Bonjour tout le monde :)
Voici le chapitre 4, j'espère que qu'il va vous plaire.
Au niveau de la rédaction, je viens de finir de rédiger le septième.
Bonne journée :)
Disclaimer : Tout appartient à la merveilleuse J. K. Rowling.
Héraklée : Et de troisième review ! Tu as plus enthousiaste pour celui là ^^ je peux comprendre, ça bouge enfin. Par contre, je me rends compte que ton idée de découpage en deux morceaux, ça aurait peut-être été pas mal. Par contre, le chapitre posté aurait été un peu cours par rapport aux précédents. Pour la présence de Draco, tu devrais être satisfaite, au moins pour une part dans ce chapitre là. Je prévois des développements un peu plus tard. Et oui, je fais beaucoup de descriptions, j'admets ne pas être très douées pour faire des dialogues : j'ai toujours l'impression que j'embourbe mes personnages quand j'en fais où alors qu'ils ne servent pas à grand chose pour l'histoire. Hormis dans le chapitre 3, les discours donc celui de Abigail, me semblaient vraiment nécessaire : déjà pour qu'elle puisse convaincre les autres étudiants, mais aussi pour illustrer son mal-être des années passées uniquement dans le monde moldu. Ensuite, pour montrer que Harry est bel et bien différent du personnage du bouquin, qu'il s'est affirmé. Comme pour Draco, on aurait des informations là-dessus un peu plus tard.
Ayiana Nokomis 35 : merci pour ta review mon amie. ça me fait énormément plaisir. Je suis heureuse que ça te plaise. Depuis le temps qu'on discute de nos écrits, il fallait bien commencer à mettre certaines choses en ligne ! Au plaisir de voir les tiens. Et encore merci pour ton aide précieuse pour la correction des fautes d'orthographe. :)
Bonne lecture !
Chapitre 4 : Pourquoi se battre ?
A peine deux minutes plus tard, alors que nous étions tous les cinq allongés dans le couloir pour nous remettre des dernières minutes très intenses, le son d'une alarme assourdissante retentit dans toute l'école. Nous nous regardâmes, nous n'étions pas beaux à voir. La chaleur des flammes ne nous avaient pas épargnés : nos vêtements étaient empuantis par la fumée, nos visages portaient des marques noirâtres dues aux cendres volantes. Hermione, avec ses cheveux dans tout les sens, me fit penser à une échappée de l'asile. Les cheveux blonds bien coiffés de Malfoy n'étaient plus qu'un souvenir, ils valaient bien ceux de Harry. Ron ne valait pas mieux, sa peau blanche ressortait d'autant plus sur son visage par apport aux trainées cendreuses. Je n'osais même pas imaginer à quoi je ressemblais, sûrement une folle comme Hermione, puisque mes cheveux auburn étaient tout aussi indomptables. Harry semblait être le plus frais d'entre nous. Il nous adresse une grimace, consulta sa montra, blêmit et se relava en vitesse, si vite qu'il faillit retomber. Il ne nous restait plus qu'une demi-heure. Ecrasée par cette nouvelle, ce dernier semblait, tout d'un coup, ne plus savoir quoi faire, Hermione le vit et prit les choses en main :
- Toi et Draco, allez dans la Grande Salle pour aider à organiser le départ des plus jeunes et expliquez leur pourquoi vous vous battez, peut-être que d'autres étudiants accepteront de rester à nos côté. Nous aurons besoin de tout ceux qui se rallieront à nous. Harry, va t'occuper de Rogue. Je vais voir si les cercles de runes ont été activés. Ron, va voir les membres de l'Ordre et informe-toi de l'état de la situation. Il faut que nous soyons tous dans le Grande Salle dans vingt minutes.
Directe. Simple et efficace. Hermione aurait vraiment pu faire parti de la Maison de Serdaigle.
- Très bien, fîmes-nous en coeur.
