Titre: Le dernier ennemi qui sera détruit...
Auteur: Artémis Area
Disclaimer: Harry Potter appartient à J.K. Rowling, et je ne compte toucher aucune rétribution quelle qu'elle soit sur ce petit bout de mon cerveau malade ;p
Note de l'auteur: Elle est un peu longue aujourd'hui, mais la 1ère moitié est importante !
Je ne suis pas spécialement fière de ce chapitre, que je trouve un peu too much. Ça avance un peu vite, mais Harry aura d'autre préoccupation dans les semaines à venir donc...
Merci à Vilbbes, Titinesister, Gcomte86, SophiePieri, Mika77, Walexia et Blackmoony83 pour suivre l'histoire !
PS : Me relisant, je me suis rendue compte d'une incohérence dans le précédent chapitre, Harry ne découvre pas l'existence de son parrain à la bibliothèque, mais bien lors de l'ouverture du testament des Potters chez les Gobelins. Ça lui revient juste à l'esprit. Etant en prison, il ne peut pas grand-chose pour Harry, mais il veut seulement comprendre même si vu son indépendance, ce n'est pas important pour lui. Voilà ce que ça donne (avant qu'Harry aille en cuisine) :
[Finalement, c'est dans le rayon sur Poudlard et ses élèves, que je trouvai le plus d'informations.
Je me rappelai alors que j'avais un parrain, emprisonné pour avoir vendu mes parents à Voldemort. N'y connaissant pas grand-chose en parrainage, je décidais d'y revenir plus tard, après m'être documenté sur cette information et avoir digéré toutes les autres apprises en 2h de recherches. Je décidais aussi d'emprunter un livre sur le Quidditch et les poursuiveurs, mon père l'ayant été durant sa scolarité. Je ne me rendis compte qu'à ce moment-là que j'avais faim, que le repas était fini depuis 1h et, qu'il me restait seulement 1h avant le couvre-feu.]
PPS : Vous pourrez trouver sur mon profil, un lien vers un fichier Excel pour visualiser plus clairement l'emploi du temps des Ravs :p Et je travaille à fond sur le dessin de couverture p (mais je suis pas super douée, alors faudra faire travailler son imagination :s)
OOH (Out Of History) certes, ça veut rien dire mais.
Je me suis enfin intéressée à mon compte Pottermore (il y a beaucoup d'extrait de livre, et d'explications venant directement de Mrs Rowling!). Donc, pour ceux que ça intéresse, je suis ChouetteArmoise14823, et à Slytherin ;p
Dommage qu'on ne puisse pas choisir son pseudo
Chap 9 : La conversation d'la volaille qui fait l'opinion (Oui j'aime Souchon et Voulzy !)
La journée passa lentement, surtout avec 2h d'Histoire !
Comme je m'y attendais, nous n'y apprenions rien de plus qu'énoncé dans le livre et, l'élocution du fantôme était soporifique. J'avais donc, au bout de 15min (saitt-on jamais), sorti mon cours de Potions, mon honneur étant en jeu.
Evidemment Hermione grogna pour la forme, mais elle aussi était atterrée au bout de 30min. Elle regarda donc mes notes de cours, le leur étant le lendemain matin.
En Botanique, grâce à Neville qui m'avait appris plein de petites astuces qui ne sont pas dans les livres, mon binôme avec Drago finit le premier. Lorsqu'il me demanda le comment du pourquoi, je lui expliquai qu'en sortant de DCFM, Neville et moi avions emprunté le même chemin jusqu'à la Bibliothèque, chemin qui m'incita à l'accompagner pour préparer le cours d'aujourd'hui. Les Puffs l'ayant eu le mardi matin.
Le midi, j'avais pu faire les devoirs de botanique puis, je m'étais penché sur le parrainage magique. Le temps de trouver des ouvrages intéressants, il était l'heure de se restaurer.
Le moment le plus intéressant fut le cours de Potions. Etant un cours seulement théorique (la potion de Lundi étant finie), Snape me questionna toutes les 5 minutes. Et il n'enleva aucun point à la classe, ayant répondu de la manière la plus complète à toutes ses questions. La fin du cours se passa donc plus cordialement.
