Bonjour à tous :)
La fameuse bataille !
Disclaimer : tout appartient à J. K. Rowling.
Chapitre 5 : Le premier assaut
A peine le bruit s'est-il estompé, que Harry réagit. Il se mit à crier des ordres que les elfes appliquèrent sur le champs en envoyant les différents étudiants à leur place dans la bataille. Tout se passa alors très vite. Je vis à peine un elfe m'attraper et je me retrouvais tout d'un coup aux côtés de Hermione et Ron à quelques mètres de la barrière protectrice du dôme. Tout les deux tenaient fermement leur baguette et semblaient avoir adopté une position de combat. Je voyais juste devant nous les silhouettes massives des armures enchantées. Leurs armes, d'énormes épées et des haches, étaient dégainées et prêtes à accomplir leur funeste travail. J'eus tout à coup envie une énorme envie de vomir. Cette soirée allait être monstrueuse, nous allions être marqués à vie par des horreurs que des gens de nos âges ne devraient en aucun cas commettre. Nous étions des enfants, des enfants qui faisaient la guerre à la place des adultes, trop lâches pour oser se rebeller, face à d'autres adultes très dangereux et très entraînés.
En me voyant, Hermione appela un elfe et lui murmura quelques mots, que je ne pus entendre. Les explosions continuaient de se succéder à un rythme assez soutenu, des flashs de lumière éclairant le parc à des intervalles irréguliers, j'avais l'impression que j'allais devenir sourde si cela continuait. L'elfe de maison se dirigea vers moi, m'attrapa par le bras et m'entraina ailleurs sans que je puisse réagir. Après avoir manqué de trébucher à l'arrivée, je me redressais : nous étions arrivés sur les remparts. Le petit être s'inclina :
- Pardon Miss de ne pas vous avoir prévenu et de vous avoir entraîner avec moi de façon si cavalière. Miss Hermione Granger m'a dit de vous emmener ici pour vous protéger et de vous dire que puisque vous n'aviez pas pratiquez la magie depuis longtemps, il fallait mieux que vous attaquiez et aidiez la division aérienne depuis les remparts du château, Miss.
- Euh d'accord.
Il me confia une paire de jumelle multiplettes et transplana. La division aérienne, nous en étions rendus à utiliser du vocabulaire militaire. Foutue guerre ! J'étais quelque peu perplexe mais je comprenais la décision d'Hermione. Pour autant, je savais très bien que mes anciennes amies sorcières seraient, elles, en train de combattre au premier rang, même si je n'avais pas eu le temps de les reconnaître, ni de les retrouver. J'espérais pouvoir le faire après la bataille.
De ma position sur les remparts, je voyais très bien la partie du parc où s'étaient positionnés Harry et les membres de l'Ordre, car illuminée par les étrangers lumières parcourant le dôme entourant l'école. D'après mes calculs, je ne devais pas être très loin du couloir du septième étage, d'où allaient partir les combattants aériens, qui se servaient de la salle sur demande pour se fournir en munitions. Malgré la tentation de les rejoindre, je restais où j'étais, pour le moment, il fallait faire en sorte de limiter le nombre d'ennemis arrivant auprès de la première ligne.
Les Mangemorts n'étaient pas visibles, pas encore. Les bruits d'explosion nous parvenaient toujours, de plus en plus fort : visiblement les pièges disposés par Neville et les Jumeaux avaient du succès et les ralentissaient. A présent, je sentais même les murs du château vibrer sous les ondes de certaines des déflagrations. Les Mangemorts ne faisaient pas dans la dentelle. Je vis que les membres de l'Ordre, guidés par Neville suivis par plusieurs dizaines de ce qui ressemblaient à des plantes en pots flottants dans l'air, en profitèrent pour disséminer de nouveaux pièges à quelques mètres devant eux, et juste derrière les armures. Il s'agirait de la dernière ligne de défense avant que les combats entre sorciers ne commencent. Si je ne me trompais pas, il s'agissait de Filets du Diable, de quelques plants de Géranium Dentu.