Après un signe de tête à chacun, je partis en courant suivi de Draco. La Grande Salle n'était pas à côté du septième étage, mais Draco connaissait presque tout les passages secrets du château et nous en trouva un qui nous fit arriver juste à côté des grandes portes sans nous faire passer par les ô combien capricieux escaliers. La vue des immenses portes en bois me fit un coup au coeur, je réalisais alors vraiment où j'étais. Ce repère familier que j'avais vu tout les jours pendant des années me rappela tout ce que j'avais dû mettre de côté ces dernières années. Elles étaient fermées, si rien n'avait changé, ça devait être l'heure du repas du soir. Etrangement, ce jour-là, les portes me firent très peur.
Après un regard, nous sortîmes nos baguettes. Mon coeur nattait à la chamade. La magie sembla m'accueillir une nouvelle fois. Sa chaleur dans mon corps était si chaude, presque trop, comme si elle me reprochait de l'avoir abandonnée autant de temps. Après un regard, pour se donner du courage, nous poussâmes les portes de la Grande Salle, qui s'ouvrirent dans un long grincement, et entrâment. Les étudiants étaient à table, mais dès qu'ils nous virent, une forêt de baguettes magiques se pointa sur nous, dont certaines appartenant à des professeurs. Tous, si certaines l'étaient, ne devait pas avoir été mis au courant du plan d'Harry. Il est vrai que nous devions avoir l'air dangereux, avec nos visages noirs, nos vêtements dans un étant assez déplorables. Cependant, il n'y avait pas que de la méfiance dans l'air, mais aussi une certaine colère, et de la peur. Beaucoup d'étudiants nous fusillait du regard et certains se retenaient visiblement de nous jeter un sortilège. Draco posa sa baguette au sol puis leva les mains en signe de non-agression.
Le professeur MacGonagal, sans nous lâcher du regard, ni baisser sa baguette, prit la parole :
- Bonsoir. Monsieur Malfoy, Miss. Puis-je savoir ce que vous faites ici et dans un tel état ? A qui ai-je à faire Miss ?
- Je suis Abigail O'Really, de la Maison de Serdaigle, Professeur. J'ai du quitté Poudlard il y a près de deux années de cela, à la fin de ma sixième année.
Les baguettes ne se baissaient pas pour autant. Malfoy prit les choses en main :
- Professeur, je vous pris de nous excuser pour la soudaineté de notre arrivée, toutefois, nous n'avons pas de temps pour les palabres. Nous sommes envoyé par Harry Potter pour aider au départ des premières années et pour aider à mettre en place les défenses du château. Ce soir, Vous-Savez-Qui et son armée vont attaquer le château.
- Mangeront !, cria quelqu'un à travers la foule. Comment peux-tu savoir une chose pareille ? Tu veux tous nous faire tuer ! Et puis Harry Potter est porté disparu depuis des mois
Malfoy soupira et baissa les bras. Visiblement, il allait devoir se justifier et cela ne lui plaisait pas. Dans l'assistance, un certain nombre semblait être d'accord avec celui qui venait de crier. Pour la disparition de Harry, c'était une révélation, mais cela expliquait l'enthousiasme des personnes présentes dans la Salle Sur Demande et pourquoi ils tenaient tant à lui parler. Peut-être était-il parti chercher et détruire les autres objets imprégnés de l'âme du Mage noir ? Intérieurement, j'étais aussi surprise par l'accueil que les élèves faisaient à Malfoy, n'était-il pas aux côtés de Harry ? Certes, la famille Malfoy était réputée être du côté des Ténèbres, mais l'acceptation du Trio d'Or de sa présence était bien un signe qu'ils lui faisaient confiance, non ?
- C'est vrai que j'ai dû prendre la Marque, je n'ai pas eu le choix mais aujourd'hui je ne l'ai plus. De plus, je jure sur ma Magie que je me bats aux côtés de Harry Potter et que même si j'ai fait des erreurs pendant ma sixième année ici, en même temps je transmettais des informations à l'Ordre du Phénix pour pouvoir abattre Vous-Savez-Qui. Je le jure sur ma Magie.
Une lueur dorée l'entoura puis il jeta un sortilège : sa magie ne l'avait pas quitté, il disait donc la vérité. Il alla jusqu'à dévoiler son avant-bras droit pour prouver ses dires. Alors, je décidais de ne plus l'appeler Malfoy, mais Draco. Après tout il n'était pas son père et n'était pas responsable de ce que ce dernier avait voulu qu'il devienne. Les gens, face à nous, se détendirent visiblement. Le Serment magique restait très important chez les sorciers. Y recourir au risque de perdre sa magie était un acte d'une gravité dans notre monde.
