Bonjour/Bonsoir à tous !
J'espère que vous avez passé un très bon Noël. Voici la suite des aventures de Paige, pourvu que ça vous plaise.
Manoir Potter, 11 août 1977, Angleterre.
Partie 1.
Cela va bientôt faire deux mois que je profite de mes vacances d'été. Mais, aujourd'hui est un jour particulier, c'est mon anniversaire. J'ai atteint le palier des 17 ans et donc, je suis majeure chez les sorciers ? Je n'ai plus besoin d'être à Pouillard pour pratiquer la magie et je vais pouvoir enfin passer mon permis de transplanage.
Comme chaque année, on fête cela en famille. Cette fois, mon oncle Fleamont et ma tante Euphemia ont invité toute la famille chez eux. On habite aux limites du même village, mais à l'opposé l'un de l'autre. Mine de rien, une fois tous rassemblés, on est beaucoup ! Il faut dire qu'il y a aussi la famille Hartwood, du côté de mon père. Heureusement qu'on est en plein été et qu'il fait beau sinon le salon donnant sur la terrasse serait rempli à ras bord. Attention, je n'ai pas dit que leur maison était petite, loin de moi cette idée. Ce manoir est énorme. Une personne, qui ne le connaît, pas s'y perdrait. J'aime beaucoup cette maison. Elle appartenait à ma grand-mère maternelle et on sent qu'il y a une âme dans cet endroit, elle a un vécu, une énergie. C'est ma seconde maison, j'ai même ma chambre et des affaires à moi au premier étage.
Mes parents ont organisé cette surprise pour moi. Habituellement, je ne le fête qu'avec mes parents, James et les siens. Mais, apparemment, cette année, ils ont vu les choses en grand en voulant me faire une soirée anniversaire surprise. Du coup, ils ont fait les choses « bien ». Tous mes amis sont présents, toute l'équipe de Quidditch également. C'est vrai ! J'ai oublié de vous dire que cet été, j'ai dit à mes parents que je comptais participer aux sélections pour entrer dans l'équipe. Je leur ai fait promettre d'en parler à personne avant la rentrée. En fait, deux des trois poursuiveurs de l'équipe de Gyfffondor ont fini leurs études à Poudlard cette année. Alors, pourquoi ne pas tenter ma chance ? Bon, certains diront que c'est injuste parce que James est capitaine de l'équipe depuis deux et que donc si je suis prise, il fait du favoritisme. Blablabla… Je hais les personnes, qui passent leurs vies à échanger des ragots et des rumeurs. Evidemment, les amis de James sont présents également dont Black que je n'avais pas revu depuis l'incident de l'autre soir. En réalité, pour éviter d'avoir à en parler, j'ai un peu éviter de venir ici cet été. J'ai préféré passer un été de reconstruction émotionnelle, un été reposant à lire des romans et à faire des longueurs dans la piscine. Cette année, j'ai un super bronzage qui fait ressortir mes yeux bleus.
Je suis au milieu du salon à divaguer dans mes pensées quand on m'interpelle.
« - Paige, Paige viens voir qui est ici ! crie ma mère depuis le jardin. »
Je slalome entre les gens, récupère une coupe de champagne pleine en passant devant une table et pose la vide à la place. De temps en temps, on me complimente sur ma tenue, on me félicite d'être devenue une jeune femme responsable. Je les remercie en leur souriant. Je comprends ma famille, mais je n'aime pas tant que ça être le centre de l'attention contrairement à ceux que certains peuvent penser sans rien dire.
Je finis par atteindre la terrasse et repère ma mère près de la table des petits fours et autres canapés. Elle est tellement élégante. Je ne dis pas ça parce que c'est ma mère, mais franchement, elle est la classe incarnée. Elle porte une longue robe couleur prune d'un tissu léger et ses cheveux sont attachés dans un magnifique chignon. A ses côtés, il y a mon père, qui est très beau lui aussi dans son pantalon beige et sa chemise blanche. Lui aussi, il rie. Je me suis arrêtée et je les observe. Je vois comme ils se regardent tous les deux , un regard d'amoureux du premier jour. Ils sont magnifiques. A ce moment-là, ma mère se retourne et s'avance vers moi.
« - Ma chérie, tu es magnifique, me dit-elle. J'espère que la robe te plaît ? Quand je l'ai vu, j'ai pensé à toi immédiatement.
- Merci maman, elle est vraiment superbe. C'était une folie de l'acheter !
- Ne dis pas de sottises ! Rien n'est assez fou pour toi ma belle ! Viens discuter un peu avec nous, rajoute elle en souriant. »
On s'approche de mon père, qui est en plein discussion avec les... Bonnefoy. au grand complet. Horreur totale. Victor, sa petite soeur Mia et ses parents sont là. Son père est d'origine française et sa mère est australienne. Mais là, ils sont présents, pour de vrai. Je sais pertinemment que je n'hallucine pas, mais pour le coup ça m'arrangerait bien.
