Hello! Is it me youuuu're looking for? (Désolée, j'ai trèèèès peu dormi! Mon fils est maladou)

Merci à toutes vraiment, car vous etes hyper méga gentilles avec vos compliments et votre soutien! C'est très valorisant pour moi, et surtout, ça me donne envie de continuer à retranscrire tout ce qui peut bien naître dans ma tête. Alors, MERCI!

Réponse à la review en guest de Saty: Merci Beaucoup. Je vais essayé! ;)

Voici le chapitre entre Cora / Régina et Emma!

Bonne lecture!


- Chapitre 7 -

Une femme élégante, et un brin sournoise, se trouvait derrière cette grande porte noire. Beaucoup de similitudes avec Régina frappèrent l'esprit d'Emma. Le brun de leurs cheveux, leurs yeux perçants, et leurs attitudes de reine. C'était sans aucun doute la mère de Régina. Dans un silence de plomb, la femme plus âgée les laissèrent entrer, guettant d'un mauvais oeil l'étrangère qui pénétrait dans son salon. La pièce, magnifiquement décorée, laissait entrevoir la prestance de sa propriétaire. Les tons baroques aux nuances grises donnaient à cette pièce principale un rang royal. Le fauteuil du dix huitième siècle, orné de feuille d'or au velours rouge enrichissait davantage ce salon déjà splendide. Cora s'y installa avec condescendance, relevant la tête vers sa fille.

- Que me vaut ta visite après tant d'années ? Demanda Cora sans même avoir salué sa fille ou Emma.

- Ne te méprends pas, mère. Je ne viens pas m'excuser ou te supplier de revenir dans ma vie. Prévint Régina en s'asseyant sur l'un des sofas noirs, regardant sa mère, droit dans les yeux.

- Pourtant, tu aurais bien besoin d'un redressement, vu tes fréquentations... Insinua Cora en défigurant Emma de haut en bas.

- Cette fréquentation, comme tu le dis si bien, reprit Régina en posa sa main sur l'épaule de la blonde, est la meilleure chose qui me soit arrivée depuis le départ de Daniel.

Emma sentit son visage s'adoucir dans un sourire tendre, en déviant son regard vers la magnifique brune

- Ma pauvre fille, tu n'as toujours pas évolué depuis tout ce temps !

- Comment veux-tu que j'avance sans un peu d'amour ?

- Je t'ai donné mon amour. Affirma la femme mûre, évoquant l'évidence. Quant à ce garçon, il fallait ouvrir les yeux ! Tu ne peux t'en prendre qu'à toi-même !

- Tu n'as que ton amour-propre ! S'agaça Régina, constatant que sa mère ne présentait aucun remords.

- Je t'ai donné mon temps, mon argent, mes relations. Si aujourd'hui, tu as une situation assez correcte, c'est simplement grâce à moi.

- J'ai grandi dans l'insatisfaction permanente. Tout ce que je pouvais faire, même si c'était excellent, ça n'allait pas! Tu m'as éloigné de toute affection qu'elle soit maternelle, amicale ou amoureuse. Tu m'as privé de mon enfance, d'amis. Je n'ai aucune idée de la sensation qu'on a sur une balançoire, ou de descendre un toboggan. Je ne sais pas nager. Toutes ces choses que j'ignore, c'est à cause de toi. Commença Régina en énumérant ses propres regrets.

- Et peux-tu m'expliquer l'intérêt de connaître ce genre de chose totalement désuète ? Questionna Cora, ignorant une fois de plus la détresse de sa fille.

- Cela aurait donné le sourire à votre fille. Intervint Emma, en retrait depuis le début.

- Et vous êtes ? Demanda Cora en portant son regard froid sur la blonde.

- Celle qui vous empêchera d'intervenir de nouveau dans la vie de Régina. Lança Emma déterminée, faisant face à Cora de toute sa hauteur.

- Parce que vous pensez sincèrement avoir des allures de prince charmant ? Interrogea la marâtre avant de poursuivre sans même laisser le temps à Emma de l'interrompre. Vous n'êtes rien dans cette ville, et vous n'êtes rien pour les Mills ! Gardez vos mots écoeurants pour des écervelés ! Continua Cora en se levant et en s'avançant vers la blonde.

