Titre: Le dernier ennemi qui sera détruit...
Auteur: Artémis Area
Disclaimer: Harry Potter appartient à J.K. Rowling, et je ne compte toucher aucune rétribution quelle qu'elle soit sur ce petit bout de mon cerveau malade ;p
Note de l'auteur: Après 5 mois (pile !) d'absence, je suis de retour, pour vous faire un petit tour (oups désolée)
Sincèrement, désolée. Ça fait 5 mois que je me traîne ce chapitre, réécrit trois fois, avec ses deux chapitres de suite, pour savoir exactement quoi dévoilé à ce moment-là. Et j'ai à chaque fois tout supprimé car ça ne me convenait pas. J'espère que cette version vous conviendra. J'ai axé sur la culture sorcière. Et sur l'avancement d'Harry. C'est reparti, donc je devrais pouvoir reprendre les publies 1 fois /semaine.
Merci beaucoup à tous ceux qui ont mis cette fic en alerte/favoris, et/ou qui m'ont laissé des reviews. Vous ne savez pas à quel point ça fait du bien de savoir que ça intéresse encore et malgré la pause !
Je m'excuse pour mes fautes d'orthographe horribles (comment ai-je pu écrire « c'est-on jamais » !). J'essaye à chaque nouvelle publie de corriger les précédents chapitres, mais pas évident -_-''
PS : Connaitriez-vous un forum (ou autre) pour poser ses questions sur le fonctionnement du site ? Genre, dans les statistiques sur nos stories... quelle est exactement la différence entre view et visitor ? Comment fonctionne exactement Docx ? etc
PPS : Cette année, le 1er septembre était un Dimanche, comme dans la majorité des livres de JK Rowling... Car bon, elle a un peu arrangé les choses comme elle le souhaitait pour les besoins de l'écriture ! :D
OOS : Poudlard. Org est un site génial ! Même si je n'ai toujours pas compris comment passer de Serpentard sur Pottermore, à Gryffondor sur Poudlard p
Chap 10 : Prendre de l'élan, s'envoler, ne jamais tomber, toujours plus haut, rester inaccessible, et ne pas regarder vers le bas!
En ce froid matin de début Novembre, la Grande Salle réussissait l'exploit d'être à la fois bruyante et silencieuse. Comprenez-moi, au fil des tables, il y avait des groupes de supporters qui piaillaient tel un cochon qu'on emmène à l'abattoir, et à chaque coin de la Salle, il y avait une Zone de Silence Absolu ! Les équipes de Gryffindor et de Slytherin, tout comme leurs directeurs de maison respectifs, tantôt se regardaient en chien de faïence, tantôt observaient leur assiette comme si, par la simple force de l'esprit, elle se changerait en Coupe de Quidditch. Et après un bon mois à potasser la fameuse force de l'esprit, je peux vous dire qu'ils ne risquent pas d'avoir le niveau pour un tel exploit !
Arrivés sur le terrain, je me dirigeai vers Mrs Bibine alors que les supporters allaient se placer dans les gradins. C'est dans ces moments-là que l'on pouvait se rendre compte de l'amour des sorciers pour ce sport. Elle me rappela quelques règles et surtout de ne pas hésiter à redescendre si les choses s'envenimaient entre les deux équipes, ou pour toutes autres choses.
Le match commença doucement, les équipes jaugeant les nouveaux joueurs adverses. Le temps était magnifique, le soleil aveuglait la plupart des joueurs. Les arbitres aussi. Du coup, je mis quelques temps à m'adapter. L'habitude des entrainements me permit de rapidement percevoir les premiers coups fourrés entre les poursuiveurs et les batteurs. Leurs battes trainaient dans les jambes, les têtes. Le souaffle s'égarait dans le dos des batteurs.
Avec Bibine, on devait constamment siffler, rappeler les règles. C'était plutôt prenant, je n'avais pas le temps de souffler. La partie était très rapide. Mais, alors que l'on était déjà à 170 contre 210 pour les Slytherins, mon balai émit un léger soubresaut. Sur le coup, j'ai cru à un coup de vent. Mais rapidement, je comprenais que mon balai avait vraiment un problème.
Il n'y avait pas la plus petite brise, chacun continuait à voler normalement. Je portais alors mon regard vers la tribune. Personne ne me prêtait attention alors que mon balai semblait vouloir me précipiter au sol et retrouver sa liberté.
