NOTE A LIRE SVP
Je reprend cette histoire après plusieurs années, beaucoup de choses ont changé dans ma tête alors vous n'y retrouverait sûrement pas la même énergie que les chapitres précédents.
Bonne lecture :) !
Disclamer : Les personnages ne m'appartiennent pas du tout.
Warning : Il s'agit d'un slash relation entre homme trèèèès progressif. Si vous n'aimez pas je vous invite à quitter la page.
Dans ce chapitre : WARNING ! Bon y'en a que ça peut choquer donc dans ce chapitre il y a de la violence/exhibitionnisme dû à un excès d'émotions non gérés avec un Stan qui n'en peut plus et pète un peu un câble, un KFC. Non le BE ça sera dans le prochain chapitre.
Rating : M pour le langage vulgaire. Et les pitits lime ou lemon que je sème de-ci de-là. Puis la consommation d'alcool et autre.
Pairing : StanxKenny (dans ce sens).
Notes : Ne prend pas forcément en compte toutes les données de South Park. Des incohérences évidement si on compare au cartoon. Apparition de stéréotype parfois. Ne prend pas en compte certains éléments des récents épisodes.
Pensées
Enjoy
Pendant qu'ils se disputaient, Stan commençait à prendre conscience de la situation. Kenneth McCormick l'avait embrassé. À partir de cet instant, il commença à penser comme un con.
Il est tombé. Ça arrive après tout, de déraper sur les lèvres d'en face...L'gros l'a poussé et ses lèvres ont rencontrés les miennes. Oui. Avec le sourire. Normal...Tout à fait. Nan c'est ça, qu'est ce que ça peut être d'autre, hein ?
Avec une expression indéchiffrable, il resta planté sur ses deux jambes jusqu'à ce qu'il ne se mette à exploser de rire sous le regard surprit de ces camarades.
- HAHAHAHA ! Son rire sonnait tellement faux.
- Stan, qu'est-ce qui te prend ? Demanda Kyle inquiet.
- Bon, reprit Stan sérieusement. Il est où le piège ? C'est Lizzy qui t'as demander de tester ma fidélité ? Ça marchera pas, elle est toujours comme ça à-
- Stan ! L'interrompit le blond. T'es bourré ou quoi ? Un coup tu m'engueules pour avoir fait croire à Butters qu'on est ensemble et là tu éclates de rire en parlant de fidélité ? Est-ce que tu sais au moins pourquoi j'en ai été réduit à lui dire ça ? Parce que où que j'aille on ne me parle que de toi et de ma soi-disante relation avec toi alors que tu sors avec cette pouffiasse et que tu m'a jamais calculé plus que ça. Et tu sais quoi ? J'en avais raz le cul de ton attitude instable alors merde ! Maintenant ils ont de quoi alimenter la rumeur ! Soit réaliste dans une semaine toi et les auront déjà oublié cette affaire alors lâche moi, finit-il avec amertume.
La phrase fit mouche dans la tête de Kyle et des deux autres qui y voyaient un aveu pur et simple de jalousie. Enfin, presque. C'était sans compté sur la réaction du sportif. Alors que Cartman fronçait les sourcils se demandant comment il était passé à côté d'une information importante comme celle-là Stan, mût par une impulsion incompréhensible, se jeta sur Kenny qui, déstabilisé, s'écrasa au sol.
J'aurai tellement pût les faire chanter plus tôt...songea le jeune homme en surpoid.
Le brun se retrouva sur lui, une lueur étrange au fond des yeux. Il le trouvait à la fois menaçant et...hésitant.
...Qu'est-ce que je fais ? J'me suis jeté sur ce con pour le taper. Pour le cogner bordel ! Il m'a embrassé. Embrassé avec ses putains de lèvres. Avec son sourire..Et là il...il me fait chier (1). C'est de sa faute...Tout ça c'est sa PUTAIN de FAUTE !
Il lui vint alors une idée. Une brillante idée. Sous le regard médusé de ses comparses, Stan saisit la manche déjà abîmé du vêtement de Kenny et tira d'un mouvement sec et précis vers le bas. Les mailles du vêtement se déchirèrent lui dévoilant un bout d'épaule. Ce geste fit sursauter le blondinet qui réagit aussitôt.