- Mère ! Interpella Régina en se levant à son tour afin de se placer devant la belle femme. Emma ne sera jamais rien pour toi, c'est une évidence. La raison de ma visite est simple, je ne veux plus entendre parler de toi, je ne veux plus être sur la défensive à cause de toi. Je veux vivre en liberté. Ton influence et ton emprise, c'est terminé. Tu m'as trop longtemps étouffé.

- Quelle reconnaissance ! Lança Cora en s'acheminant jusqu'au bar. Je ne te désirais pas, et je t'ai quand même offert ce que j'avais. Tu devrais t'estimer heureuse, petite effrontée.

Régina sentit ses jambes lâcher. Elle se rassit aussitôt sur le sofa, ne supportant plus le poids de cet aveu. La blonde l'accompagna dans sa chute lente, la serrant de ses bras fins et musclés. La mairesse savait que sa mère n'était pas quelqu'un d'aimant, mais là, elle apprenait qu'elle ne l'avait jamais aimé, ni voulu. Un poignard lui transperça le coeur, brisant ainsi le peu d'amour qu'il lui restait pour Cora. Elle sentait l'émotion prendre le dessus, mais elle ne voulait plus verser de larmes à cause de cette femme. Alors Régina ferma les yeux tentant de rassembler ses forces et son courage. Les mains d'Emma posées sur elle lui transmettaient tout ce dont elle avait besoin.

- Quoi que tu dises, rien ne changera ce que j'ai fait pour toi. Alors stoppe un peu tes élans d'adolescente rebelle. Cela ne te va pas du tout ! Continua Cora en portant son verre de vin à ses lèvres qu'elle venait de se servir.

- Tu es incroyable ! S'énerva la brune, incapable de garder son calme plus longtemps. Tu n'as pensé qu'à toi et à ta réputation toute mon enfance. Tu nous as fait fuir, moi et papa ! Lâcha Régina, laissant enfin échappé de sa bouche un reproche trop longtemps enfouis.

- Faire fuir ton père ? Ce lâche qui n'a jamais osé émettre la moindre requête sur ton éducation. Il se laissait vivre au bar du coin jusqu'à rentrer le soir ivre. Tu n'as de souvenir que ce qu'il te laissait voir ! Son départ a été une bénédiction !

- Tu mens ! Cria presque la mairesse, déstabilisée par cet aveu.

- Demande à Granny ! C'est elle qui le ramenait après son service. Se défendit Cora, reportant les explications sur quelqu'un d'autre.

- Et même si c'était vrai, tu es l'unique responsable ! Tu ne pouvais pas être une épouse et une mère aimante ?

- Et pourquoi faire? Pour finir comme cette ignorante à côté de toi ?

Régina allait répliquer quand Cora leva la main, lui interdisant de l'interrompre. Elle poursuivit dans un silence de plomb.

- Laisse moi deviner ? Elle ne travaille pas, sinon je suppose qu'elle aurait mieux à faire que d'être ici. Elle se prend pour une héroïne ? Elle pensait te sauver d'une vie confortable ? C'est quelqu'un qui n'a pas la tête sur les épaules, constamment à provoquer l'autorité ? Elle en a bien l'allure en tout cas ! C'est quelqu'un comme ça que tu aurais voulu être ? Sans avenir ?

- Stop ! Je ne vous permets pas ! S'agaça la blonde, s'interposant entre sa belle brune et sa soi-disant mère.

- Je vous ai permis d'entrer dans ma maison, alors vous m'écouterez, vous aussi ! Proféra autoritairement Mme Mills, plongeant son regard noir dans les pupilles pures d'Emma.

- Non ! Vous n'avez aucune idée de ce qu'est ma vie, et de comment je la vis ! Par contre, j'ai vu les larmes de votre fille ! J'ai vu son désespoir, ses blessures et sa fragilité !

- Tout ceci n'est que simple faiblesse. Se montrer ainsi vulnérable, n'est pas tolérable ! Expliqua Cora en répétant une phrase trop souvent entendue dans l'enfance de Régina.

- Pourtant, c'est ce qui l'aidera à avancer ! Son passé fera d'elle une femme bien plus forte que vous le pensez, car elle ne se laissera plus manipuler ! Vous l'avez détruite faisant d'elle un pantin entre vos mains. Rétorqua Emma défendant coûte que coûte la femme derrière elle, celle qui faisait battre étrangement son coeur.