Finalement, j'accrochai des yeux noirs comme du charbon, empli d'une lueur que j'avais déjà cru voir un soir d'Octobre. Je m'y accrochais comme si ma vie en dépendait... ce qui était finalement le cas. Je me concentrais sur ce souvenir pour me calmer. Reprendre le dessus sur les vertiges qui me prenaient, le sol étant particulièrement loin.
[Flash-Back]
Quelques jours avant la nuit de Samhain, Dumbledore nous avait annoncé une soirée festive à la Mode Moldue pour ceux qui ne connaissaient pas.
Drago, lui, avait été élevé dans la Tradition Sorcière et, dans sa famille cette nuit était aussi sacrée que les équinoxes ou les solstices. Ron lui, malgré sa passion pour les bonbons, était blasé par l'Halloween en raison de la passion débordante de son père envers les Moldus. Hermione était simplement curieuse de la culture sorcière et, de par son éducation, pas très fan des bonbons.
Moi... Moi, je ne voulais simplement pas être au milieu de ces sorciers qui fêteraient la mort de Voldemort, la fin de la guerre, à la mode Moldue. C'était la première année que je connaissais la signification de cette date, le pourquoi mes cauchemars devenaient si violent à cette période. C'était la première année que je connaissais la provenance de cette lumière verte, de ces cris qui emplissaient mes souvenirs. Et je ne voulais pas participer à cette fête alors que mon cousin lui serait, comme chaque année, en train de se goinfrer comme les enfants dans la Grande Salle. Cette date était un symbole du Monde Sorcier, de mon Monde. Je devais l'honorer de cette manière. Remercier ma mère et mon père pour tout ce qu'ils avaient fait pour moi.
Alors, nous avions décidé de manger rapidement, puis de se rejoindre dans la salle où nous faisions nos devoirs d'Astronomie. Mon globe terrestre illuminait la salle, projetant le Monde Stellaire sur notre cage. Hermione et Drago préparaient un pentacle runique sur le sol, copié dans un livre de Drago. Ron plaçât les bougies aux 4 pôles dans la pièce puis il occulta les fenêtres. J'avais déjà condamné la porte, ne voulant pas qu'on nous dérange. Après cela, je m'occupais des quelques ingrédients dont nous aurions besoin.
Installés en cercle autour de lui, Drago commença un ancien chant. Ron se joint à lui au refrain, ne connaissant pas beaucoup plus de la chanson que sa Grand-Mère lui chantait quand il était petit.
Avec Hermione, nous commencions, au deuxième couplet, à invoquer un petit feu bleu dans le chaudron placé au centre du cercle que nous formions. Nous étions l'est et l'ouest, c'était donc à nous de faire passer les saisons, l'une des significations de cette fête. Pour cela, nous avions prévu une pomme et une grenade que nous déposions quartier par quartier, à chaque fois remerciant la nature pour ce qu'elle nous offrait. Par-dessus, nous placions l'encens de myrrhe et l'écorce de cèdre. Ils assuraient la spiritualité, la protection et la purification du cercle. Les placer dans notre chaudron d'obsidienne permettrait de les faire passer de vie à trépas. Alors que Ron et Drago finissaient leur chant, nous commencions à brûler quelques bouts de papiers dans le brasero improvisé.
_ Merci pour tes bienfaits
_ Merci pour nous réunir
_ Merci pour nous protéger
_ Merci pour nous aimer
_ Merci pour nous avoir enfantés, oh toi Mère de la Magie.
La dernière phrase dite à 4, le feu bleuté qui jusque-là projetait ses ombres sur nos visages, s'éteignit dans un courant d'air chaud. Il nous enveloppa amoureusement, avant de se dissiper tout aussi soudainement qu'il était venu.
Chacun allongé sur le dos, nous reprenions notre souffle, que la Magie déployée nous avait coupés.
_ Je suis fière d'appartenir à ce Monde vous savez ! Jusqu'en Juin, je ne savais même pas que j'avais ça en moi. C'est merveilleux. Je me suis sentie tellement acceptée et... aimée !