- M-mec ! Qu-qu'est-ce qui t'prend ? S'étonna-t-il en se débattant mais la poigne de fer du brun l'en empêcha.
Personne ne semblait avoir prévu ça.
- C'est toi qui voulait jouer à alimenter les rumeurs ? On va jouer ! S'écria-t-il en essayant de lui ôter complètement le haut. T'as une idée de ce que moi j'ai subi ? T'arrêtes pas de m'provoquer en faisant des trucs que t'faisais pas ! T'arrêtes pas de vouloir t'amuser avec d'autre alors que t'es censé rester avec nous ! Tu m'embrasses, putain, et tu te défiles juste après en rigolant! TU fais chier !
- Ça va pas ! Espèce de taré ! Se défendit-il en lui empoignant à son tour le blouson comme un enragé. Faut te faire soigner !
Sa colère grandissait à chaque tentative de Stan pour lui découvrir la peau.
Ils sont tous tarés dans cette ville à vouloir me défroquer !
- Enculé ! Tu veux de la provoque ! S'exclama-t-il furieux. Tiens !
Il le choppa par l'une des boucles de ceinture de son pantalon et tenta de le lui défaire. Derrière eux, les deux autres comparses observaient la scène.
- Mec... intervint Cartman d'une voix presque désespéré. J'aurai jamais cru dire ça mais, leur comportement m'échappe un peu. Ils sont débiles en fait ?
- Tu me feras pas dire que j'suis d'accord Cartman, répondit le roux d'un air dépité.
- Tu l'as dit sale juif, lui fit-il remarqué d'une façon monotone.
- Connard obèse, riposta Kyle de la même manière.
Sa réplique fut ignoré par ce dernier qui l'ignora, fouillant dans son téléphone. Ils furent soudainement interrompus par un cri perçant. Les gestes en suspend, Stan reconnu immédiatement la voix.
- Merde...
- STAN MARSH ! QU'EST CE QUE TU FOUS EN PLEINE RUE EN TRAIN DE DESHABILLER CE PAUVRE CON !
En effet, le brun était à présent sur les genoux de son ami à terre. Le pantalon ouvert, l'une de ses mains retenant le haut du blond tandis que l'autre se trouvait sur son poignet. De son côté, Kenny lui tenait un bout de son boxer tout en lui repoussant le visage. En voyant le visage rouge de colère de Lizzy, le blond sourit et profita de l'inattention de son homologue.
Vengeance !
Il tira vers lui son poignet emprisonné dans la main du brun et les fit se rapprocher. Sans perdre de temps, il fit doucement courir ses doigts sur l'aine semi-découverte du brun, le faisant sursauter.
- Kenny qu'est-ce que- ! Il fut interrompu une nouvelle fois par des lèvres un peu gercées mais chaude. Pour la deuxième fois.
Le contact était plus franc et plus audacieux. Tous les sens du sportif se mirent en alerte et lui transmettait que ce baiser était dirigé par un homme. Un homme qu'il connaissait bien mais qui lui semblait tout à coup étranger. Son nez distinguait l'odeur corporelle de celui sur lequel il était assit. Ce parfum que l'on distingue uniquement lorsqu'on se rapproche un peu trop près d'une personne. Sous ses mains il sentait le poignet d'une personne du même sexe que lui et sur ces lèvres l'attitude provocante et désireuse de Kenny. Il finit par se laisser envahir par tout ce ressentit qu'il pensait jusqu'à lors, contradictoire à ses principes d'hétérosexuel.
Kenny entendit un soupire de contentement s'échapper de la bouche qu'il embrassait chaudement. Un sentiment de fierté l'envahit. De son côté, en guise de fond sonore, Stan semblait vaguement distinguer son prénom, mais décida de l'ignorer. Ses mains, jusque là restées inactives, plongèrent dans la chevelure du blond pour approfondir le baiser. Les deux derniers neurones connectés, qui lui hurlaient qu'il trompait honteusement sa copine, furent mis de côté pour se concentrer sur les sensations que lui procurait le contact buccale. Jusqu'à ce qu'il ressente une violente douleur sur la tête et qu'il se fasse remettre sur les pieds, tiré par le col. Il s'étouffa quelque peu lâchant à regret la prise qu'il avait sur le blond.