Je secouais la tête, puis regardais autour de moi. De chaque côté du long couloir, je pouvais voir d'autres étudiants en train de préparer leurs munitions, à coup de sortilèges colorés, à partir de ce qu'ils avaient sous la main. Pour ma part, j'étais arrivée juste devant l'entrée d'une salle de classe. La porte était grande ouverte, me laissant apercevoir un mobilier assez conséquent. Les meubles allaient pouvoir être métamorphosés en des choses beaucoup plus lourdes : je me mis immédiatement à l'ouvrage et il me fallut quelques minutes, ponctuées par le rapprochement des explosions, pour réussir ma première métamorphose, non sans avoir ressenti une forte chaleur à chaque usage de magie, mais je n'en préoccupais pas, je n'avais pas le temps pour ça. Ma première réussite donna une pierre de taille brute, qui devait peser dans les cinq cent kilos. Pour plus de sécurité et de munition, je la dupliquais et fis de même avec mes autres métamorphoses, dont plusieurs ressemblaient à des cactus. Je me concentrais sur l'idée de les ralentir le plus possible, même si pour cela je devais les blesser sérieusement. Tout à ma tâche, alors que j'avais déjà utilisé la moitié des meubles de la pièce, sans faire différences entre les tables et les chaises. Pour le bureau, je choisis de créer une énorme sphère de pierre, idée provenant du premier film d'Indiana Jones, en espérant qu'elle pourrait rouler malgré la dégradation du parc. Il s'agissait d'une arme mortelle, et je me doutais que je culpabiliserais tout le reste de ma vie, mais je n'avais pas le temps de faire dans la dentelle. Il fallait que nous restions en vie, et que le camps d'en face soit vaincu. Ce soir serait sans doute notre seule chance, surtout que nous étions tous pris au piège à l'intérieur du dôme. Si nous ne mettions pas le plus grand nombre de Mangemorts hors combat possible, notre piège allait se retourner contre nous, et je ne me faisais pas d'illusions : il s'agirait d'une véritable boucherie. Toute personne ayant tenté de prendre les armes contre le Lord noir serait impitoyablement traitée, si ce n'est pas tuée.
Alors qu'il me restait encore, une dizaine de chaises à transformer, je me rendis compte aux lumières colorées projetées contre les murs, que la bataille avait commencé. Quelques minutes auparavant, seul le dôme me procurait de la lumière. A présent, les lueurs rouges des sortilèges Doloris et des Stupéfix éclairaient les murs, accompagnés de temps à autres de longs éclats verts, quant il ne s'agissait pas d'éclairs argentés. J'en déduis que la muraille des armures n'avait pas fait long feu. Ce qui n'était guère étonnant, il ne s'agissait que de statues de pierre ou de métal, qui n'avaient pas de pouvoir spécifique, ni moyen de se défendre face à des sortilèges.
Je couru à la fenêtre, mis mes jumelles, en faisant attention à ne pas enclencher le mode ralenti, et commençais alors à lancer mes projectiles, les guidant avec un simple sortilège de Lévitation. Ils traversaient le dôme assez facilement, même si je sentais un net ralentissement dans le progression au niveau de ce passage. Je les envoyais au-delà des restes des armures enchantés, pour essayer de limiter les arrivages de Mangemorts, et où je savais que je ne mettrais pas nos combattants en danger. Ma magie était quelque peu erratique au début, puis me répondit de mieux en mieux. Il fallait simplement que je me remette dans le bain. Au bout d'une dizaine de minutes, j'atteignais déjà mes cibles plus facilement.
La première ligne se battait déjà, et les Serpentards n'en semblaient pas être en reste avec leur connaissance en magie noire et magie du sang. Je voyais certains pentacles briller à cause de la quantité de magie qu'ils contenaient. D'autres avaient les avant-bras en sang, visiblement ils tentaient le tout pour tout pour renforcer un maximum leurs sorts, mais ils ne tiendraient pas longtemps à ce rythme. Il me semblait aussi qu'ils subissaient une pression bien plus grande que les autres parties de la première ligne, sûrement qu'ils se battaient contre leurs parents, voulant se venger de leur retournement de veste. Je tentais d'orienter mes projectiles de leur côté pour les soulager un peu. Ma sphère et mes pierres firent de gros dégâts. La première écrasa plusieurs Mangemorts, alors quand les autres, lorsqu'elles leurs tombaient sur la tête, leur faisaient éclater le crâne. Je dus m'arrêter un moment pour vomir, tant le spectacle me rendait malade.