J'en avais profité pour me mettre à côté de Neville, pour le remercier de son coup de main. Au final, je lui passé mes notes, le professeur dictant trop vite pour un élève aussi maladroit. Je lui prêtais un de mes crayons à billes noirs, qu'il accepta avec soulagement.
A la fin de l'heure d'Histoire, j'avais finis mes devoirs de Potions, tout comme Hermione. Je décidai de faire une petite sieste, comme Drago l'avait conseillé et, de garder la lecture pour après le repas.
Du coup, à 20h, j'étais installé dans la salle attenante à la classe d'Astronomie, fermée. Je me gardai 2h pour mes recherches personnelles, puis 30min pour survoler mon livre d'Astronomie, le connaissant par cœur.
Déjà, dans le Monde Moldu, que ce soit d'un point de vue religieux ou civil, le parrainage était important et engageant, mais dans le Monde Magique c'était élevé à un autre niveau !
Pour commencer, j'avais béni Ms Figg de m'avoir enseigné le principe du Serment Sorcier. Car pour devenir Parrain, il fallait jurer sur sa Magie, et par extension sa vie, de protéger et assumer pleinement la charge du filleul. Les enfants du Monde Magique étaient sacrés, étant issu d'une très petite communauté. On ne pouvait pas se permettre d'en perdre en les battant ou en les négligeant. La Magie pouvait se retourner contre l'enfant pour le sortir de l'enfer qu'il vivait. Peut-être était-ce ma rage de vivre, et ma pleine communion avec ma Magie qui avaient empêché le phénomène de se produire avec moi. Sinon, c'est que les sorciers étaient beaucoup plus imaginatifs que les moldus.
Cependant, de ce que m'avait expliqué Ms Figg, ça n'empêchait pas certains parents d'être très durs psychologiquement avec leurs enfants. Surtout dans les vieilles familles ayant des responsabilités au sein de la Communauté. Comme les Malfoys, les Blacks, les Longbottoms ou les Potters.
Je m'étais renseigné sur mon passé et mon statut de sauveur, mais il était difficile de trouver des informations fiables, ne se contredisant pas et, sur les procès de l'époque.
Je décidais alors de suivre les conseils de Flitwick, et de contacter des personnes ayant connus mes parents. Hagrid était trop proche de Dumbledore pour une telle chose. Rusard n'avait pas vraiment l'air de m'apprécier, comme s'il se méfiait, il faudra donc d'abord gagner sa confiance.
Me rester les personnes du testament. Mrs Tonks étant avocate d'après les Gobelins, elle devrait pouvoir me renseigner, mais je ne connaissais pas son opinion sur ma garde, après tout elle devait connaître le statut juridique du testament de mes parents. Je décidais donc de contacter Mr Lupin, même s'il avait disparu du Monde Magique, peut-être pourra-t-il m'éclairer sur le passé ? D'un autre côté, s'il est vraiment un loup garou, de ce que j'en avais lu, son instinct de meute avait dû en prendre un coup avec la mort de 3 des siens, l'emprisonnement d'un autre et moi, caché de ses sens avec une très certaine menace s'il m'approchait. L'avertissement que Ms Figg avait reçu, maintenant que j'en savais plus, restait bien ancré dans ma mémoire. C'était le seul qui me paraissait le plus loin de toute cette conspiration autour de ma garde.
Je passai ensuite 45min à tourner et retourner ma lettre, essayant d'être clair et concis, tout en sous entendant que j'aimais beaucoup la forêt et les bêtes à fourrure, au milieu d'une liste d'informations sur moi toutes plus inutiles les unes que les autres. J'avais besoin de ce contact et, j'étais certain qu'il ne me ferait jamais de mal.
Le lendemain, après un petit déjeuner matinal, j'allai visiter la volière, demandant à Hedwige de me rejoindre dans le parc, pour jouet un peu durant l'heure qu'il me restait avant les cours. Après une demi-heure de jeu de dressage appris chez Arabella, elle m'accompagna dans une petite ballade pour se rapprocher des barrières protectrices. Je ne voulais pas que quiconque puisse lire mon courrier, une vie en dépendait.
Les trois semaines suivantes furent un gouffre de stresse mêlé d'excitation en attendant sa réponse.
Entre temps, j'avais pu donner une lettre à Hermione, à poster par voie Moldue par ses parents. Je ne voulais pas qu'on doute de l'implication de Ms Figg et, quand on a d'un côté une adresse et de l'autre une connaissance moldue, autant en profiter !
