Bonjour bonsoir !

Et je vous reviens après une éternité pour un nouveau recueil ! J'avais envie de faire des cadeau à des gens formidables pour leurs anniversaires ! On commence donc par Lulukaw à qui je propose un petit Shinéo. Il n'est pas très long mais j'espère que ça te plaira quand même.


Taquineries


-Dans un puits ? Tu as vraiment sauvé ta peau en sautant dans un puits ?

La lumière du feu de camp que j'avais allumé éclairait le sourire moqueur de Théo adressé à Shin. Si j'avais bien suivi le peu d'information lâchée par le paladin, cet archer étrange était un demi-élémentaire d'eau et faisait partie de ses compagnons. Il était apparu comme par magie alors qu'ils étaient en difficulté contre des mercenaires poursuivant le fidèle de la Lumière. Il les avait retrouvés en suivant les traces de leurs poursuivants. Son intervention leur avait permis de reprendre le dessus.

La fin du combat était arrivée si brusquement que j'étais resté un moment sur mes gardes. Puis j'avais vu du coin de l'œil Théo foncer sur le nouveau venu. J'avais d'abord craint qu'il ne s'en prenne à notre nouvel allié, connaissant sa méfiance et son impulsivité que j'avais déjà bien trop vues en quelques semaines de voyage commun. Mais je fus extrêmement surpris de le voir enlacer l'homme habillé de bleu.

Le paladin nous avait rapidement présentés l'un à l'autre avant que je propose de nous éloigner du charnier et, la nuit approchant, de monter un campement. Ce fut chose faite rapidement, l'élémentaire m'aidant efficacement – au contraire de son ami – à ramasser le bois nécessaire à allumer un feu sommaire. Nous étions désormais autour de cette flambée, eux d'un coté et moi de l'autre. Les deux compagnons s'étaient raconté leurs dernières aventures, semblant rattraper le temps perdu.

De là où je me trouvais, je pouvais voir une nouvelle lueur briller dans les yeux de Théo. C'était une lueur de vie. Je le découvrais bien plus loquace que depuis que je l'avais trouvé inconscient sur le dos de son cheval. Les deux semblaient communiquer d'une façon bien propre, à base plaisanteries et taquineries qu'eux seul comprenaient. Je me trouvais en retrait, et pourtant, je me sentais de trop.

Il n'y avait qu'une seule chose que je pouvais faire pour remédier à cela. Je me levais et leur adressais un signe de la main leur signifiant de ne pas s'inquiéter pour moi. Je passais dans leur dos et commençais à m'enfoncer dans la forêt. Mon audition toujours aussi bonne malgré l'âge me permit d'attraper au vol quelques mots murmurés.

-Tu m'as manqué.

-Toi aussi.

Un bref coup d'œil en arrière me permit de voir deux mains gantées s'étreindre avec plus de force et plus d'intimité que toutes les étreintes qui m'aient été donné de voir. Je continuais à m'enfoncer dans le sous-bois. Pour un long moment.