En quelques mots, j'adore vos reviews. Preuve à l'appui, nous en sommes en chapitre 15 et quand je suis parti l'année dernière, on en était qu'au 7. Enfin, il me semble. Le tout a plus que doublé depuis le temps. C'est tellement cool d'écrire ces histoires à l'avance, vous pouvez pas savoir. Enfin bref, rar, puis le chap 15. Servez-vous!

AyaneUchiwa : Moi aussi, j'aime bien ce petit jeu. Et oui, il y a assez d'action quand même. Il faut bien, depuis un bout qu'il ne se passait presque rien. Si on oublie Zack, Aéris et Sephiroth. En attendant, elle se tient mon histoire? En tout cas, merci de lire. Et voici la suite!!

Ceres chan : Eh ben, ce qui arrive à Tifa est dans ce qui suit. Si je dis tout maintenant, ça sert à rien d'écrire. M'enfin, j'aime beaucoup les reviews, alors, je te dis un grand merci et te souhaite une bonne lecture!

Taiji39 : Merci, et c'est pas grave si tu as mis du temps. Ça fait juste une drôle de coincidence. (Et je dis ça sans arrière pensée) Je suis contente que tu aimes ma fic. Espérons qu'elle ne te décevra pas. Voici la suite!

Chapitre 15 Menteuse

Le voyage de retour fut presque aussi difficile que celui d'aller. Il n'arrivait pas à calmer la petite fille. Quoiqu'il fasse, Marlène ne parvenait pas à lui dire ce qui s'était passé, ni comment elle avait pu se retrouver là, avec ses deux malfrats. Cloud les aurait bien tué sur le champ, mais il avait peur d'effrayer la petite. Il décida plutôt de partir immédiatement. Il garda un bras protecteur autour de la gamine tout en grimpant sur sa moto et ne conduisit que d'une main.

En se disant que Tifa saurait mieux se défendre que Marlène, il décida de rentrer au bar, pour laisser la petite avec des gens qu'elle connaissait, dans un univers qui ne lui serait pas aussi hostile que ces quartiers. Il était quatre heures du matin quand il arriva au bar du Septième ciel. Son amie d'enfance n'était pas rentrée, mais Yuffie n'avait pas réussi à s'endormir et Vincent guettait en grondant la jeune fille pour ne pas avoir pris de repos. Il lui avait mis sa cape sur les épaules, pour la réconforter et la réchauffer à cette heure du matin, alors qu'elle se tenait assise dans les marches, dans la fraîcheur du jour, pour voir ses amis arriver. Denzle attendait à l'intérieur, le nez collé à la fenêtre. Il n'avait pas non plus réussi à s'endormir.

-Cloud! S'exclama le petit garçon en le voyant arriver. Marlène sauta des bras de leur protecteur pour sauter dans ceux de Yuffie.

Cloud resta en retrait, voulant repartir tout de suite. Il avait eu de la chance de retrouver la petite. Denzle était déjà dehors pour voir que son amie n'avait que quelques bleus. Ils étaient déjà tous en train de lui demander où elle était passée.

-Oh, j'étais tellement inquiète, Cloud! Tu aurais du appeler pour nous dire que tu l'avais retrouvé, le gronda Yuffie.

-Il devait avoir peur de réveiller quelqu'un, répliqua Vincent, évitant à son ami des explications longues et inutiles.

-Allez, viens, rentre avec nous, tu as l'air épuisé, dit la jeune fille, tout en poussant les enfants à l'intérieur. Marlène resta immobile sur le seuil de la porte, refusant d'entrer sans son sauveur. Ce dernier n'eut plus d'autre choix que de venir la prendre dans ses bras pour la porter lui-même à l'intérieur.

-Qu'est-ce qui est arrivé? Demanda Denzle pour une énième fois.

Yuffie approuva sa question, désirant connaître la réponse au plus vite. Marlène hésita un instant, ne sachant pas comment s'expliquer. Personne ne semblait vouloir la gronder, et à la voir, il était clair qu'elle avait eu la peur de sa vie. Pourtant, ce n'était pas la première fois qu'elle se ferait enlever. Yuffie pensait cela, mais ne pouvait se douter des circonstances dans lesquelles avait tourné l'escapade de la petite. Cloud ne comptait pas empirer les choses en l'expliquant lui-même. Marlène n'avait pas besoin d'entendre ce qui lui était arrivé avant un moment. Elle devait encore en revenir.

