Un autre chap, encore une fois, c'est peut-être l'avant-dernier, puisqu'il met au clair de meilleurs nouvelles. Nous verrons bien, ce sera à vous de décider. Et bien sûr à moi, je dois poursuivre ma vie tout en tenant cette fic à jour! Le plan de la journée pour messieurs dames : rar, chap, aufwiedersen!

ayaneUchiwa : je sais que j'ai mis du temps, mais c'était un chap clé et j'ai passé une semaine loin d'internet. Bref, je n'ai pas pu faire mieux que ça. Sinon, je suis contente que tu ais apprécié. Le yuffentine a peut-être été un peu rapide, mais je crois que ça valait la peine. Voici l'avant dernier chap, avant les bonus, qui mettront un temps indéterminé à paraître… merci pour la review!

taiji39 :je sais qu'il a fallu plus de temps que d'habitude, mais mieux vaut tard que jamais et maintenant, je reprends à mon rythme d'enfer. Surtout que ceci pourrait se retrouver à être l'avant-dernier chapitre de toute la fic. Enfin… Il pourrait y avoir des prolongations. Bien contente d'avoir de tes nouvelles…

Chapitre 22 Menteuse

De son côté, Cloud ne put revoir Tifa avant qu'on ne la libère de l'hôpital. Son médecin exigea de la revoir dans un mois, sans faute. Les deux adultes se regardèrent sans savoir quoi dire et quittèrent la place sans un mot. Elle savait qu'il savait. Chacun était gêné par la nouvelle. Il ne savait même plus comment la toucher. En les voyant grimper sur une moto, le docteur voulut protester. C'en fut trop.

-Ça fait toujours bien qu'un mois qu'elle est enceinte, laissez-la respirer un peu! Maugréa Cloud.

Sa remarque arracha un sourire à la jeune femme. Elle s'accrocha à la taille de son ami et fit un signe de la main à l'homme en blouse blanche, comme pour lui dire adieu. Ils filèrent sur la route, avec un ciel d'après-midi dans le dos. Elle lui demanda où il comptait aller. Il répondit ne pas en avoir la moindre idée. Mais c'était un mensonge. Il prit une route plus sombre que les autres, pour quitter Midgar. Elle croyait qu'il aurait été cherché les enfants. Mais il avait d'autre plan. Il n'arrêta son moteur qu'au bout d'une demi-heure, pour appeler Cid et lui expliquer qu'il apprécierait énormément qu'il garde Denzle et Marlène pour encore deux jours. C'était le week-end de toute façon. Il promit de venir les chercher le dimanche soir.

-Qu'est-ce que tu fais?

-Je veux qu'on ait un peu de temps juste pour toi et moi…

Ainsi, elle avait eu peur pour rien. Mais elle ne savait toujours pas ce qu'il pensait de la nouvelle. Du fait qu'elle soit enceinte. Il vira de bord dès son appel finit, pour rentrer au bar. En fait, il avait fait tout ce chemin uniquement pour s'éloigner de la ville et faire croire à Cid, si ce dernier cherchait à les retrouver, qu'ils étaient partis très loin. Tout de suite en arrivant, il débrancha le téléphone et barricada la porte. Ils avaient été assez dérangés comme ça. Tifa le regarda faire avec le sourire. Il ne changerait jamais tout à fait. On aurait dit qu'il voulait garder tout ce qui se passerait entre eux secret. Ce n'est qu'une fois que chaque rideau fut tiré, que chaque porte fut fermée qu'il sembla se détendre un peu. Il rejoignit la jeune femme dans la cuisine, où elle leur préparait à manger.

-Tu avais peur que les voisins nous espionnent, se moqua-t-elle.

-Si tu savais qui nous espionne, tu ne t'inquiéterais pas des voisins, fit-il morose en se rappelant ce qu'avait admit Aéris.

-Qu'est-ce que tu veux dire?

-Je te le dirais une autre fois. Pour l'instant, ce n'est pas important.

Son regard était clair. Elle aurait voulu lui poser tout un tas de questions, mais ils mangèrent plutôt. En se privant des bougies, qui leur aurait rappelé de mauvais souvenirs. Le repas fut un vrai calvaire. Cloud avait envie de faire les pires folies du monde, mais surtout pas de manger. Si l'estomac de Tifa criait famine, elle-même n'en faisait pas grand cas. Pourtant, ils se forcèrent tous les deux à refréner leur passion, ne serait-ce que pour l'enfant que portait la barmaid et qui avait besoin d'une alimentation saine.