- Gweurk !
À peine fut-il sur ses pieds qu'il sentit une claque bien sentie atterrir sur sa joue. Dès lors, il revint à la réalité : sa nana lui gueulait dessus. Il venait de se faire embrasser sauvagement par le plus sexy de ses amis. Deux fois. Deux fois et ça lui avait fait oublier sa copine l'espace d'un instant et accessoirement son hétérosexualité. Ces deux baisers lui paraissaient si frais et limpides.
Putain merde…
- J'arrive pas à croire que t'es l'audace de l'embrasser devant moi ! Comment tu peux me faire ça espèce de connard ! Et toi tu le laissais faire en plus ? Mais t'es qu'un pauvre type qui se laisse guider par sa queue !
- Ferme-là, bougonna Kenny, rajustant ses vêtements.
- N'la ramène pas, connard ! S'adressa-t-elle au blond. T'as rien d'autre à faire que de piquer les mecs des autres ! Et toi réagis ! Cria-t-elle sur son petit ami perdu dans ses pensées.
- Il a peut-être envie que tu la fermes ? Proposa Cartman presque innocemment.
- Ta gueule le gros ! Laisse moi régler mes problèmes de couple.
- Et si tu lui lâchait un peu la grappe, suggéra le roux. Tu t'es jamais demandé si c'était pas toi le problème ? Enfin, regardez-vous ! Vous criez sans arrêt l'un sur l'autre, vous vous disputez comme des cochons et après ça se dit en couple ? Depuis le début je trouve pas votre relation très saine, finit par avouer Kyle.
- Bande d'enculés ! Vous voulez tous que je lâche mon copain...Tucker avait raison, mais je vous ferai jamais ce plaisir ! Toi ! Viens avec moi faut qu'on parle.
- Euh…, réagit Stan intelligemment.
- T'es au courant qu'il vient d'embrasser son amant caché juste devant toi...Tu sais mon enfant-
- Cartman...
- Écoute avant de m'interrompre Lizzy, reprit-il d'un ton paternel en la prenant à part. Je serais toi, j'aurai pas supporté que mon mec embrasse quelqu'un d'autre que moi...
- J'étais sûr que t'étais gay Cartman.
- Kahl, j'essaye de discuter avec cette jeune fille éperdue, s'il te plaît. Donc je disais, reprit-il, je n'aurais pas supporté de voir mon compagnon me tromper, sous mon nez et à ma barbe.
- Et qu'aurais-tu fais, Môsieur j'ai-jamais-su-garder-un-rencard ? Demanda la jeune fille septique.
- Clairement, je lui aurais mit mon poing dans sa charmante petite gueule, répondit-il posément et sans hésitation. Mais, comme tu as l'air d'une fille...disons...distinguée...
Bordel, qu'est-ce qu'il faut pas dire, pensa Cartman en continuant son discours.
- ..je vais te dire quelque chose. Je sais que tu vas participer au BE pour proclamer ce cher petit Stan comme tient malgré toutes les preuves de son infidélité. Ce qui soit dit-en passant peut : soit être qualifié d'un acte de courage et de fidélité absolue... soit le témoignage d'une incroyable stupidité, finit le sociopathe sous le regard meurtrier de la blonde.
- J'vous signale que je suis toujours là, intervint placidement Stan qui semblait pourtant légèrement nerveux.
Lui jetant un coup d'œil, il s'arrangea pour s'éloigner le plus possible du sportif avec la jeune fille.
- Oui, donc,et alors ? Où tu veux en venir ? S'impatienta la jeune fille.
- ...Je voulais juste te souhaiter bon courage, trancha-t-il simplement en s'éloignant. Bon vous venez les mecs ? On va ce faire un KFC !
- Quoi ? S'étonna la jeune fille blonde. C'est tout ?
