Bonne année 2017 à tous et à toutes ! Je vous souhaite pleins de bonnes choses, de la réussite dans tout ce que vous entreprenez, la santé, l'amour… :)

J'espère que vous avez passé de bonnes vacances et de bonnes fêtes de fin d'année. :D

Je reviens avec le chapitre 3 et j'espère que vous aurez une bonne lecture.


Manoir Potter, 11 août 1977, Angleterre.

Partie 2.

Je me lève et me précipite vers la porte que j'ouvre en grand. Victor et Black sont dans le couloir en train de se crier dessus comme ce n'est pas permis. Heureusement, il y a la musique et le bruit des conversations provenant du rez-de-chaussée, qui couvrent le boucan que font ces deux-là.

Je prends une grande inspiration et me place entre les deux bonhommes. Puis, je prends la parole :

« - Messieurs, pouvez-vous m'expliquer calmement ce qu'il se passe ici s'il vous plaît ?

- Bien sur, viens faire l'innocente, rétorque méchamment Victor en croisant les bras sur sa poitrine alors que je lance un regard interrogateur à Black.

- Ton mec m'a vu sortir de ta chambre et il croit qu'on vit une histoire d'amour en cachette, répond Black d'une voix monotone. »

J'éclate de rire. Comme ça au milieu du couloir, je suis morte de rire et les garçons me regardent d'un air étrange. Victor se détend et Black lève un sourcil avec un air de mépris sur le visage. Finalement, je parviens à me calmer.

« - Black et moi, ensembles ! Quelle blague ! Bon, y a pas de quoi s'énerver, le problème est réglé. Vous m'excuserez, mais il faut que je retourne en bas sinon je vais passer pour une mauvaise hôte. Une dernière chose, évitez de trop vous engueulez, j'ai d'autres choses à régler que vos chamailleries, dis-je en commençant à partir.

- Mais… Mais, tu veux pas savoir pourquoi j'étais monté te voir ? crie Victor pour que je l'entende.

- On parlera de ça plus tard, je lui répond en faisant un signe de la main. »

Retour dans l'arène pour moi ! Je tombe direct sur James qui me demande si je n'ai pas vu Sirius par hasard parce que quand même ça fait un bon quart d'heure qu'il le cherche. Version officielle : aucune idée, je ne l'ai pas vu de la soirée.

Je cherche un groupe particulier, celui de mes copines. Je les vois toutes pas loin de la piste de danse. Je crois que les présentations sont de rigueur ! Bien entendu, en première ligne, il y a Lily que vous connaissez déjà. Notre amitié n'a pas toujours été une évidence. Au début, je la trouvais ennuyeuse et elle, elle me trouvait superficielle. Puis, un soir au cours de notre seconde année à Poudlard, nous avons passé la nuit à discuter dans notre dortoir et ce fut le coup de foudre ! On est quasiment inséparable, on est partenaire à la vie, à la mort ! Ensuite, il y a Alice Grant, une petite brune pétillante et pleine de vie. Elle est discrète, mais attentionnée et adorable. Elle est toujours là pour nous consoler et on sait tous que le plus tôt possible Alice Grant, deviendra Alice Londubat. Elle et Frank sont ensembles depuis des années et leur amour est toujours aussi fort qu'au premier jour. Toutes les trois nous sommes à Gryffondor. Sont aussi présentes mes amies de Serdaigle : Amanda Clearwater, une belle blonde ; Bethany Laurens, la vraie intello et Addison Mance, qui est vraiment une amie très proche.

Toutes ensembles on commence à discuter, à se raconter notre été. Amanda nous parle de ses rencontres estivales. On passe un bon moment et on rit. Bethany et Lily sont dans une grande conversation sur un livre pour les cours qu'elles ont lu toutes les deux pendant les vacances et Addison raconte aux filles la semaine qu'elle a passé à Paris. Je me sens plus à l'aise que toute à l'heure, plus détendue. Je rigole à son anecdote alors qu'on passe un bras autour de mon cou.

« -Salut les filles ! dit James avec un grand sourire.

- Yo cousin ! dis-je tout en constatant qu'il s'est ramené avec ses potes et Victor. Tu passes une bonne soirée ?

- C'est à toi qui faut le demander jeune adulte responsable.