Des morceaux de métal ou de pierre étaient éparpillés un peu partout, restes des armures enchantées qui avaient décoré les murs du châteaux pendant des siècles. Les boutures de Filet du Diable était pour la plupart en feu et ces flammes m'étaient bien utiles, m'aidant à guider mes projectiles. Je voyais malgré tout que plusieurs Mangemorts, hormis les "miens", semblaient mal en point, d'autres étant toujours aux prises avec les plantes magiques, certains étaient coincés à la lisière de la Forêt Interdite, dans l'un des marécages portables mis en place par les Jumeaux. Mais, ils restaient toujours beaucoup trop nombreux. Nous étions que des adolescents pour la plupart, avec beaucoup moins de connaissances magiques. Pendant un bref instant, j'eus une bouffée de haine brûlante contre la société sorcière qui laissait des enfants se battre à sa place.
Les étudiants sur des balais semblaient accomplir des prodiges pour éviter les sortilèges, même si ceux à l'arrière tentaient de les protéger par des boucliers sans cesse renouvelés. Je distinguais les potions explosé aux pieds de nos attaquants, surpris même si au fur et à mesure certains des combattants firent en sorte de se protéger d'un bouclier permanent et d'une Tête-en-bulle pour ne pas avoir à respirer les émanations nocives. Le Lord ne semblait pas être arrivé, peut-être se contentait-il d'attendre que ces fidèles fassent tomber les diverses défenses de l'école pour pouvoir enfin mettre la main dessus. Ou alors, il espérait qu'on se fatigue pour nous faire tomber plus facilement.
Dans le même temps, me sentant un peu mieux et évitant de regarder la partie du parc où j'avais lancer mes projectiles précédents, je me remis à la tâche, faisant éviter mes pierres et mes cactus partout où je le pouvais, et surtout sur les Mangemorts avec possédant des boucliers. Visiblement, ces derniers n'étaient pas assez puissants pour les protéger complètement de gros blocs de pierre et des cactus. Pourtant, malgré les attaques provenant du château, celles aériennes et les pièges restants, je voyais la première ligne reculer au fur et à mesure que le temps passait. Beaucoup de sortilèges semblaient se concentrer sur le directeur, Harry et Draco. Je pouvais distinguer qu'il se battait contre son père, mais que sa tante, même concentrée sur le professeur Rogue n'était pas en reste pour lui lancer des sorts vicieux de magie noire
Les autres Serpentards semblaient connaître une accalmie. Je les vis boire des potions, sûrement celles de Régénération sanguine et d'Energie. Certains en profitaient, protégés par les autres, pour retracer des cercles de runes de sang, qui d'après les runes que je comprenais servirait à lancer de puissants sortilèges de protection sur une large partie de la première ligne de combat. Cela soulagerait un peu les étudiants dans la cours, les laissant le temps d'ingurgiter des potions d'Energie.
Je vis que je blessais certains de nos assaillants, mais plus de manière mortelle, mais je n'osais pas guider mes munitions trop près de la première ligne, pour ne pas blesser l'un des nôtres. Cependant, mes cactus faisaient merveilles quelques mètres plus loin. Les derniers d'entre eux, les plus aboutis entouraient les Mangemorts de leurs bras plein de longs piquants, et les immobilisaient. Cela permettait, du moins je l'espérais, de laisser un peu de marge au premier front. A force de sortilèges de Lévitation, mon bras commençait à trembler. Je voyais du coin de l'oeil que mon tas de projectiles diminuait de façon importante.
Je voyais la première ligne qui reculait, même si elle semblait compter de plus en plus de combattants : ceux qui étaient sous le dôme les rejoignaient. Je vis Hermione être touchée et emmenée par un elfe, puis ce fut le tour de Draco. D'autres avaient déjà été touchés auparavant, mais je ne les reconnaissais pas. Ils revenaient quelques minutes plus tard, à peine soignés, mais déterminés à continuer le combat.
Ayant fini par épuiser toutes mes munitions, je me ruais au rez-de-chaussée pour les aider, après avoir pris une potion d'Energie. Je dévalais les escaliers, manquant de me casser le cou à plusieurs reprises. Je croisais des étudiants qui courraient approvisionner les divisions aériennes, traînant derrière eux de multiples munitions en lévitation. Heureusement, que les escaliers avaient été bloqués par le directeur, sinon j'aurais sans mis beaucoup de temps à descendre. Je n'osais pas jeter un coup d'oeil dans la Grande Salle, ayant trop peur de ce que je pouvais y voir. Ma main droite était crispée sur ma baguette, tandis que l'autre tenait les potions contre ma poitrine pour éviter qu'elles se fracassent entre elles, le temps de ma course. Rapidement, j'arrivais dans la cour.
