Salut les p'tits loups!

J'espère que tout va bien pour vous!
Un grand merci pour tout les followers, mis en favoris, et surtout à Shina-ariz! (désolée j'ai pas du tout eu le temps de te répondre encore, mais je le ferai, foi de... d'andouille?) JE publie déjà en retard alors je vais pas vous prendre la tête plus longtemps: bonne lecture!


- Vous avez trente secondes pour m'expliquer ce que vous avez fichu, tonna la voix de Nami. Et j'espère que vous avez une bonne excuse !

- C'est à cause de l'ananas bleu!, s'exclama Luffy qui, de toute évidence, n'aurait pas fait un formidable avocat.

Les membres de l'équipage regardèrent avec anxiété leur navigatrice serrer les dents ainsi que les poings, restant ainsi pendant une seconde. Puis deux. Puis trois.

Avant d'exploser de colère.

- Un ananas bleu ?! Les garçons, rassurez-moi, vous vous payez ma tête pas vrai ? On avait à peine posé pied à terre que vous avez aperçu ce foutu bois et filé sans demander votre reste. Venant de Luffy, à la rigueur, ça ne m'étonne pas plus que ça. Mais toi Sanji, je n'aurais jamais cru que tu nous délaisserais Robin et moi – et notre séance de shopping – pour aller courir dans la forêt !

Le concerné baissa la tête, fixant ses chaussures d'un air piteux tandis que la rousse poursuivait sa tirade.

- Vous disparaissez toute la journée, impossible de vous retrouver !Vous comprenez qu'on ait pu s'inquiéter au moins, en voyant que la nuit était tombée, que même Zoro était rentré et qu'on avait toujours pas de nouvelles de vous ?

La rousse poussa un long soupir, qui ressemblait à s'y méprendre au grondement d'un loup en colère.

- Et soudain, reprit-elle l'air furieux, vous vous ramenez comme des fleurs ! Mais pas seuls, non, c'eut été trop simple. Il vous fallait une armée de Marines aux trousses pour rendre votre arrivée plus théâtrale !

Le cœur du problème fut finalement abordé :

- Vous vous rendez compte au moins de tout ce qu'on a perdu en mettant les voiles si tôt ? J'avais réussi à amadouer un grand-père qui comptait me donner une vieille carte au trésor. Il y avait dans le centre-ville, d'après des gens du coin, un commerçant qui était un vrai pigeon ! Sans parler du rarissime joyau caché sur l'île. Vraiment, vous êtes irrécupérables…

Toi aussi… Songèrent les membres de l'équipage qui assistaient à la scène.

Les remontrances durèrent encore quelques minutes, puis la navigatrice conclut la conversation d'un bon coup de poing sur la caboche des deux idiots qui lui servaient d'amis. Elle tourna ensuite les talons sous les grognements de Luffy – qui n'avait toujours pas compris ce qui lui était reproché – ainsi que les excuses mêlées à des déclarations d'amour de la part de Sanji – qui était toujours aussi gaga quand il s'agissait d'une femme.

- Ma Namie-chérie, clama le cuisinier, je te jure que ce soir tu pourras déguster un gâteau à ton effigie en guise d'excuses ! Et ce sera le meilleur des gâteaux que le Nouveau Monde ait jamais vu naître !

- J'espère bien, répondit la rousse d'un ton glacial. C'est tout de même un minimum.

- Quelle sorcière, commenta Zoro peu être un peu trop fort.

C'est ainsi que notre sabreur préféré put rejoindre le fan club des victimes de la Nami sauvage. L'esquinté blond, lui, ne sentait déjà plus la douleur. Il ne cessait de passer et repasser une main sur son crâne bosselé, endroit sacré depuis que la main de sa navigatrice adorée l'avait touché.

Une fois sorti de sa transe – autrement dit au bout de cinq bonnes minutes quand plus personne n'était là pour l'écouter hormis Chopper qui s'inquiétait grandement pour sa santé mentale – Sanji se mit en route vers son antre, sa maison à lui seul, le lieu de toutes ses créations : sa cuisine adorée.

Un remous faisant tanguer le bateau plus fort que d'habitude fit néanmoins trébucher le blond. Il se rattrapa par la plus grande des chances au mat du navire, puis jeta un regard aux alentours. Nulle vague, nul nuage et aucune navigatrice sexy venue leur dire qu'une tempête se préparait.

Étrange.

Un sifflement suraigu se fit entendre à ses oreilles tandis que le bateau tanguait de nouveau, ce que cuistot interpréta comme un changement de pression atmosphérique précédant une tempête.

Ce qu'il n'interpréta pas en revanche, ce fut le mat qui bougea tout seul, le faisant s'étaler au sol. La chute aurait dû être douloureuse, mais le blond ne sentit rien, comme plongé dans un rêve. Rêve dans lequel le monde entier tournait encore et encore.

Sanji fronça les sourcils. Dans quelle galère ce fichu bateau les avait-il encore menés ? Difficile de répondre à cette question, mais peut-être qu'en demandant à Nami… Le blond appela sa chère et tendre, mais sans succès.

Nulle réponse de la douce rousse. Sûrement lui était-il arrivé quelque malheur ! Plus déterminé que jamais à retrouver sa princesse et à la sauver, le blond rassembla ses forces et se releva. Il courut jusqu'aux dortoirs où elle avait disparu tout à l'heure. Rien. Le pirate tourna la tête à droite, désespéré de ne pas trouver la jeune fille.

Puis plus rien.


Une fois son stock d'insultes envers cette satanée sorcière épuisé – ce qui avait duré plusieurs minutes car la douleur le rendait assez créatif, Zoro retourna à son activité préférée : la méditation. Et non pas la sieste comme le prétendaient de nombreux ignares.

L'homme à la chevelure verte prit donc place dans la vigie, son coin favori car source de calme. Et surtout parce que l'emmerdeuse rousse ne se donnait jamais la peine d'y monter, préférant y envoyer l'autre idiot de cuistot, qui paraissait toujours heureux de se faire exploiter. Ce gars avait dû être un clébard dans une autre vie. Genre un insupportable caniche.

Bref.

Tout ça pour dire qu'entre Nami et le blondinet, Zoro préférait encore la visite du second. Au moins leurs joutes verbales – et surtout les bagarres qu'elles entrainaient – avaient le méritent d'être intéressantes et de le faire progresser. Oui, vraiment, envoyer bouler le cuistot à l'autre bout du Thousand Sunny faisait définitivement partie du programme d'entraînement quotidien de Zoro.

Même si cela impliquait bien souvent des remontrances, ainsi qu'un bon coup de poing, de la part de la navigatrice. Quoiqu'avec un peu de bonne volonté, on pouvait considérer que les coups de cette dernière permettaient au second d'augmenter sa résistance.

- Que quelqu'un appelle un médecin, vite !

Sans réfléchir davantage, le sabreur bondit sur ses jambes et bondit hors de la vigie. Ce pouvait être une fausse alerte, ce pouvait être un monstre marin de rien du tout, mais ce pouvait être également un réel danger qui menaçait ses amis. Dans tous les cas, Zoro avait reconnu la voix de Chopper appeler à l'aide.

Alors il n'avait pas le temps de douter ou de réfléchir.

De toute façon… il ne savait pas faire.


En espérant que cela vous ait plu!
Et je vais être honnête: je ne vais pas pleurer pour des reviews, car ce ne sont pas elles qui me font écrire. Par contre, ce sont elles qui me font me surpasser qui publier ultra rapidement! Alors à vous de voir :D