- Vous n'avez pas d'enfant, Mlle Swen.

- Swan ! Rectifia Emma, agacée.

- Peu importe. Conclut Cora, agitant sa main sous son nez, comme si cela n,'avait pas d'importance. Vous ne savez pas ce que c'est que d'élever un enfant, et de vouloir le meilleur ! Alors gardez vos leçons de morale pour quelqu'un d'autre. Vous n'êtes pas à la hauteur.

- Je n'ai peut-être pas cette chance, mais je sais comment je n'agirai pas ! Comme vous, ou comme mes parents. Je suis orpheline, et s'il y a bien une chose que je donnerai sans limite à mes enfants, c'est mon amour. Chose que vous ne connaissez pas ! Cracha la blonde en s'approchant un peu plus de la femme aigrie

- Emma. Appela doucement Régina se levant pour se tenir à côté de la blonde. N'insiste pas. Elle est comme ça. Elle ne se rend pas compte qu'à la fin, c'est elle qui finira toute seule. Je veux passer à autre chose, et je n'ai plus besoin d'être ici pour ça.

- D'accord. Répondit simplement Emma, aussi tendrement qu'elle le pouvait. Cora fronça les sourcils en remarquant leur rapprochement. On s'en va.

- On n'en a pas fini, Régina ! S'impatienta Cora, qui s'inquiétait de perdre cette guerre.

- Oh si ! Tu es une usurpatrice qui ne voit que le gain. Tu ne me blesseras plus ! Ni moi, ni ceux qui me sont proches ! Je vais sortir de cette maison en étant plus ta fille. Et je vais renoncé à ce que tu m'as, soit disant, apporté. Mary-Margaret fera une très bonne mairesse. Demain, je démissionne. Lâcha Régina comme une bombe, ce qui brisa le regard dominateur de sa mère.

Pour la première fois depuis le début de leur discussion, Cora perdit sa prestance, et son sourire hautain. La peur de voir son nom de famille réduit à la banalité la rendait mauvaise. Cora était de ses femmes prêtes à compromettre leur intégrité pour une place sur la plus haute marche sociale. La démission de Régina réduirait à néant tous ses efforts, et il en était pour elle, hors de question. Elle rattrapa sa fille par le bras, la serrant fortement. Sa haine et sa déception pouvaient se lire dans ses yeux injectés de sang. La colère était visible sur les traits de son visage dur, et habituellement impassible. Alors que Cora maintenait toujours un peu plus violemment le bras de Régina, cette dernière s'opposa pour la première fois de sa vie à sa mère, jusque-là, intouchable. De sa main libre, elle gifla Cora qui la lâcha aussitôt, surprise par ce geste inédit.

- Ne me touche pas. Ne m'adresse plus la parole. Au revoir Cora. Lança la brune en tournant les talons, agrippant Emma au passage pour rapidement sortir de cette maison.

Ce que Régina ne vit pas en partant si vite, c'est l'unique larme de tristesse qui coula sur la joue rougit de sa mère. Pour la première fois, la femme ressentait quelque chose de fort et d'incompréhensible. Son coeur noircit par ses erreurs trop nombreuses, s'emballait à l'idée de réellement perdre sa fille. Elle se rendit compte, malheureusement trop tard, que cette belle femme brune était la seule personne au monde que Cora portait dans son coeur. Lorsqu'elle entendit la porte claquée, elle retourna s'asseoir, perdue et triste.

À l'extérieur, le silence régnait entre les deux femmes. Elles remontèrent en voiture, et Régina démarra toujours sans un mot. Après plusieurs minutes de route, la brune se gara sur le bas-côté d'une route desserte. Un pont se présentait devant elles. Emma remarqua la petite inscription, et sourit au nom de celui-ci : Le pont des Trolls. Alors qu'elle allait demander d'où provenait le choix de ce nom, la blonde se rendit compte que Régina était déjà dehors, se dirigeant vers le pont. Sans perdre un instant, la femme aux yeux jade se précipita pour la rejoindre. Si la situation n'était pas critique, Emma aurait évoqué la beauté de cet endroit, le bruit du ruisseau incroyablement relaxant, et l'intimité provoquée par la quantité d'arbres. Mais seule Régina avait de l'importance à ce moment précis, et son silence ne calmait pas l'inquiétude grandissante d'Emma. Puis, la blonde se stoppa nette, sursautant presque jusqu'à poser sa main sur son coeur, quand elle entendit la mairesse hurler à plein poumons. Emma la laissa faire, comprenant que c'était une façon d'extérioriser sa colère et sa libération.

