Coucou les gens! Je serai brève encore une fois, désolée :)
Merci à Dodge3, val, olukkalp et miaoifuki pour leur review. Vous êtes de plus en plus nombreux à lire cette histoire et ça me fait chaud au coeur!
Bonne lecture!


D'une main légèrement tremblante, Usopp se saisit d'un fusain et traça, non sans appréhension, quelques traits sur son cahier de dessin. Puis il tourna ce dernier vers Luffy. Sur la page était représenté avec un réalisme frappant un petit serpent aux longs crochets venimeux et aux yeux perfides.

- Luffy, c'est par ces bestioles-là que cet abruti de Cook s'est fait mordre ?, lui demanda Zoro.

- Ohlala, qu'est ce que tu dessines bien Usopp !, s'extasia Luffy.

- Bordel répond !, s'énerva le sabreur, ce qui fit sursauter Chopper et Usopp.

- Ben ouais, c'est exactement ça ! Y'a un souci ? C'est dangereux ? Pourtant ils sont tout petits !

Nami se prit la tête entre les mains et poussa un gémissement.

- Mon Dieu c'est pas possible…

- Hebifurin, souffla Zoro.

-C'est quoi ce truc ?, demanda Franky.

- C'est un serpent dont l'élevage a été interdit il y a trois ans, indiqua Nami. L'espèce a été considérée comme nuisible et une grande chasse aux serpents avait eu lieu à l'époque. Cependant, on en trouve encore quelques spécimens sauvages et il n'est pas rare d'en trouver en circulation sur des marchés noirs d'East Blue.

- Le venin d'hebifurin est particulièrement dangereux. Il engendre une forte fièvre, de violentes douleurs musculaires, ainsi que le décès du patient au bout d'une semaine si les soins adaptés n'ont pas été exécutés. On peut également noter de fortes dégradations cérébrales au bout du quatrième jour, compléta Chopper, la voix légèrement tremblante.

- Attends une minute, intervint le cyborg. Tu as parlé de 'soins adaptés' non ? Si on peut sauver le cuistot, y'a plus de souci !

- Si, répondit Nami. Le problème vient justement du type de soin.

- Ce serpent est la honte des médecins, expliqua Chopper, car même après un siècle d'étude pour trouver un antidote, les recherches n'ont jamais abouties à un médicament concret et efficace. Hormis celui en vigueur.

- Ah, j'ai compris !, s'exclama Luffy. Le médicament est pas bon et du coup les patients en veulent pas ?

- C'est l'idée, commenta Zoro avec un rire sans joie.

Le capitaine observa son ami aux cheveux verdoyants avec étonnement. Il ne savait pas que Zoro s'y connaissait autant en serpents ! Par contre ça le m'était de sacrément mauvaise humeur apparemment.

- J'entrave que dalle à ce que vous racontez !, intervint de nouveau Franky. Pourquoi faire tout un foin de ce remède ? Le but, c'est juste que ça guérisse Sanji, non ? Et bordel, pourquoi cette saloperie de bestioles n'est connue que d'East Blue ?

- Parce que le seul moyen d'en guérir est de coucher avec un homme d'East Blue, qu'on le veuille ou non, lâcha Nami. Et c'est pour ça qu'hebifurin est également connu sous le nom de 'serpent du violeur'.

- J'avais entendu parler de cet animal, dit Robin. Mais je croyais que ce n'était qu'une légende. Les méthodes employées pour guérir de son venin sont si aberrantes et irrationnelles…

- Malheureusement, la rationalité ne semble plus avoir sa place ici, soupira la navigatrice.

Luffy avait suivi la fin de l'échange en silence, comprenant que l'heure était grave et que la vie de son ami dépendait du remède au venin de ce serpent. Pourtant, une question lui trottait dans la tête. Seulement, il n'osait pas trop la poser, car l'atmosphère était pesante et propice à une bonne baffe de Nami en cas d'interrogation trop stupide. Aussi le brun se contenta-t-il de demander quelque chose de plus neutre et banal :

- Et du coup, on fait quoi ?

- On n'a pas le choix, déclara Chopper. Je vais lui faire des prélèvements sanguins et trouver un antidote le plus rapidement possible.

- Malheureusement il n'est pas à exclure que tu ne trouves pas assez vite, fit remarquer Robin – dont le réalisme quelque peu morbide était une fois de plus au rendez-vous. Sanji-san risque de mourir.

- On ne peut pas faire subir ça à Sanji !, protesta le petit Rennes. Ni même à la personne qui devra accomplir un tel acte. Qui…

- Je le ferai.

Les membres de l'équipage se tournèrent vers Zoro, complètement abasourdis.

- Ce n'est pas une décision que l'on prend sur un coup de tête, le prévint Nami, tu devrais...

Mais le sabreur se contenta de la couper d'une voix grave.