- Que veux-tu James, il faut bien que l'un de nous deux le soit pour rassurer les parents, je lui réponds en souriant. Me tirer la langue ne fait que souligner que j'ai raison !

- Quelle blague, Hartwood quelqu'un de responsable, marmonne Black.

- Elle l'est toujours beaucoup plus que toi, lui dit Amanda avec qui il a eu une aventure d'un soir ce qui lui avait brisé son... ego.

- Oh ! on dirait que c'est l'heure du gâteau, dit Remus pour détourner l'attention et éviter l'émergence d'un conflit imminent. »

Je me retourne et vois un gâteau énorme arriver au centre de la salle avec mes deux parents tout sourire à ses côtés. Je me dirige vers eux et tous les invités commencent à chanter « joyeux anniversaire ». A la fin de la chanson, je souffle mes bougies et remercie tout le monde d'être venu. Je suis heureuse de leur présence à tous, enfin presque tous. On mange un morceau accompagné d'une nouvelle coupe de champagne et la musique reprend. C'est « I say a little prayer » interprété par Aretha Franklin. Mon père adore cette chanson et nous dansons ensembles. Mon père est un danseur particulièrement doué. Il me guide et je le suis. Il me fait rire aussi. Je sens que l'on vit un de ces moments de complicité. Vous savez, un de ceux qu'il est rare de connaître par les temps qui courent. On occupe pas mal d'espace. Ensuite, la musique change et la piste se remplit. Je décide d'aller danser avec Addison, Bethany et Amanda mais je suis stoppée en cours de route par Victor.

« - Qu'est-ce qui a ? je lui demande.

- Danse avec moi, me répond-il en mettant ses mains sur mes hanches.

- Mais, Victor à quoi tu joues ?

- Ma mère n'arrête pas de me poser des questions sur nous. J'ai réussi à éviter de leur en parler tout l'été alors j'ai pas envie qu'ils apprennent la vérité ce soir.

- Alors dansons ensembles, je lui répond sur un ton de défi. »

Les quelques coupes de champagne que j'ai bu commencent à bien faire leur effet. Les mains de Victor sont sur mes hanches et on danse l'un contre l'autre. La musique est entraînante. Il me raconte comment c'est l'Australie et ce qu'il a fait pendant les vacances. Je l'écoute d'une oreille distraite en parcourant la salle du regard. Les parents Bonnefoy, James et Lily, ainsi que Alice et Frank dansent ensembles quelques mètres plus loin. L'équipe de Serdaigle au grand complet enflamme la piste. Remus discute poliment avec ma grand-mère paternelle. Mon père danse avec ma tante Euphemia et ma mère danse avec son frère. Les filles sont ensembles et ont l'air de passer un bon moment. Pettigrow s'est fait accoster par la tante Stacy, qui est loin de le lâcher. Victor et moi, on tourne un peu et mon champ de vision change. Black est accoudé au bar et me regarde d'un air méprisant. Nos regards se croisent et je hausse un sourcil pour qu'il comprenne mon interrogation. On a jamais été proches, loin de là. Mais, nous n'avons jamais été hostiles l'un envers l'autre. Je dirais que le mot pour définir notre absence de relation est : l'indifférence. Ses yeux passent sur Victor, puis sur moi et ils les lèvent vers le ciel. Sa façon de faire a le don de m'énerver au plus haut point.

« - Hé, ho Paige ! Tu m'écoutes là, dit Victor ce qui interrompt le cours de mes pensées. »

Je le regarde l'air un peu perdu, mais toujours énervée par Black et son jugement. Il n'a rien à me dire. Je pose une main sur la joue de Victor et je l'embrasse. Notre baiser est d'abord tendre. Cela est en partie du à la surprise de Victor. Ensuite, notre baiser s'approfondit, se prolonge. Au bout de plusieurs secondes, on se sépare. La musique change et devient calme, je pose ma tête sur son épaule et ferme les yeux. Il pose son menton sur le haut de mon crâne et on danse un slow.

