Dans les promesses d'avis, ce qui fait le plus mal n'est pas d'être oublier par celui qui promet, mais ceux qui se permettent de critiquer sans donner ni d'arguments constructifs ni de la place à ceux qui ne partagent pas les mêmes pensées. Ces personnes-là sont néfastes. Elles ne sont présentes que pour blesser les autres et les regarder souffrir avec un grand sourire moqueur. Enchanteur était une de ses nombreuses victimes. Celles qui ne demandaient rien mais qui se faisaient tout de même battre sans savoir ni pourquoi, ni comment. La colère montait. Sourde. Puissante. Étouffante. Aujourd'hui, ils allaient enfin payer. Aujourd'hui était un jour où ceux qui se sont fait battre, aller battre à nouveau. Mais certainement pas comme on l'imaginait.

Tout avait commencé un mardi matin. Tout avait commencé à cause de ce mardi matin, alors qu'un jeune homme écrivait sur un bout de cahier une histoire sanglante de ses deux personnages préférés : Harry Potter du même livre que son nom et Allen Walker de -man. Il s'agissait d'un CrossOver où le premier venait dans le monde de l'autre et inversement. Il avait déjà publié quelques bouts textes sur une célèbre plateforme, mais les commentaires s'étaient montrés plutôt brutales, hargneux et méchants. Alors depuis, il avait arrêté d'écrire sur cette plateforme et s'était concentré sur l'écriture papier, loin de tout cela. Il avait déjà écrit une bonne vingtaine de lignes lorsque soudain, une main gantée noir était venu se poser sur sa feuille et avait arraché brutalement son cahier de sa plume. Antoine releva la tête sur la bouille rousse de son meilleur ami Charlie. Mais celui-ci était plongé dans la lecture du récit. Au bout de quelques minutes qui parurent interminables pour l'écrivain, Charlie leva les yeux vers lui, et lui dit tout souriant : « C'est vraiment mauvais ce que tu as écrit. Du Harry Potter avec du DGM, c'est un mélange vraiment sans intérêt. Bourrées de fautes d'orthographe et des phrases qui n'ont ni queue ni tête. Et l'écriture théâtrale, je n'en parle même pas. On croirait vraiment voir un parfait petit fanboy. Mais ce n'est— Eh ! Attends Tone ! » Cependant celui-ci était déjà loin avec le cahier récupéré entre ces mains. Il s'était levé de sa chaise, et quittant rapidement la salle, l'écrivain critiqué s'était dirigé vers les toilettes s'enfermer. Son ami resta coi quelques secondes avant d'essayer de le poursuivre mais un étrange papillon violacé le devança pour s'approcher du garçon et s'enfoncer dans l'origine de sa douleur. Au loin, un homme masqué au milieu de papillons blancs souriait.

— Quel écrivain incompris. Pauvre petit chose, on ne prend pas assez à cœur la sueur et sang que tu y as mis. Mais je vais remédier à cela. Envole-toi maléfique akuma, et noircie son cœur. Susurra le Papillon tandis que l'insecte violacé entra dans le livre du jeune homme. Un lien sous forme de papillon se créa entre l'antagoniste et le futur champion. Enchanteur, je suis le Papillon. Ton meilleur ami ne te soutient pas dans l'écriture qui est ta passion. Moi, Papillon t'offre le pouvoir de leur faire comprendre. En échange... tu devras me rapporter le miraculous du chat et de la coccinelle.

— L'imagination est une source de pouvoir immense, Papillon. Permettez-moi de vous aider dans votre quête.

Une poussière violette recouvra son corps, le transforma en un être hybride mélangeant animal et humain. En effet, Enchanteur possédait un buste d'humain, un corps de cheval qui se continuait sur la longueur telle un serpent en tant que queue. Il avait seulement deux jambes de cheval, une corne au milieu de son front, et deux grandes ailes blanches. La peau de l'akumatisé était violette, ses yeux opales que l'on croirait aveugles, et de longs cheveux bleus où dépassaient deux petites oreilles d'elfe. Quant à sa bouche sanglante, deux canines blanches en sortaient. L'Enchanteur était vêtu d'une tunique blanche qui semblait se désintégrer en fumer et qui couvrait son corps d'hybride. Antoine était méconnaissable. Dans un geste brusque, les pages tournent, et il disparut sans un bruit à la recherche de ses proies.