Sans faire attention aux autres étudiants, je passais à travers la protection du dôme et me mis à jeter des sort, sans réellement regarder s'ils atteignaient leur destination. Je ne réfléchissais plus, n'y allant plus qu'à l'instinct. C'était comme si je n'avais jamais arrêté de pratiquer la magie, tout mes sortilèges me revenaient de façon instinctive, auxquels s'ajoutaient les connaissances que j'avais puisé dans les ouvrages de mes grands-parents. Dès que je le pouvais, j'usais de quelques runes de renforcement et de protection. Certains Mangemorts ne portaient pas de masque.
Reconnaissant Lucius Malfoy, j'allais prêter main forte à Draco. Il me remercia d'un regard. L'homme n'hésitait pas à nous laisser des impardonnables et des sortilèges de découpe, en hurlant sa déception contre son propre fils, en lui disant combien il allait payer sa traitrise. Certaines idées du Lord déchu m'auraient fait vomir si mon estomac n'avait pas déjà été vide. Malheureusement pour nous, ses sortilèges étaient très précis, parfois seul mon médaillon me permettait d'y échapper. Draco utilisait la magie noire seulement avec parcimonie. Au bout d'un long moment, nous réussîmes à le piéger et le mettre hors d'état de nuire. Alors qu'il se concentrait contre Draco, j'avais fait en sorte de récupérer un bourgeon de Filet du Diable et de le placer non loin des jambes du Mangemort blanc, sans qu'il s'en aperçoive, trop concentré sur sa haine envers son fils. Je lui lançais un sortilège d'Amplification et la plante grossit assez pour pouvoir prendre l'homme dans ses filets. Draco ajouta un puissant sortilège de Pétrification et lui prit sa baguette. Nous primes quelques secondes pour faire une pause et observer notre environnement. J'avais l'impression que cela faisait des heures que ce cauchemar avait commencé...
Non loin de nous, je pouvais voir Hermione se battre comme une lionne contre Rodolphus Lestrange, certains de ses sorts étant largement au-dessus du niveau des ASPICS et d'autres touchant à la magie noire. L'homme en face d'elle semblait les éviter de justesse pour la plupart. Il ne devrait plus tenir très longtemps. On sentait la fatigue dans ses déplacements. Harry et Remus Lupin étaient eux, aux prises, avec deux autres Mangemorts que je ne connaissais pas.
Après ce rapide coup d'oeil, nous reprîmes les échanges de sorts. J'étais plus consciente que jamais du champs de bataille tout en ayant l'impression d'être complètement anesthésiée, d'être en pilotage automatique. Les éclairs lumineux des sortilèges m'aveuglaient, les bruits et les cris étaient horribles mais je continuais à me battre, sans quitter Draco. Tout était flou, je savais que je me battais contre des Mangemorts, mais je ne savais plus lesquels, et je m'en fichais. La seule chose qui me tenait c'était qu'ils n'avancent plus, qu'ils ne mettent pas un pied dans le cercle protecteur de l'école.
Parfois, Draco m'attrapait la manche pour me tirer en arrière et éviter que je me retrouve trop avancée dans le parc où tout les pièges n'avaient pas été neutralisés, et pour ne pas être une cible des étudiants sur les balais. A plusieurs reprises, je m'acharnais sur les boucliers des Mangemorts pour les faire tomber et ensuite leur lancer une des potions de Grand-Mère. Je n'avais plus conscience de rien, hormis la présence de Draco à mes côtés et mes ennemis. Heureusement que le cadeau de Grand-mère me protégeait bien, sinon je pense que je n'aurais jamais survécu à cette soirée. Etonnement, il semblait que cette protection s'appliquait à ceux qui combattaient prêts de moi, dont Draco. Mais à ce rythme là, la protection n'allait pas tenir longtemps.
Au bout de ce qu'il me sembla être des heures, une sorte de corne de brume retentit, et les Mangemorts disparurent, non sans que nous en ayons neutraliser quelques uns de plus. Sur un signe d'Harry, nous retournèrent au château et endormirent les prisonniers avec de la Goutte du Mort Vivant, avant de les entreposer sur un des côtés de la cour. Chacun d'entre nous passa ensuite entre les mains des soignants elfes pour qu'ils voient si nous avions besoin de soins d'urgences ou si nous étions assez en état pour retourner combattre, comme cela allait inévitablement être le cas.