Mon souffle se calme peu à peu. Ce n'est pas le cas de mes pensées. Mon cerveau est assailli. Il faut dire que je n'avais vraiment pas prévu tout cela. C'est vrai quoi, on ne peut pas dire que j'ai embrassé Victor parce que j'en avais envie. J'ai agi de façon tout à fait impulsive et certainement pas pour que sa mère le laisse tranquille le pauvre. C'était purement pour énerver Black. Autant que je l'assume. Encore une fois, on arrive à la fin de la chanson et Victor me chuchote à l'oreille :

« - Tu crois pas que ce serait bien qu'on sorte un peu tous les deux pour discuter ?

- Oui, pas de soucis. Je te suis. »

Il me tient par la main et on traverse la salle. On slalome entre les invités. Parfois, on se fait arrêter, on échange quelques banalités en souriant poliment. Puis, on atteint enfin la terrasse, qui est assez occupée. Victor me regarde pour que je le guide, il ne connaît pas vraiment le manoir des parents de James. Je nous dirige donc vers les escaliers pour trouver un endroit plus calme dans les jardins. Je sais que derrière la cabane à côté de la piscine, il y a un banc où l'on pourra s'asseoir pour discuter tranquillement.

« - On va loin ? me demande-t-il.

- Au moins jusqu'en Australie, je lui répond en faisant un clin d'oeil.

- Ahah ! Très drôle, dit Victor en faisant semblant d'être vexé. »

On dépasse la piscine et la cabane. Le banc est là comme prévu. Je peux enfin m'asseoir un peu. C'est pas que mais passer la soirée sur 8 centimètres de talons reste toujours fatiguant. Je lève les yeux vers Victor et lui dit :

« - Vous êtes arrivé à destination.

- Merci beaucoup ! répond-il en s'asseyant sur le banc à côté de moi alors qu'un léger blanc/malaise s'installe.

- Tu passes une bonne soirée?, je lui demande pour briser la glace.

- Oui, tes parents savent recevoir ! Aucun doute là-dessus ! Et toi alors ? 17 ans, c'est énorme !

- De nous deux, c'est toi le vieillard Bonnefoy, je rétorque en tirant la langue.

- Seulement de quelques semaines ! Je suis vexé du peu de maturité dont tu fais preuve, me dit-il faussement blessé. Bref, tu sais que tu es vraiment magnifique ce soir.

- Je croyais que j'étais magnifique tous les jours ? M'aurais-tu menti pendant toutes ses années ? je déclame en mode comédienne de théâtre dramatique.

- Arrête de faire l'idiote, tu sais très bien ce que je veux dire.

- Merci du compliment, je lui dit en souriant. Tu es pas mal non plus, je rajoute en lui faisant un clin d'oeil et en riant parce que je suis le genre de personne qui ne peut pas rester sérieuse dans les moments importants ce qui a tendance à grandement l'énerver.

- J'ai quelque chose à dire et je préfère y aller directement un peu comme quand on enlève un pansement d'un coup sec. Tu peux me promettre que tu ne vas pas m'interrompre ? me demande Victor en me regardant droit dans les yeux.

- Oui, je murmure en hochant la tête.

- Je vais essayer de tout dire dans l'ordre. D'abord, je voudrais te dire que je suis désolé de mon comportement à la fin de l'année dernière. J'ai été très con. J'étais fatigué et énervé, j'avais un peu picolé seul dans mon coin alors que je te voyais faire des allers-retours dans la salle parce que tu me cherchais. Je t'ai rendu responsable de mes problèmes alors que tu n'y étais pour rien. Et tu sais passer presque deux mois aussi loin de toi, sans pouvoir te voir, te parler, te toucher ou même t'envoyer un hibou, ça m'a fait prendre conscience que tu me manquais, vraiment. Dès qu'on faisait un truc cool, je pensais à toi et à comment j'allais te le raconter. J'en arrive à la seconde chose que j'avais à te dire. C'est pour cette raison que quand on a reçu l'invitation de tes parents pour ton anniversaire surprise, j'ai tout fait pour que mes parents soient d'accord pour que l'on rentre plus tôt et que l'on vienne. Il fallait que je te dise tout ça. Quand je t'ai vu ce soir, tu étais éblouissante et pour moi, c'était une évidence : j'ai envie d'être avec toi Paige. Je crois que j'ai terminé, dis quelque chose. »