-Je ne sais pas ce qui est arrivé. Je jouais à l'étage quand j'ai perdu conscience et quand je suis revenu à moi, j'étais dehors, au milieu d'une rue que je ne connaissais pas et il faisait noir, s'expliqua-t-elle.

C'était vraiment étrange. Mais avec ce que Cloud savait déjà, il pouvait presque y croire. Il lui aurait bien posé quelques questions, mais la pauvre enfant en était déjà bombardée et elle avait été assez bouleversée comme ça. Elle continua son récit d'une voix tremblante, sous le regard encourageant de Yuffie. Denzle était aussi effrayé que son amie, mais il la tenait par la main, pour la soutenir.

Ils s'étaient installés ensemble dans le salon, tous les quatre dans un seul divan, Marlène étant assise sur les genoux de Cloud, alors que Vincent se tenait dans un coin, regardant par la fenêtre, au cas où Tifa serait apparu au coin de la rue. Yuffie resserra les pans de son manteau autour d'elle en entendant la suite de l'histoire de la petite, se rappelant de son propre enlèvement. Ils leur arrivaient tous des choses de plus en plus difficiles.

-J'ai essayé de retrouver mon chemin, parce que je n'avais pas d'argent pour appeler, mais je me suis perdue un peu plus et quand il s'est mis à faire tard, j'ai du me cacher à cause des gens qui traînent dans les rues.

Denzle savait bien de quoi elle parlait, pour avoir connu cet univers avant d'être recueilli par Cloud et Tifa. Il ne pouvait qu'imaginer ce qui avait pu arriver, puisque la situation des rues pour un garçon était très différente pour les filles. Mais il espérait que rien de trop grave ne soit arrivé. Il n'avait pas à s'en faire, l'innocence de Marlène, qui était quand même un peu moins angélique qu'on aurait pu le croire, n'avait pas été blessé. Seulement son cœur et un peu son corps. Elle avait quelques bleus sur les bras et le visage.

-Mais deux hommes ont fini par me trouver et ont voulu m'emmener quelque part sans trop m'expliquer ce qu'ils voulaient faire. Je me suis défendue, pour ne pas les suivre, alors, ils m'ont frappé. Mais Cloud est arrivé à ce moment et il m'a sauvé.

Sa voix se rétablie rendue là dans l'histoire, puisqu'elle était contente d'avoir été secourue par son héro. Denzle leva un visage reconnaissant sur son idole, qui subissait déjà le regard admirateur de Yuffie. Devant toutes ses mines réjouies, Cloud se sentit de trop. Il n'avait presque rien fait.

-C'était surtout un coup de chance que je passe là à ce moment. Je suis content d'être arrivé à temps. Mais il faut encore qu'on sache pourquoi c'est arrivé. Yuffie, je dois retrouver Tifa, alors, je te laisse la charge de surveiller les enfants, surtout Marlène. Je veux être certain que ça ne se reproduise pas.

La petite sembla inquiète d'être punie, il lui caressa les cheveux avec un mince sourire, avant de la rassurer :

-Je suis déjà sûr que ce n'était pas de ta faute, mais je n'aime pas l'idée de pouvoir te perdre aussi facilement. Tu n'étais même pas sortie quand c'est arrivé, ce n'est pas normal. Dès que je serais revenu avec Tifa, il faudra…

-Que tu prennes un peu de repos! S'exclama Yuffie, en s'efforçant de prendre le même ton autoritaire qu'aurait eu Tifa. L'imitation n'était pas trop mauvaise et arracha un sourire au jeune adulte. Il se releva malgré tout et déposa la petite fille sur les genoux de la ninja.

-Je compte sur toi Yuffie. Et Vincent, si tu peux surveiller cette charmante folle qui se prend pour une ninja en même temps que les enfants, je te serais très reconnaissant.

Le vampire acquiesça, tandis que Yuffie prenait la mouche. Sa colère fit rire les enfants et leur permit de décompresser un moment, avant qu'ils ne réalisent tout à fait que Cloud allait repartir.

-Attends, le rappelèrent-ils d'une même voix.

-Je suis un grand garçon, je saurais me débrouiller et je ne rentrerais pas tant que je n'aurais pas retrouvé Tifa, ne vous inquiétez pas.

-Mais tu vas revenir, s'inquiéta Denzle.

Comment peut-il être devenu aussi craintif ? S'interrogea le SOLDAT tout en lui promettant qu'il reviendrait.

