Bonjour à vous!
J'espère que votre semaine s'est bien passée, et que vous profitez agréablement d'un week-end ensoleilé. En tout cas, moi, c'est le cas!
Réponse au Guest... Merci pour ce commentaire très constructif. Tu ne m'en voudras pas de ne pas en tenir compte, et je ne m'expliquerai pas non plus sur le comportement que je donne à Régina dans cette histoire. C'est ma décision, et si c'est "nul", d'autres histoires n'attendent que toi.
Quant aux autres review, je crois que je n'ai pas répondu à tout le monde... J'ai pas eu beaucoup de temps pour moi cette semaine, mais je le ferais aujoud'hui, promis!
Voici le 9ème chapitre. Exclusivement SQ. Un début de soirée particulier, mais toujours pas de baiser pour celles qui l'attende... Mouhahaha!
Bonne lecture ;)
- Chapitre 9 -
Alors qu'Emma vient de raccrocher, Régina sort de la voiture observant la blonde revenir vers elle. Son sourire vainqueur semble trop beau pour la maîtresse et n'ose à peine croire ce à quoi elle pense. Et pour couper, ses interminables questions sans réponses, Emma proclama:
- Elle est d'accord!
- C'est vrai? Rétorqua aussitôt la brune, victime d'une sensation d'ivresse encore inconnue, le bonheur.
- Oui, elle prendra le poste, si Mary-Margaret prend le tien!
Régina s'approcha dangereusement de la blonde, posant ses deux mains sur les joues fraîches d'Emma. Leurs yeux, délivrant tant d'émotions, se perdaient l'un dans l'autre, sans se préoccuper du monde extérieur.
- Je ne sais pas comment te remercier. Même pas 24h que tu es dans ma vie, et tu l'as complètement chamboulée.
- Comme tu dis...
Elles étaient troublées par tant d'émotions. Au réveil, ni Emma, ni Régina, n'avait prévu d'être dans cette situation le soir même.
La vie de la blonde était des plus banal à Boston. Une colocation, un prêt étudiant à rembourser, une multitude de copains mais une seule amie, une vie sentimentale au bord du chaos, et aujourd'hui, sans emploi. Rien, ni personne, emprisonnait Emma à Boston, et plus les heures défilaient, plus Emma se voyait bien dans cette petite commune.
Quant à Régina, sa vie n'était pas la sienne. Elle accomplissait le rêve de sa mère, alors qu'elle n'aspirait qu'à la liberté. Sa seule histoire amoureuse s'était terminée avant même d'avoir commencée. Trahie par ses proches, Régina était seule avec elle-même. Sa seule vision du monde extérieur, était Ruby, son amie de toujours. Mais depuis quelques heures, l'idée que la blonde prolonge son séjour l'enthousiasmait plus que tout le reste.
- Alors cette soirée? Demanda Régina pour la seconde fois, ce qui fit sourire Emma.
- Serais-tu impatiente? Questionna-t-elle par une autre question, omettant sciemment de répondre à celle de la mairesse, tout en gardant cette dernière près d'elle.
- Ordinairement? Non. Ma patience a certaines limites, mais pas pour ce genre de chose. J'ai juste très envie de cette soirée.
Comme Emma tout à l'heure, Régina se rendit compte de ce qu'elle avait dit, trop tard. Elle aurait préféré le penser, mais ses mots, et son envie avait prit le pas sur le reste.
- Moi aussi. Répondit simplement Emma, coupant Régina dans ses réflexions inutiles. Connais-tu un endroit calme, sans trop de lumière, et où personne ne viendra nous déranger?
La mairesse plongea son regard dans les yeux perçants d'Emma, tout en réfléchissant à sa demande. Puis, d'un seul coup, le chocolat de ses yeux s'illumina. Régina s'approcha un peu plus de la blonde jusqu'à sentir son souffle chaud glisser sur sa peau, et avec un petit sourire vainqueur dessiné sur le visage.
- J'ai l'endroit parfait!
- Tu m'intrigue, et en même temps, tu ferais presque peur!