Alerte de niveau 4. C'est comme si il y avait des voyants rouges qui clignotaient dans mon cerveau. Au fur et à mesure de la déclaration de Victor, je me suis décomposée. Lui, il a l'air tellement convaincu et il a ses mains dans les miennes. Je me rends compte qu'on n'est pas du tout sur la même longueur d'onde. Je réfléchis rapidement à quoi lui dire. Je n'ai jamais eu à faire ce genre de choses avant : larguer quelqu'un. En plus, il faut que je parvienne à le faire en douceur. J'ai l'impression que ça va mal tourner cette affaire. Puis, j'en veux toujours à Victor de m'avoir fait mal physiquement ce soir là. Comme il dit, il faut que je me lance sans trop réfléchir. J'inspire profondément histoire de rassembler tout mon courage de Gryffindor et j'ouvre la bouche.

« - Victor, je suis énormément touchée par tout ce que tu viens de dire, je commence.

- C'est sincère tu sais, dit-il avec les yeux plein d'espoir.

- On avait dit pas d'interruption, je lui rappelle gentiment.

- Oui pardon, continue je t'en prie.

- Je t'avoue que j'ai été un peu déconcertée en te voyant ce soir pensant que tu serais en Australie jusqu'en septembre. C'est d'ailleurs une des raisons pour laquelle tu as reçu une invitation. Comme tu dois t'en douter, je n'ai pas parlé de notre rupture à mes parents non plus surtout pour éviter tout un tas de question et la pitié qu'ils auraient pu ressentir pour moi. Mais, j'ai passé un été assez calme. J'ai pu beaucoup réfléchir tu sais. Bref, j'en suis arrivée à la conclusion que (je m'arrête quelques instants, croise mes deux mains sur mon coeur, inspire et vas-y Paige lance toi) je ne suis plus amoureuse de toi Victor.»

C'est à ce moment que je me rends compte que j'avais les yeux fermés. En face de moi, j'ai un Victor ahuri, la bouche légèrement entre ouverte. J'ai l'impression qu'il ne comprend pas ce qu'il lui arrive.

« - Paige, je comprends pas là, dit-il ce qui confirme ce que je pensais.

- Victor, je ne vois pas ce que tu veux que je te dise de plus. »

Il se lève et commence à partir. Finalement, il change d'avis se retourne et commence à me crier dessus tout un tas de choses que je ne comprends pas forcément. C'est comme si mon cerveau était un peu déconnecté. Victor était encore plus énervé qu'en juin dernier.

« - Mais, mais, mais… Ce baiser toute à l'heure c'était pour de faux ?!

- Tu m'as demandé de l'aide quand on a dansé, tu ne voulais pas que ta mère t'ennuie ce soir (à ce stade, un petit mensonge ne peut pas lui faire plus de mal).

- TU TE FOUS DE MA GUEULE, C'EST PAS POSSIBLE ! T'ES VRAIMENT QU'UNE SALOPE ! Hurle-t-il.»

Et il part. Je décide de le suivre et je cours derrière lui en criant son nom.

« -Victor, attends !

- Non, écoute moi bien, je veux plus rien avoir à faire avec toi ! dit-il en se tournant vers moi tout en continuant de marcher vers le manoir.

- Victor, arrête ! je tente de le prévenir.

- Tu me dégoutes, ça fait combien de temps que tu joues comme ça avec moi, hein ? continue-t-il de crier en m'ignorant.

- Victor… »

C'est le dernier avertissement que j'ai le temps de prononcer quand Victor tombe droit dans la piscine. Je suis complètement trempée et la situation me fait sourire malgré moi. Victor nage complètement énervé jusque de l'autre côté de la piscine et je le suis. Mes amis ont pu voir la scène et au bas de l'escalier, un bel attroupement nous attend composé de James, Lily, Remus, Addison, Bethany, Amanda, Pettigrow et Black. Je les rejoins quand Victor monte les marches de la piscine.

« - Alors Bonnefoy, on a eu un coup de chaud et on a voulu faire trempette en solitaire ? se moque Black.

- OH, TOI FERME TA GRANDE GUEULE ! crie Victor en donnant un coup de poing à Black qui tombe sur le sol. Je t'en devais un CONNARD ! rajoute-il en se dirigeant vers les escaliers.

- Victor ! dis-je choquée.