Avant que quelqu'un n'ait le temps d'ajouter quelques choses, la porta claqua derrière l'homme de la maison et le moteur de sa moto gronda dans l'aube. Il disparu, alors que le soleil commençait à se lever. Et il eut une drôle de pensée en tournant le dos à ce qui était devenu toute sa famille. Il songea qu'il aurait du embrassé les enfants. Au moins Marlène. Après ce que la pauvre avait traversé. Mais il se faisait trop de soucis pour Tifa. Il ne pouvait pas attendre plus longtemps. S'il lui arrivait quelque chose…

Les choses lui semblèrent plus claires à ce moment. Il ne comprenait tout simplement pas comment il avait pu rester au loin si longtemps, sans jamais avoir eu de nouvelles d'elle ou des enfants. Il n'y avait qu'une semaine qu'il était rentré et le pauvre était déjà presque névrosé à force de se ronger les sangs à leur propos. Et c'était terrifiant, mais la décharge de soulagement qu'il avait ressenti en retrouvant Marlène et la serrant dans ses bras en avait valu la peine. Il ne s'était plus senti aussi bien que… depuis qu'il avait tenu Tifa dans ses bras. Il faudrait qu'il se décide à être plus démonstratif, puisque cela ne faisait pas de mal. Si au moins les autres autour de lui ne cherchait pas à le manipuler comme ils le faisaient maintenant…

Malgré sa fatigue, Cloud écuma une fois de plus la ville, sans vraiment savoir comment il pourrait retrouver la jeune femme. Il était tombé sur Marlène par coup de chance. Et il ne savait même pas s'il pouvait prendre le temps de s'arrêter pour demander aux passants s'ils n'avaient pas vu une jeune femme aux cheveux et aux yeux sombres. De toute façon, il n'avait pas de photo d'elle sur lui pour se faire comprendre davantage, et il se voyait mal expliquer qu'elle avait des mensurations impressionnantes. Même si c'était la vérité.

Il préféra donc chercher, en ouvrant grand les yeux et les oreilles, scannant du regard chaque endroit qu'il visitait et prenant garde à ne pas repasser trois fois dans la même rue. Il dut faire trois fois le tour entier de la ville malgré tout pour s'arrêter au milieu de la matinée, à bout de patience. Il rechargea son véhicule en gaz, n'ayant pas le choix, pour ensuite repartir pour une énième fois. Mais, avant d'avoir tourner la clé dans le contact, quelque chose de badin attira son attention.

Des passants se massaient au bord d'une ruelle étroite, comme pour observer un spectacle hors de l'ordinaire. Il se dirigea donc dans cette direction, pour savoir de quoi il retournait. Ce qu'il découvrit le laissa sous le choc un instant. La femme qu'il cherchait depuis des heures était là, en train de se battre, comme il aurait du s'y attendre. Des hommes étaient déjà à terre, vaincu, tandis que d'autres l'encerclaient, pour poursuivre leur lutte. Il n'avait aucune idée de la raison pour laquelle Tifa se battait ainsi, mais elle semblait épuisée. Et s'il l'était tout autant qu'elle, il ne pouvait pas non plus la laisser là.

Il sauta de son engin, pour fendre la foule indifférente qui observait le spectacle sans intervenir. Il crut comprendre que le gang de rue s'en était pris à elle pour lui faire comprendre qu'on envahissait pas leur territoire impunément. Si elle avait été prête à payer son droit de passage, il n'y aurait pas eu d'ennuie. Mais aux rires gras des civils qui observaient ce combat inégal, Cloud comprit que ce n'était pas de l'argent que ces sales types avaient du demander. L'état des vêtements de Tifa parlait de lui-même. Il écarta les badauds, ses yeux de mako réduit à deux fentes, et les gens reculèrent à la vue des épées sur son dos.

Il n'appela pas son amie, pour ne pas la déranger dans son combat, et pour ne pas alerter ses opposants de sa présence. Il n'utilisa même pas ses armes, se doutant qu'il pourrait mettre les hommes k.o. de quelques coups de poing. En effet, Tifa les avait déjà suffisamment épuisé pour qu'il passe au travers du groupe d'agresseur sans problème. Il rejoint la jeune femme, qui recula devant lui, avant de le reconnaître. Même une fois qu'elle fut certaine qu'il s'agissait d'un visage connu, elle n'osa pas réagir. Elle était dans un sal état, mais elle se disait qu'elle l'avait bien mérité.

-Cloud… commença-t-elle, s'attendant à le voir se fâcher.