Adrien Agreste s'était levé avec une impression étrange ce mardi matin et elle ne l'avait pas quitté depuis qu'il était entré dans sa classe. Cette impression que quelque chose allait se passer et qu'elle allait chambouler sa journée. Il pensait tout d'abord qu'un akumatisé allait se montrer mais aucun ne s'était montré, puis ce fut la pensée qu'un imprévu qui l'obligerait à manquer des cours. Depuis, son esprit était resté sur ses gardes avec la pensée bien claire que quelque chose allait arriver. Et ce fut le cas lorsque l'alarme pour prévenir des cas d'akumatisation se déclencha brusquement. Les élèves se dirigèrent à leur place tandis que Adrien, Marinette et sans doute le couple d'amoureux à la recherche d'informations croustillantes disparaissait lentement pour se transformer en super-hero. Adrien se cacha derrière un mur de l'établissement et prononça sa phrase de transformation. Quant à Marinette, celle-ci s'était cachée dans les toilettes pour se changer. Le masque mit en place, Chat Noir se souleva sur le toit et parti trouver l'akumatisé. En parcourant le toit, il croisa une chevelure bleue coiffée en deux couettes basses qu'il reconnaissait parfaitement : Ladybug. Lentement, il s'approcha d'elle et s'exclama enjoué :

— Alors qu'avons-nous là, ma Lady ? Il sourit en la voyant effectuer une pirouette pour retomber à ces côtés aussitôt. Elle lui faisait maintenant face, le visage légèrement souriant mais les yeux montraient un implacable sérieux.

— Sur le Ladyblog d'Alya, certaines personnes qui ont vu l'akumatisé disent qu'il s'appellerait Enchanteur. Mais il n'y a aucune vidéo qui nous permettrait de savoir quel est son pouvoir ni où il s'amuse à emmener les habitants de Paris.

Ladybug suivi des yeux son partenaire Chat Noir se déplacer silencieusement pour se poster près d'elle. Il posa son menton sur l'épaule de la Coccinelle et se mit à fixer le yo-yo qui affichait la page du LadyBlog qu'elle défila consciencieusement tout en s'arrêtant sur les photographies qui représentaient l'Enchanteur. Avec surprise, les deux super-héros virent l'étrange forme du nouveau méchant qui volait tel un dieu. Le champion avait un regard si sombre et si sérieux que les héros le comparèrent à un roi tyrannique régnant sur son royaume. Ou encore un dieu, qui possède le privilège de vie et de mort sur les populations. Le chaton resta interdit quelques secondes puis, reprenant contenance, il s'exclama vivement à sa compagnon :

— Chat alors, cet akumatisé est chat-crément original. Il s'est laissé tenter par la solution de l'imaginaire tout en un ?

— C'est vraiment a-mu-sant, répondit Ladybug avec sarcasme, Chat Noir.

— Pour une fois que tu t'amuses, ma Lady. L'akuma doit être caché dans son livre, c'est la seule chose de visible. Pour une fois que nous n'avons pas à le chercher. Tiens ?

— Qu'as-tu vu Chat Noir ? Ladybug baissa les yeux pour regarder plus attentivement les images. Elle finit par s'exclamer : le livre semble se modifier pour correspondre à un monde différent. On dirait qu'il s'agit de...

— Dragon Ball. Et sur celle-là on dirait... quel est ce dessin animé avec des licornes et des poneys déjà ? Ah oui, My Little Pony. Et ici, c'est Pokémon. Par là, la petite sirène. Et sur cette page, c'est Princesse Mononoké !

— Je vois que nous avons un fin connaisseur de films et de courts métrages animés, rit doucement Ladybug, elle même connaissait la plupart des films mais elle était plus proche des jeux vidéos que ça. Je suppose qu'il s'agit de ces univers que certaines personnes ont été transporter. Fais attention chat, il ne faudrait pas se faire toucher !

Chat Noir prit soudain sa partenaire par le bras et la fit courir jusque dans une ruelle, l'akumatisé les avait vu et avait tenté de les toucher avec son livre. Chat Noir s'exclama d'ailleurs à ce propos grognant que vivre dans un univers de peuplés de voitures qui parlent et qui ont des yeux et une bouche devrait être interdit. Le héros resta silencieux quelques secondes fixant dans le vague un bout de mur défraîchi. Il réfléchissait à ce qu'il devait faire : partir énerver le guignol ou essayer d'établir un plan avant. Finalement, posant ces mains sur sa partenaire, il lui sourit :

— On a vu ce qu'il faisait : il lance des pages de son livre pour transporter les personnes dans un univers différent du notre. C'est là où est cache notre akuma. Je te propose de lancer ton Lucky Charme pendant que je l'occupe, fais attention à toi !

