Bonsoir,
j'espère que vous allez bien et que votre week-end se passe bien.
Je publie ce soir plutôt que demain, car je travaille ce week-end, donc je n'aurais pas le temps demain.
Réponse aux Guest:
ElsyCiel - J'espère que ce chapitre deux te confortera dans ton idée.
Guest - Nous y sommes.
/!\ Il est possible que le rated change d'ici la fin de l'histoire... Des modifs de dernières minutes peuvent le faire grandement évoluer! /!\
Sur ce, je vous laisse à la lecture, deux nouveaux personnages font leur entrées, dont Régina. Nous voici à Storybroke.
- Chapitre 2 -
À Storybrooke, l'hiver était plutôt doux, comme épargné par cette vague de froideur inondant le territoire américain. La neige tombait avec parcimonie, gardant avec elle le soleil éclatant d'un hiver sec. Ce matin, les enfants n'avaient pas classe suite à une décision municipale. La mairesse, Régina Mills, avait fait voter un arrêté communal, permettant aux enfants de sa commune d'avoir la chance de profiter d'un long week-end de repos, et cela, chaque semaine pendant l'hiver.
Cette ville respirait la paix et le bonheur, comme si elle était protégée du reste du monde, et de ses malheurs actuels. Une bulle semblait les dissimuler loin du chaos dont certains pays souffrait sans que l'on ne puisse rien faire. Tous les habitants se connaissaient, se côtoyaient, et se respectaient. Un seul shérif assurait l'ordre et cela suffisait amplement. Graham était un bel homme, jalousant les autres hommes et attirant les regards des femmes. De quasiment toutes les femmes, sauf une. Régina. Elle restait impassible, fermée. Voilà bien longtemps qu'elle avait clôturé les portes de son cœur sur un sentiment parfois trop douloureux. L'amour.
En ce vendredi matin, la mairesse était venue tôt travailler, débordée par des demandes en tous genre. Elle avait plongé sa vie dans ses responsabilités municipales, ne laissant rien au hasard, et ignorant les blessures de son palpitant. Il est parfois compliqué de s'ouvrir à l'amour quand le seul sentiment qui nous rend forts, nous rend malheureux également. La vie peut voir des tournants difficiles, et chacun réagit différemment. Régina, elle, a voué ses heures à sa commune et à ses habitants, jusqu'à négliger sa propre vie. Quand la triste brune n'était pas derrière son bureau à la mairie, elle était derrière son bureau à la maison. Un passage vers la cuisine, la salle de bains, puis sa chambre. Et cela, continuellement, chaque jour.
- Régina ? Appela une jeune brune en entrant dans le bureau du maire.
- Ruby ! Sais-tu que j'ai une secrétaire par laquelle tu dois passer avant de venir dans mon bureau ? Réprimanda gentiment la mairesse, sachant pertinemment qu'elle continuerait d'en faire qu'à sa tête.
- Pourquoi donc !? Ce n'est que moi.
- Voyons... Commença-t-elle feintant de réfléchir, l'index sur le menton. Je pourrais être en réunion, par exemple !
- À cette heure-là ?! Impossible. Rétorqua Ruby sûre d'elle en prenant place sur un des sièges devant le bureau. Qui a des réunions ennuyantes un vendredi matin ?! Personne. De plus, le parking est quasiment vide, hormis les voitures du personnel, il n'y a que mon bébé rouge qui illumine ton parking !
- Que me veux-tu ? Demanda la mairesse, abdiquant face à l'obstination de son amie.
- Je t'apporte un café bien noir, et un petit plaisir !
Joignant ses gestes à la parole, Ruby posa un bout de tarte aux pommes et la tasse sur les dossiers ouverts devant Régina. D'un pincement de lèvre, qui se voulait être un léger sourire, Régina remercia Ruby en silence. Un silence qui se faisait, depuis quelque temps, de plus en plus lourd et présent. Ruby voyait son amie perdre vie, car son coeur battait dans le vide. Régina s'accrochait à une histoire terminée, avant même d'avoir eu le temps de réellement commencer. Ruby, qui connaissait la mairesse depuis l'enfance, ne savait plus quoi faire. Chaque jour, la jeune serveuse prenait des nouvelles de Régina, et chaque jour le constat était le même : son sourire était effacé, son regard était vide, son espoir était anéanti. Ruby avait beau tout faire, le feu brûlant, résidant en chacun de nous pour l'amour, ressemblait aujourd'hui, à la flamme d'une allumette dont le temps est compté, avant de disparaître pour toujours.