- Et toi ne me parle plus, jamais. »

Il monte les escaliers et disparaît de notre champ de vision. Je m'approche de Black et m'agenouille à côté de lui.

« - Tu vas bien Black ? »

Il relève la tête. Il a le visage plein de sang et son nez est légèrement tordu. C'est pas très beau à voir. J'analyse rapidement la situation et je me tourne vers Remus et James.

« - Aidez-le à se relever. Lily, tu peux jeter un sort de Désillusion sur eux trois, tu es la plus douée de nous tous. Ils peuvent pas traverser le salon comme ça. On se rejoint tous les quatre à l'étage dans ma chambre. Il faut que je me change et je dois avoir de quoi arranger la sale tête de Black, dis-je. Les filles vous resterez en bas l'air de rien.

- J'espère bien que t'as de quoi arranger Sirius ! C'est la faute de ton connard de mec si il est dans cet état, crache Pettigrow.

- Visiblement, ils ne sont plus ensembles, dit Bethany la voix de la raison. »

Tous me regardent d'un air interdit. Je sens le malaise qui s'installe. En plus, bien qu'on soit en plein été, on est quand même en Angleterre et je commence à avoir froid dans ma robe trempée. Je comprends que leur curiosité naturelle fait qu'ils veulent tous une explication sur ce qu'il vient de se passer.

« - Promis, je vous dirai tout, mais demain. »

Tout le monde semble d'accord avec cela puisque James et Remus attrape chacun un bras de Black. Lily se place en face d'eux et les désillusionne. Elle se décale et ils commencent à monter les escaliers. Je les suis. Arrivée en haut, je croise ma mère qui m'annonce que les Bonnefoy sont partis sans donner d'explications et sans même dire au revoir. Je la rassure tant bien que mal, lui disant que ce n'est pas bien grave et que de toute façon Sienna a toujours été bizarre. Ma mère ne peut que confirmer. Dans le noir, elle ne remarque même pas que ma robe est mouillée. Après dix bonnes minutes, je parviens à atteindre ma chambre. Je rentre et je trouve les trois garçons comme prévu. Black a toujours une sale tête. Mais, il a l'air d'aller mieux puisqu'il peste contre tout et n'importe quoi.

« - Je vous assure que si je retrouve ce salopard de Bonnefoy, je le défonce ! dit-il en faisant les cents pas.

- Sirius, tu peux nous expliquer ce qu'il voulait dire par « je t'en devais un connard » ? demande Remus en mimant les guillemets.

- Messieurs, vous pouvez attendre Black dehors pendant que son nez retrouve sa forme normale ?

- Mais bien évidemment madame ! me dit James après avoir déposé un baiser sur mon front et en entraînant Remus dans le couloir. »

Une fois qu'ils sont sortis, je lance un sortilège d'insonorisation sur la porte. Connaissant James, je suis sûre qu'il a l'oreille collée dessus prêt à écouter notre conversation. Puis, je me dirige vers la salle de bain pour enlever cette saleté de robe. Black me regarde l'air interrogateur. Deux minutes après je ressors dans un long peignoir de satin noir avec un petit pot contenant la pommade qu'il faut pour Black. Derrière moi, je fais léviter une petite bassine avec une serviette pour nettoyer le visage en sang de Black.

« - Tu peux t'asseoir sur le tabouret devant ma coiffeuse si tu veux.

- D'accord, dit-il.

- L'hémorragie s'est arrêtée ?

- Heureusement, sinon je me serai vidé de mon sang comme un con dans ta chambre pendant que madame se changeait, répond-il cynique.

- C'était une question purement réthorique, Black. Je vais commencer par enlever le sang séché pour pour mieux voir l'état de ton nez et de ta joue. Je te préviens, tu risques d'avoir mal.

- Depuis quand t'es médicomage Hartwood ?

- Je veux faire ce métier depuis que j'ai douze ans et je travaille dur pour réaliser ce rêve en plus des tonnes de devoirs que nous donnent les profs à l'école. Mais, je t'en prie puisque tu es Sirius Black, un être supérieur à nous tous simples mortels, montre-moi comment tu t'en sors tout seul ! je rétorque en lui tendant la serviette humide avec un air de petite fille innocente.