L'une des chouettes d'Arabella, Ferdinand, me renvoya sa réponse, attendant la mienne jusqu'au lendemain dans la volière. Personne à la table des professeurs n'avait eu l'air d'y prêter attention mais je m'en méfiais et avais déjà prévue une petite histoire. L'attachement dont Ferdinand faisait preuve envers moi en était d'ailleurs un des éléments clés !
Pour me déstresser un peu, je m'étais découvert un don et une passion pour le vol en balai. Le premier cours fut épique, mais je pus éviter une fracture (ou pire) à Neville, mais pas une foulure du poignet. Tomber de 15m, même dans le Monde Magique ne laisse pas sans dommage. Pour ma réactivité et mon aisance en vol, Mrs Bibine me proposa à la fin du cours le poste d'arbitre assistant, en attendant les sélections dans l'équipe des Ravs l'année prochaine. Après une semaine d'attente, j'acceptai, y trouvant un bon moyen d'accéder aux balais de l'école. J'avais le droit de voler tant qu'il y avait une équipe qui s'entrainait. Ce qui arrivait souvent, les sélections s'étant passées durant le premier weekend end.
Evidemment, Drago était jaloux et le montrait en étant encore plus vaniteux qu'habituellement. Hermione s'inquiétait de la dangerosité de l'opération, et Ron... Bizarrement, il évitait de rester seul avec moi et, quand c'était le cas, il était clairement mal à l'aise. Pourtant, je savais qu'il appréciait nos discussions sur le Quidditch ou nos parties d'échec version sorciers. J'avais l'impression qu'il y avait aussi un problème avec Percy, même s'il fallait creuser sous le masque du Parfait Petit Préfet. Les jumeaux (d'où venait le surnom) étaient quant à eux parfaitement naturels. Même si les semaines passant, les quolibets envers l'équipe professorale étaient de plus en plus méchants.
Un matin, après la réception du courrier, je compris enfin le problème.
Cela faisait une semaine que, tous les matins sans exception, tous les enfants Weasleys recevaient du courrier. Cela aurait pu passer inaperçu si les jumeaux, à le troisième lettre, ne s'était pas levé pour déchirer et brûler la lettre de manière synchrone. Tout ça en regardant fixement la table des professeurs, notamment Dumbledore et McGonagall. Etrangement, les autres directeurs de maisons semblaient s'en amuser (même Snape sous son masque d'indifférence !). L'autorité Poudlardienne cependant affichaient des expressions neutres, qui au fil des jours s'obscurciraient.
Au 4ème feu de joie, je décidai de m'isoler avec Ron et, de lui faire cracher le morceau. Le regard que me lançait Percy à chaque lettre me mettait de plus en plus mal à l'aise.
Le vendredi après-midi, à la sortie du repas, je prétextai le devoir d'Astronomie pour l'attirer vers une salle de classe désertée. Nous y étions déjà venus avec Hermione, profitant de mon globe terrestre pour compléter nos cartes étoilées.
Une fois fini le devoir, pendant qu'il rangeait ses affaires, je fermais la porte d'un coup de baguette. Voyant la lumière du sort, il se tourna vers moi, interrogatif.
_ Ecoute Ron. Je sais qu'il y a un malaise avec ta famille et les professeurs Dumbledore et McGonagall. Pour moi, comme tu as pu le remarquer avec Drago, je ne juge pas les enfants sur la tête des parents. Tu es mon ami, pas tes parents. Si je dois m'éloigner de toi, ce sera pour ce que tu as fait, toi, pas eux. Alors, explique-moi, que je puisse t'aider peut-être.
Ron avait rougit tout au long du discours. A la fin, il se dirigea vers les fenêtres, se calant sur une table. Il mit du temps à parler, mais il finit par le faire en contemplant le paysage. Sa voix était rêveuse quand il commença, mais elle se fit rapidement plus froide.