- Ce soir, on sort avec les filles. Et quand je dis, "on", insista Ruby en mimant des guillemets avec ses doigts, je parle de toi et moi.
- Non merci. Répondit froidement la mairesse, priant pour que la brune n'insiste pas, sans espoir.
- Régina ! S'agaça son amie en se levant vivement avant de se pencher au-dessus du bureau, les mains à plat sur le chêne vernis. Je n'en peux plus de te voir sombrer comme ça depuis des années. Tu ne vis plus. T'es une coquille vide.
- Au moins, une coquille vide ne souffre pas. Déclara la mairesse d'une voie détachée, comme si ce n'était pas elle qui parlait.
- Arrête avec...
Ruby fut coupée par le téléphone, ce qui l'énerva davantage. Jamais personne ne dérangeait la mairesse le vendredi matin, il fallait que cela soit le jour où Ruby avait décidé de lui dire clairement ce qu'elle pensait. Elle se redressa, marchant, et tournant comme une lionne en cage devant le bureau. Devant une Régina qui accepta de recevoir l'intrus.
- Cette conversation n'est pas terminée, Miss Mills. Lui promit Ruby en la montrant du doigt, puis en tournant les talons pour quitter le bureau, avant d'y être invité.
Les lèvres de Régina s'étirèrent dans un léger et triste rictus, sincèrement touchée par la dévotion de son amie qui, elle le savait, reviendrait à la charge. Mais pas aujourd'hui.
Ruby descendait les escaliers, contrariée, attristée, tourmentée, mais surtout déçue par elle-même. Elle était incapable d'aider son amie. Quand elle releva les yeux en entendant une présence, Ruby fronça les sourcils. Elle ne connaissait pas cette femme qui venait de l'interrompre. N'ayant encore que sa déception dans le coeur, la serveuse s'adressa à cette inconnue presque violemment.
- J'espère que vous avez une bonne raison d'être là !
- Euh, je pense. Répondit simplement la femme, sidérée par cette agression surprenante.
- Pardonnez-moi. S'excusa Ruby, remarquant le trouble de sa pauvre victime. Je suis un peu énervée.
- C'est rien ! Je ne vous conseille pas de prendre un café en sortant d'ici, ça énerve encore plus. Tenta-t-elle espérant alléger l'atmosphère pesante.
- Vous avez raison, je vais me contenter de l'apéro quand ça sera l'heure! La serveuse tendit sa main vers l'intruse et se présenta plus correctement : Je m'appelle Ruby.
- Bonjour Ruby. Moi, c'est Emma !
- Enchantée, Emma ! La salua-t-elle poliment avant de poursuivre. Si tu arrives à la faire réellement sourire, commença-t-elle en dirigeant son regard vers l'étage, indiquant par ce geste, la mairesse, je t'offre un verre tous les jours du reste de ma vie.
- Euh, d'accord...
La blonde fut bouleversée par un tel deal. Sourire était un acte inné, que chaque être humain faisait tous les jours, pourquoi faire une telle proposition. Les questions, le mystère et la curiosité s'emparèrent d'Emma. Après un geste de la main pour se dire "au revoir", Emma s'empressa de grimper les quelques marches qui la séparaient de cette mystérieuse femme.
La porte du bureau apparaissant dans son champ de vision, Emma sentit son cœur s'affoler dans une course irrationnelle. Elle mit ça sur le compte de son impulsivité et de son orgueil mal placé. Peut-être était-ce une mauvaise idée de débarquer ici sans prévenir, ni même sans se renseigner. Emma s'arrêtera brusquement avant d'apparaître à travers la porte à demi vitrée du bureau de la mairesse. La blonde n'arrivait plus à réfléchir. Devait-elle y aller ou non ? Son esprit se figea sur un "non" ferme, si bien qu'elle fît immédiatement demi-tour. Mais en posant son pied sur la première marche pour descendre les escaliers, une phrase flotta dans ses pensées : "tu n'as pas fait tout ce chemin pour rien". Emma tourna la tête en direction de la porte, et entendit la mairesse toussé avant de se rappeler la proposition de Ruby. La curiosité prit le pas sur le reste, et Emma partit frapper à la porte, le coeur battant.