Chat Noir la fixa une dernière fois avant de s'envoler sur son bâton argenté vers le garçon akumatisé pour attirer à quelques mètres et en face de lui. Il commença à se moquer pour être vu.

— Eh bah ! Chat va pas, l'ami ? Ria le chaton en montrant ses belles petites moustaches à l'Enchanteur. Tu es tombé dans la potion magique pour avoir une dégaine aussi explosive ? Franchement, quel mauvais sens du goût que mes moustaches frémissent d'horreur. Chritina ne te mettrait même pas un deux sur vingt tant la couleur et le choix de tes formes ne te correspondent pas !

— Ma porte vers la liberté... Reste-là mon minou que je puisse te capturer dans un monde aussi éblouissant que moi ! Et tu verras... non, vous... vous verrez ce qu'est être bon ! Être exceptionnel ! Hurla Enchanteur en faisant virevolter les pages de son livre qui semblaient être infini. Vous ne savez pas toi et ces stupides ignorants que tu cherches à protéger, ce qu'est être original ! Mes oeuvres sont originales ! Mais elles n'obtiennent que de mauvais avis... donc, vous ne savez pas critiquer. Quant à mon look... eh ! Ne t'enfuis pas de moi, le chat !

En effet, pendant sa tirade, le chaton avait évité les pages volantes, se reculant petit à petit. Il fit un saut périlleux avant de continuer sa course contre ses feuilles sur le côté. Il l'avait écouté jusqu'au bout ce que Enchanteur avait dit et comprenait que certaines personnes ne puissent supporter ce genre de choses. Mais pas de quoi se faire akumatiser tout de même ! S'éloignant de lui, il chercha comment faire gagner plus de temps à sa lady, il répondit :

— Je ne fais que m'éloigner pour me rapprocher de toi, petit auteur malmené ! Ne t'en fais pas, raconte tout tes malheurs à Oncle Chat ! Tu es si triste que tu ne sois pas reconnu dans tes faits, pourquoi ne pas persévérer en arrêtant d'être sous les ordres de ce vieux bon Papillon ? Tout en souriant, il fixa le corps de son interlocuteur, cherchant un moindre indice pouvant lui permettre de lui récupérer son livre, mais il était bien trop haut.

— Te raconter ? Foutaises ! Balivernes ! Tes mensonges sont grotesques ! Tu crois pouvoir m'arrêter mais je suis l'Enchanteur ! Celui qui te montrera le royaume de la création !

Du côté de Ladybug, celle-ci avait déjà lancé son Lucky Charm dans les airs mais l'objet qui en résultait, était plutôt incompréhensible : une tenue noir avec une cape rouge composée d'une veste noir et un pantalon noir, et d'une ceinture brune, et une autre tout en bleu. Elle reconnaissait ses traits qui appartenaient à une certaine mage aux cheveux bleus : Jubia Lokser. Que devait-elle faire avec ? Se changer pour distraire le vilain ? Des choses rouges et noirs apparurent brusquement devant ses yeux : c'était des personnes qui s'étaient habillé pour la Paris Manga et qui s'enfuyaient en voyant l'étrange personnage qui volait dans les cieux. Cependant, il semblait ne pas faire attention à eux.

— Dois-je réellement porter ses vêtements pour vaincre l'ennemi ? Cela me parait trop simple... Peut-être est-il comme Chat, un grand fan d'animations ? Hum... c'est pas grave, allons-y, peut être que cela pourrait me servir plus tard !

Mais alors qu'elle allait rejoindre la bataille, elle vit une paire d'oreilles noires dans son champ de vison : Chat noir courait en sa direction suivit de l'Enchanteur, son corps se marquait de noirs et de rouges tout comme elle lorsqu'elle avait poser ses yeux sur elle. La coccinelle retient un rire sur celui qui porterait la robe : Chat Noir avant que celui-ci le coupe. Une page virevolta trop proche de lui. Ladybug sauta sur le côté pour en éviter un et attrapa le bras de Chat Noir pour le sortir de ces pages trop nombreuses. Ils se mirent à courir dans la direction opposée. Puis sans comprendre comment, un bruit sec se fit entendre et tout s'effondra autour d'eux. Les couleurs perdirent sens, les arbres et les maisons semblèrent se distordre et s'agrandir. Et ce fut un immense moment de solitude. Les arbres bougés au fil du vent, on entendait les habitants hurler. Mais aucune trace des super-héros.

À Paris, tout était silence. Rien que silence, tandis que Enchanteur envoyé dans les autres mondes les différentes personnes qu'il croisait. Papillon n'était pas calme, dans son entretient avec son champion, il semblait lui hurler toutes sortes de menaces : comment allait-il récupérer les miraculous si il ne pouvait pas les attraper ?