- Ca va, vas-y qu'on en finisse, marmonne-t-il. »

Il grimace pas mal pendant que je nettoie le sang séché qui recouvre son visage. Une chose est sûre, Victor ne l'a pas raté. Il a déjà la pommette vachement enflée. Il en a pris un sacré coup le super ultra beau gosse Black.

« - Prépare-toi Black, tu vas le sentir passer, je tente de l'avertir.

- Ca va, je suis pas une chocho…

- Episkey ! je prononce en tendant ma baguette face à son visage alors qu'avec un crack sonore son nez retrouve sa forme initiale.

- PUTAIN DE MERDE ! crie Black.

- Je t'avais prévenu pour la douleur, chochotte, dis-je en me moquant gentiment de lui.

- Oui, bon ça va. J'avais peut être légèrement sous-estimé la situation.

- Maintenant, on va mettre cette crème sur ta pommette pour qu'elle dégonfle et que tu n'es pas un bleu énorme pendant plusieurs jours.

- Tu peux développer s'il te plaît ? me demande-t-il.

- C'est simple. Je vais appliquer cette crème sur l'énorme bosse qui te sert actuellement de joue. Tu vas la garder pendant 5 minutes. Normalement, ça va complètement dégonfler et au lieu de passer par tous les stades des hématomes, ton bleu sera jaune pendant un ou deux jours puis disparaîtra.

- O…

- Ecoute, si t'es pas content, tu restes comme ça. On n'est pas à l'infirmerie ici et j'ai pas tout les trucs de Madame Pomfresh, je commence à m'énever.

- Non, mais j'allais dire ok. Vas-y, dit-il.

- Bon, ferme les yeux, je lui ordonne.

- Pourquoi, t'as peur de notre proximité Hartwood ?

- Dans tes rêves Black. C'est juste que ce serait dommage de perdre un oeil, tu ne crois pas ? je lui répond avec un air diabolique. »

Il ne répond pas et ferme les yeux de suite. Je lui applique la crème. Puis, je vais me rincer les mains et retourne dans la chambre pour choisir une nouvelle robe dans mon dressing. J'en sors deux. J'hésite. Mon regard passe de l'une à l'autre. Pendant ce temps, Black se lève et va à la salle de bain. Je lève les yeux de mes robes et vois qu'il se regarde dans le miroir. Puis, il sort et me rejoint.

« - Je ne pensais pas dire ça un jour, mais merci Hartwood, dit-il avec un air sérieux.

- De rien, je réponds. Je me suis sentie obligée de t'aider.

- Oui, on sait tu voulais pas gâcher la fête, lâche-t-il excédé.

- Non, ce n'est pas ça. Je me suis sentie obligée de t'aider parce que c'est en partie de ma faute ce qui t'es arrivé. »

Il se dirige vers la porte, s'arrête quand il arrive à mon niveau. Il se penche un peu, sa bouche est proche de mon oreille.

« - Tu devrais prendre la noire bustier, avec les cheveux détachés, tu serais particulièrement sexy, dit-il. »

Puis, il quitte la pièce comme si de rien n'était en me laissant seule, abasourdie par ses dernières paroles. J'entends James dire que j'ai encore fait des miracles avec trois fois rien alors que Remus rétorque que ce n'est pas si surprenant que ça.

Finalement, j'opte rapidement pour la robe noire et descends rejoindre tout le monde dans la salle de réception. Je prends un verre au bar et vais rejoindre mes amies sur la piste de danse. Petit à petit, les invités partent et je les salue au fur et à mesure. Vers 3 heures du matin, vu qu'à part des jeunes, il ne reste plus que mes parents et ceux de James, ils se retirent dans ma maison qui est de l'autre côté de la vallée. On reste sur la piste de danse jusqu'au petit matin. Finalement à 7h00, d'un commun accord silencieux, on décide de tous aller se coucher.

Je rentre dans ma chambre, enlève mes talons hauts et ma robe. Je m'étale sur mon lit en sous-vêtements. Je tends ma baguette vers la fenêtre pour que les volets se ferment et que je sois dans le noir le plus complet pour dormir. Une chose est sûre, la soirée de mes dix-sept ans fut fort mouvementée.


Voilà !

J'espère que ce nouveau chapitre vous a plu !

La semaine prochaine, nos personnages devraient se rapprocher un peu plus de Poudlard !

A bientôt !:)