_ Quand j'étais petit, mes parents me racontaient comment la guerre s'était enfin finie, avant qu'elle ne prenne plus que mes deux oncles maternels. Ma grand-mère gardait mes frères ainés et, entre chaque grossesse, ma mère partait sur le front et mon père tenait son poste au Ministère. Quand on leur annonça la Grande Nouvelle... A chaque fois qu'ils en parlent, il y a dans leur voix la joie pour la paix retrouvée, la peine pour les morts et l'angoisse que ça puisse un jour recommencer. A côté, il y avait l'histoire du Héros, de notre Sauveur à tous. Mes parents m'ont toujours dit que tes parents étaient les plus braves, les plus courageux... les plus Gryffindor qu'ils n'aient jamais vu. Le petit garçon qu'ils avaient rencontré était déjà très vif, et, à ce qu'il parait, nous aimions jouer ensemble. Puis tu devins un Héros.
Souvent, je me suis demandé pourquoi toi, et pas moi. On avait le même âge après tout. Tous les ans, les journaux ajoutaient de nouveaux exploits à ton palmarès. Et je m'imaginais à ta place. Puis je t'ai rencontré dans le train et, tu étais... banal, comme le commun des mortels. Tes vêtements étaient neufs, mais pas brillant, comme ceux de Malfoy ! A la répartition, je ne comprenais plus. Puis tu m'as souri et, tu as applaudit comme les autres pour ma répartition. Tu étais comme les autres finalement. Alors je m'y suis habitué, dans ma tête j'ai séparé le Héros de mon enfance et toi, le Ravs qui m'avait accepté comme un ami malgré ma stupidité. Mais nos parents et, tous ces adultes à la noix, ne veulent pas te voir comme nous. Ils ne peuvent pas l'accepter. Le Choixpeau ne sait jamais trompé. Et il est bien connu qu'il faut toujours une exception à la règle non ? Et une exception tu l'es, toi le premier à avoir survécu au Sortilège de La Mort ! Alors tu dois être, encore une fois, l'exception. Mais dans ce cas, comment te faire aller dans ta vraie maison, celle des Gryffindors ?
On leur a servi la solution sur un plateau d'Argent. Au début, on nous a félicités pour avoir su nous faire une place auprès de toi, peut-être que la gloire du Survivant rejaillirait un peu sur la famille Weasley. Ensuite, on a commencé à nous reprocher de te laisser trainer avec des Slytherins, et pire ! Des fils de DeathEaters comme Malfoy ! Quand je leur ai répondu que Drago était aussi ami avec Hermione, née de moldue, et ce que tu m'avais dit sur notre jeune âge. Tout ce que j'avais pu observer du comportement de Malfoy, les différences entre lui et ce que me racontait mon père sur le sien...
Le weekend dernier, McGo nous a fait convoquer dans son bureau. Il y avait aussi nos parents. Et ma mère n'était pas contente du tout... Les jumeaux pensaient qu'ils venaient pour une bêtise, comme les deux dernières années, mais... On s'est retrouvé dans un véritable tribunal ! On ne reconnaissait pas nos parents. Enfin ma mère plutôt, mon père était juste silencieux et regardait seulement Percy, une expression déçut sur le visage. A la fin, on nous a clairement fait comprendre de ne pas approcher les Slytherins, qu'ils étaient très bons acteurs pour se faire passer pour des petits moutons et, que nous mettions notre famille en danger. McGo a continué en nous demandant de te surveiller. Que tu devais revenir chez les Gryffins, là où était ta place, et que c'était notre devoir de te sauver des ombres qui t'entourent.
On est parti à la suite de Percy, avec seulement un hochement de tête, alors que ma famille est très tactile. On s'est réuni dans la chambre de Percy et, il nous a expliqué quelques petites choses. A la suite de la mort de ses frères, ma mère a été totalement endoctrinée par Dumbledore, comme McGo. Ce qu'il dit est profession de foi pour elles ! Il venait d'ailleurs souvent manger à la maison avant. Mon père y a souvent mis le holà, prétextant sa fatigue à la fin de sa semaine de taf. Mais ça pourrait être dangereux de se mettre à dos quelqu'un comme Dumbledore. Et puis, lui-même le reconnait, il a souvent pris les bonnes décisions pour le peuple. Mais de là à vouloir te manipuler comme ça ! En trois semaines on s'est tous rendu compte que tu es un pur Ravenclaw, que tu n'aurais pas ta place parmi nous. Entre l'intelligence, ta curiosité et ton acharnement au travail. Et même tes petites fantaisies, comme ta fascination pour la cuisine sorcière ou nos bêtes mythiques. T'es un excentrique mon pote ! Un pur Ravenclaw !