La seule fille du groupe avait plutôt bien résumé notre sentiment à tous. Après que Ron ait soufflé qu'il ne se souvenait pas de telles sensations dans son enfance, Drago prit la parole :
_ Vous savez, la seule fois où ça a été aussi géniale, c'est quand avec ma mère nous nous sommes joints à sa cousine Andromeda. Mon père ne l'aime pas trop et, ce soir-là, avait préféré participer à d'autres festivités. C'était pour les dix ans de la mort de mes Grand-Parents Maternels, alors il n'y avait que nous trois et ma cousine Dora. Ma mère m'avait expliqué qu'il fallait être en phase avec chacun des trois autres. Qu'il fallait se sentir en confiance. C'est le seul rituel à 4, ce chiffre représente les 4 points cardinaux. C'est pour cela qu'il n'y a que les multiples de 2 qui peuvent être aussi symbolique pour la Nature. Mais 4... C'est le plus complet dans cette série. Alors je crois que je dois vous dire... Merci. Merci de m'avoir donné un autre univers que celui de mon Père.
Après ça, nous mangeâmes quelques bonbons que Ron n'avait pu s'empêcher de ramener, tout en écoutant ce dernier et Drago nous raconter les légendes sorcières de Samhain. Quand il fût 22h30 nous repartîmes vers l'escalier central pour que chacun retourne à sa salle commune. Le couvre-feu avait été reculé à 23h, mais le château était plutôt grand.
Notre salle étant au deuxième étage, à mi-chemin entre la Grande Salle et la Bibliothèque, nous avons d'abord mis l'étrange puanteur sur la proximité des toilettes que Mimi Geignarde s'amusait régulièrement à inonder. Mais ça devint très vite insoutenable. A l'intersection avec un couloir perpendiculaire, l'odeur devint horrible, et sur notre gauche, on put apercevoir une ombre immense et plutôt large. Avançant un peu plus vers nous, grâce à une torche, on comprit que notre vie était en sursit devant un Troll de plus de 2m de haut. Hermione hurla, tout comme Drago, et décida de partir à la recherche de profs, mais à peine s'était-elle retournait que le monstre fracassa sa massue sur le mur.
Manque de bol pour nous, rien ne me revint, si ce n'est un charme de sommeil profond, lu il y avait 2mois ½... Ça devrait faire l'affaire le temps que les profs se bougent les fesses, surement appelés par les tableaux.
J'énonçai une première fois les mots magiques et Ron, comprenant rapidement, son courage de Gryffindor lui ayant permis de ne pas perdre pied, me suivit dès la deuxième incantation. Les deux autres ne nous rejoignirent qu'à la 5ème répétition. Autant dire que le troll était pratiquement sur nous. Il somnolait mais ce ne serait pas assez. Je jetais un coup d'œil à Ron, qui comme moi commençait à pâlir. D'un mouvement de main, je lui fis comprendre mon projet, et lorsque la massue s'éleva au-dessus de sa tête, le troll à 2m de nous, nous dimes en même temps :
_ Wingardium Leviosa !
Evidemment, je m'autorisai l'emploi de ma magie sans baguette de la main gauche, la plus forte, pour aider nos deux baguettes. Le sort fit son effet, abattant la massue sur la grosse tête poilue et, de somnolant, le troll passa à comateux profond.
Nous tournant, nous constatâmes qu'Hermione et Drago n'était pas vraiment en état de se réjouir. Je demandais alors les restes de chocolat à Ron, et en se le partageant, nous formâmes un petit cercle, se serrant les uns contre les autres, le rouquin et moi conservant le contact visuel avec le monstre à quelques mètres de nous. Sait-on jamais !
C'est avec une Hermione endormie sur l'épaule de Ron et un Drago sur mes genoux que nous trouva le trio de choc professoral.
Le sermon de McGo résonne encore à mes oreilles et, le pétillement des yeux de Dumbledore m'éblouit encore, mais la lueur qui passa dans les ceux de Snape me laissa dubitatif. Était-ce de l'inquiétude ? Pour Drago ?... Pour moi ? Ou pour nous tous peut-être ? Après tout, un prof doit tenir à ses élèves, même s'il ne s'en sert que comme défouloir... N'empêche cette lueur me rappelait celle d'Arabella quand je me blessais dans le jardin. Peut-être pourrais-je lui accorder un peu plus d'attention comme le voulait Rémus.
Après cette soirée-là, nous écopâmes d'une retenue tout à fait injustifiée, comme quoi le couvre-feu était pour les élèves célébrant Halloween, et pas pour travailler un obscur devoir dans une salle de classe désaffectée...