Il aurait du se fâcher, après ce qu'elle avait fait. Mais au contraire, il ne lui adressa pas un regard. Ce n'était pas encore le bon moment. Il se retourna vers la foule encore plus dense que tout à l'heure, tout en posant une main sur la garde d'une de ses épées. Le regard pointu qu'il darda sur ces gens les fit reculer de quelques pas. Mais leur curiosité les poussait à rester encore un peu, pour voir ce qui se passerait. Il se racla la gorge. Le résultat ne lui plut pas, puisque les gens étaient encore là.

-Fichez le camp! Ordonna-t-il, d'un ton sans réplique.

Ils détalèrent sans demander leur reste, pour que Tifa et lui puissent avoir la paix. Cloud reporta son attention sur son amie. Son haut partiellement déchiré était trop révélateur au goût de chacun d'eux. Mais il retint son commentaire. S'il n'avait pas été si inquiet, il l'aurait peut-être bien frappé lui-même. Ce qu'elle avait fait avant d'arriver ici était impardonnable.

-Tifa…

-Est-ce que tu as trouvé Marlène?! Demanda-t-elle, en posant sur son regard des yeux coupables et rongés d'anxiété.

Elle tremblait de la tête au pied devant lui, autant de fatigue que de crainte. Il n'arrivait pas à croire qu'il lui inspirait autant de peur et préféra se dire qu'elle était effrayée uniquement par la disparition de la petite. En faisait un pas vers son amie, il la rassura sur ce point :

-Marlène est en sécurité à la maison.

-Tu l'as retrouvé? Soupira-t-elle, réconfortée à l'idée que l'enfant ne soit plus en danger dans les rues malfamées de la ville.

Tifa se laissa glisser le long du mur, son épuisement ayant finalement raison d'elle. Cloud songea que ce n'était pas le moment pour une crise de larmes, mais il jugea préférable de lui donner du temps. Il s'agenouilla à côté d'elle, pour s'assurer qu'elle ne se mette pas à divaguer. Si c'était le cas, il la traînerait de force à l'hôpital le plus proche. Elle était si changeante dans son humeur et sa personnalité qu'elle commençait à lui faire peur.

-J'étais tellement inquiète.

-J'aimerais bien savoir comment elle a pu t'échapper comme ça, remarqua-t-il, sans prendre de gant blanc.

-Je ne sais pas. Hier, je suis allé chercher Denzle et Marlène, un peu après 12 heures, pour le repas, et elle n'était plus là. Mais je peux te jurer qu'elle était là avant. À peine, quelques minutes plus tôt. Même Denzle n'a pas pu me dire ce qui s'était passé. Elle avait seulement disparue… Je ne savais pas quoi faire. J'avais tellement peur qu'il lui arrive quelque chose. C'est la première fois que je la perds comme ça. On était même pas sorti. D'habitude, je suis prudente avec eux, mais je ne sais pas ce qui est arrivé, elle s'est… volatilisée. Je n'avais rien fait, je venais de finir le repas et elle jouait en haut avec Denzle, puis…

Au milieu de ses explications confuses, elle fondit en larmes. Elle semblait presque plus bouleversée que Marlène.

-Ça va, j'ai compris. L'important, c'est que c'est fini Tifa. Marlène n'a qu'un bleu ou deux, mais elle va bien.

-Quoi?! Qu'est-ce qui lui est arrivé, s'exclama-t-elle brusquement, en relevant la tête.

Elle voulut se relever, pour tout de suite se mettre en route et revoir l'enfant, mais Cloud devina qu'elle ne tiendrait jamais sur ses jambes et l'obligea à s'asseoir. Le flot de larmes de la jeune femme redoubla comme il avait posé ses deux mains sur ses épaules. Si elle avait fait la folle en se déguisant en Aéris, pour les enfants, elle demeurait aussi protectrice que d'habitude, sinon plus. Son instinct maternel était décidément très fort. Cloud se dit qu'il ferait mieux d'attendre à plus tard pour lui poser les questions qui lui brûlaient les lèvres. Il aurait voulu savoir si elle n'avait rien à voir avec le retour d'Aéris la veille, dans l'église. Mais Tifa était déjà assez traumatisée comme ça.

-C'est rien, je suis arrivé au bon moment et il n'est rien arrivé. D'accord?

Elle acquiesça vaguement, tout en pleurant un peu moins fort. Touché par l'attention qu'elle portait aux enfants, sans même se soucier d'elle-même, il la prit dans ses bras pour la calmer. Finalement, il lui pardonnerait peut-être ses manigances et ses mensonges.

-Merci Cloud, je ne sais pas ce que je ferais sans toi.