- On verra lequel de toi ou Kenny est digne de ce cher Stan ! Lança-t-il en s'éloignant avec les deux autres, la laissant seule avec son copain.
Après leur départ, Stan s'avança vers elle. Le visage légèrement baissé, elle fronçait les sourcils. Petit à petit, son regard se fit douloureux. Au début, elle prenait toute cette histoire un peu à la légère et pour être honnête, le fait d'avoir un rival inattendu lui rendait la chose plutôt stimulante. Tant que cela restait de l'ordre de la boutade. Car elle avait pensé que jamais, en aucune manière, tout ça pouvait avoir ne serait-ce qu'un fond de vérité. Mais en cet instant précis, après avoir vu de ses propres yeux la réaction de son copain lorsque cet idiot l'avait embrassé, elle avait eu peur. Peur de le perdre. Peur que toute cette histoire puisse se baser sur les sentiments d'une autre personne pour son petit ami. Les sentiments d'un autre homme pour Stan. Stan Marsh, l'hétéro pur et dur.
Jusqu'à aujourd'hui…pensa-t-elle avec amertume. Enfin...
Peut-être l'avait-elle déjà perdu avant même que leur histoire ne commence en fin de compte. Bien sûr elle avait déjà entendu plusieurs rumeurs sur ces quatre énergumènes. Mais cela avait toujours compté pour elle comme faisant partie de leur réputation. Rien de sérieux. Pourtant, il lui paraissait à présent d'une évidence absolue que du côté du blond, un attachement de longue date s'était mis en place sans que son crétin de copain ne s'en aperçoit, perspicace comme il est. Ou qu'il le confonde avec de l'amitié, vu la discrétion de Kenny. Encore mieux : nul doute que son crétin de Stan était passé à côté, trop obnubilé par ses propres habitudes. Après tout, ces quatre débiles se côtoyaient depuis les couches-culottes. Plus elle pensait à Kenny plus elle se disait que tout ce qu'elle connaissait de lui n'était toujours que des rumeurs. Toute la ville savait qu'il aimait le sexe. Mais avait-il eu autant de conquête que ça finalement ? Personne ne semblait se rappeler vraiment d'avoir coucher avec lui mais les rumeurs persistaient.
Pendant qu'elle cogitait, Stan l'observait en silence. Étrangement, le brun fut surprit de l'impact amoindrit que l'attitude de sa copine pouvait lui procurer. Quelque chose clochait. Où étaient passé les émotions et les divers frissons qu'il ressentait quand sa copine manifestait son mécontentement, sa joie, sa tristesse, son amour à son égard. Qu'est-ce qui avait changé en si peu de temps ? Les événements de ces derniers jours lui avaient-ils retourner le cerveau ?
Sans un mot, il la prit dans ses bras pendant qu'elle se laissait un peu aller à ce qui leur semblaient être l'un des rares contacts sans animosités qu'ils avaient partagé jusqu'à lors. Étrange vu le contexte. Après quelques minutes, il perçut des sons étouffés. Elle essayait de lui parler. Les seuls mots qu'il percevait se mélangeaient.
Enregistrement...infidélité...pardonner...pourquoi...pourquoi…
Il entendait à peine ses paroles mais malgré cela, le quaterback lui murmura des mots réconfortants qui sonnaient pourtant tellement fausses à leurs oreilles. Après quelques instants de flottement étrange, elle finit par se détacher, essayant de reprendre son ton habituel.
- Allez vas les rejoindre, j'entends les grognements de ton estomac, plaisanta-t-elle maladroitement.
- Tu veux pas qu'on mange ensemble plutôt ?
- J'aurais bien aimé mais j'ai déjà prévu de sortir avec les filles au cinéma. Soirée pyjama, sourit-elle.
- Ok...j't'envoie un message plus tard alors…
Elle s'éloigna sans se retourner, non sans l'avoir embrassé un peu plus longuement que d'habitude, marquant une pause lorsque le baiser prit fin. Stan la regarda s'éloigner puis se dirigea vers le lieu où se trouvait ses amis.
