D'abord les rar, ensuite j'explique mon absence.

Aeris Hikari : Elle est encore là? Elle se demande toujours ce qui va arriver à Yuffie? Parce que, j'ai fait la suite! Et Tifa est plus ou moins misérable. En fait, je crains que cette histoire ne s'enligne pour tourner à son avantage. Mais en attendant, je fais un petit tour d'horizon pour parler d'un peu tout le monde. Et Yuffie? Prochain chap. Merci d'avoir poursuivi la lecture jusqu'à maintenant, en espérant que ça dure encore un peu. Et finalement, l'histoire risque de tourner un peu parodie, Kadaj et ses frères sont vraiment redevenus des enfants. J'expliquerais pourquoi plus tard.

Kalisca : Merci beaucoup, c'est gentil. Pour avancer l'histoire, je pense qu'il va falloir que je passe un moment dans la tête de Cloud. On verra bien ce que ça va donner. J'espère que tu n'es pas trop déçue d'avoir attendue aussi longtemps. Parce que je l'admets, j'ai mis du temps.

Je demande pardon à tout le monde pour le temps d'update. C'était vraiment long. Mais j'ai fait 10 pages pour me faire pardonner et je parle de Vincent. Alors. J'ai peut-être une petite chance d'être excusée un jour? Bah, vous savez, ce qui a sauvé cette fic, c'est Banal Fantasy, alors, si vous vous demandez pourquoi ça vire un peu sur les bords en tête de noix (tout ça pour dire que ça devient plus parodique que dramatique) eh ben, allez voir sur www.ledemondurire.fr.st et vous découvrirez quelle niaiserie certains auteurs peuvent trouver pour se raccrocher à une série. C'est marrant, au moins y'a ça.

Il était temps que je le fasse non? Le retard, l'école, la maladie, l'ennuie, le manque d'inspiration, la paresse et peut-être un peu de tous les péchés capitaux. La vraie raison du retour? Ma nouvelle amie est une fan de ff et nous avons découvert un intérêt commun pour Séphiroth et Vincent. Par contre, elle déteste Cloud, alors… Les ressemblances s'arrête là. Si elle vient un jour à se reconnaître sur cette page (hautement improbable) J'espère qu'elle ne me tiendra pas rigueur d'avoir parler d'elle. (Dire mentionné, ça aurait fait bizarre)Eh bien, le voilà le nouveau chap, Alors, trève de bavardage, bonne lecture!

Menteuse chapitre 6

Cloud fut tiré du lit par deux jeunes tempêtes débordantes d'énergie. Leur nom était Denzle et Marlène. Il leur rendit leur sourire, avant de laisser échapper un bâillement titanesque. La nuit avait été drôlement courte. Mais pour d'autres, elle durait depuis beaucoup trop longtemps.

Dans un vieux manoir qui ne lui appartenait pas mais où il avait quand même élu domicile, si une telle expression pouvait être utilisé, Vincent Valentine filait un mauvais coton. Une bouteille de vin gisait au sol, en éclat. Le liquide rouge se répandait encore entre les lattes de bois. Il ne faisait rien pour le ramasser. Il ne faisait rien du tout. Pas le temps de boire une gorgée, il en était incapable. Il ne buvait jamais auparavant, pourquoi commencé maintenant? De colère, après s'être disputé pour une fois de trop avec Chaos, son démon intérieur plus vrai que nature, il avait brisé la bouteille de vin.

Le verre tinta sous la brise sortant de la fenêtre qu'il avait laissé ouverte. En fait, Vincent avait tout laissé en plan. Depuis Kadaj et ses frères, depuis Bahamut et la fête de la fin des géostigma. Depuis qu'il était plus sûr que jamais qu'il ne reverrait plus Lucrecia. Il lui avait tourné le dos pour la dernière fois. Et s'il ne voulait pas revenir en arrière, il demeurait sous le choc.

Cela faisait deux semaines maintenant qu'il était là, dans cette chambre et qu'il avait cassé cette bouteille de vin. Ses yeux rouges fouillèrent la pièce, se perdant un instant dans le bleu du ciel, qui lui rappela le cristal où s'était emmuré sa belle. Sa belle. Tu parles ouais. Chaos ne lui avait plus parlé depuis qu'il s'était laissé tomber sur ce lit. Il était parti pour de bon, après leur dernière dispute. Il ne restait que Galeon maintenant. Et son silence n'avait rien de réconfortant.