Oui, laissez-moi vous expliquer quelque chose avant. Mes parents connaissent Victor et ils s'entendent très bien avec lui, comme moi avec ses parents et sa petite soeur de cinq ans, qui est adorable. Le truc voyez-vous, c'est que j'ai comme qui dirait pas parlé de notre rupture à mes parents. Coup de bol, ils ne m'ont pas posé de questions parce qu'ils savaient que les Bonnefoy partaient en vacance tout l'été en Australie voir les parents de la mère de Victor. En plus, comme je recevais autant de hiboux que d'habitude, ils ont du se dire que je correspondais avec Victor, alors que pas du tout. On ne s'est pas parlé depuis vous savez quand.
Retour et concentration sur le moment présent Paige ! Je panique à l'intérieur. Il faut que je me laisse le temps de réfléchir. Je vais commencer par saluer les parents et la petite soeur. Comme ça, je laisse le temps à Victor de voir comment il veut qu'on le joue. Mais, il faudra qu'on parle lui et moi, je ne peux pas repousser ce moment éternellement.
« - Sienna, Olivier, je suis ravie de vous voir ici, je lance avec un grand sourire et en les prenant dans mes bras pour une courte accolade. Comment-allez vous ? Ce voyage en Australie s'est bien passé ?
- Oh Paige ! Nous sommes si heureux de te revoir, me répond Sienna Bonnefoy. Tu nous as manqué cet été. Je t'aurais bien proposé de venir. Mais, malheureusement, mes parents sont assez vieux jeu et ils n'auraient pas apprécié.
- Mais, ne vous inquiétez pas pour ça Sienna, je la rassure tandis que je me tourne vers la petite Mia.
- Paige, Paige, dit-elle en tendant les bras vers moi pour que je la porte.
- Hé Mia ! Comment tu vas ma puce ? Tu as aimé aller chez tes grands-parents ?
- Oh oui, c'était trop chouette ! Je t'ai ramené un cadeau mais chut c'est une surprise ! Tu es trop jolie dans ta robe dorée. On dirait une princesse !
- Merci Mia, tu es adorable et ta robe rose est très jolie aussi. On dirait une danseuse étoile, dis-je en lui faisant un bisou sur le front. »
L'heure de vérité a sonné. Je me tourne vers Victor. On se regarde et il fait un hochement de tête discret. Evidemment, aucun de nous deux n'a prévenu nos parents que c'était terminé. Pour ne pas gâcher la fête, on va donc faire semblant. Je m'approche de lui, il pose ses mains sur mes hanches. Je passe mes mains autour de son cou et il m'embrasse tendrement. On se sépare ensuite et il dit :
« - Joyeux anniversaire mon amour.
- Merci Victor, je réponds.
- Tout le monde écoutez-moi s'il vous plaît, dit ma mère en tapotant avec une cuillère sur son verre. Je voudrais que tous ici présents nous levions nos verres pour l'anniversaire de ma fille. A Paige !
- A Paige, disent tous les invités en coeur. »
Toutes les têtes sont tournées vers nous. Tous les visages sont souriant et les invités ont tous (ou presque) un regard attendri à la vue de la petite Paige dans les bras de son amoureux le beau Victor Bonnefoy, capitaine et batteur de l'équipe de sa maison, promis à un bel avenir et issu d'une bonne famille. Je sens que je manque d'air, j'ai besoin un peu de respirer et d'être seule. Je compte me faufiler pour aller sur le balcon, dont dispose ma chambre à l'étage. En chemin, une des soeurs de mon père m'interrompt en m'attrapant par le bras. Malheur, pas la tante Stacy. Elle est peau de colle, n'a jamais été mature et pour couronner le tout, elle est jalouse de la relation qu'à ma mère avec sa belle-sœur Euphemia.
« - Regardez qui est là ! Paige, la star de la soirée ! s'exclame-t-elle. Tu es super sexy dans cette robe dorée avec une seule manche et ces strass là en haut qui suivent le tissu, c'est magnifique, ça brille. Ta mère est d'accord avec ce choix vestimentaire ? Après tout, cette robe arrive au mois de 10 bons cm au-dessus de tes genoux !
- Voyons, tante Stacy, une robe aussi belle, c'est forcément maman qui me l'a offerte ! dis-je avec un grand sourire.
- Oui, forcément. Cass a toujours eu beaucoup de goût, répond-elle sur un ton assez sec (je vous avais prévenu, une vraie jalouse).