- Tu devrais peut-être. Il paraît que j'inspire la crainte chez certains.
- Qui te dit que je n'aime pas ça! Rétorqua instinctivement Emma d'une voix rauque et sombre. Bon, continua rapidement la blonde afin de dissiper un possible malaise, laisse moi prendre quelque chose dans mon coffre, et on y va!
Aidé par les phares puis par la lumière de son téléphone, Emma se dirigea à travers les dernières voitures pour rejoindre la sienne. Un tour de clé dans le barillet, et Emma plongea sa tête dans son coffre. Le bruit non distinct qui parvint jusqu'à Régina lui sembla être celui du verre, mais la mairesse n'aurait pu en être certaine. Ce n'est que lorsqu'Emma revint vers elle une bouteille de vin à la main, qu'elle se dit qu'elle n'était pas totalement dans le faux.
- Un château Margaux. L'un des meilleurs vin français. J'ai une caisse de celui-ci chez moi. C'est un de 1983, mon année de naissance. Et sans vouloir me vanter, le meilleur dans sa catégorie. Expliqua-t-elle fièrement sous le regard rieur de Régina. Je devais le faire goûter à un client fortuné du Vermont le jour où j'ai appris que j'étais licencié. Du coup j'ai appelé le dit client pour annuler en lui annonçant que ma société ne voulait plus faire affaire avec lui. En un coup de fil, mon ancien patron perdait un commande conséquente de plusieurs milliers de dollars, et moi je gardais la caisse de 12.
- Et tu es contente de ça!?
- Et comment, rien qu'une bouteille de ce vin vaut la moitié de mon salaire.
- Et tu veux en ouvrir une ce soir?
- Chaque bouteille à une bonne raison pour être ouverte. Ce soir est une excellente raison pour ce genre de vin. D'autant plus quand on le boit en délicieuse compagnie. Termina Emma, offrant un clin d'oeil appuyé à la mairesse ce qui la fit rire.
Les bêtises de la blonde lui rendait la vie plus simple et surtout plus légère. Elle aimait cette sensation de flirt avec Emma. Elle rougissait, et heureusement, la nuit devenant plus sombre, cachaient cet aspect visible en plein jour. Elles partirent sans un mot de plus vers une destination que la blonde ignorait encore. Régina n'avait voulu rien dire, et garder secret cet endroit parfait pour être tranquille. Quand Emma avait légèrement insister pour connaître ce lieu mystère, une lueur presque honteuse et triste avait traversé son regard. La blonde compris que ce petit coin dans Storybrooke devait être spécial, voir important, pour Régina. Elle s'adossa correctement sur le cuire de la Mercedes, et se laissa guider.
Surprise. Non, extrêmement surprise. C'est l'euphémisme pour désigner l'état dans lequel est Emma en arrivant sur place. Jamais elle n'aurait imaginer un tel endroit. Voyant le regard surpris, inquiet et interrogateur de la blonde, Régina lui prend la main afin de capter son regard. Le tendre sourire et les yeux humide de la brune font littéralement fondre les questions soudaines d'Emma.
- Suis-moi. Murmura Régina en sortant de l'habitacle.
Elles avançaient, presque l'une contre l'autre, entre les allées sombres et silencieuses. Emma, docilement, suivait les pas de Régina jusqu'à ce que cette dernière ralentisse, puis s'arrête. Emma suivit le regard de la mairesse, pour trouver, en inscription dorée, deux mots: Zéléna Mills.
- Qui est-ce? Demanda doucement Emma en posant sa main sur l'épaule de Régina.
- Ma grande soeur. Annonça tristement la mairesse en posant sa main sur la pierre froide.
- Que s'est il passé? Questionna Emma, plus dans l'optique de ne pas laisser le silence s'installer que par curiosité.
- Elle est décédée à la naissance.
- Je suis navrée, Régina. Exprima simplement la blonde, confuse.
- Ne le sois pas. C'est ainsi. La soulagea la brune en revenant près d'elle. Ma mère n'a pas supporté avoir un autre enfant. Quand elle a su qu'elle était enceinte, elle voulait avorté. Mon père a du la supplier pour garder ce bébé.