Vincent était couché sur ce lit depuis maintenant deux semaines. Sa position n'avait rien de confortable et il n'avait pas non plus sommeil. Il ne pouvait plus avoir sommeil. Enfin, il n'était pas normal et de ce fait, il ne pouvait rien faire comme tout le monde. Ses cheveux noirs lui tombaient sur les yeux et les poussières passaient devant lui sans l'incommoder. Rien ne semblait pouvoir le sortir de sa transe. Ni le froid du dehors ou la pluie qui l'avait trempé la veille. Un mille-pattes était venu rampé dans son dos sans qu'il ne fasse un geste pour le repousser. Ses jambes à moitié repliées pointaient vers la porte tandis que ses bras s'engourdissaient un peu plus. Il aurait voulu s'endormir. Pour de bon.

Mais quelque chose l'en empêchait. Il ne savait pas quoi, mais c'était toujours là, à le retenir. Comme s'il lui restait quelque chose à faire. D'un soupir, il repoussa les mèches noires qui traînaient sur son visage plus pâle que jamais. Elles revinrent tandis que son bandeau rouge glissait un peu plus. De la poussière avait recouvert son manteau et son pantalon. En fait, toute une couche de poussière le recouvrait. La pluie ne l'avait pas chassé, elle ne s'était pas rendue assez loin. Rien ne pouvait plus le toucher et l'atteindre assez profondément pour le faire réagir.

Immobile et silencieux, il fixa le ciel une seconde de plus, avant qu'un grincement n'attire son regard sur le sol de la pièce. Il n'avait rien fait que vider son esprit et fixer le néant. Il ne voulait plus penser à quoi que ce soit. C'était comme si son être s'était arrêté avec le départ de Chaos. Il ne pouvait pas y croire. Et il avait l'impression d'avoir perdu tout ce qui le faisait tenir debout. Il n'avait pas à chercher plus longtemps sa rédemption. Ce fait avait été si clair dans son esprit. Il n'avait plus à se venger, Hojo et Séphiroth était mort. Mais alors, que lui restait-il à faire?

Par terre, un rat énorme fouillait dans les vieux livres pour trouver sa pitance. Ces dents hachèrent les pages. Une souris passa à quelques pas de lui, pour ronger un morceau. Le rat était brun et la souris toute grise. Il l'attrapa dans sa gueule et fit craquer sa minuscule colonne entre ses mâchoires. Vincent tiqua, premier mouvement qu'il faisait depuis des jours. Son esprit avait fait un lien, une sorte de projection qu'il ne pouvait accepter. Un coup de fusil retentit et le rat cessa de déchiqueter sa proie. C'était trop tard pour la souris, mais aucune bestiole qui pouvait traîner dans le manoir ne s'aventurait dans cette pièce avant un moment.

À ce moment où Vincent allait retomber dans sa contemplation passive du monde, son téléphone sonna. Il s'était en effet muni d'un téléphone, aussi fou que cela puisse paraître. En fait, c'était plutôt le reste de la bande d'Avalanche qui le lui avait donné pour être sûr de pouvoir le joindre en cas de besoin. Et maintenant, cette cochonnerie sonnait. Valentine dut s'asseoir pour répondre. Ses muscles s'opposèrent un instant, mais il ne pouvait pas rester amorphe plus longtemps.

La voix qu'il entendit à l'autre bout le prit par surprise car elle était vraiment stressée et ne correspondait pas du tout à la personne à qui elle appartenait.

-Valentine! C'est que tu m'as fait attendre. Merde. On a des christ de problèmes ici. Je vais avoir besoin que tu te décrisses de ton trou pour me filer un coup de main là.

-Pourquoi?

Des problèmes? Avec Cid, c'était étonnant. Ce n'était tout simplement pas son genre d'appeler qui que ce soit à l'aide. Il était censé baigner dans ses cigarettes et son thé avec sa petite femme. Il ne pouvait pas laisser les braves gens tranquilles un peu? À broyer du noir, bien sagement, sans faire d'histoire. Mais non. N'ayant rien avalé depuis un beau total de deux semaines, Vincent décida pragmatiquement d'épargner sa salive. Pour Cid Highwind en plus, mieux valait se passer de grandes phrases.