- Traître !, hurla une Serpentarde qui quitta sa table pour tenter de se jeter sur lui.
Je réagis vivement :
- Stupéfix !
Mon sortilège devait vraiment être puissant, peut-être parce que grandement alimenté par la colère qui ne m'avait toujours pas quitté depuis que j'étais partie de chez mes parents, puisque non seulement elle était inconsciente, mais en plus elle avait fait un vol plané de près d'une trois mètres. Draco reprit la parole :
- J'aurais du m'y attendre. Merci. Bref, reprit-il en s'adressant à tous, le directeur est bloqué dans son bureau. C'est à présent la directrice adjointe qui a les pouvoirs sur le château. Professeur MacGonagal, vous avez donc tout pouvoir pour ouvrir un passage pour évacuer les plus jeunes et ceux qui ne veulent pas combattre, ainsi que pour activer la majeure partie des défenses du château.
- Très bien.
Sans poser plus de question, la professeur courut vers la sortie réservée aux professeurs. Il semblerait que venir de la part d'Harry donnait un poids considérable à nos paroles, ce qui n'était pas pour me déplaire.
- Maintenant, que chacun, hormis les quatre premières années, choisisse en son âme et conscience, dit Malfoy
Il y eut un blanc. Visiblement, certains devaient penser qu'ils n'auraient pas eu de choisir. Les chuchotements reprirent progressivement, certains éleves nous pointant du doigt et nous regardant avec une sorte de crainte dans les yeux. Nous perdions trop de temps, mais en même temps je pouvais les comprendre tout arrivait si vite. Pour autant, il fallait qu'ils se décident, mais beaucoup d'entre eux, au contenu des chuchotis laissaient enteendre que la phrase de Malfoy ne valait rien, qu'ils allaient tous y passer. Je serrais les poings de colère. Nous n'étions pas les Mangemorts, ni Tu-Sais-Qui ! Nous n'avions pas le temps de gérer une crise de panique générale, ni des mouvements de foule. Je sentis la brulure de ma colère augmenta. J'étais furieuse. Ces gens étaient-ils à ce point ignares ? Ne comprenaient-ils donc rien ? Ordinairement, j'avais peur de parler en public, mais ce soir là, je ne pus me retenir. Les mots me brûlaient la gorge.
- Oui, parce que vous avez le droit de choisir de ne pas vous battre et personne ne vous en voudra, surtout pas moi, qui suis très mal placée pour vous juger. Je rentre de presque deux années dans le monde moldu à fuir la guerre, mais aujourd'hui j'ai choisi de me battre, parce que je ne pouvais plus attendre. Lorsque j'ai appris que le Lord voulait s'en prendre à Poudlard, je suis partie de chez moi contre l'avis de mes parents pour venir ici. Je ne supportais pas l'idée et je ne la supporte toujours pas que le Lord puisse détruire ce qui est ma seconde maison. Je me bats pour Poudlard ! Mais je ne me bats pas que pour ça ! Je descends de cracmols, oui je ne suis pas complètement une née-moldu, mais aux yeux du Lord et de ses partisans, je ne vaux pas forcément mieux ! Je veux me battre pour ne plus avoir peur ! Pour changer cette opinion rétrograpde ! Pour changer pouvoir notre monde ! Car si nous gagnons contre le Lord, nous ne serons plus simplement vus comme des étudiants par le monde magique, mais des gens qui ont fait bouger les choses, pas comme la majorité de notre communauté qui se terre chez elle, en attendant un Sauveur ! Je ne me bats pas pour Harry mais avec lui ! Je me bats pour moi ! Pour ma vie ! Pour avoir le droit à un avenir ! A mon avenir, pas à celui que d'autres voudraient pour moi parce que je ne suis pas une sang-pure ou une sang-mêlé ! Pour pouvoir vivre la tête haute dans mon monde ! Pour ne pas vivre une demi-vie dans un monde qui n'est pas le mien en ayant peur chaque jour qu'un Mangemort me trouve ! Si nous gagnons, le Ministère, qui est actuellement aux mains du Lord, sera complètement revu, et nous aurons un droit de regard, justement parce que nous nous sommes battus. Les dirigeants, la communauté devra tenir compte de notre avis. Je me bats pour tout cela aussi. Certes, je vois loin. Aujourd'hui, je vais me battre non seulement contre la tyrannie d'un monstre mais pour l'avenir de ma communauté, de mon monde, et j'y crois ! Ceux qui veulent se battre le peuvent aussi, à vous de choisir.