— Cher Papillon, ne vous en faites pas : n'ayez aucune colère en vous. Je vais vous ramener vos maudits miraculous mais avant cela, vous avez une promesse à tenir : la défaite de ceux qui ne savent pas, qui ne comprennent pas. Hahaha, rit doucement Antoine, il semblait avoir une idée pour le prochain monde. Ce n'est pas que vous conversez soit fort désagréable, mais j'ai encore du pain pour tous les transformer.

— Où les avez-vous amener ? S'exclama Papillon, certe il voyait ce que son champion faisait mais les mondes où il les transportait n'étaient pas dans sa vision des chose.

— Patience... Là où la coccinelle et le chat s'y trouvent, ils ne peuvent en sortir. Laissez-moi donc terminer mon travail ici-bas. Et je te rendrais ta promesse avec leurs identités révélées et leurs miraculous.

Et puis, tout était sombre. Ce fut la première impression qu'ils eurent en se réveillant au beau milieu de nul-part alors que Chat Noir relevé distraitement sa partenaire Coccinelle. Boisé fut la seconde impression : tout était arbres et verdures. Les oiseaux chantaient dans les nids et les branches feuillus. Un temps de repos et de calme. Chat Noir se plut à fermer les yeux et à inspirer plusieurs fois l'odeur rafraîchissante de la forêt. C'était quelque chose qu'il fait rarement vu, et entendu. Un léger ronronnement accompagna brusquement cette paisible harmonie. Ladybug quant à elle s'était laissé accompagner par la calme de son partenaire et avait aussi fermer les yeux. Certes la situation ne semblait pas à leur avantage, mais qu'est-ce que le paysage était beau. Elle avait de nouvelles idées qui venaient de surgir, et si elle n'était pas sous sa forme d'héros, elle se serrait installer pour dessiner mille et un vêtements. Quel doux ronronnement, entendit-elle avant de rire légèrement. C'était mignon.

— Ne ris pas ma lady, cette fois-ci tu ne peux plus me contredire, j'ai le chat dans la peau. Parce que je suis un vrai chat, ma lady. Ta tenue est plutôt pas mal, on voit qu'il y a du style, bien que je n'en doutais aucunement. J'ai le chat et toi, tu as le style.

Chat Noir lui offrit un sourire, tandis qu'elle le détailla de la tête au pied. Et effectivement, elle voyait bouger entre une capuche en forme d'oreilles de chat et une tignasse décoiffée, celles de son chaton. Ses vêtements étaient différents comme si, il essayait de se fondre parmi les personnages de cet univers qu'ils n'avaient pas encore vu. Chat Noir portait donc une veste noir dont le dos montrait le symbole de la patte de nuance vert-absinthe. Sous cette veste, une chemise à carreaux de vert amande non-rentrée et son jean déchiré était gris. Une ceinture encre qui pendait à l'arrière tout comme sa queue qui bougeait au grès de ses émotions. Au dessus de sa fausse queue, un noeud maintenait son éternel bâton rétractable. Et pour finir, une paire de baskets montantes du même vert que le symbole où le logo en forme de patte de chat était du côté de l'extérieur en noir et gris. Quant à Ladybug, elle portait un haut en manches courtes noirs sur lequel était posé un pull aux manches amples rouge coquelicot d'où l'on voyait une épaule découvert. Son jean déchiré gris anthracite se terminait jusqu'au dessus des chevilles ainsi qu'une ceinture rouge autour de sa taille où se trouvait son yo-yo magique noir et rouge. À ces pieds, une paire de baskets de ville dans un ton de pêche avec son logo de coccinelle rouge à pois noirs comme pour les chaussures du chat du côté extérieur. Les cheveux de la coccinelle étaient maintenues en deux tresses plaqués.

— Quelle élégance chaton. Heureusement que les masques sont toujours présents, mais je ne comprends pas la raison pour laquelle nos vêtements ont changé. De plus, mon Lucky Charm à l'air de s'être annulé.

— Je suppose que c'est pour s'accorder à la mode d'ici ? Chat Noir regarda les alentours mais il n'y avait personne pas même un bruit de pas, soudain alors qu'il allait demander à sa Lady quel chemin suivre ses oreilles frissonnèrent : elles semblaient entendre quelques brides de voix lointaines. Attends... j'entends du bruit vers la gauche. Des sons humains. Nous devrions aller de ce côté-là, peut être que nous trouverons des personnes de notre monde au pire des cas, des habitants de ce monde.