Après avoir entendu le doux son d'une voix féminine l'inviter à entrer, Emma ouvra la porte avant de poser ses yeux émeraude au fond de la pièce. Là, debout devant le bureau, la mairesse se trouvait fière, et dégageant l'aura d'un politicien sur de lui. Emma fut subjuguée par son attitude. Elle rendait une image d'elle très autoritaire avec une légère touche sexy et troublante. La blonde s'avança d'un pas décidé vers cette belle créature pour se présenter.
La première chose que Régina vit quand la porte s'ouvrit, fut la crinière dorée, briller à la lueur de quelques rayons du soleil levant. Le masque qu'elle voulait arborer fut difficile à maintenir. Une force venue d'ailleurs lui fit céder son apparence froide et hautaine. Régina tenta de garder la tête haute, pour ne pas montrer son trouble, face à cette inconnue qui la perturbait rien que par sa présence.
- Mme le maire, je m'appelle Emma Swan.
Les dernières tentatives de la mairesse pour garder une distance raisonnable sautèrent en éclat au son de cette voix fraîche et sensible.
- Ravie de vous rencontrer Miss Swan, même si j'ignore la raison de votre présence. Commença la mairesse en invitant Emma à s'asseoir dans le salon du bureau, après lui avoir serré la main.
- C'est une histoire un peu particulière, et sincèrement, je ne sais même pas si je m'adresse à la bonne personne. Souffla Emma en s'asseyant lourdement sur le sofa, passant ses doigts entre ses mèches de cheveux.
- Je ne comprends pas. D'où arrivez-vous, et qui cherchez-vous ?
- Je suis de Boston, et je recherche une Régina de Storybrooke. Avoua simplement Emma sans crainte de passé pour une folle.
- À ma connaissance, je suis là seule Régina dans cette ville. Lança la mairesse, confirmant à cette jolie blonde qu'elle était au bon endroit.
- Alors je vous raconte mon histoire ? Proposa Emma, retrouvant le sourire d'être avec la bonne personne.
- Je n'attends que ça. S'amusa la mairesse en s'installant plus confortablement sur son fauteuil.
Voilà quelque chose qui donnait enfin envie à Régina. La curiosité et le mystère avaient pris le dessus face à sa détresse. Intérieurement, elle était satisfaite de cette arrivée impromptue. De plus, un sentiment étrange naquit en elle au fil des minutes. Plus son regard se posait sur cette Emma Swan, plus elle sentait son sang redevenir chaud et couler férocement dans ses veines.
- Alors voilà, tout commença hier matin. J'étais en retard et Elsa n'y mettait pas vraiment du sien. Son réveil n'avait pas sonné... Elle oubliait des documents pour son boulot... Commença Emma en énumérant les faits évidents de son retard matinal. Elsa, c'est ma colocataire. Précisa la blonde en remarquant les sourcils de la mairesse se lever à l'évocation du prénom. Bref, la journée commençait mal. En sortant de mon immeuble, une bourrasque de vent se leva, et emporta avec elle une enveloppe qui me coupa légèrement au visage. Continua la jeune femme en portant ses doigts sur sa peau.
Encore fraîche et douloureuse au toucher, Emma tourna le visage pour montrer la petite cicatrice sur sa joue, comme pour confirmer les propos qu'elle avançait. Portée par une vague d'un sentiment inexpliqué, Régina se leva et rejoignit la blonde sur le sofa blanc. La mairesse posa le bout de ses doigts autour de la petite cicatrice, effleurant la peau claire et douce d'Emma. La brune ne comprenait pas ses réactions. Son coeur s'emballait sans qu'elle ne puisse le contrôler. Finalement, elle rabaissa sa main, la posant sur sa cuisse, et attendant la suite de l'histoire. Le silence avait pris possession du bureau, enveloppant les deux femmes dans une ambiance rassurante et apaisante, mais mystérieuse.
