Hiroto et moi on a été appelés pour tenter de rentrer dans l'équipe de Raimon, qui va représenter le Japon.

- Sérieusement ? les yeux de Fuusuke s'écarquillèrent, alors on va se retrouver contre vous.

- Si on est pris ! Mais oui, ce serait intéressant – il rit – Haruya va se faire un plaisir de botter le cul de Hiroto !

- On va gagner. » répondit Fuusuke avec un sourire, sûr de lui. La même lueur de défi sembla briller dans les yeux de Ryuuji.

« Un proverbe dit qu'on apprend peu par la victoire, mais beaucoup par la défaite.

- Alors nous avons de la chance d'avoir un immense idiot parmi nous. » et Ryuuji rit de plus belle.

Les autres autour d'eux leurs demandèrent de se taire pour écouter le film, mais ça ne fit que plus rire Ryuuji. Hiroto surgit du tas d'adolescents entassés devant la télé et plaqua un coussin sur le visage du jeune garçon aux cheveux verts pour le faire taire. Les deux chahutèrent un moment avant d'être repris par le groupe.

Fuusuke était tellement rassuré que rien n'avait réveillé Haruya, et qu'il ne recommence à s'agiter.

Patraque de s'être endormis en plein milieu de soirée, Haruya n'arrivait même plus à se relever lorsque ce fut l'heure de se coucher, et Fuusuke dû se débrouiller lui-même pour le tirer jusqu'à sa chambre. Mais une fois arrivés, l'aura naturelle des jeux en tout genre qui habitait la pièce le ranima instantanément, et il supplia Fuusuke de rester et passer une partie de la nuit avec lui.

Bien sûr il s'assoupit de lui même dans son lit en plein milieu d'une partie de Hanafuda. L'attaquant de glace sortit du lit pour le laisser prendre toute la place, sa carte spéciale prête à être posée encore dans sa main, avec une moue boudeuse. Il hésitait encore à sortir et risquer de se faire pincer ou dormir ici lorsqu'il finit de ranger le jeu.

Fuusuke s'agenouilla alors au pied du lit de son ami, épaule appuyée contre sa table de chevet. Ses doigts effleurèrent doucement une mèche de cheveux qui s'échappaient de la coupe impossible de l'attaquant de feu. Il fit un par un chaque épis de cheveux, rythmé par la respiration d'Haruya.

« Je t'aime. »

Son cœur fit un looping pendant un millième de seconde, de peur – ou d'espoir – de le voir ouvrir les yeux, se redresser, faire une grimace … Mais non. Il connaissait bien assez ce crétin pour savoir à quel point il avait le sommeil lourd. Fuusuke sourit.

« J'ai l'impression d'avoir passé ma vie avec toi … »

Un temps.

« Ce qui est pratiquement le cas – il passa ses doigts dans ses cheveux et rit en silence – tu me fais chier, je te connais par cœur … Toutes tes réactions, je pourrais en faire un catalogue. Tes peurs, ce que tu aimes, ce que tu détestes, tes crushs, tes ambitions, … La façon dont tu fronces les sourcils, la moue de ta bouche quand tu es gêné, tes yeux … »

La voix de Fuusuke faiblissait, il posa la tête sur le bord de la table de chevet.

« Quand je suis impassible tu montes la voix, quand je me tais tu dis ce que tu penses, quand je ne parle pas assez fort tu hurles, quand je marche tu cours pour me doubler, quand j'hésite tu décide à ma place. Est-ce que tu te rends compte ? – reniflement – Est-ce que tu te rends compte que sans toi je n'arriverais à rien … ? »

Un temps.

« Non … J'imagine que non … »

Fuusuke se leva, Haruya commençait à s'agiter dans son sommeil. S'il se réveillait il était mal. Pourtant il continua à le regarder, debout au milieu de leur petite chambre, avec toujours cette expression impassible. Il aimerait tellement pouvoir lui parler, vraiment, en face à face. Lui dire à quel point il avait juste envie de l'embrasser, … Ou de le voir très, très, très loin d'Afuro.

Finalement après un moment il prit le risque de retourner dans sa chambre pour se coucher, il se recroquevilla sous sa couette, s'enfouit complètement dessous, en perceptive de la longue et fastidieuse nuit qui l'attendait. Sa poitrine lui faisait horriblement mal …