- Je le ferai.

Le pirate aux cheveux verts tourna ensuite définitivement les talons et quitta la pièce. En même temps que la porte se fermait, l'horloge de la cuisine sonna vingt-trois heures. Ce rappel sonore eut l'effet d'un électrochoc pour Chopper. Le jeune médecin essuya les larmes qui avaient commencé à couler avec son sabot, marmonnant un précipité :

- Il faut que j'aille voir comment va Sanji !

Et le renne au nez bleu prit congé de ses amis d'un pas précipité.

Nami ferma les yeux. Ce devait être un cauchemar. Un putain de cauchemar dont tu te réveilles en sueur et complètement angoissée. Un putain de cauchemar qui te fait douter pendant plusieurs minutes ou même quelques heures de sa véracité, tant il semble vrai. Mais qui au final est toujours faux, car ce n'est qu'un horrible cauchemar. La rousse aurait aimé que ce soit le cas cette fois-ci.

Mais elle avait beau froncer les sourcils et plisser les paupières, la réalité ne semblait pas décidée à se dissiper.

Robin réfléchissait. Chopper était un médecin de talent, mais trois jours c'était trop peu pour découvrir un antidote demeuré mystère durant des décennies même pour les plus grands savants de ce monde. Il fallait donc se résoudre à opter pour la seule et douloureuse option qui s'offrait à eux.

La terre ferme était assez loin d'eux désormais – Franky avait mis un bon coup de burst pour faire décamper le Thousand Sunny de la foule mécontente – et, dans le cas où ils parviendraient à rejoindre une île rapidement, il était inacceptable et extrêmement dangereux de laisser un inconnu faire son affaire avec Sanji-san.

Il fallait donc que ce soit un des leurs qui accomplissent cette sombre opération. Des hommes d'East Blue à bord, il y en avait trois : Zoro, Usopp et Luffy. Hormis le second de l'équipage, la brune ne voyait pas qui d'autre pourrait se charger d'une telle affaire

Alors que l'historienne en arrivait à la conclusion que le sabreur était leur seule chance, Usopp intervint d'une voix faible :

- Je… Je veux bien y réfléchir.

Sentant les regards et les espoirs de ses amis, le tireur d'élite déglutit nerveusement.

- Je ne suis pas Zoro, je ne possède pas son courage. Car il faut être courageux pour prendre une telle décision. C'est parce que Sanji est mon ami que je suis prêt à aller jusque là pour le soigner. Mais cela implique de le faire extrêmement souffrir sur le moment et probablement de se faire détester de lui après. Je ne sais pas si je suis capable de supporter ces deux choses. C'est… c'est pour ça qu'il me faut un peu de temps. Demain je vous donnerai ma réponse.

La tirade du jeune pirate fut accueillie par des sourires chaleureux et des regards compréhensifs. Ainsi qu'une bonne dose de larmes de la part de Franky.


La voix était faible et rendue rauque par la maladie, mais elle résonna nettement dans la pièce silencieuse.

- Chopper… Pourquoi pleures-tu ?

Le concerné toucha son visage est s'aperçut avec horreur qu'en effet les larmes avaient repris leur trajet le long de ses joues, sans même qu'il ne s'en aperçoive. Quelle honte ! Se comporter ainsi devant l'un de ses patients.

Mais une petite voix lui fit remarquer que ce patient était également un ami précieux, l'une des personnes qui lui étaient le plus chères. Et qu'il risquait de mourir d'ici peu de temps. Alors oui, il y avait de quoi pleurer.

- Pour rien Sanji, éluda le renne de la façon la moins convaincante au monde.

Le médecin sentit une main empoigner aussi fermement qu'elle le pouvait son épaule.

- Chopper, murmura le cuisinier. Je vais mourir c'est ça ? Si c'est le cas, je veux le savoir. J'ai le droit de savoir.

L'animal regarda son camarade dans les yeux. Puis il ferma les siens, puisant en lui la force de lui mentir, afin de le rassurer. Il réfléchit un instant à une maladie qui pourrait être possible et pas trop dangereuse, tout en justifiant son inquiétude à lui.

Mais quand il rouvrit les yeux, il vit ceux de Sanji briller de détermination. Quelle que soit l'issue à laquelle il serait confronté dans quelques jours, qu'elle soit bonne ou mauvaise, le blond avait le droit de savoir. Aussi la mascotte de l'équipage prit-elle une grande inspiration avant de déclarer :

- Sanji, il faut que nous parlions.


Mmh... Perso je suis pas très convaincue de ce chapitre. Beaucoup de blabla et assez dur à gérer pour moi car il y avait beaucoup de personnages à faire intervenir, en respectant leur caractère, tout en sachant que tout le monde panique un peu. Si vous avez des conseils ou des reproches, c'est le moment ou jamais!

Bisous à vous :D