Dès que le repas fut finit, tout se reproduit comme la dernière nuit qu'ils avaient passé ensemble. À quelques détails prêts. Cloud ne fit pas d'histoire et passa directement à la chambre. Ils y discuteraient en paix, avant de se livrer à la seule chose qui occupait leur pensée depuis quelques heures déjà…

Au même moment, Aéris revenait dans son monde, pour apparaître au milieu de l'antre de Sephiroth. Ce dernier l'attendait de pieds fermes, n'appréciant pas de la voir ruiner ses plans aussi facilement. Elle devait semer la confusion dans l'esprit de Cloud. Et elle avait raté son coup, c'était le moins qu'on puisse dire. La Cetra ayant compris qu'il l'avait manipulé pour tirer les ficelles de cette histoire depuis le monde des morts, elle ne lui laissa pas le temps de se plaindre.

-Alors, tu voulais me monter contre Cloud et Tifa pour que j'empire leur problème?! Ça n'a pas marché, comme tu dois déjà le savoir, puisque je suis revenu. Et cette fois, je reste pour de bon. Quant à toi, tu ne pourras plus jamais atteindre mes amis, puisque tu es coincé ici pour toujours. C'est certain, puisque sinon, tu ne serais pas ici.

Sephiroth voulut répliquer, mais elle le coupa net. Le pauvre, de son vivant ou de sa mort, n'avait jamais été grondé par une femme. Enfin, par aucune autre que par Jenova, qui s'était plaint de son impuissance à exaucer ses souhaits. Et cela uniquement dans l'esprit tordu de son fils. Aéris déchargea donc sa colère sur son meurtrier, sans la moindre retenue et avec encore moins de crainte. L'albinos en resta bouché et elle s'éloigna bientôt de son repère en marchant à une vitesse excessive, l'air encore plus furieuse que lorsqu'elle avait découverte la machination de Tifa contre elle.

Elle traversa le dédale de pierres, passant à côté d'un nombre incroyable de grottes, pour rejoindre celle où elle demeurait avec les enfants et Zack. Ses pensées se tournèrent vers le jeune homme à ce moment, et elle accéléra le pas, ne ressentant pas de fatigue, mais une profonde impatience. Cloud l'avait rejeté. Il pouvait dire ce qu'il voulait, il l'avait rejeté et elle avait encore de la misère à se faire à l'idée. Aéris sentit les larmes rouler sur son doux visage alors qu'elle franchissait la porte de la réalité morne où devrait l'attendre son ami de toujours. Celui qui même dans la mort avait été là pour elle.

Elle le vit, accroupi au bord d'une petite colline blanche, où il avait fait poussé des fleurs immaculées avec les enfants. Yazoo avait trouvé des graines qu'ils avaient décidé de planter d'un commun accord. Les plantes se colorèrent de rouge et d'or dès que la maîtresse des lieux eut posé un pied sur le sol de la pièce. Zack sursauta, avant de se retourner, pour voir la jeune femme qui courait vers lui. Il eut juste le temps d'ouvrir les bras pour la recevoir contre son cœur.

-Aéris? S'étonna-t-il, avec dans la voix, un mélange de joie et d'inquiétude.

-Il ne voulait même pas de moi, chuchota-t-elle contre le torse de l'homme, en se cramponnant à lui.

Comme si la pièce pouvait aspirer l'essence de la Cetra et la faire disparaître à jamais, il la souleva dans ses bras, la serrant de toutes ses forces, pour l'entourer de chaleur et de réconfort. Et leur cœur battait à toute vitesse dans leur poitrine, même s'ils ne pompaient aucun sang.

-Chut… Ce n'est pas grave. Il y a beaucoup de monde qui t'attendait ici, tu sais? Plein de gens qui ne veulent que te voir et profiter de ta présence.

Elle le laissa caresser ses cheveux bruns et lui tapoter le dos, ayant besoin de son appui après ce qu'elle venait de traverser. Alors qu'il avait presque entièrement le choix, Cloud avait choisi Tifa sans hésiter, malgré tout ce que cette dernière lui avait fait. Il avait dit en vouloir à la vendeuse de fleurs, parce qu'elle s'était laissé tué. Et il avait semé le doute en elle.