De retour dans le château, nous comptâmes le nombre de nos blessés, heureusement peu élevés et sans aucun mort. A côté, anous avions une trentaine de prisonniers (dont lLucius Malfoy et Rodolphus Lestrange), qui avaient été placé dans une salle mise sous scellée, sans possibilité d'allées et venues et surveillée par des elfes de maison fidèles au château et près à en découdre si cela se révélait nécéssaire. Pour autant, nous savions que ces prisonniers et les morts de son camps n'allait pas arrêté le Lord. Harry, dès sa cinquième année, nous avait prévenu de sa folie. Nous en eûmes d'ailleurs une nouvelle preuve quelques minutes après être tous entrés dans la Grande Salle.
- Vous vous êtes bien défendus face à mes Mangemorts, chers élèves de Poudlard, même s'il semble que parmi, il y a bon nombre de traîtres portant ma Marque. Severus, tu m'as beaucoup déçu. Je me ferais un plaisir de te tuer moi-même. Cependant, j'ai une offre à vous faire : rendez-vous et vous aurez la vie sauve, sauf pour les traitres. Amenez-moi Harry Potter et le château ne sera pas détruit. Je vous laisse une heure pour vous décider. Sinon la bataille reprendra, et cette fois mes Mangemorts ne se retiendront pas.
Comme s'ils s'étaient retenus, pensais-je intérieurement en voyant nos blessés.
Des cris retentirent dans la Grande Salle. La voix du Lord était vraiment terrifiante. Le directeur les calma rapidement en disant que les promesses du Lord ne valait rien. Que rien que pour nous être opposé à lui nous méritions, à ces yeux, tous la mort. La salle fut silencieuse pendant quelques minutes, puis chacun reprit ce qu'il était en train de faire avant que le Lord n'intervienne.
Les Serpentards entouraient Draco, avec qui j'étais restée. Ils le remerciaient de leur avoir donné le courage de pouvoir changer de voie, de choisir autre chose que le Lord, malgré que certains d'entre eux aient été marqué. Ils le chambrèrent sur sa proximité avec Harry. D'autres étudiants virent les remercier pour l'efficacité de leurs sortilèges. Certains, dont Blaise Zabini et Théodore Nott, si je ne me trompais pas, en furent ouvertement surpris et se contentèrent de grommeler. Malgré, leurs présences en première ligne, ils étaient parmi ceux qui étaient les moins fatigués. Draco m'expliqua qu'ils s'étaient tous dopés aux potions énergisantes avant de partir combattre pour pouvoir supporter la demande considérable de magie des sorts de sang et de magie noire. A ce moment-là, ses yeux gris semblèrent s'éclairer et il se tourna vers ses camarades de Maison :
- Dites, vous avez été formé à la magie noire et à la magie du sang. Serait-il possible que le temps de cette étrange pause, vous puissiez poser des pentacles immobilisants dans le parc juste devant la première ligne où nous étions tout à l'heure ? De cette façon, nous pourrons plus facilement combattre nos adversaires.
- C'est une bonne idée, Draco, dit Blaise. Mais il va nous falloir pas mal de sang, et nous avons déjà utiliser beaucoup du notre.
- Je peux vous donner du mien, dis-je spontanément, les surprenant tous.
Visiblement, ils ne s'étaient pas aperçus de ma présence, hormis Draco.
- Et peut-être que certains des blessés, qui ne retourneront pas se battre aussi. Présentez leur la chose de façon positive, comme quoi même s'ils ne peuvent plus aller combattre leur sang peuvent éviter de nombreux morts, au moins de notre côté.
- Hum, tu n'as pas tort. Mais n'oublies pas que cette magie est très mal vu par les sorciers, surtout sachant ce que le Lord en a fait.
- Pourquoi n'as-tu pas l'air dérangé par cette magie ?, me demanda celui qui était bien Théodore Nott.
Il s'agissait donc de mon cousin très éloigné, l'héritier de la lignée. Je pris le temps de peser mes mots.