J'avais fini par me mettre à crier. Je gardais cela pour moi depuis tellement longtemps. Deux années que l'angoisse me rongeait, que mes principes me rongeaient pour ne pas avoir pris la bonne voie, mais maintenant j'étais enfin en paix avec moi-même, j'étais où je devais être et je le sentais au plus profond de chacune des fibres de mon corps. J'étais enfin réveillée et je voulais les réveiller à leur tour. Je haletais et tentais de reprendre ma respiration.
Draco me regardait avec un sourire approbateur, ses yeux gris semblaient briller, puis se tourna vers la foule.
- En effet, vous avez le choix. J'ai fait le mien de me battre contre ma famille pour un monde plus juste, notamment envers les créatures magiques. Si je me tiens devant vous, en attendant que Harry arrive, puisque oui Harry Potter est dans le château, c'est pour voir montrer que votre vie n'est pas toute tracée que vous avez le choix de changer, même à la dernière minute. J'ai eu ce choix à la fin de ma sixième année et j'ai saisi cette occasion. Maintenant c'est à votre tour de vous décider. Si vous ne voulez pas combattre, personne ne vous en voudra. C'est avant tout votre choix à vous, en âme et conscience.
- Bien !, dit Minerva MacGonagal, debout sur l'estrade au fond de la Grande Salle, j'ai ouvert deux cheminées internationales vers la France, privilège du directeur en temps normal. Les quatre premières années vous y allez, ainsi que ceux qui choisissent de ne pas combattre. Organisez-vous par années, ce soir les Maisons n'existent plus. Il n'y a plus de Griffondor, ni de Serpentard, ni de Serdaigle ni de Poufsouffle, seulement des étudiants ! Ceux qui choisissent de ne pas combattre seront accompagnés par deux professeurs qui scelleront les cheminées derrière vous. De l'autre côté, vous serez accueilli à Beauxbâtons.
Un léger brouhaha s'éleva parmi les étudiants. Pourtant, les réactions étaient moins violentes que ce que à quoi je m'étais attendue. Autant peu de temps, je m'attendais à une crise d'angoisse générale, autant à présent, ce que nous venions de dire les avait calmé. Je soupirais, nous avions échappé au pire.
A peine deux minutes plus tard, les files indiennes se constituèrent par année et se mirent en marche vers la salle privée des enseignants, direction les cheminées. Je pus voir que quasiment tout les sixièmes et septièmes années restaient au château, à l'exception de quelques uns, et fus surprise de voir que tout les Serpentards présents restaient à nos côtés : sûrement que la présence de Draco avait dû les influencer. Seule celle qui avait essayer de l'attaquer fut emmenée ceux qui partaient. Les cinquièmes années furent moins nombreux. Au final, cela donna moins d'une centaine de personnes, les professeurs compris. En comptant l'Armée de Dumbledore et les membres de l'Ordre, il devait y avoir près de cent cinquante combattants. Draco, pendant ce temps, était allée voir la directrice adjointe, entourée des autres professeurs, pour lui rapporter le plan de Harry.
Une fois chacun au courant de son rôle à jouer, les professeurs allèrent dans la cour et commencèrent à murmurer des formules, leurs baguettes pointées vers le ciel. Seuls les professeurs Flitwitch et McGonagal ne vinrent pas, sûrement occupés à activer d'autres défenses du château, notamment les armures.