-Tu crois que j'ai fait une erreur? Que j'ai laissé Sephiroth me tué?

-Non. Puis, ça n'aurait pas été juste que Cloud ait deux femmes merveilleuses pendues après lui et que je me retrouve tout seul ici.

-Zack?! Pourquoi est-ce que tu…

Il n'hésita pas longtemps, se souvenant de la promesse qu'il s'était faite de lui révéler ses sentiments s'il en avait de nouveau l'occasion. Ce n'était pas une bonne chose de profiter de la faiblesse de la jeune femme, mais la connaissant, elle retomberait si vite sur ses pieds qu'il ne pouvait se permettre d'attendre. Elle le rejetterait si cela devait arrivé, vulnérable ou pas.

-J'avais vraiment peur que tu ne reviennes pas, tu sais? Et que je ne puisse jamais te dire que malgré tout ce qui est arrivé, je t'aime toujours autant qu'avant. Après tout, tu m'aimais bien toi aussi et puisqu'on est ensemble…?

Elle esquissa un léger sourire entre ses larmes, tandis qu'elle songeait que la première déclaration de son amoureux avait été un peu plus romantique. Mais elle comprenait. Maintenant qu'elle était dans ses bras rassurants et que les choses s'enlignaient mieux, elle avait les idées claires et comprenait.

-J'ai été aveugle si longtemps… Et je t'ai laissé tombé en plus, alors que tu avais besoin de moi, alors que toi, tu as toujours été là pour m'épauler…

Elle comprenait mieux ce qu'avait voulu dire Cloud. Elle essuya ses larmes sur la camisole bleue de SOLDAT de son ami, en essayant de retrouver sa voix la plus tendre. Aéris se sentait idiote d'avoir passé son temps à penser à Cloud alors que Zack était tout prêt, bien plus accessible. Elle réalisait qu'elle n'avait jamais vraiment su ce qu'elle ressentait pour le guerrier blond, alors que Zack avait toujours eu son affection inconditionnelle.

Comme pour rembourser la nostalgie que n'avait cessé d'entretenir pour elle ce pauvre Cloud, elle s'était empêchée d'aller de l'avant. Mais maintenant, elle comptait bien se rattraper et laisser ceux qui pouvait vivre, vivre en paix.

-Je t'aime encore moi aussi. Excuse-moi d'avoir été aussi longue à m'en rendre compte.

-Ça ne fait rien. J'avais peur de ne plus te revoir. J'aurais pu ne rien te dire, mais je me suis promis de tout te révéler si je pouvais le faire. J'aurais du t'en parler avant.

-C'est vrai… Mais on a tout le temps maintenant.

-Alors, tu ne veux pas savoir ce qui arrive à Cloud, à Tifa ou encore à Vincent, Yuffie ou Cid?

Elle secoua doucement la tête, avant d'afficher son sourire le plus charmeur. Les yeux brillants, ils n'osèrent ajouter d'autres mots. Si elle en avait décidé ainsi, il n'essaierait pas de la détromper. Cela valait mieux de ne pas voir ce que faisait les autres pour le moment. Cid était fort occupé par une crise de possessivité de sa femme. Yuffie avait convaincu Vincent à dormir un peu et comptait bien se glisser dans sa chambre quand il se serait rendu à Morphée. Quant à Cloud et Tifa, ils ne dormiraient certainement pas de la nuit…

Après avoir fait l'amour comme s'ils étaient les deux derniers être vivants de la planète, ils se blottirent l'un contre l'autre, entre les couvertures du lit de Cloud. En effet, ils avaient jugés préférables de passer la nuit dans sa chambre. Le SOLDAT n'avait pas pris de douche depuis les deux derniers jours, mais sa compagne n'en avait cure. Il lui avait sauvé la vie quand même! Au milieu de leurs soupirs de contentement, ils échangèrent des regards pleins de promesse, qui ne demandaient qu'à être appuyé par des mots encourageants.

-Alors? Qu'est-ce que tu comptes faire maintenant? Demanda-t-elle en se soulevant sur un coude pour admirer le profil de son amant, avec des yeux lumineux.