- J'ai appris en tant que Serdaigle, que la magie n'est pas bonne ou mauvaise. Elle est. Et c'est la façon dont on l'utilise qui peut rendre sa perception positive ou négative. J'admets avoir des ouvrages de magie noire quand j'étais encore à Poudlard et par exemple, j'ai appris qu'à l'origine le Doloris, n'était qu'un sort de soin médical utilisé pour pratiquer des massages cardiaques et relancé le coeur
Dire que les Serpentards étaient surpris étaient un euphémisme. Visiblement, Blaise Zabini s'attendait à ce que son idée soit rejetée en bloc. Mais je n'avais pas tout dit : une partie de mes connaissances sur ces magies venaient aussi des ouvrages que possédaient mes grands-parents. Ils voulaient me montrer que ce que le Minsière disait n'était pas à prendre au pied de la lettre et qu'il avait tort sur beaucoup de choses.
- Je vais chercher Hermione et lui demander de faire une annonce. De cette façon, vous êtes sûrs d'avoir de quoi faire vos sortilèges. Combien vous faut-il en quantité ?
- Pour chaque pentacle, il va nous falloir dix gouttes de sang. C'est la quantité minimum pour que le sortilège fonctionne. Mais dans l'idéal, il nous faudrait le double : de cette manière, une fois la personne prise dedans, elle ne peut plus du tout en sortir ni utiliser sa baguette sans un mot de l'auteur du sortilège.
- D'accord.
Je filais voir Hermione, qui se faisait soigner de l'autre côté de la salle. Draco m'avait suivi. Elle leva son visage fatigué et marqué d'égratignures. Avant même que je puisse dire quoique ce soit, Draco lui avait déjà tout expliqué. Un sourire éclaira son visage fatigué et elle se leva, sous les protestations indignées de l'elfe qui la soignait.
- Sonorus. Vous m'entendez tous ? Je viens d'avoir l'écho d'une idée pour ralentir nos ennemis, oui ne vous faites pas d'illusions ce n'est pas fini pour ce soir. Mais pour cela, je m'adresse aux blessés. Voilà, certains d'entre vous ne pourront pas retourner combattre, mais vous pouvez toujours nous aider. Certains Serpentards ont proposé l'idée de pentacle dans le parc pour immobiliser les Mangemorts afin que nous nous soyons pas submergé par leur nombre. Mais pour les faire fonctionnions, ils ont besoin de sang. Ayant déjà utilisé beaucoup du leur dans la première partie, ils ne peuvent pas en donner plus, sans quoi ils ne pourront plus se battre et maintenir actif les sortilèges déjà posés. Acceptez-vous ?
Les réactions furent mitigées. Beaucoup firent la grimace. La magie du sang était vraiment mal vue dans la société sorcière britannique. Certains des adultes refusèrent tout net. mais ce fut Molly Weasley, pourtant en pleine formule, qui donna la première son sang. Elle se coupa légèrement le poignet, récupéra le précieux liquide dans une fiole et alla la confier aux groupes de Serpentards, non sans leur faire un gros câlin à chacun. Son geste en débloqua d'autres. Certains blessés donnèrent autant qu'ils purent, jusqu'à ce que leur soignant leur dise d'arrêter. Au final, en quelques minutes, les Serpentards se retrouvèrent avec beaucoup plus que ce qu'ils avaient demandé. Ils coururent dehors préparer leurs pièges.
De mon côté, j'essayais de trouver Hermione pour la remercier. Je la suivis lorsque je la vis passer les portes. Elle semblait tendue, aux aguets, les yeux rivés sur quelque chose que je ne pouvais pas voir. Quelque chose devait clocher et elle y allait seule, ce n'était pas bon Elle longea la cour et je la rattrapais vers la sortie, lui faisant très peur.
Son visage, marqué par des égratignures récoltés lors des combats, était blême. Elle tremblait comme une feuille et semblait au bord des larmes, bien loin de ce qu'elle était dix minutes plus tôt en accordant son aide aux Serpentard. Son comportement m'inquiéta grandement. Elle devait se passer quelque chose de grave. Elle me fit signe de ne pas faire de bruit, et fit en sorte de me placer juste devant elle.
Seulement, alors elle me désigna un spectacle qui me révulsa. Cette soirée n'était donc pas assez atroce comme ça ! Ron courrait vers l'entrée du domaine, esquissant habilement les pièges. Les Serpentards semblaient assommés. Ce qui m'horrifia cependant le plus fut la silhouette, vraisemblablement stupéfixée, volant à l'horizontale derrière lui, grâce aux flammes encore vacillantes présentes dans le parc, je pus voir l'espace d'un espace le visage d'Harry. Ron allait livrer Harry au Lord ! Mon visage devait être le reflet d'Hermione. Il nous avait tous trahi.
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