— Je te suis chaton. Allons-y.

D'un accord commun, Chat Noir prit les devants et commença à se diriger vers la source de bruit dans la forêt. Ils bavardaient tout de même joyeusement durant la route, le blond put même glisser quelques blagues qui firent sa coéquipière. Les sons devenaient de plus en plus distinct et au bout d'une demie heure, ils trouvèrent un chemin qui les conduisirent devant un lieu étrange. Une grande bâtisse leur faisait face. Elle était faite en bois et ressemblait à un magasin de vieilleries ; son nom était « Mystère Shack » mais le S était manquant, il s'était échoué sur la toiture. De nombreuses réparations avaient l'air d'être faite avec les moyens du bord. En soit la structure semblait plutôt ancienne. Chat Noir demeura silencieux. Il réfléchissait à quel univers pouvait correspondre à ce lieu, mais il n'en avait pour l'instant aucune idée. Il se tourna vers sa coéquipière.

— Je te propose d'entrer, peut être que je saurais où on est ? Parce qu'il me semble que je connais mais je suis incapable de me souvenir du nom.

— Je crois que je connais aussi... quelque chose avec des mystères je suppose vu le nom du magasin... de souvenirs ! S'écria Ladybug en se rappelant un bout du titre. Il y a souvenirs dedans, j'en suis certaines.

Ladybug reprit le contrôle de la situation, et fut la première à pousser la porte. Elle resta neutre face à la décoration quelque peu différent de ce qu'elle a l'habitude de voir et essaya de trouver le personnel ou au moins une personne autre qu'eux. Il fallait tout de même qu'ils repartent un jour chez eux, ou que l'akumatisé ne le soit plus, ce qui était plutôt favorable car ils n'auraient pas à trouver une solution. Chat Noir inspecta les environs, découvrant les différents globes oculaires sur le comptoir qui le fit rire jusqu'à ce qu'il les sente bouger. Il perdit ses couleurs. En regardant les meubles et la décoration, on aurait pu penser qu'il s'agissait d'un simple magasin de souvenirs des plus ordinaires. Mais aucun des deux ne le pensèrent une seule fois : que ce soit à cause de l'akumatisé qui courait toujours ou de cet indescriptible sentiment qu'ils connaissaient cet endroit, ce lieu quelqu'il soit. Quelqu'un toussa derrière eux et s'exclama :

— Vous, vous semblez pas du coin, j'me trompe ?

La coccinelle et le chat se retournèrent en direction de cette voix féminine et découvrirent une adolescente aux cheveux roux. Il s'agissait de l'une des employés du Mystery Shack. Chat Noir resta songeur quelques secondes : il sentait qu'il connaissait cette silhouette mais où ? Il réfléchissait à l'hypothèse que cet univers brouille les connaissance pour sans doute, réapprendre à apprécier ? Ou que sait-il encore... Il prit les devants.

— Excusez-moi mademoiselle, nous nous sommes égarés ma partenaire et moi durant notre longue balade dans les bois. Commença-t-il la politesse bien engagée et ses questions enfoncés loin dans son esprit. Pourriez-vous nous indiquer notre position ?

Mieux ils avaient d'informations et mieux ils pourraient essayer de se repérer parmi les divers mondes au possible que l'akumatisé avait créé. Après tout des mondes, ils en existaient plein. Heureusement, ils étaient ensemble. Chat Noir pensait qu'un lieu sans sa lady, n'était pas un lieu intéressant. Oh, bien sur, il avait accepté depuis longtemps qu'elle ne l'aima point, mais cette relation était restée telle quelle, pour son plus grand plaisir. Évidemment, ses instants de drague étaient purement pour tromper la population de Paris : nombre de demandes de mariage avaient été faite pour les divers héros de Paris. Ladybug lanca un regard en direction de son chaton : qu'est-ce qu'il sous-entendait encore ?

— Chat... ! Même ici, tu le fais. Mademoiselle, nous ne sommes qu'amis. Je me présente, je suis... La coccinelle s'arrêta. Que devrait-elle dire : son nom de super-héros ou son véritable nom ? Ils avaient beaux avoir discutés pendant le chemin jusqu'ici, ils n'avaient rien échangé à ce propos-là. Forçant sur son imagination, elle dit : je suis Hua Xu, et mon coéquipier s'appelle...

— Alexander, coupa doucement le blondinet. Il avait beau faire confiance à sa Lady, il ne tenait guère à s'appeler Félix pour une quelconque vengeance de sa part. Pas que le nom était laid, après tout son cousin se nommait Félix et il l'adorait énormément.