- Il a eu raison. Lança immédiatement Emma.
- Mais pourquoi avoir fait ça?
- Fais quoi?
- La supplier de me garder, si c'était pour m'abandonner...
Emma ouvrit les yeux sur une douleur plus profonde qu'elle le pensait. Son enfance sans l'amour d'une mère et l'abandon d'un père avait brisé une enfant qui ne demandait rien de plus que d'être aimer. Cette blessure déchirante persistait à l'âge adulte. Seule, et surtout très indépendante, Régina ne se laissait jamais approché pour ne plus souffrir.
- Ton père est un lâche, et ta mère est une cinglée! C'est cliché, je sais, mais malheureusement, on ne choisit pas la famille dans laquelle on naît.
- Pourtant, je suis certaine qu'avec Zéléna, cette famille aurait été bien différente. Souffla Régina amèrement, à l'évocation d'une vie où elle n'a pas sa place.
- Tu es jalouse d'elle? L'interrogea Emma juste avant de glisser un bras sur les épaules de la brune.
- Je l'ai été. Oui. C'est pitoyable, n'est-ce pas? Jalouse d'une morte... Admit Régina ironiquement. Longtemps elle s'était refusée de l'être alors que c'était une évidence.
- Non, je comprends. C'est terriblement frustrant d'être en compétition avec un mort. Surtout pour un enfant qui n'a pas tous les moyens de se battre contre une injustice familiale.
- Pourquoi tu n'es pas arrivée plus tôt...? Demanda subitement la brune en pivotant contre Emma, se retrouvant étroitement serrée contre la blonde.
- Il paraît qu'il n'est jamais trop tard! Bien, et si on buvait? Proposa Emma, rendant le sourire à Régina.
- Avec plaisir. Viens, il y a un banc plus loin.
Les deux femme remontèrent l'allée de quelques pas avant d'apercevoir le banc dans l'obscurité. Elle s'installèrent, après que Régina ait épousseté le banc des quelques feuilles présentes, sous le regard moqueur de la blonde.
- Quoi? S'offusqua la brune en défroissant les plis de son tailleur.
- Non rien! Tenta Emma en sortant le tire-bouchon de sa poche.
- Emmaaaa? Menaça gentiment la brune d'un regard sombre comme l'ébène.
- Rien, je t'assure. C'est juste ton attitude de petite reine.
- Ça te pause un problème ?
- Du tout, c'est mignon à voir... Avoua Emma tout en penchant la tête sur le côté pour amadouer la mairesse, qui se mit à rougir instantanément.
- Si un jour on m'avait dit que je boirais ce genre de vin dans un cimetière. Continua Emma, en débouchant scrupuleusement la bouteille.
- Je suis désolée, y'avait sûrement mieux! S'excusa la brune peinée d'avoir choisi un lieu si lugubre.
- Nan, c'est parfait! La rassura Emma, tirant d'un coup sec pour retirer le bouchon, faisant résonner dans le cimetière le bruit caractéristique d'une bouteille que l'on débouche.
- N'exagère pas non plus!
- Si, je t'assure. C'est calme, on est tranquillement installées, et surtout, je comprends mieux ta douleur. C'est tout ce qui compte!
- Qu'est-ce qui a fait de toi quelqu'un de si attentionnée ?
- Oh ne me croit pas attentionnée avec tout le monde! C'est un privilège. Déclara Emma, la tête haute et l'air fière.
- Je me sens honorée, et importante ! Répondit aussitôt la mairesse, en posant une main sur le coeur et inclinant la tête.
- Attention aux chevilles... T'es ballerines ne vont pas supporter ! S'amusa à taquiner la blonde juste avant de recevoir un coup sur l'épaule. Oh, susceptible ?
- Non! Bouda Régina après avoir pris des mains la bouteille de vin rouge.
- Si vous le dites. Majesté. Continua ouvertement et tragiquement Emma, ce qui lui valut un deuxième coup.