-Ce n'est pas la bonne question, déclara-t-il. C'est moi qui devrait plutôt de le demander. Tifa, tu veux vraiment m'épouser? Et être la mère de mes enfants?

-Mais bien sûr voyons!

-Alors, nous allons devenir parents…

-Ça te fait peur, n'est-ce pas?

-Ouais…

-À moi aussi.

Ils échangèrent quelques baisers, pour se réconforter l'un l'autre. Mais malgré la fatigue qu'ils auraient du ressentir, ils ne trouvèrent pas le sommeil. En se relevant, Tifa jeta un coup d'œil au cadran. Il n'était que 11 heures du soir. Cloud la dévorait encore des yeux, sans manifester ce à quoi il pouvait penser. Il aurait du lui parler davantage. Mais pour l'instant, l'harmonie les liant leur suffisait. Puis alors, pour briser cette quiétude, la sonnerie de la porte d'entrée tinta.

Fronçant les sourcils, ils se demandèrent qui pouvait bien venir frapper à pareille heure. Cloud s'était pourtant assuré d'indiquer à l'entrée que le bar serait fermé. Ou bien, ne l'avait-il pas fait? Tifa se leva bientôt, comme leur visiteur insistait. Elle s'enveloppa dans une robe de chambre appartenant à son fiancé, souriant de voir comme elle flottait à l'intérieur.

-Attends, tu n'es pas obligé de…

-Je vais aller ouvrir.

-Pas dans cette tenue quand même?

Elle referma le vêtement sur ces courbes tentantes, cachant tout son corps et attachant bien la ceinture autour de sa taille. Elle lui fit un clin d'œil malin, avant de quitter son champ de vision.

-Je l'ai fait des centaines de fois.

-Mais tu avais une robe de nuit en plus, la rappela-t-il.

À le voir aussi jaloux, elle dut retenir un éclat de rire. En descendant les marches, elle lui suggéra deux choses.

-Va prendre un bon bain chaud, ça te détendra un peu. Je te rejoindrais dans quelques minutes.

Encouragé à cette perspective, Cloud obtempéra. Il se coula donc un bon bain chaud, tout en faisant attention à ce qui se disait à l'étage d'en bas. Comme Tifa ne semblait pas avoir de problème, il finit par se glisser dans l'eau chaude, pour échapper quelques geignements de surprise. Ses écorchures brûlaient et l'élançaient une fois plongées dans l'eau. Il en avait plus qu'il ne l'aurait cru. Il secoua la tête pour oublier ces petites contrariétés et profiter de ce court moment de détente. Se sentir propre était un luxe qu'il commençait à peine à apprivoiser. Le périple qu'il avait mené contre Sephiroth et la Shinra des années auparavant ne lui avait pas laissé pour habitude de prendre beaucoup de temps pour son hygiène. La vie de SOLDAT non plus. Il était plus habitué aux douches rapides et froides.

Tifa mit une vingtaine de minutes à le rejoindre, arrivant juste au moment où il commençait à somnoler. Il entendit la poignée tourner et la porte grincer avant que la serrure ne soit enclenchée derrière la jeune femme. Elle changea l'éclairage, pour qu'il soit plus intime. Dans la demi obscurité, elle laissa tomber sa robe de chambre au sol, dévoilant un spectacle nouveau au guerrier. C'est ainsi qu'il découvrit que son amie possédait un déshabillé qui la mettait tout particulièrement en valeur. Il l'admira le temps qu'il fallut à la barmaid pour le rejoindre dans le bain.

-Je ne savais pas que tu avais ce genre de vêtement?

-C'est le seul que j'ai et la première fois que je le porte. Dis-toi que tu es un veinard.

Il sourit, comme il le faisait de plus en plus depuis qu'il l'avait retrouvé. Elle caressa son visage avant que son expression ne s'évanouisse, comme pour graver dans sa mémoire l'éclat de ses yeux et ses traits tendres qu'il avait lorsqu'il laissait tomber sa garde ainsi, exprimant ses émotions les plus fragiles.

-Je t'aime.

-Moi aussi.

-Tu crois que je ferais un bon père?

-Tu en es déjà un formidable avec Denzle et Marlène, pourquoi pas avec notre enfant?