— D'accord... pas en couple. Bref, Hua Xu et Alexander, comment avez-vous fait pour vous perdre ainsi ? Non, elle essuya d'un revers de main sa question. Je suis Wendy, employée du Mystery Shack, magasin de souvenirs où vous vous trouvez. J'espère que vous savez au moins ça...

Elle poursuit ses explications en situant la ville où ils se trouvaient ainsi que ce qu'ils vendaient ici. Stan n'était pas présent, occupé avec ces montagnes d'argents. Une petite tête brune enjouée sorti soudain de la porte des employés suivi d'une seconde petite tête brune quelque peu sur ces gardes. Ils se ressemblaient comme deux gouttes d'eau : des jumeaux. L'un était un petit garçon avec une casquette bleu et blanche dont le devant représentait un sapin, il portait un short gris avec un t-shirt en manche courte orange ainsi qu'un gilet sans manche bleu marin.

Il a de hautes chaussettes blanches ainsi que des baskets de même couleur que la bas. Quant à sa soeur, elle avait de longs cheveux retenus par un bandeau rose, son pull rose montrait un arc-en-ciel suivi d'une étoile, et une courte jupe violette. Tout comme son frère, elle portait des chaussettes hautes ainsi que des ballerines noires. Chat Noir à la vue de ces personnages esquissa un léger sourire : il savait maintenant où il était. Il ne pouvait plus se tromper avec tous les indices en face de lui : Gravity Falls, la série animée télévisée qui passait parfois sur les chaines. Il adorait regarder cette série lorsqu'il était enfant avec Chloé. À chaque fois qu'ils allaient chez l'un ou chez l'autre, ils se regardaient des tonnes de séries coupées entre les cours de danse, de mannequinas et autres. Ces personnages, Mabel Pines et Dipper Pines, deux jumeaux résolvaient les mystères qui entouraient la ville grâce à un livre. Son sourire s'agrandit.

— Je vous présente Mabel et Dipper. Les jumeaux vous devriez les amener vers la ville, ils se sont perdus. Et nous avons plus de chances de les revoir si ils partent seuls que si vous les accompagnez.

— D'accord alors, et bien, on peut y aller...

— Alexander, se présenta Chat Noir en réfléchissant à une possibilité qu'une des pages du livre se trouva dans la foret dans laquelle ils étaient arrivés, et voici ma coéquipière coccinelle Hua Xu. Merci de nous raccompagner à la ville. On repart donc dans la foret, est-ce donc cela ?

Chat Noir eut presque envie de rire, il voyait enfin se personnages préférés. Si Chloé voyait ça, elle serait autant excitée que lui. Il retient de prendre une photo d'eux. Peut-être qu'il oserait leur demandé ? Jetant un regard à sa Buguinette, il comprit qu'elle connaissait elle-aussi cet univers et ces personnages. Et au vue du regard qu'elle avait, elle aussi les appréciait. Il ne savait pas comment il avait pu oublier une telle partie de son passé. Les présentations terminées, Dipper répondît par l'affirmation et entama la marche jusqu'à la ville. Elle était quelque peu longue, mais ils n'avaient pas le choix. Durant ce trajet, ils commencèrent par faire connaissance. Les jumeaux apprirent par exemple que Ladybug et Chat Noir faisaient partie une association qui luttait contre le crime sous le nom de Miraculous à Paris qu'ils avaient nommer Papillon et Mayura pour différencier les catégories de personnes dans l'association. Bien sur, tout cela était fictif et moins ils en savaient, mieux ils pourraient essayer de trouver une solution. Quant aux super-héros, ils apprirent qu'ils s'agissaient de jeunes enfants âgés de douze ans qui sont venus durant les vacances chez leur grand-père et qui flânaient de droite à gauche.

Comment allaient-ils rentrer ? La possibilité de trouver une page du livre ou encore d'attendre que l'akumatisé disparaissaient étaient infime. Cataclysmer le sol n'avait pas fonctionné après tout, et ils avaient du patienté que le chaton se retransforme même si ils avaient fini par remarquer qu'hormis le masque absent, les appendices animales n'avaient pas disparu de la tête ainsi que les vêtements. C'était assez étrange comme si, d'une certaine manière le garçon les avait protégé de Papillon.

— Donc vous êtes venu voir des membres de votre association, c'est cela ? Dit Dipper en se retournant vers Ladybug.

— Ce n'est pas vraiment cela. Certes, on va les voir mais c'est surtout pour sensibiliser les autres des diverses violences qui existent dans le monde. Hum...