-La gamine idiote s'est fait enlevée ou je ne sais quelle merde. Elle était allé garder les gosses chez l'autre Strife, pis elle est jamais revenu.

-Comment!?

Dans le langage de Cid, gamine idiote équivalait à Yuffie. Et Yuffie, dans le langage de Vincent, équivalait à la chose la plus fragile et la plus surprenante que la terre ait portée. La gamine la plus chou qu'il ait jamais vu. Si Chaos avait été là, il lui aurait dit qu'il en pinçait pour elle sévère. Mais c'était la vérité. Celle à laquelle il essayait désespérément de ne pas faire face depuis maintenant un peu plus de deux semaine.

-Quand ça s'est passé, comment est-ce que tu sais que…?

-Wooo les moteurs, l'énervé. T'excite pas pour la petite. Elle est trop jeune pour toi.

-Cid! Fit la voix de Shera dans l'appareil.

Vincent fronça les sourcils, ne désirant pas attendre plus longtemps avant de savoir ce qui se passait. Yuffie n'était plus qu'une simple enfant. Elle était la fille qui s'était le plus rapprochée de lui pendant les derniers mois. À la mort de Shelkie, c'était elle qui l'avait soutenu. Sans vraiment avoir à faire quoi que ce soit. Il était revenu pour elle, entre autre. Même si cette idée n'était pas encore tout à fait claire dans son esprit. Son cœur meurtri se voyait comme l'heureux détenteur d'un futur pourri. Il n'avait le droit à aucune joie que le monde puisse lui offrir, pour la bonne raison qu'il était trop vieux, trop monstrueux, qu'il avait laissé mourir trop de ses proches et qu'il était donc très certainement maudi par le ciel et l'enfer. Bon, en arriver à cette conclusion serait peut-être un peu fort.

Mais Vincent Valentine devait être la Némésis de Cloud Strife pour ce qui ait de resté scotché à son passé. Avouons-le, entre nous, Vincent est complètement perdu quand on parle de Lucrecia. Il suffirait qu'il la voit pour devenir plus immobile qu'une statue de pierre pendant un bon quatre heures. Et son temps de réaction se limiterait à une minute et quart. À moins que la vision bénie soit mise en danger. Là, il réagirait au quart de tour. Mais la vie n'est jamais patiente au point de laisser à un éclopé destiné à l'auto flagellation éternelle le temps de se remettre les idées en place.

Un autre drame devait venir le frapper. Dans le fait que Yuffie avait été enlevée. Sans attendre que Cid ait fini de lui expliquer ce qui s'était vraiment passé, puisque monsieur était maintenant dans une sacré dispute avec Shera, Vincent quitta la chambre en coup de vent et descendit les marches du manoir quatre à quatre pour débarquer à l'air libre, ses yeux rouges luisant dans la clarté du rouge d'une lueur terrifiante. Des enfants s'étant aventuré près du manoir s'éloignèrent en courant et en criant au vampire.

-Mais c'est vrai quoi, qu'elle est trop jeune…

-Mais il ne s'inquiète pas pour ça!

Vincent se fit la note mentale de bien cacher ce qu'il pensait et ressentait vraiment à l'avenir, juste au cas où il pourrait se trahir. Pas question de supporter les commentaires de ces deux-là. De toute façon, il doutait encore de son penchant pour Yuffie et ne le comprenait pas du tout.

-Bon Cid, expliques, je suis en route.

-Aheum, oui. Shera, prends une de tes bip de tasse de thé, tu me casses les pieds, là. C'est que les kidnappeur m'ont envoyé par faxe la photo de Yuffie. Et merde, c'est clair qu'elle était pas consentante pour se faire prendre en photo quand ils l'ont prit.

Vincent n'osa pas imaginer. Il pris un taxi pour quitter Niebelhem. Le chauffeur ne lui demanda même pas de payer et comprit qu'il ferait mieux de déposer son passager aussi vite que possible. Valentine rongeait son frein, toujours au téléphone avec Cid. Maintenant, il voulait savoir très exactement pourquoi Monsieur Highwind ne pouvait pas aller chercher Yuffie lui-même. L'aviateur répliqua qu'il comprendrait quand il l'aurait rejoint, à Midgar dans la Shera.