-Oh, jusqu'à maintenant, tu t'es bien débrouillé. On dirait que c'est seulement depuis que je suis rentré qu'il y a des problèmes.

-Non, ne dis pas ça. Ce n'est pas de ta faute si tout va mal. Je mérite bien ce qui m'arrive. Tu aurais du laisser ses hommes faire ce qu'ils voulaient de moi.

-Certainement pas. Il y a des enfants qui ont besoin de toi à la maison. Puisque tu t'inquiètes tellement pour eux, tu ne vas pas te laisser marcher dessus avant de pouvoir les revoir. Tu ne serais pas la Tifa que je connais sinon.

-Je ne sais même plus qui je suis.

Pour la secouer un peu, il l'obligea à se relever et l'aida à quitter cette ruelle pour rejoindre sa moto. Elle s'y appuya avec reconnaissance, ayant beaucoup de difficulté à tenir debout. Il se résolut à lui poser cette question fatidique qu'il croyait pouvoir garder pour plus tard.

-Bon, alors tu vas me dire que c'est toi qui est venu à l'église hier dans l'après-midi, pour me tomber dessus?

-Quoi? Je ne savais même pas où tu étais! Et depuis hier après-midi, je n'ai rien fait d'autres que de chercher Marlène.

Ça ne lui donnait peut-être pas d'alibi, mais il voulait bien la croire. Il était certain que cette fois, c'était la vraie Aéris qu'il avait vu. Il ne comprenait tout simplement pas pourquoi elle avait agi comme elle l'avait fait avec lui. Mais cette Cetra avait emporté bien des mystères avec elle. Il se concentra donc sur sa discussion avec Tifa, pour ne pas s'inquiéter davantage à propos du vrai retour d'Aéris.

-Et de te battre avec tous les sales types de la ville, j'imagine.

-Ça, ce n'était pas de ma faute.

-Non, tu ne fais pas exprès d'être aussi belle. Tu devrais faire attention à ce que tu portes quand tu sors par contre…

-Mais, je ne suis pas indécente!

Elle rougit malgré tout, à cause de son compliment déguisé, avant d'essayer de cacher un peu mieux ses formes avec ce qui restait de sa camisole. Le résultat n'était pas excellent. Et elle grimaça, puisque ses mains qui commençaient à peine à guérir ne sortaient pas gagnantes de sa dernière lutte. Cloud ne savait plus comment la regarder puisqu'il tombait sur le sujet. Elle était en effet ravissante, malgré ses bleus et les cernes sous ses yeux. Et à ce moment, ce n'était pas vraiment ce qu'il regardait.

-Je ne serais pas prêt à le jurer à ta place.

-Cloud, tu me gênes beaucoup…

Sans ajouter quoi que ce soit, il prit ses mains dans les siennes, pour lui retirer ses gants, malgré la grimace qu'elle fit à nouveau. Les bandelettes de tissu enroulées autour de ses doigts suivirent le gant de cuir, imbibées de sang. Elle frémit quand ses jointures meurtries furent exposées à la lumière du jour. Cloud afficha un visage désolé à la vue de ses mains ravagées.

-Ça, c'est de ma faute, observa-t-il, se rappelant comment elle l'avait secouru après qu'il se retrouve coincé sous un pilier d'acier.

-Non, c'est moi qui a décidé de te sauver, tu n'as pas fait exprès de…

-Arrêtes. J'ai l'impression qu'on se répète.

Il porta ses mains blessées à ses lèvres, pour lui embrasser les doigts, avec une douceur presque magique. Il n'avait pas de materia sur lui, mais il se promit d'exiger à Yuffie de lui donner un materia de soins dès qu'il serait rentré.

-Cloud… souffla-t-elle, surprise par son geste.

Il ne répondit pas et la fit monter sur sa moto, devant lui. Il avait peur qu'elle tombe s'il la laissait s'accrocher à lui. La pauvre jeune femme se retrouvait à le gêner plus qu'autre chose, mais il préférait encore ça. Pas question de la perdre. Elle se retrouvait entourée par ses bras musclés et rassurants. Elle s'appuya donc contre lui avec gratitude, sans savoir quoi dire d'autre qu'un mince merci.

Il posa un baiser dans sa nuque, avant de démarrer son moteur, la prenant encore plus par surprise.

-Mais qu'est-ce qui t'arrive? Cria-t-elle dans le vent.