Alors, dans nos rapports, on répond à côté. On fait comme si on recevait des vraies lettres des parents, comme s'ils s'intéressaient encore à nous parce qu'on est leur enfant et pas parce qu'on est ami avec La Personnalité de Poudlard. Mais depuis Mardi, on a bien compris que notre mère n'accepte pas ce manque d'implication. C'est pour ça que les jumeaux brûlent leurs lettres. Celle d'aujourd'hui était horrible !
Heureusement, le soir, Papa nous envoie un hibou dans la chambre de Percy pour nous soutenir, et nous aider à répondre à Maman, mais c'est pas facile.
Je ne te dis pas tout ça pour que tu changes Harry, tu es mon ami comme tu es. Juste, bon et drôle, alors fais attention à toi. Dumbledore n'est pas forcément aussi sympa que je l'avais cru quand j'étais petit. Ces putains de bonbons aux citrons sont aussi acides que lui !
Sur la fin, je pouvais sentir la rage et la détresse de mon ami. Alors je sortis des chocogrenouilles de mon sac, et lui en donnai une en m'appuyant contre son épaule. J'avais encore un peu de mal avec les contacts humains, malgré Arabella et sa main dans mes cheveux. Le paysage était magnifique d'ici et, ça m'aidait à vouloir rester ici, le premier endroit où je m'étais vraiment senti à ma place. Ça m'aider à penser à tout ça de manière rationnelle, à calmer ma colère contre ces pauvres dindes qui se croyaient tout permis.
_ Ron, est ce que tu pourrais demander à ton père s'il connait une certaine Andromeda Tonks ? Je ne sais pas bien de quel côté elle serait, mais elle est avocate et elle était digne de confiance pour mes parents. Non, me demandes pas comment je sais tout ça. Je peux pas te le dire, et je ne devrais même pas savoir ça alors... Mais je pense qu'elle pourrait nous aider. Et désolé pour... pour tout ce truc avec ta mère et tout. Si je peux aider, n'hésites pas surtout ! Je pourrais peut-être aussi vous aider à répondre à votre mère ! Si on leur prouve que je suis un Ravenclaw pur souche, peut-être qu'ils abandonneront ! Surtout si je traine quand même avec des enfants de la lumière !
_ Ouai, c'est pas bête ! T'as qu'à nous rejoindre ce soir, on ferait une pyjama-party dans la chambre de Percy, vu que demain c'est Samedi et que les jumeaux ont entrainement de Quidditch qu'en milieu d'aprèm !
La soirée fut très agréable, et avec la copie du parfait Ravenclaw, nous préparâmes plusieurs petites lettres plus farfelues les unes que les autres.
La tension entre les enfants Weasley et moi s'était enfin apaisée, et je pus, à travers de nombreuses lettres, faire la connaissance des deux ainés et du père. C'était plaisant de voir les interactions d'une famille nombreuse et à peu près normale.
Une semaine après la Weasley-Party, un soir, je découvris Hedwige m'attendant sur le rebord de la fenêtre au-dessus de mon bureau. Les autres étaient encore en train de manger, j'étais donc seul. J'avais bien dressé Hedwige, ce qui était plutôt facile vu son intelligence ! Je remplis sa coupelle d'un petit Aguamenti, et lui sortis quelques MiamHiboux.
Je m'installais avec mon livre de chevet du moment, sur les lois magiques, derrière mes baldaquins que j'insonorisai et les rendis infranchissable. Seule Hedwige pourrait passer par le toit que j'avais rendu perméable à se présence. Elle m'était d'un grand réconfort lorsque les cauchemars me réveillaient avant l'aurore.
Les autres ayant l'habitude de me voir me mettre au lit de bonne heure, surtout avec des livres plus étranges les uns que les autres, je ne m'inquiétais pas d'eux mais de leur curiosité. J'en avais déjà surpris un entrain de fouiller dans mes vêtements et renifler mon écharpe ! Perturbant !
La lettre était bien de Mr Lupin, Rémus, et elle expliquait déjà quelques petites choses :
Bonjour Harry !
Je n'aurais jamais espéré qu'un jour tu m'écrirais de toi-même !
Ça me fait tellement plaisir !