On s'est pas trop disputé cette fois, pensèrent-il de concert.
Pendant ce temps au KFC, alors que Cartman et Kenny dévorait à pleine dent les blancs de poulets, le jeune homme roux parlait du couple qu'ils venaient de quitter.
- Tu sais très bien qu'elle le traite comme de la merde, regarde un peu comment elle lui parle !
- C'est bon Kyle, on sait tous que ça a jamais été très sain leur relation, répondit Cartman. Surtout quand, on sait pas pourquoi, subitement il a préféré les blondes, glissa-t-il en lançant un regard en biais vers le jeune homme qui avait dégagé son visage pour manger.
Merde je m'étais jamais rendu compte mais peut-être qu'il s'est passé un truc entre eux bien avant ça ? Pourquoi ça m'a échappé ? Depuis quand t'es sérieux avec tout ça ? Putain de bordel, après la déclaration que tu lui a faite Ken' comment tu peux bouffer aussi tranquillement ?
En mâchant religieusement, le plus grands ne lâchait pas le blond du regard. Celui-ci releva à peine la tête, trop heureux de pouvoir manger quelque chose de consistant.
- Arrête avec tes sous-entendus Cartman, soit sérieux pour une fois, soupira le rouquin.
- Tu vas pas me dire qu'après le patin qu'ils se sont roulés devant nous, tu crois encore qu'il se passe rien entre ces deux branleurs ?
- Je vous entend vous savez, intervint le blond.
- Alors dit-nous pourquoi t'as fait un truc pareil ? J'sais que personne n'apprécie sa copine mais tu crois pas que lui jouer le coup de la provoc' en leur faisant croire que tu es attiré par Stan, c'était un peu exagéré ? C'est...putain, mec, tu l'as embrassé quoi !
Le ton de Kyle était un peu dur et accusateur. Cependant une pointe de curiosité transperçait dans ses paroles. Le châtain roula des yeux devant l'attitude du juif.
Kyle, Kyle, Kyle. Toujours à vouloir empaqueter les choses avec un gros ruban...Songea-t-il en enfournant un bout trempé de sauce.
Kenny se crispa légèrement sur sa chaise sous le regard plein d'interrogation de Cartman. Il n'eut pas vraiment le temps de répondre qu'il aperçut le principal concerné de cette affaire qui s'installa avec eux un plateau à la main.
- Staaaan, mon cher ami, tu tombes à pic ! l'accueillit faussement le raciste notoire. Kinny s'apprêtait justement à nous révéler ses sentiments cachés et enfouis au plus profond de son petit cœur pour toi, annonça-t-il en s'attirant un regard fatigué du brun.
- Et par la même occasion tu pourrais nous dire pourquoi tu l'a embrassé en retour, lâcha finalement Kyle sans s'en rendre réellement compte.
Un silence suivit la tirade du rouquin. Le quaterback releva la tête vers son meilleur ami et grimaça. Du coin de l'oeil il apercevait les yeux curieux et trop bleu de celui qui l'avait embrassé plus tôt. Il piqua dans son poulet.
Bordel.
- Lâchez-moi un peu les mecs, soupira finalement Stan. J'en sais rien, j'étais prit dans l'action puis tu me faisait tellement chier Kenny…
- À tel point que t'en arrives à lui rouler la pelle du siècle ? S'exclaffa Cartman, projetant des petits morceaux devant lui, ce qui provoqua une réaction immédiate de protection et de dégoût autour de la tablé. C'est sûr que moi aussi j'effectue plusieurs contact buccaux avec les gens que j'peux plus encadrer. C'est donc comme ça que les jeunes s'expriment de nos jours, je vois ! Lâcha-t-il narquois.
- Ferme là, abruti ! Et fait gaffe t'en fout partout putain.
- Gros dégueulasse, commenta Kyle à ses côté. Fait en sorte que ce qui entre dans ton corps y reste, connard ! Puis fait pas comme si t'avais pas été choqué non plus, gros lard.
- Mais je le suis ! S'écria-t-il en feignant d'être offusqué. C'est pour ça qu'on est au KFC. Le poulet me réconforte. Et si ça pouvait nous débarrasser de ta connasse là...