Draco et moi allâmes aider pour mettre le dôme en place, une fois que l'un des enseignants nous eut confié la formule à réciter. D'autres élèves se joignirent à nous, je reconnus certains qui étaient dans la Salle sur Demande. Peu à peu, un immense dôme coloré se mit en place, englobant tout le château d'une lumière chaleureuse alors que la nuit tombait. Lorsqu'il fut complet, les sorciers baissèrent leur baguette et rentrèrent tous dans la Grande Salle où Harry nous attendait, debout sur la table des enseignants, avec à ses côtés Severus Rogue, enveloppé dans ses traditionnelles longues robes noires. Il semblait avoir recouvrer sa détermination. Je restais à l'arrière aux côtés de Draco. Ses anciens camarades de maison n'étaient pas très loin non plus.
Je remarquais des mouvements de recul de tout côté, par rapport à la présence du directeur. Surprise, je m'abstins de tout commentaire, après tout j'avais deux ans à rattraper dans le monde sorcier. Des baguettes se pointaient vers le directeur, même parmi les professeurs.
- Comment osez-vous vous présenter ici Severus alors que vous êtes un Mangemort à son service ?, lança le professeur Chourave, d'une voix qui se voulait ferme.
Harry leva les deux mains en signe de paix.
- Le directeur Rogue a toujours été de notre coté et a fait tout ce qu'il a fait, dont le meurtre de Dumbledore sur l'ordre de ce dernier.
Je retins un hoquet. Cet homme avait donc assassiné Albus Dumbledore ! Le seul sorcier dont Vous-Savez-Qui avait peur !
- Je peux le jurer sur ma vie et ma magie.
Un halo doré entoura l'homme, et il métamorphosa un verre en statuette de bois pour prouver que sa magie ne l'avait pas quittée, cela témoignant de la véracité des paroles de Harry, mais j'entendais des chuchotements autour de moi, tout le monde était loin d'être convaincu. Pourtant un Serment sorcier ne pouvait mentir. Je décidais de me fier au jugement de Harry, en espérant qu'il sache ce qu'il faisait.
- Bien. Maintenant que ceci est réglé, reprit Harry. Nous allons pouvoir mettre en place notre plan de bataille. Des membres de l'Ordre et de l'AD se sont arrangés pour que Voldemort (je ne pus retenir un frisson), ses Mangemorts et ses alliés se concentrent sur l'entrée principale du château, c'est-à-dire entre le Lac Noir et le terrain de Quiddicht. Sur cette portion, surtout du côté de la grille et le long de la forêt des pièges ont été déposé, alors faites attention à ne pas trop vous éloigner du château. De plus, je vais vous demander de faire un serment magique particulier, qui vous permettra de rentrer dans le château, sans pour autant que nos ennemis le puissent.
Harry répéta plusieurs fois la phrase à dire et toutes les personnes présentes, même ceux qui avaient déjà jurer reprisent leur serment. Les nouveaux intégrés s'émerveillèrent sur l'apparition du blason de Poudlard sur leur poignet.
- Maintenant que ceci est fait, nous allons pouvoir activer les cercles de runes du château. De cette façon, aucun dégât ne pourra être commis sur les bâtiments et aucun ennemi ne pourra y entrer tant que les sceaux seront actifs.
Alors même qu'il parlait, les murs se mirent à trembler, presque à vrombir, comme s'ils se réveillaient. La déferlante de magie, qui en résultat, ressemblait tant à ce que j'avais appris en cours de runes qu'il était évident que les sceaux venaient d'être activés. Certains présents eurent peur et crurent les Mangemorts déjà arrivés, mais la confiance des adultes et du Trio d'Or leur prouva qu'il ne s'agissait pas de cela.
- A présent, Poudlard est protégée. Passons au cadre plus pratique de la bataille. Les plus jeunes d'entre vous, ceux qui n'ont pas participé à l'AD, vous resterez dans le château et vous vous posterez sur les remparts, aux fenêtres et vous bombarderez les Mangemorts avec tout ce que vous pouvez, n'hésitez pas à utiliser des sortilèges de base pour leur faire perdre du temps et nous en donner pour les neutraliser. Les sixièmes et septièmes années, vous serez dans le parc, mais encore sous la protection du dôme. Vous n'avancerez vers les Mangemorts que lorsqu'ils auront passé tout les pièges posés dans l'enceinte, notamment la muraille constituée par les armures enchantées du château. Vous distinguerez sûrement au-dessus de vous d'autres étudiants sur des balais chargés de neutraliser et de semer la confusion dans les rangs des Mangemorts, il s'agit de membres de l'AD. N'hésitez pas à les aider. Quand aux membres de l'Ordre du Phénix, et moi-même, ainsi que Ron, Hermione et les Serpentards de l'AD qui s'y connaissent en magie noire, nous serons en première ligne, juste devant le dôme.