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Quand Cloud descendit à la cuisine avec les enfants, pour voir qu'un petit déjeuner tout ce qu'il y a de plus appétissant les attendait, il réalisa que Tifa lui avait manqué. Hier, quand il était sortit avec Aéris, il s'était vraiment sentit mal. Comme un moins que rien. Laisser son amie d'enfance toute seule avec les enfants. Il n'avait pas cessé de penser à elle. Ce n'était pas juste qu'il soit le seul à profiter de la présence de la Cetra. Puis, maintenant qu'il y repensait, il se sentait un peu mal à l'aise. Avoir embrasser Aéris. Alors qu'il ne savait toujours pas exactement ce qu'il ressentait pour elle.

Ça ne tenait pas. Ça ne se faisait pas. Elle lui offrit un maigre sourire, comme si elle était épuisée. Denzle et Marlène devait lui avoir fait des leurs. Ils avaient l'air drôlement en forme en plus.

-Regarde ça, j'ai fait un dessin de Yuffie, comment tu le trouves Denzle.

-Elle est trop marrante. Elle coupe des légumes avec son shuriken? C'est ça?

Les deux adultes observèrent un instant le dessin avec un visage allégé de toutes leurs inquiétudes. Il n'y avait qu'un enfant pour illuminer votre journée avec un dessin. Les regards de Tifa et de Cloud se croisèrent. Et la jeune femme rougit subitement, sans la moindre raison, avant de remplir l'assiette de l'homme de la maison, au souvenir de ses baisers. Il ne pouvait pas savoir ce à quoi elle pensait, mais la direction que ses propres réflexions prirent en regardant dans les yeux de vins de son amie le fit rougir tout autant. Il s'était vu l'embrasser. Est-ce que ce n'était pas terrible?! Alors qu'il venait de renouer avec Aéris…

Renouer était un grand mot, ils avaient carrément passé par-dessus toute gêne pour s'embrasser comme des perdus. Plus il y songeait et plus Cloud trouvait cela bizarre. Parce qu'il n'avait jamais eu ce genre de désir qui le poussa vers Aéris. Peut-être que son affection n'était réellement que platonique, non? Tifa, par contre, il était difficile de ne pas fantasmer un peu. Et dans sa jeunesse, elle avait été la seule fille qui puisse le faire soupirer un peu. Qu'est-ce qui avait donc changé? La culpabilité qu'il portait pour la mort d'Aéris était toujours un fardeau. Mais Tifa, elle, vivait toujours. Il remarqua qu'elle était plus pâle que d'habitude. Ses traits étaient tirés, comme si elle n'avait pas dormi longtemps.

Il se remémora le visage non identifiable qu'il voyait à chaque geste qu'il avait fait en direction de sa jolie brune la veille. Dès qu'il la touchait, ne serait-ce que du bout des doigts, ce visage pâle et ces yeux bruns étaient revenus le hanter. Et maintenant, il l'avait juste devant lui, dans la figure. C'était Tifa qu'il avait vu. C'était Tifa qui le perturbait. Encore plus qu'Aéris n'avait pu le faire. Il en resta coi un instant, à fixer son amie d'enfance avec des yeux pleins d'incompréhension. Qu'est-ce que ça voulait dire?

-Cloud? Demanda Marlène, tout innocemment. Pourquoi est-ce que tu ne manges pas?

Il sursauta et l'air de Tifa signifiant qu'il serait mieux de faire honneur à sa cuisine le fit se sentir plus coupable encore. À ce moment, alors que Cloud allait tâcher d'engloutir 5 crêpes d'un seul coup pour se rattraper, une opération fort complexe quand on ne veut pas s'étouffer, le téléphone sonna. La maîtresse des lieux se précipita pour répondre, avec un mauvais pressentiment. À l'autre bout de l'appareil, elle put entendre la voix de Cid, et en arrière fond, des pleurs particulièrement violentes.

-Shera, arrêtes de chialer bon sang, grogna le capitaine tout en se concentrant sur ce qu'il devait annoncer à Tifa.

-Cid, qu'est-ce qui se passe?

-On aurait besoin de quelqu'un pour assurer les arrières de Vincent. Tu t'y connais vachement bien en bar non, alors tu pourrais l'aider un peu. On doit retrouver Yuffie aussi vite que possible.