Il passa un bras autour de sa taille, sans répondre. Elle sentit son souffle dans son dos, qui secouait presque autant ses cheveux que la brise. Ce n'est que lorsqu'il la serra un peu plus fort qu'elle comprit qu'il avait été terriblement inquiet. Quand elle sut qu'il avait passé la nuit à les chercher, Marlène et elle, Tifa se sentit un peu plus coupable. Mais elle était contente qu'il ne soit plus fâché. Elle espérait seulement que la petite fille de Barret allait bien, comme son ami le lui avait dit.

Au même moment, Aéris dévisageait Sephiroth avec un air assassin et lui exigeait des explications. Comment se faisait-il que Marlène se soit retrouvé en danger? Il avait dit qu'elle ne ferait courir aucun risque à la petite fille quand elle prendrait son corps pour rejoindre Cloud dans la réalité des vivants.

-Tu vois, expliqua-t-il, sans avoir l'air plus perturbé qu'il fallait. Ta technique d'intégration n'est pas encore très bonne. En fait, tu manques de pratique pour prendre le corps de quelqu'un d'autre. J'ai du acquérir beaucoup d'expérience pour pouvoir atteindre mon niveau. Tu te souviens de ce qui est arrivé avec Kadaj? Normalement, tout ce qui t'arrive quand tu es dans ta propre forme -mais dans le corps d'un autre être vivant- arrive également à cet être vivant. C'est pour cela que Kadaj est mort peu de temps après avoir repris son apparence. Mais si on ne maîtrise pas l'opération, l'esprit du corps d'emprunt peut se perdre. Les deux peuvent se perdre. C'est ce qui est arrivé à cette Marlène.

Quand tu as pris sa forme la première fois, tu as du quitter le bar pour te rendre jusqu'à l'église. Mais la durée d'intégration qui t'était impartie étant limitée, tu as du écourté ta discussion avec Cloud pour qu'il ne te voie pas te retransformer en Marlène. Le problème, c'est que tu n'es pas habitué à ce genre d'expérience. Tu as réintégré la rivière de la vie correctement, mais tu n'avais plus de temps pour t'occuper de ce qui adviendrait de Marlène. Comme son organisme a été perturbé par ton intrusion, étant donné qu'elle n'est pas aussi proche de toi qu'un clone dans sa composition génétique, son enveloppe corporelle a été envoyé ailleurs, de façon à ce qu'elle ne puisse pas se faire trouver par Cloud. Son esprit a suivi un peu plus tard et elle s'est retrouvée perdue au milieu de Midgar.

Un sacré coup de chance si tu veux mon avis, puisqu'elle aurait pu atterrir n'importe où sur la planète. La prochaine fois, ce devrait être moins pire.

-Mais tu avais dit… voulut protester la jeune femme.

-Oh, avec ce genre de chose, on ne sait jamais tout à fait à quoi s'attendre, répondit-il avec un demi sourire qui lui donnait un air encore plus diabolique.

-Tu savais ce qui arriverait! Tu savais que Marlène serait mise en danger, c'est pour ça que tu m'as expliqué comment faire!

-Mais voyons, pourquoi j'aurais fait ça? Je n'ai aucun avantage à agir ainsi. Je suis mort enfin… Mais qui sait ce qui serait arrivé à cette pauvre enfant si Strife ne l'avait pas retrouvé? Si tu veux que tout aille pour le mieux la prochaine fois, nous allons devoir nous pencher avec plus d'attention sur ce problème. Et tu devras faire exactement ce que je te dis de faire.

Aéris soupira, elle n'avait pas tellement le choix. Il fallait qu'elle retourne voir Cloud. La tenir dans ses bras quelques secondes comme elle l'avait fait ne lui avait pas seulement fait du mal. Même si elle lui en voulait à moitié de s'occuper de Tifa comme il le faisait. C'était comme s'il lui avait déjà tout pardonné. Et avec elle, il agissait comme avec une étrangère. Qu'avait-elle fait de si mal pour qu'il réagisse ainsi? Elle ne voulait pas qu'il souffre, c'était pour son bien qu'elle faisait tous ses sacrifices. Et endurer Sephiroth était beaucoup plus difficile qu'elle ne l'aurait cru. Elle souffrait à chaque fois qu'elle croisait son regard. À chaque fois qu'elle sentait ses yeux verts pesés sur elle.

À suivre

Ouais, ouais, encore une fois. Et vous savez ce qu'il vous reste affaire. Cliquer sur le bouton go! à côté de sent review… hahahaha (oui, elle est folle, elle le dira toujours, donc, c'est toujours vrai…)