- C'est bien connu. Tu m'excuseras, j'ai besoin de me refaire une beauté. »
J'ai enfin réussi à l'esquiver. Une petite précision, Cass c'est le surnom pourri qu'elle donne à ma mère. Son vrai prénom est Cassandra, nom complet : Cassandra Philoménia Potter Hartwood et épouse de Richmond Anatole Hartwood. J'arrive aux escaliers, les monte et je suis dans le couloir. Mais, je ne suis pas seule. Black est là aussi. J'avance jusqu'à ma porte faisant mine de ne pas avoir remarqué qu'il faisait les cent pas devant. Malheureusement, il a très bien compris mon manège.
« - Hartwood, joue pas à ça avec moi. Tu sais très bien pourquoi je suis ici, dit-il.
- Alors là, je ne vois absolument pas de quoi tu parlers Black, je lui réponds en faisant l'innocente.
- Mais oui bien sur. Fais pas l'idiote, on sait très bien tous les deux que tu ne l'es pas.
- Serait-ce un compliment ? Ma soirée devient absolument merveilleuse soudain, dis-je. Monsieur Sirius Black me trouve intelligente.
- Ca suffit ! Est-ce que tu peux me dire ce que ce connard de Bonnefoy fout ici ? me demande-t-il.
- Pas ici ! Entre et arrête de gueuler. »
J'ouvre la porte de ma chambre et je m'écarte pour le laisser passer. Une fois que nous sommes entrés, je referme la porte et jette un sort d'insonorisation au cas où des oreilles indiscrètes traîneraient dans le secteur. Je préfère être prudente.
« - Tu comprendras à quel point j'ai été étonné de te voir dans les bras de Bonnefoy pendant le toast que ta mère a fait en ton honneur, dit-il pendant que je lève les yeux au ciel. Que les choses soient claires, tu ne m'intéresses absolument pas. Mais, ce mec n'est pas quelqu'un de bien. Ecoute, je ne t'avais fait aucune promesse. Mais, je n'ai rien dit à personne sur ce qui s'est passé en juin. Alors maintenant, tu me dis ce qu'il se passe aujourd'hui s'il te plaît.
- Bon…, je commence. En fait, la dernière fois que j'ai vu Victor avant aujourd'hui, c'était à cette soirée après le match de Quidditch à Poudlard.
- Donc, vous vous êtes remis ensembles par hiboux interposés ? demande-t-il sarcastique.
- Tu n'y es pas du tout Black !
- Accouche Hartwood.
- Je savais que toute la famille Bonnefoy partait tout l'été en Australie pour aller voir de la famille. Donc, je ne risquais pas de le croiser ou d'avoir à trouver des excuses pour mes parents. Donc,….
- Quoi ? T'es en train de me dire que tu ne l'as pas dit à tes parents ? m'interrompt-il.
- Je…. Non… Enfin, il se pourrait que j'ai oublié de le mentionner. Puis, mes parents l'aime bien, j'avais pas envie de leur faire de la peine.
- Tu te rends compte à quel point c'est ridicule ? ou tu préfères que je t'aide à réaliser? crie-t-il.
- J'ai aucun conseil à recevoir de ta part ! Encore moins en ce qui concerne les couples, OK ?! Tu sais même pas ce que c'est d'avoir une relation sérieuse, t'as que des aventures de temps en temps. Alors, maintenant tu te calmes ! Ce que je fais de ma vie ne te regarde pas Black.
- Fais comme tu veux avec ton Victor, qui a quand même eu le culot de se pointer après ce qu'il s'est passé. Mais, fais bien attention à toi parce que ce gars je le sens pas. Il avait un regard de fou le soir où je lui ai foutu un coup de poing et qu'il était en train de te broyer les bras. Qui sait ce qu'il t'aurait fait si je n'étais pas arrivé. »
Sur ces bonnes paroles, Black me contourne et sort de la chambre. Je m'assois sur le balcon et respire profondément par calmer mes nerfs. Ses dernières paroles tournent en boucle dans ma tête. Elles font comme écho avec une question que je me suis posée à plusieurs reprises au cours des dernières semaines. Je ne dois pas penser à toute cette situation maintenant. L'air de ce début de soirée d'été me fait un bien fou. J'en profite pour finir ma troisième coupe de champagne. Je me lève et vais voir mon reflet dans le miroir de la salle de bain. Je remets de l'ordre dans mes cheveux. Finalement, je m'assois sur mon lit pour avoir quelques minutes de solitude supplémentaires. Mes fesses effleurent à peine le matelas que j'entends des cris dans le couloir. Cinq minutes de répit, c'est apparemment trop demander.
Voilà, voilà !
Petit suspense pour l'attente de la partie 2 de la soirée ! ^^
D'ici là, passez une bonne fin d'année 2016 ! Bisouuuus !