Elle réfléchissait. Certes elle mentait mais d'une certaine manière, ne faisaient-ils pas de la protection contre les violences ? Certains soirs, ils avaient pris le temps de discuter sur divers sujets comme monter une association, ou encore demander à Alya de les filmer en train de parler de sujets importants. Après tout, ils étaient connus à Paris. Enfin là n'était pas la question.

— C'est formidable ! S'écria Mabel, elle se tenait à côté de Chat Noir, lui parlant beaucoup d'amour auquel il répondit à coeur joie.

— Tu ne devrais pas draguer toutes les personnes que tu croises, tu sais ? L'amour vient à qui sait l'attendre. Si ton coeur bat pour une personne, c'est sans doute elle. Essaye d'abord à la connaitre, et puis si tu penses que c'est la bonne : dis-le lui.

— Comme tu le fais avec Hua Xu ?

— Sauf qu'elle ne m'aime pas. En même temps, je fais pale figure face à son amour, rit Adrien en continuant à donner des conseils à sa nouvelle amie. J'aimerai beaucoup garder une trace de vous, ça vous dérange une photo. Non, ma lady, ne fais pas cette bouille, toi aussi tu la veux cette photo !

Ils rirent un bon coup. Se mettant en côte à côte, ils prirent une photo simple. Les deux enfants au milieu et les deux grands de chaque côté. Puis une seconde plus rigole. Au moment où ils allaient en prendre une troisième, quelque chose bougea derrière eux. Chat Noir sentit ses oreilles se courber en direction de cet étrange bruit. Et alors qu'il allait se retourner, un bruit terrifiant les surprirent. Ni une, ni deux, les super-héros attrapèrent la main des pré-adolescents et se mirent à courir à travers la foret. Le monstre sembla gigantesque au vu de l'ombre qui les maintenait dans l'obscurité.

— Je ne pensais pas que votre ville avait des créatures aussi exotiques, qu'est-ce que c'est ? Il est chat-crémant haut ! S'exclama Chat Noir en courant. Il regardait de temps à autre par dessus son épaule pour vérifier où il était.

Après une longue course-poursuite, le demi-humain se retourna pour faire face à cette créature et allongeant son bâton, il lui donna un coup.

— Courez ! Ma Lady, protège-les pendant que je retiens cette chose. Alors mon gros, tu es en colère ? Tu as oublié de déjeuner aujourd'hui ? Eh bah, c'est pas nous que tu mangeras !

Ladybug avait disparu, promettant d'un regard qu'elle reviendrait le chercher. Les civils étaient la propriété. Pendant qu'ils couraient, elle essaya d'en savoir plus car le dessin animé datait tout de même de quelques années sans succès. En effet, ils étaient un peu trop occupé à essayer de respirer. Lorsqu'ils finirent par s'arrêter dans une brèche à l'abris des regards mais aussi du gigantesque monstre, les jumeaux se retournèrent vers Ladybug et lui demanda la raison d'une telle arme. Ladybug ne put que leur offrir un sourire en biais avant de repartir secourir son meilleur ami qui tentait tant bien que mal à se soustraire de cet énergumène. Elle sauta sur une branche d'un arbre, repérant son ami blond qui donnait des coups de bâton. Le monstre se refermait sans cesse. Ladybug lança son yo-yo vers lui, l'encerclant tandis que Chat Noir le fit tomber. Ils se séparent chacun de l'autre côté avant de se retrouver une dizaine de mètres plus loin. Ils se jugèrent, se lançant des regards provocateurs avant de sourire puis d'éclater de rire.

— Bon sang, mais tu te rappelles ce qu'est, cette chose ? C'est assez troublant comme personnage.

— Je ne comprendrai jamais comment tu peux placer des blagues dans ces situations de galères... on devrait aller les voir avant qu'il revient.

Ils sautèrent d'arbres en arbres jusqu'à la planque dans la laquelle Dipper et Mable les attendaient curieux. Dès qu'ils se firent, Mabel les héla et ils s'assirent en cercle. Un silence de plomb se fit. Les pupilles des enfants étaient centré sur Chat Noir qui se sentit comme lors de ses séances de poses : décrypter de font-en-comble. Une ambiance pesante et gênante. Il détourna le regard avant de lancer le sujet :

— Eh bien, qu'est-ce que c'était ? C'est la première fois que je fois que je vois ce genre de statures en dehors évidemment de Paris, Buguinette. S'exclame-t-il en fixant la belle d'un air de supplication, elle lui lança un sourire de compassion.