- Je continue ? Murmura Emma, laissant la magnifique brune, agir à sa guise.
Régina hocha la tête deux petites fois, restant sagement, mais avec une allure de reine, assise à côté de cette femme.
- Très bien. Je suis donc arrivée à l'heure au bureau, pour une fois... C'était mon dernier jour hier, et je n'avais plus accès à mes dossiers professionnels, car j'ai été licenciée. J'ai... Emma se stoppa dans son monologue en voyant pour la seconde fois la brune froncer ses sourcils. J'ai... J'ai frappé mon supérieur. Lâcha-t-elle en baissant le regard, honteuse d'avouer cela à Régina.
Régina se redressa sous la nouvelle, surprise par une violence qu'elle n'imaginait pas chez Emma. Finalement, cette femme n'était peut-être qu'une folle débarquée d'on ne sait où. Mais avant qu'elle ne puisse ouvrir la bouche, Emma se rattrapa.
- Il est odieux avec sa femme, vous n'imaginez même pas. Et il avait une stagiaire qu'il utilisait en usant de son pouvoir. C'est son compte-rendu qui validera ou non la licence de cette étudiante. C'est une jeune femme qui travaille comme une folle, et qui ne compte pas ses heures. Il a dépassé les bornes en lui mettant une main aux fesses devant tous ses collaborateurs, comme si c'était son petit jouet. J'ai simplement voulu la défendre. Parfois, je ne maîtrise pas ma fougue.
Écoutant les explications de la jolie blonde, Régina se détendit et envoya dans les oubliettes de sa mémoire ses dernières pensées.
- C'est honorable de votre part de vouloir la défendre, mais je suis certaine qu'il y avait d'autres recours. Répondit Régina étrangement rassurée et convaincue par cette histoire. Continuez.
- Oui, possible ! Emma se réinstalla plus confortablement, se tournant davantage vers la brune, qui lui faisait presque face. Donc, vu que je n'avais plus accès à rien sur mon ordinateur, j'ai décidé de faire un tour sur le toit de l'immeuble.
- Vous êtes folle! S'emporta Régina sans qu'elle n'ait le temps de se censurer, ce qui surprit Emma avant de la faire sourire.
- Il y a des balustrades, et elles sont fixées à plus 1 mètre 50 du bord. Il aurait fallu que je les enjambe pour être en danger. Expliqua la blonde tout en savourant la teinte rosée qu'avait prit les joues de la belle mairesse. Si vous me coupez sans cesse, vous ne saurez jamais ce qui m'amène à vous. S'amusa Emma en posant brièvement sa main sur celle de Régina sur sa cuisse, avant de la retirer.
Ce simple geste réchauffa la peau de Régina qui la brûlait presque. Elle n'avait jamais de contact physique tendre avec personne, hormis pour une poignée de main, et une bise à une amie. Mais là, elle sentit quelque chose de différent. Une connexion étrange. Une force indéterminée. Quoi que ce fût, Régina en ressentait déjà le manque. Chose étrange. Elle hocha la tête, indiquant à Emma de continuer.
- Donc, je continue... Reprit Emma se rappelant d'où elle avait été coupée. Il faisait froid, mais la vue était superbe. Un panorama extraordinaire sur la ville et plus loin encore. Je me suis emmitouflée dans ma veste et j'ai retrouvé l'enveloppe dans ma poche.
- Celle qui vous a coupé ? Demanda Régina pendu aux lèvres de la blonde pour connaître le fin mot de cette histoire, coupant pour la énième fois Emma.
- Oui, la même enveloppe. Je l'avais dans les mains, et je me suis demandais d'où elle venait...
Voilà pour cette semaine.
Ca me fait bizarre car les chapitres sont très courts, et j'ai l'impression de ne pas vous offrir grand chose... En tout cas, j'espère que ce chapitre vous aura plu. Les prochains chapitres sont un chouïa plus longs.
Pour les review, les critiques ou les éloges ;D, c'est plus bas... Merci beaucoup!
A la semaine prochaine!
;)