Finalement, ce sont les larmes qui prirent le dessus. Régina les avait tant retenues depuis toutes ses années, qu'elle avait du mal à s'arrêter. La blonde s'approcha doucement pour ne pas la brusquer, et posa délicatement sa main sur l'épaule de la mairesse. Un léger courant électrique passa entre elles deux, avant que Régina ne se retourne. Son regard humide était brillant et délicieusement tendre quand il plongea dans les iris émeraude de la belle blonde. Sans chercher à se retenir, la mairesse enlaça ses bras autour du cou d'Emma si vivement, que celle-ci recula d'un pas sous la force de l'étreinte. Elles restèrent ainsi plusieurs minutes. Les nuages, jouant aux ombres chinoises au-dessus des deux femmes, laissaient apparaître quelques rayons chaud du soleil. La danse des branches des arbres permettait à l'astre d'illuminer le ruisseau couché dans son lit.

- C'est magnifique. Murmura Régina en observant ce spectacle naturel.

- Oui, ça l'est... Répondit Emma tout bas, parlant plus de la femme dans ses bras que du paysage.

- Je n'ai jamais pu profiter d'une telle splendeur ou d'un simple couché de soleil. Expliqua tristement, et pensivement, la mairesse, avant de sentir la main d'Emma caresser sa joue pour l'amener à la regarder.

- Je pense qu'il est trop tard pour celui-ci, mais je te propose une soirée pour commencer à profiter des choses simples.

Régina, perdue dans le regard tendre d'Emma, ne répondit pas tout de suite. Son cerveau filait à toute allure d'une question à une autre, sans trouver de réponse. Après tout, elle ne connaissait rien d'Emma. Les quelques heures passées avec elle venaient de bouleverser sa vie, devait-elle continuer sur cette pente ? Mais d'un autre côté, c'était cette belle blonde qui venait de lui rendre sa vie, Régina pouvait bien lui accorder une soirée. Et puis la brune arrêta quelques secondes de réfléchir, et écouta les battements frénétiques de son coeur. Aussi loin qu'elle s'en souvienne, jamais elle n'avait ressenti quelque chose d'aussi intense. La seule chose qui lui vint à l'esprit, effaçant les unes après les autres ses réflexions inutiles, c'est qu'elle désirait réellement passer cette soirée avec Emma, même si c'était une inconnue encore ce matin. La blonde patientait, perdant peu à peu l'espoir de profiter de la brune quelques heures encore, mais elle gardait son tendre sourire.

Ses lèvres s'étirèrent dans un rictus nerveux quand Régina posa sa main tendrement sur la joue douce d'Emma. La brune s'avança imperceptiblement, luttant contre son coeur. Les habitudes ont la rancune tenace, et Régina écouta sa raison une fois de plus, s'interdisant de poser ses lèvres sur celle de la blonde, pour la seconde fois aujourd'hui. Mais les efforts étaient là. Timidement, la mairesse hocha la tête, acceptant ainsi la proposition d'Emma.

- On ne fera rien d'extravagant, juste du simple et de l'agréable. Précisa Emma en resserrant légèrement son étreinte.

- D'accord. Mais avant, je dois parler à Mary-Margaret.

- Tu tiens réellement à démissionner ?

- Oui, c'est le seul moyen pour être libéré de l'emprise de ma mère. Si je ne quitte pas ce poste, elle aura toujours quelque chose à dire. En partant, je ne lui serais plus redevable. Expliqua la mairesse, pleine d'espoir d'une vie nouvelle. Tu comprends ? Ajouta-t-elle timidement.

- Bien évidemment! Où trouve-t-on cette Mary-Margaret ?

- À l'école, elle est enseignante.


J'espère que cette confrontation vous aura convaincu!

La semaine prochaine, apparition de Mary-Margaret, mais le chapitre ne lui sera pas entièrement consacré, car il y aura un début de soirée pour nos deux héroine!

Bon dimanche, et à très vite (en review) !

Bisous!

;)