-Quoi?! Qu'est-ce qui est arrivé à Yuffie?!

Le pire était arrivé en fait. À cause d'elle et de ses manigances pour s'approprier Cloud, leur jeune amie avait à présent de sérieux problèmes. Vincent avait tellement pressé son chauffeur qu'il avait réussi à atteindre Midgar en une demi journée. Ça tenait du miracle. Denzle entendit clairement le cri de surprise de Tifa alors qu'elle parlait au téléphone, à l'étage. Tous les trois, ils l'entendirent.

Cloud se leva de sa place pour aller voir de quoi il retournait. Ne sachant pas ce qui se passait, Marlène et Denzle suivirent aussi. Les crêpes demeurèrent en plan et elles devaient le rester pour un bon moment.

-La gamine s'est fait enlevé en revenant du bar. J'ai eu droit à une photo assez explicite de l'endroit où elle se trouve.

-Quoi! Yuffie a été enlevée et …

-Aucune idée de la merde que ses kidnappeurs peuvent chercher à trouver. Pas de demande de rançon ou rien. Juste de la shit. À croire que cette photo, c'est pour se moquer de nous.

-Comment est-ce qu'elle…? Commença la combattante.

-Tifa, qu'est-ce qui se passe avec Yuffie? C'est Cid à l'appareil? Demanda le guerrier blond en rentrant dans la chambre.

Des bruits de course résonnèrent dans le téléphone, puis d'autre pas trop ragoûtants. Shera était malade de stress. Preuve à l'appui, Cid dut la poursuivre pour constater qu'elle rendait son déjeuner dans la corbeille la plus proche. Il la soutenu un peu, à la fois écoeuré et inquiet. Elle lui fit signe de retourner au téléphone et ce n'est qu'à regret qu'il obéit.

-Cid, dis-moi ce qui s'est passé et soit clair, demanda la voix de Cloud dans le combiné.

Son ton était ferme et très dur. Autrement dit, il était furieux et les enfants, terrifiés en comprenant que quelque chose de grave se passait, vinrent s'accrocher aux jambes de Tifa. Les mots qu'ils échangèrent ensuite à voix basse restèrent un mystère pour la jeune femme. Mais elle se sentit dès lors atrocement coupable à l'idée d'avoir conduit Yuffie dans un tel piège.

Cloud finit par raccrocher, étant tout particulièrement vite sur la détente. Il s'agissait d'une question de vie ou de mort et il ne pouvait pas rester les bras croisés. Yuffie était énervante parfois, pour ne pas dire tout le temps, mais elle ne méritait pas d'être malmené. Ou pire encore. Il n'osait pas imaginer.

-Vincent a fait tout le chemin depuis le manoir jusqu'ici pour s'en occuper. C'est que c'est grave. Je vais y aller. Toi, Tifa, va mettre les enfants en sécurité chez Cid. Je crois qu'il aura besoin d'aide avec Shera.

-Ou, qu'elle a besoin de se changer les idées? Devina la jeune femme en poussant les enfants hors de la chambre. Son escapade de la veille et les baisers de Cloud étaient encore très clairs dans son esprit. Mais elle devait en faire abstraction. Présentement, elle était Tifa et personne d'autre.

-Ouais. Si tu veux nous rejoindre, eh ben, appelles avant. Puis je préférais que tu restes avec les enfants et Shera. Elle est enceinte, c'est ça?

-Oui…

-T'aurais pu me le dire avant si tu le savais déjà, j'aurais aimé le savoir dans d'autre circonstances, fit-il.

Ensuite, parce que le sourire compréhensif de la jeune femme était une preuve à lui seul que tout était compris et qu'il n'aurait pas à répéter – de toute façon, quand c'était lui qui parlait à Tifa, il n'était jamais question de répéter, elle s'en rappelait toujours- il quitta les lieux, ses épées sur le dos, pour sauter sur sa moto. Les trois autres montèrent avec lui et il les déposa chez Cid avant de filer rejoindre Vincent.

Il espérait que cette mésaventure ne présageait rien de mauvais. Que tous les autres soient en sécurité, Aéris surtout, puisqu'il ne supporterait pas de la perdre à nouveau même s'il trouvait son retour de plus en plus étrange. Ils devraient parler sérieusement tous les deux quand tout se serait calmé. À moins que l'enlèvement de Yuffie ne soit qu'un prélude à d'autres problèmes. Mais il ne pouvait pas entamer son sauvetage avec le moral dans les talons. Ses pensées se tournèrent vers l'air coupable qu'avait Tifa au téléphone.