Elles se chamaillaient, comme si les années d'une amitié solide et complice les liaient depuis toujours. C'est apaisée et le coeur léger que Régina regardait cette bouteille, pensive et le sourire aux lèvres. Rien n'avait prédit un tel bouleversement, et jamais elle n'aura cru être prête, mais à cet instant précis, elle était fière d'elle. Fière d'avoir su vaincre une tristesse obsolète, et une solitude tenace.
- À quoi trinquons? Demanda Régina pressée de découvrir de nectar.
- À cette journée ? À notre avenir ? À Elsa et Mary-Margaret ? À Mr French ?
- Quoi ? S'exclama la mairesse, étonnée par l'évocation de l'ancien fleuriste de Storybrooke.
Régina regarda Emma, puis suivit son regard devant elle. Les deux femmes étaient installées en face de la tombe de ce dernier. Régina baissa les épaules, se rappelant soudain du lieu où elles se trouvaient.
- Je pense qu'il l'a bien mérité... Évoqua la blonde, grimaçant à l'idée de fêter quelque chose à la vue de toutes ses tombes. D'un seul coup, elle se senti mal à l'aise et presque observer.
- T'as raison. Mais allons trinquer ailleurs. D'accord ?
- Avec plaisir ! Lança rapidement Emma en se levant, décidée a quitter le cimetière rapidement, ce qui fit rire Régina.
Une fois revenue à la voiture, Emma piqua des mains de Régina, les clefs de contact. Celles-ci s'offusqua, ne voulant pas que quelqu'un d'autre conduise sa voiture, mais en quelques secondes elle avait abdiqué. Emma avait sur elle un pouvoir incroyable. Un simple regard suffisait à lui faire accepter n'importe quoi. Résignée, la brune monta du côté passager, en ronchonnant, mais confiante. Emma, l'air satisfait, attacha sa ceinture, et régla des rétroviseurs avec un zèle exagéré, sous le regard méticuleux de la mairesse. Leurs yeux se croisèrent, et elle se mirent à rire de bon coeur. La journée avait été tellement éreintante, mais elles avaient encore la force de passer un bon moment. En arrivant en début d'après-midi, Emma était passée devant un parc assez grand, et non clôturé. Elle prit donc le chemin de celui-ci, tentant de se repérer dans le noir pour revenir vers le centre ville. Une fois chose faite, elle trouva rapidement la route pour ce lieu de verdure.
- Le parc! Bonne idée, Mlle Swan ! Félicita la mairesse qui appréciait l'endroit. Je n'y suis que très rarement allée. Quand j'étais enfant, jamais. Sinon, chaque occasion était pour le travail. L'inauguration des nouveaux jeux pour enfants, le nettoyage de l'étang ou encore la mise en place de table de pique-nique. Mais jamais pour le plaisir. Merci Emma. Termina t-elle en prenant délicatement la main de la blonde.
- De rien. Répondit-elle simplement, troublée par la brune. Trouvons nous des balançoires !
- J'adorerais.
Sans attendre plus longtemps, les deux femmes s'engouffrèrent dans les allées du parc jusqu'à découvrir l'espace pour l'enfants. Un poisson, un lion et une voiture sur ressort se partageaient un coin de l'air de jeu avec un grand tourniquet. Plus loin une énorme structure proposait des éléments tels que des passerelles, deux toboggans, un filets à grimper, un murs d'escalade et des mâts à glisser. De l'autre coté, un parcours d'équilibre s'éloignait jusqu'à disparaître dans le parc, et en plein milieu, deux portiques offraient plusieurs balançoires. Qui n'attendaient plus qu'elles.
Merci à vous, encore une fois, car sans votre intérêt, vos review, vos MP... Y'aurait pas d'histoire. Du moins, pas publiée.
Je travaille sur un OS, un très long OS. J'espère qu'il sera prêt pour après cette histoire, mais vu le peu de temps que j'ai pour moi, ça n'avance pas vite.
Passez un excellent week-end, plein de bonheur en ce début de printemps!
N'oubliez pas ma petite récompense hebdomadaire... LA REVIEW!
Gros bisous à vous!
;)