-Notre enfant, répéta-t-il, subjugué par tout ce que signifiait ces deux mots. Il se sentait plus proche de Tifa maintenant qu'à tout autre instant de leur vie commune. Il était profondément ému. Il se sentait fondre de l'intérieur et sortait à la fois effrayé et surpris d'éprouver autant de choses à la fois. Est-ce que c'était ce que les gens appelaient le bonheur? Cette espèce de joie pleine d'impatience qu'il lui donnait envi de crier et de soulever des montagnes, tout en le rendant timide et lui faisant l'impression d'être maladroit et pataud.

-Tu te rends compte de tout ce qui va nous arriver Cloud? Nous allons nous marier, avoir un bébé et former une vraie famille maintenant. Avec Marlène et Denzle, on sera cinq!

-Est-ce qu'on pourrait ne regarder qu'une chose à la fois? Disons que je me sens un peu perdu avec tout ce qui se passe.

-Tu veux qu'on dresse une liste de priorités?

-Bonne idée. La première sera d'acheter un plus grand lit.

-Dis tout de suite que je suis grosse!

-Non, tu ne l'es pas encore. Mais admettons que cette baignoire est un peu petite pour nous deux…

-Cloud Strife!

-C'est une blague, se défendit-il comme elle menaçait de l'éclabousser. Comme elle se calmait, il ne put s'empêcher d'ajouter, pour mettre un peu d'huile sur le feu. Sauf que pour le plus grand lit, j'étais sérieux.

Elle éclata de rire volontiers, et le reste de la nuit fut un vrai bonheur, sauf lorsqu'ils essayèrent de sortir de la baignoire…

Le dimanche soir, ils allèrent chercher Marlène et Denzle et vécurent tous ensemble une vie de famille exemplaire dès lors. Bien sûr, Cloud et Tifa se disputèrent un peu au début, sur des questions futiles ou frivoles et tout laissait à croire qu'ils se disputeraient encore. Mais leur chicane de ménage ne durait jamais plus longtemps qu'une heure ou deux et l'un d'eux finissait toujours par plier et avouer ses torts, si ce n'était les deux à la fois. Ils soulevèrent une tôlé de félicitations de la part de leurs amis quand ils les mirent au courant de toutes les bonnes nouvelles. Cid pesta un peu en apprenant le mariage prochain, puisque Shera l'avait déjà taquiné à propos de son propre toxedo de marié. À son grand désarroi, il ne rentrait plus dedans.

Yuffie fut très contente à l'idée de voir Vincent en complet noir, et le pauvre devina aisément qu'elle risquait de tenter encore quelques expériences sournoises avec ses cheveux. Il se promit de tenir son bord cette fois si elle menaçait de lui faire des tresses. Plus question de se retrouver avec une tête comme la dernière qu'elle lui avait faite…

Il n'arriva qu'un désagrément quelques jours avant le mariage. Cloud et Tifa étaient allé chercher les enfants ensemble à l'école, pour rencontrer leurs professeurs. La jeune femme alla rejoindre les petits dans la cour d'école, tandis que son fiancé réglait quelques détails financiers avec le responsable de l'école. Elle prévint d'abord Denzle qu'il devait se préparait à rentrer, avant de partir à la recherche de Marlène. Les camarades du jeune garçon n'attendirent même pas qu'elle ait le dos tourné pour commenter son physique fort marquant pour l'imaginaire de pré-adolescent.

-Eh, Denzle, cette pétasse, c'est ta mère? Elle est drôlement canon.

Tifa n'entendit rien, mais son gamin ne souriait plus quand elle le rejoignit avec Marlène. Un jeune particulièrement grand, qui devait avoir doubler plusieurs fois d'années, lança un sifflement flatteur à la jeune femme, sans se gêner pour la regarder de tous ses yeux. Elle ne lui prêta pas attention et voulut emmener Denzle à sa suite, tandis que Marlène se rapprochait un peu d'elle, inquiétée par le groupe un peu large d'étudiants réunis autour d'eux. La majorité des garçons était d'autant plus inquiétante. La barmaid n'y fit pas attention.

-Viens Denzle, il est temps de rentrer, insista-t-elle, comme le petit continuait de fixer celui qui avait insulté sa mère adoptive avec un regard mauvais.