- Arrêtez elle est pas si chiante que ça ? Se plaignit le brun.
Ses trois comparses lui jetèrent un regard éloquent. Stan se prit la tête entre ses mains.
- Honnêtement je vois pas ce qui te plait chez elle, lâcha son meilleur ami. Je veux bien admettre qu'elle peut paraître attirante physiquement pour certains mais elle est certainement pas faites pour toi vieux. Puis, faut avoué que vous partagez pas grand-chose non plus.
- Kyle…
- Sois honnête, à part le sexe qu'est ce que vous partagez vraiment ? Vous aimez pas les mêmes choses, vous vous engueulez tout le temps. Tu passes plus de temps avec nous parce qu'elle te fait chier. Stan, j'suis pas vraiment du genre à te dire de larguer tes copines mais là…
Il prit une grande inspiration en fermant les yeux, prit un morceau de poulet, le pointa dans sa direction et lâcha solennellement :
- Cher Stan, tu vas me la larguer celle-là et vite.
- Mes amitiés. Tes potes de toujours, ajouta Kenny sur le même ton.
- Et il te reste notre ami ici présent si t'es en manque de blondeur, glissa l'obèse s'attirant un regard de mépris de la part de Kenny.
- C'est bon les mecs, commença le brun irrité. Je sais que vous pouvez pas vous l'encadrez mais là vous exagérez.
- Alors dit nous ce que tu lui trouves. Donne nous au moins cinq arguments pour défendre ta relation avec elle, exigea Kyle entre deux bouchées.
Le reste du temps fut alors consacré à essayer d'énumérer ses qualités. Sans vraiment s'en rendre compte, ils se concentrèrent sur les raisons de l'existence de la relation conflictuelle de Stan avec sa blonde plutôt que celles concernant la scène à laquelle ils avaient assistés tantôt.
Un peu plus tard, regardant l'heure, le blondinet annonça qu'il devait rentrer un peu plus tôt en réitérant les arguments qu'il avait avancé lorsqu'il avait quitté les répétitions. N'ayant reçut que des hochements de têtes indifférents (2), il quitta les lieux après avoir exécuté un vague signe d'adieu pendant que les trois compères reprenaient leur conversation animé.
- Mais je peux pas la larguer juste avant le BE ! De quoi j'aurai l'air ? S'exclama-t-il soudainement.
- Je me permet de vous rappeler également que dans la seconde partie, c'est toi la star, fit remarquer le gros lard d'un ton mielleux. T'imagines tout le monde se battra pour tes petites fesses. Sois fier ! Cria-t-il. Tout est mis en place. Première partie : l'expérience. Deuxième partie : concours ouvert à tous pour gagner les goodies qu'on a créés spécialement pour l'événement et pour clôturer la soirée, le grand affrontement final entre Kenny et Lizzy.
- Oh bordel d'ailleurs expliques-toi Cartman, soupira le sportif. C'est quoi cette histoire ? Depuis quand vous avez prévu ça ?
- Figures-toi qu'elle est passé voir Craig après qu'il ait diffusé l'enregistrement.
C'était donc cet enculé péruvien qui est à l'origine de tout ça…songea Stan.
- Elle lui a demandé d'arranger un peu les choses, reprit le gros lard. Tu le connaît, toujours à vouloir nous emmerder et foutre la merde.
- Oh je pensais que cette description s'appliquait plutôt à toi Cartman…
- Ta gueule Kyle. Il a accepté, rapport à son expérience et l'égalité des sexes et des genres…
- Et comment tu sais tout ça gros lard ? Cracha le juif accusateur.
- Les merveilles de la technologie Khal. Les merveilles de la technologie…
- Il t'a envoyé un message, dit-il blasé.
Alors que Cartman narguait son meilleur ami sur un sujet qui lui échappait, Stan restait songeur. Il ne fallut pas bien longtemps avant qu'ils ne voit le raciste s'éclipser en ricanant. Se retrouvant enfin seul, les deux amis eurent l'impression de pouvoir souffler un peu. Pendant qu'ils rentraient en silence se repassant chacun les différents moments de la journée, Kyle commença à s'agiter, jetant des œillades nerveux à son homologue qui finit par l'interroger.