Je suis désolé pour l'attente, je suis actuellement en Afrique Centrale, dans la réserve Aouk-Aoukale. Ici j'apprends à travailler les fourures et à en faire de jolies choses, plutôt qu'un simple tas de poils !
Ne contacte pas trop Andromeda. Son mari a évolué au Ministère de la Justice grâce à Dumbledore, il est né-moldu, et donc il lui en est grandement reconnaissant. Leur fille, de ce que j'en sais, est plutôt autonome, mais elle est apprentie Auror sous la Direction d'Alastor Maugrey, un des seconds de Dumbledore. Andromeda est quelqu'un de bien, elle a beaucoup soutenue Sirius et tes parents, mais elle a tout quitté pour son mari, et lui est donc très attachée et très soumise.
Ça fait 4 ans que je ne l'ai pas vue, alors peut-être qu'elle aura changé, mais fait très attention à ce que tu peux lui écrire. Si possible, rencontres-là en personne, ce sera moins risqué !
Ça ne m'étonne pas que tu sois à Ravenclaw ! Tes parents étaient certes des Gryffindors, mais la seule chose qui les avait empêchés d'aller à Ravenclaw était leur tempérament fonceur, très impulsif, autant l'un que l'autre ! Ils étaient très intelligents, même s'ils n'avaient pas les mêmes priorités ! De ce que Lily avait pu nous raconter, c'est presque étonnant que tu ne sois pas allé à Serpentard, mais comme tu auras pu le constater, tu es bien le fils de tes parents :D
Cela fait 9ans que je voyage de meute en meute pour obtenir enfin un statut juridique anglais convenable. A l'heure actuelle, je n'ai aucun poids juridique pour t'aider toi ou Sirius. Mais je peux déjà te donner pleins de petits trucs ! Et je jure qu'un jour je serai à tes côtés dans la vie !
Dans la prochaine lettre, tu auras un petit cadeau qui nous permettra de communiquer plus facilement ! Malheureusement, il est long à fabriquer.
Et oui, j'ai bataillé pendant 1an pour avoir ta garde ou pour que Sirius ait un procès. Je peux donc te confirmer qu'il y a beaucoup plus derrière tout ça que ce qu'on pourrait croire ! Fais bien attention à tout ce que tu peux dire, écrire ou même penser ! Apprend le plus rapidement possible les sorts de confidentialité et l'art de la magie de l'esprit !
Au dos de ce parchemin, tu pourras trouver quelques ouvrages que je sais être dans la bibliothèque. Nous avons aussi un ami dans l'école. Un ami de ta mère qui a juré sur sa magie de t'aider quoi qu'il lui en coute ! Si tu as fait quelques recherches dans les albums sur les élèves de Poudlard, tu auras compris que je parle de Severus Snape. Sous toute cette couche de sarcasmes et remarques acerbes, il y a quelqu'un de très loyal et droit. Tu peux lui faire confiance, même vis-à-vis de Dumbledore. Il n'est l'homme de personne, et sa propre main.
C'est lui qui m'envoie des potions spécialisées pour mes fourrures, malgré l'éloignement que m'a imposé Dumbledore !
Racontes moi un peu comment se passe ta vie à Poudlard ! Avec ton cadeau, je t'enverrai quelques anecdotes du temps où avec ton père, les Maraudeurs régnaient sur Poudlard ! Penses à appliquer quelques sorts sur ta Chouette avant qu'elle ne meure d'épuisant ! Elle est vraiment magnifique et intelligente ! C'est un très bon achat !
Prend soin de toi et sois le plus fort !
Et quoique l'on puisse t'en dire,
Je t'aime mon petit neveu !
Rémus
Le cœur lourd, j'enchantais la lettre pour qu'elle reste confidentielle, et la placer dans mon coffre bardé de protection.
Un sentiment tout chaud était logé dans ma poitrine, mais un autre aussi froid que la glace me rongeait le cerveau. Comment ces ânes bâtés avaient-ils pu m'enlever une des seules personnes qui m'aimait et me parlait de mes parents un peu plus que de leur physique !
Tout cela devait avoir une explication qui ne me plairait pas, mais j'en aurais besoin pour avancer et me préparer. Après tout, même les parents de Ron et les gobelins pensaient que Voldemort reviendrait un jour ou l'autre. Et il me faudra alors être prêt !
Artemis Area
16/07/2013