En bref, malgré les armures, je serais en première ligne. Cela me terrifiât.
- J'ajouterais, dit le directeur Rogue, que je me battrais à vos côtés. Grâce à la magie du château, j'ai pu faire sceller toutes les entrées du domaine et fait en sorte que les créatures de la Forêt Interdite, qui sont les alliés du Lord ne puissent pas le rejoindre. La seule sortie qu'il reste est constituée par les cheminées vers la France, qui vont se refermer d'ici quelques minutes. Nous nous battrons donc seulement humains contre humains.
Un léger soupir de soulagement parcourut la salle. Face à des loups-garous et des araignées géantes, nous ne pouvions pas faire grand chose. A côté de moi, Draco consultait sa montre : le Lord ne devait plus être très loin des grilles du château. Croisant son regard, je me mis soudain à angoisser et à trembler comme un feuille, ne distinguant plus ce qu'il se passait autour de moi. Seule la poigne ferme de Draco sur mon bras m'empêcha de faire une crise de panique et de retrouver mes esprits. Rogue parlait toujours, évoquant le fait que la Grand Salle dès que tout le monde serait sorti se mettre en position serait transformé en infirmerie par Madame Pomfresh et mes grands-parents. Il ajouta une information surprenante :
- J'ai aussi mis les elfes de maison à contribution. Ils aideront pour l'infirmerie, mais pas seulement : si lors de la bataille, vous commencez à vous sentir mal, si vous êtes blessés sérieusement, dites Elfe à voix haute, et un des elfes de maison du château viendra vous chercher pour vous rapatrier directement dans la Grande Salle. Des potions de premiers soins, que j'ai préparé moi-même en secret tout au long de l'année, vont vous être distribués par certains de ces elfes ainsi que d'autres pour permettre de tenir le coup.
Un blanc suivit. La réalité des propos choquait certains étudiants : cette soirée n'allait pas être un jeu, mais l'étape d'une guerre ! En même temps, ils réalisaient qu'à sa façon leur directeur, la Chauve-souris des cachots, s'était réellement soucié d'eux, malgré son caractère effroyable, mais ils commençaient à se rendre véritablement compte que tout le monde ne risquaient pas de s'en sortir sans mal. Je sentis une vague d'angoisse parcourir la salle alors même que les elfes commençaient accomplir ce que le directeur avait annoncé. Je reçus deux potions de régénération d'énergie ainsi qu'un Filtre de Paix. Grand-mère, que je n'avais pas vu, vint aussi m'en confier d'autres, visiblement de sa réserve personnelle plus dangereuses pour nos ennemis : plusieurs fioles de Goutte du Mort-Vivant, des potions d'Enflures et d'autres de Confusion. Elle y ajouta un collier que je n'avais vu que peu de fois : une relique que lui avait donné sa mère avant qu'elle ne soit chassée du monde sorcier. Il s'agit d'une chaîne en or avec un pendentif en forme de dragon, entouré d'un cercle de runes. Si je me souvenais assez bien de mes cours, il s'agissait essentiellement de runes protectrices.
- Ma chérie, me souffla-t-elle, ce pendentif te protégera. Il a été crée de façon à absorber une partie de l'énergie des sortilèges qui te seront envoyés. Normalement, il se transmet dans la famille lors du mariage de la fille aînée sorcière, mais dans notre cas, la tradition n'a plu vraiment lieu d'être et je pense que ce soir il te sera nécéssaire.
Alors même que Grand-mère disait ces mots, un bruit sourd suite d'une intense lumière nous parvint. Le Lord était entré dans le domaine de Poudlard.