— On les appelle les nains ou gnomes, enfin, cet être est un rassemblement de plusieurs nains en une seule entité. Sa seule faiblesse que je connais à ce jour est le fait qu'il craint le souffleur de feuilles. Ton arme est efficace, vous devez avoir l'habitude ? Et je suppose que vous n'êtes pas que dans une association qui lutte contre les violences, Hua Xu, Alexandre ?

— En même temps, on ne peut pas vraiment le cacher. Chez nous, ce sont des Akumatisés qui font ravages. Peut être que vous connaissaient cela ? Chat Noir se débarrassa de la terre incrustée sur ses vêtements puis il se lécha la main puis l'autre main.

— Et nous les combattons pour éviter des pertes humaines et matériels. D'ailleurs...

— Ce sont des vrais, n'est-ce pas ? Ces oreilles-là. Vous venez de la foret, n'est-ce pas ? Toutes les créatures étranges et dangereuses viennent d'ici. Vous nous avez menti... et tu es amie avec une de ces créatures, Hua Xu, fais attention !

Ladybug se figea tandis que Chat Noir se plongea dans le marbre. C'était la première fois qu'on le traitait de quelque chose qui n'avait pas lieu d'humanité. Il se sentait quelque peu dérangé par ce comportement avant de rire nerveusement. Il remit sa capuche qui était tombé et détourna son visage vers le sol. Il ne vit ni Mabel donner un coup à son frère ni le regard plus que furieux de Ladybug envers cet autre enfant.

— Ce n'est pas une créature, ni quoique ce soit d'autre. Merci. Répondit brusquement la coccinelle. Son regard s'encra dans le garçon qui baissa les yeux anxieux. Avait-il dit une bêtise ? Le livre ne parlait pas de demi-humain mais cela aurait pu. Il est humain. Complètement humain, je peux le garantir pour le côtoyer depuis bientôt quatre ans. Tout comme je peux garantir qu'aucun de nous deux ne vient de ce monde qu'est le votre. Après tout, nous n'aurions jamais dû nous rencontrer. Et je me dis que vu cette réaction, c'est peut être le mieux.

— Aucun... aucun de vous deux n'êtes d'ici ?! S'exclama la demoiselle colorée quelque peu triste de cette révélation. Si nous n'aurions jamais pu vous rencontrer, cela veut aussi dire que Alexandre est un humain sans parenté animalière... comme tu l'as dit. C'est assez surprenant. Si nous n'aurions jamais pu nous voir, alors quelle est la raison de votre venu ici ?

Ladybug souffla avant d'expliquer la situation dans laquelle ils se trouvaient. Elle se sentait en colère à cause du garçon mais elle pouvait un peu le comprendre. Il ne vivait que dans le surnaturel alors qu'il est ce genre de comportement était probablement normal. Le problème étant qu'il s'agissait de son meilleur ami dont il parlait, celui-là même qui partageait sa vie depuis quelques années et qu'elle aimait énormément. Ce n'était pas de l'amour, elle le savait. Mais pour elle, c'était un frère, un lien indescriptible, une relation qui ne pouvait se briser.

Dipper se sentit gêné, il avait compris que sa remarque avait été plus que méchante. S'excusant, il poursuivit son explication sur cette étrangeté. Expliquant de plus en plus profondément ce que faisaient sa soeur et lui du livre jusqu'aux différents personnages qu'ils rencontrèrent et par lien, les différents amoureux de Mabel. Ils commencèrent à oublier petit à petit la situation dans laquelle ils étaient lorsque Chat Noir vit quelque chose de dorer s'agiter devant ces pupilles. Tout sembla aller soudainement vite. Se levant, il récupéra la feuille. Et d'un geste brusque, il interpella ses camarades.

— Tout doit revenir à l'état le plus simple, ma lady. Les chats miaulent, les horloges sonnent. Tic. Tac. Elles font du bruit. L'heure de repartir est venue.

— Déjà ? Je n'ai même pas terminé de raconter la fois où j'ai rencontré un insistant personnage habillé de bleus et très extravagant ! Mable se sentit triste mais elle comprenait la position dont la coccinelle et le chat tenaient. Elle les laisserait partir.

— Si l'avenir nous laisse la place de vous voir, alors je vous souhaite un joyeux au revoir et à une prochaine fois, n'est-ce pas !

— Au revoir Dipper, Mabel. Le plaisir fut de vous rencontrer.

Chat Noir prit la page et la cataclyma. Elle s'effrita tandis que le monde dansait autour d'eux. La coccinelle entendit des cris, des au revoir, des larmes. Tout sombra dans les eaux.