Les commentaires suivirent, moqueurs et des mains se tendirent, certaines repoussant Denzle pour que les jeunes puissent s'approcher de la jeune femme. Elle ne voulait faire de mal à aucun de ces enfants, mais voyant comment tournaient les choses, elle se tint prête à réagir.

-Elle travaille dans un bar, j'imagine, la belle fille. Ta sœur suivra bientôt, c'est ça, rigola le jeune imbécile, qui n'avait aucune idée de l'erreur qu'il faisait. Allons, ça coûte combien pour…

Tifa l'arrêta dans son avancée vers elle d'un bon coup de poing. Le pauvre bougre fut balancé à l'autre bout de la cour. Comme le cercle se resserrait autour de la jeune femme, Cloud sortait de l'école, pour voir que sa famille était en situation périlleuse. Voyant comment Denzle se battait déjà avec certains des garçons, il décida d'intervenir avant qu'il n'y ait de sérieux dégâts.

-Qu'est-ce qui se passe ici, lança-t-il, d'un ton de soldat, tranchant et dur.

En le voyant arriver, la moitié des jeunes curieux déguerpir. Denzle lâcha ses camarades et Cloud rejoignit sa fiancée, éloignant du même fait le reste des enfants de plusieurs mètres. Sans plus se préoccuper d'eux, il posa une main sur l'épaule de Marlène, faisant signe à son garçon de les rejoindre. Denzle obéit docilement et il n'y eut plus un mot prononcé dans la cour d'école.

-Ça va Tifa? Demanda le guerrier, sans jeter un regard à l'impudent qu'elle avait frappé et qui se relevait tout juste de sa chute. Pour ne pas dire projection…

-Oui, oui, il n'y a pas de mal, fit-elle en voulant l'attraper par le poignet, pour qu'il ne fasse rien d'insensé.

Mais quelqu'un pensait tout le contraire.

-Pas de mal! Pas de mal, cette folle m'a cassé le nez, se plaignit le jeune en se tenant le visage, sa main couverte de sang.

Cloud lui lança un regard glacé, dépourvu d'émotion. Même de colère. Son ton fut plus sec quand il s'adressa à l'adolescent.

-Comptes-toi chanceux dans ce cas. Si ça ne tiendrait qu'à moi, il te manquerait quelques membres. Et tu aurais pu le frapper plus fort, remarqua-t-il à son amie.

-Je ne voulais pas le tuer, Cloud, ce n'est qu'un enfant, protesta-t-elle.

Un autre gamin, qui aimait bien donner des ordres, s'avança alors, pour intervenir.

-Mais, vous êtes qui vous? Qu'est-ce que vous faites?

-Tifa Lockhart. Boxeuse professionnelle.

-Cloud Strife, ancien SOLDAT.

Les enfants restèrent sidérés à ces nouvelles. Ils connaissaient bien ces noms! Il s'agissait des deux principaux héros leur ayant sauvé la vie. À ce moment, un géant au bras d'acier arriva, suivit par une jeune fille habillé de noir, et d'un homme pâle enveloppé dans une cape rouge. Un blond semblait faire parti du groupe et se tenait au volant d'un énorme camion, un mégot fumant au bec.

-Eh, grouillez-vous un peu! Cria le géant.

-On va être en retard, ajouta l'adolescente en courant déjà vers les grilles de l'école, sous l'œil protecteur de l'homme ténébreux et silencieux dont les bottes d'acier claquaient sur le ciment.

De derrière son volant, Cid pesta un peu plus, ne pouvant croire qu'il allait vraiment là où il avait reçu l'ordre impératif d'emmener toute la bande. Comme c'était Tifa qui avait pris cette décision et que toutes les femmes du groupe avait approuvé, il n'avait pas pu refusé. Les enfants n'y crurent pas tout de suite, jusqu'à ce que Yuffie vienne attraper Vincent par sa main griffue et que le métal doré arracha un éclat éblouissant au soleil.

-C'est Yuffie Kirasagi! Le chef d'AVALANCHE! Et Vincent Valentine! Et Cid Highwind. Alors ce sont vraiment… Cloud Strife et Tifa Lockhart?!

Les enfants regardèrent Denzle avec un respect nouveau et Marlène sauta dans les bras de Barret en l'appelant papa, à la grande surprise des jeunes.