C'était dingue ce que le retour d'Aéris avait pu aiguisé son attention auprès des gens qui l'entourait. Normalement, il n'aurait même pas su lire l'expression de Tifa. Ou tout du moins, l'aurait-il lu tout en voyant à travers le reflet de sa propre misère. Et de sa culpabilité.

« Assez de ça, concentres-toi vieux. » s'admonesta-t-il. Mais il lui sembla que c'était suspect. Tifa avait-elle quelque chose à voir dans cet enlèvement?

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-Bon, tu vois, elle n'a que ce qu'elle mérite! C'était pas trop tôt! Fit Aéris avec un sourire de victoire qui ne lui allait pas très bien.

Zack l'observa en doutant qu'elle supporte très longtemps cette torture de voir sa personnalité usurper par Tifa. Mais à ce point. Il ne la reconnaissait presque plus. Tout à l'heure, un Loz tout en larme était venu et elle ne l'avait même pas bercé une seconde. Un pansement sur le doigt, un petit bécot pour calmer la brûlure et aller ouste!

-Et Yuffie alors? Tu ne t'inquiètes pas un peu pour elle?

-Comment?! Tu crois que je ne m'inquiète pas pour elle! Mais non, c'est tout le contraire. Je suis morte de frousse. Sinon, ça ferait longtemps que j'aurais regardé ce qu'il lui arrive. Mais je préfère le voir en même temps que les autres. Je ne suis pas sûre d'être assez forte pour la soutenir là-dedans.

-Aéris…

-Regardes-les un peu, tous parti pour prendre sa défense. Ils sont incroyables, non? Et Vincent, je n'en revenais pas de le voir sauter sur ses pieds comme ça. Il était tellement amorphe. Depuis au moins 15 jours. J'avais peur qu'il ne retombe dans son sommeil éternel.

« Je vais finir par croire qu'elle s'occupe d'eux juste pour se changer les idées. C'est comme si elle écoutait une série télé. C'est vrai que c'est barbant de vivre ici, sans vieillir et toujours dans le blanc, mais quand même. » songea Zack pour lui-même avant de croiser les bras sur son torse, restant appuyé à son mur préféré. C'était quand même celui qu'il trouvait le plus vite dans tout ce blanc et sans se cogner dessus en plus.

-Il faut absolument que j'aille les aider. Tu as une idée Zack?

-Non, la dernière qu'on les a vu, on était plus inconsistant que des nuages. Et c'était seulement parce qu'ils en avaient vraiment besoin. Après avoir sauver la planète. La rivière de la vie ne nous fera pas toujours de telles exceptions. Je pense bien que c'était la seule à laquelle on aura droit.

-Ce n'est pas juste. Ils ont besoin de moi.

« Et pas de moi, bien sûr… »

C'était pas drôle à la fin de toujours être écarté des autres.

Aéris se mit à faire les cent pas, lentement, réfléchissant. Zack la regarda faire, admirant ses cheveux bruns qui voletaient doucement derrière elle et ses yeux verts qui fouillaient tout son esprit pour réunir des idées. Elle s'arrêta brutalement, victorieuse.

-Je sais! Sephiroth a eut le droit de revenir sur terre.

-C'était à cause de Jenova, voulut la calmer Zack. Il la voyait venir de loin et n'aimait pas du tout ce qu'il sentait venir.

-Je vais lui demander comment il a fait!

-Mais t'es devenue dingue ou quoi?! Il t'a tué Aéris! Et on ne sait même pas où il a pu aller.

-Il doit être au même endroit que Kadaj, Yazoo et Loz, non?

Il reconnut à son regard que rien ne pourrait l'arrêter. Et merde, il allait encore s'en sortir avec des problèmes. C'était sûr. Dès que Sephiroth s'incluait dans une équation, peu importe laquelle, ça donnait des problèmes.

-Ok, expliques-moi, je t'écoute.

-Super! Suis bien mon raisonnement alors Zack. Parce que je vais avoir besoin de ton aide!

Et vous saurez tout de ce raisonnement dans le prochain chapitre.