- Tu me fait quoi là vieux ?
- J'ai un truc à te demander Stan, finit par répondre le rouquin. On est pote depuis longtemps non ? On peut tout se dire hein ?
- Tu me fait flipper crache le morceau on verra bien...
- Entre nous, t'en penses quoi de toute cette histoire avec Kenny ?
- C'est Craig qu'à tout manigancé depuis le début. Tout ce qui arrive c'est sa faute vieux. Il a un truc avec les blonds et ça tout l'monde le sait. Rien qu'à voir toutes les fois où traînait avec Kenny ou Tweek ça crève les yeux qu'il a un faible pour ce genre de personne. Ça devient obsessionnel chez lui ! Il est avec Tweek maintenant pourquoi il laisse pas les autres blonds tranquille ?
- Bof, c'est assez marrant de les voir se ridiculiser en costume et puis ça fait longtemps qu'on avait pas autant rit tous ensemble. Mais toi dans tout ça tu t'sens comment ? Insista Kyle. Par rapport à notre pote Kenny, j'veux dire.
- J'vois pas de quoi tu parles, répondit-il avec humeur.
Son meilleur ami l'arrêta et le quaterback vit qu'il était sérieux. Finit les fausses excuses.
Après ce qu'il s'était passé, il ne pouvait plus nier. Kenny avait...il lui accordait de l'importance. De façon importante (3). Depuis longtemps semblerait-il… Stan se sentait tellement perdu. Son monde avait toujours été très définit. Lui et ses potes aimaient le chambouler. Le détruire, y mettre un peu de piment, le démolir. Tout ça tant qu'à la fin, tout redevenait contrôlable, comme avant. Avec leur petite routine personnelle. Peut-être devenait-ils vieux à s'attacher autant à ses habitudes. Ou peut-être qu'il avait toujours été un peu comme ça.
- Comment j'dois faire ? Demanda-t-il presque désespéré. J'sais pas depuis quand il...oh putain c'trop bizarre, s'interrompit-il en se pinçant l'arrête du nez, depuis quand c'est comme ça ?
- Depuis quand on l'a pas vu arriver tu veux dire, répondit-il d'un ton rhétorique. C'est Kenny vieux, déclara-t-il comme si cela lui fournissait une explication évidente. On sait maintenant qu'il aime plus un de ses potes que les autres, tant que ça reste cool entre nous et voilà (4)...Si ça te gène tant que ça, va lui parler. Dis lui clairement que t'es pas à l'aise avec ça et que tu préfères prendre tes distances quelques temps ?
Mais je suis pas sûr que ça me mette plus à l'aise que ça de m'éloigner de lui.
Kyle observa avec attention l'expression de son ami se tordre en grimace lorsqu'il lui suggéra de mettre de la distance. Ça confirmait ses doutes quand à la réciprocité de...cette relation étrange.
- Ouais...Ok.
- De toute façon ça sera pas tenable comme situation, pour aucun d'entre nous, si vous réglez pas ça rapidement.
- Ouais, ouais...ronchonna le concerné en regardant ses chaussures. Il releva la tête brusquement déterminé. C'est décidé, suivant qui gagne j'vais repartir avec comme ça c'est fair play, c'est la règle du jeu. Personne ne pourra se plaindre hein ? Ouais c'est cool ça, merci vieux ! Enchaîna-t-il en s'éloignant soulagé d'avoir trouvé une issue à cette situation.
…
- Putain !
Ce fut le seul mot qui vint au rouquin qui resta éberlué par tant de désinvolture et de stupidité dans le raisonnement de son ami de toujours.
A suivre...
(1) Quelle belle conclusion. Oui oui.
(2) Les habitudes ont la vie dure…
(3) De l'importance oui. Beaucoup.
(4) On est d'accord on l'a connu plus pertinent que ça notre bon vieux Kyle !
Bon désolé, mon copain était présent cette semaine du coup un peu en retard pour poster.