-Le tailleur nous attend, fit Vincent, de sa voix monotone, avant que Yuffie ne le tire vers le camion.

Cloud y grimpa sa moto, tandis que les autres prenaient place. Cid dévisagea la vingtaine de jeunes visages pointés sur lui, avant de jeter sa cigarette par terre, un bras passé par la fenêtre ouverte du camion. Il fit la moue.

-Shera est déjà là-bas, alors, on ferait mieux de ne pas trop les faire attendre, déclara le pilote.

-J'espère qu'on pourra essayer plus qu'une robe, sourit Yuffie.

-Moi aussi, sinon, je serais obligé de ne choisir qu'une taille différente, soupira Tifa.

Cloud se pencha sur elle pour l'embrasser, mais le camion s'éloignait déjà dans la poussière de la rue, pour empêcher aux enfants d'en savoir davantage sur les six héros de la planète. L'un d'eux songea qu'il y avait aussi une sorte de chien parlant et un chat mécanique qui avaient aidé à sauver le monde. Mais aucun de ses camarades ne put lui dire où pouvaient se trouver ses deux héros méconnus. De toute façon, il n'aurait servi à rien à Cait Sith et Nanaki de visiter le tailleur, même s'il aurait voulu des costumes sur mesure pour le mariage. Imaginez le pauvre tailleur qui aurait à faire de pareils costards!

S'il y avait d'autre invité au mariage? Vous pensez peut-être que Cloud Strife inviterait la Shinra à son mariage? Vous rêvez en couleur. Les Turks ont mieux à faire que de fêter des mariages de toute façon. Puis, il y avait déjà assez de monde comme ça avec Reeve et les membres encore vivants de la WRO…

À suivre, avec le mariage… ohohohoh, ça va être un joyeux chapitre!

Sinon, j'ai bien reçu la review de Cloudyfan pour le chap 17. Encore une fois, je ne lui répond pas par e-mail, parce que je suis quelqu'un de paresseux. Mais j'en profite pour lui laisser un mot, puisqu'il ou elle devrait bientôt arriver à ce chapitre. Ce mot s'adresse à tout ceux et celles qui n'ont toujours pas compris pourquoi Cloud a jeté Tifa dehors dans le chap 17. Primo, j'ai déjà fait une courte analyse de Cloud dans le chap 19. Secundo, j'adore présenter un Cloud égoïste pour la bonne raison qu'il n'a pas assez de personnalité dans le jeu (étant donné qu'il est toujours mêlé dans de longues réflexions existentielles) et dans le film, il a encore l'air perdu. S'il doit faire quelque chose de sa vie, il faut bien qu'il se réveille un peu. Parfois, on n'accepte vraiment une réalité que lorsqu'elle nous saute à la figure. Lorsque cela arrive, il se peut qu'on saute nous aussi un peu. Je trouvais ici que Tifa s'en sortait trop facilement après ce qu'elle avait fait. Elle l'avait bien cherché. J'ai déclaré au début de la fic que les perso pouvait finir par paraître ooc. En plus, vous devez tous faire face au problème que j'aime appliqué un peu de réalisme à mes fics ces derniers temps, surtout dans les relations interpersonnels. Le prince charmant n'existe pas et il ne s'appelle pas Cloud. Preuve à l'appui, Cloud est bête comme ses pieds dans le jeu. (Il est perdu dans sa tête, alors il a le droit, mais bon…) Enfin, puisque je commence à m'éterniser, j'observe que je dois terminer un travail de méthodologie (ça casse l'ambiance, ça, hein?)

Bref, en quelques mots, j'espère que lorsque tu arriveras ici, Cloudyfan, tu auras reçu toutes les réponses à tes questions et que tu ne lâcheras pas la fic en te disant que j'ai fait passé Cloud pour un gros salaud. Il n'en est pas un, là-dessus on est d'accord. Mais un être humain qui ne pète jamais sa coche, c'est pas tellement humain. Peut-être que j'écris des histoires avec des perso qui ont des réactions trop passionnés. C'est tout l'un ou tout l'autre. Mais ma personnalité se traduit là-dedans. Et j'aime bien argumenter là-dessus parfois.

Cordialement, Radiklement (qui est une jeune folle, il ne faut pas l'oublier)

Et une bonne journée à toute le monde en passant!