Autant dire que même Hermione protesta à sa manière contre le corps professoral... Elle ne leva plus la main pendant 3j entiers ! (La semaine prévue étant trop dure pour une accro comme elle)
[Retour au présent]
Le regard toujours vissé à celui de mon professeur de Potions, je psalmodiais une conjuration permettant de retrouver la stabilité recherchée. Quelque chose attira cependant mon regard. Quirrell aussi me fixait en murmurant. Enfin, il fixait mon balai...
Me reconcentrant sur Snape, je lui indiquai d'un petit coup de tête le conjurateur maléfique dans son dos. Il se leva alors brusquement et, fit un pas en arrière comme s'il avait un petit vertige. Il se retourna alors pour s'appuyer sur son collègue de DCFM. Celui-ci le repoussa peut-être un peu brusquement, s'excusant à peine, trop pris dans son méfait. Mais le mal était fait, ou plutôt le bien, puisque j'étais déjà au sol.
Mrs Bibine m'avait bien expliqué que, étant seulement assistant je pouvais faire une pause boisson ou autre à tout moment du match, tant que je ne gênais pas les joueurs.
A peine arrivé sur le sol, Hermione était déjà sur moi, m'expliquant qu'elle avait eu sacrément peur lorsque, détournant brièvement les yeux de son livre à la suite des exclamations pour le but contre Slytherin, elle m'avait vu faire un rodéo avec mon balai.
Je lui expliquai simplement qu'il y avait eu du vent, que j'avais quelque peu vexé mon balai en le braquant trop brusquement. Elle lâcha donc rapidement l'affaire, demandant quelques précisions sur les techniques observées et les stratégies utilisées.
Jetant un coup d'œil vers la tribune professorale, j'adressai un léger signe de tête à Snape, vérifiant que Quirrell était toujours coincé derrière lui. Je me retournais alors pour partir avec Hermione vers le Château. Elle, pour se mettre au chaud à la Bibliothèque. Moi, pour me doucher.
Ce soir-là, après un diner passé sous un regard plutôt glacial, je m'étais allongé sur mon lit. Je fixais les étoiles depuis 2 bonnes heures, espérant qu'elles me donnent les réponses dont j'avais besoin.
Elles m'apparurent sous la forme d'un corbeau noir bleuté, majestueux et hautain. Le parchemin à sa patte était roulé très serré, un sceau plutôt particulier le fermait. Entouré des ailes d'un corbeau, un chaudron était sur de grandes flammes.
Je le déroulais à l'abri de mes baldaquins, la scène m'en rappelant une autre 1mois ½ plutôt avec la lettre de Rémus. L'écriture était moins ronde, plus sévère.
Mr Potter,
J'espère vous avoir prouvé aujourd'hui que vous pourrez toujours lui faire confiance.
Cependant, par certains points, je vous prierai de vous abstenir de provoquer, encore une fois, la malchance. Ce n'est pas exactement ce dont nous avons besoin actuellement.
Aucun de nous.
Il m'avait semblé que notre ami commun vous avez fait part de certaines de mes aptitudes.
Il me semble également important de vous dire que votre niveau est toujours déplorable. L'imagination dont votre père faisait preuve, devrait vous donner quelques avantages dans un pareil cas.
Réfléchissez attentivement à ce que vous désirez. Nos choix nous portent sur des routes pavées d'embuches. Ces embuches peuvent être insignifiantes ou, comme aujourd'hui, plus... mortelles.
De même, peut-être devriez-vous faire plus attention à votre environnement. Un de nos plus célèbres Aurors a pour devise VIGILANCE CONSTANTE et ce n'est surement pas dépourvu de bon sens quand on sait que les apparences sont souvent trompeuses.
Presque toujours lorsqu'il est question des forces des ténèbres.
Donnez-vous les moyens de vos ambitions Mr Potter.
Pour vous, mais aussi pour les gens que vous devrez protéger à travers vos choix et leurs conséquences.
The Snapping Prince
Je m'étalais de tout mon long sur le lit, analysant ce sermon dissimulé.
Certes mon esprit n'était toujours pas totalement protégé. La méditation c'est bien, l'imagination et la concentration étaient là. Mais y penser en permanence demande une véritable gymnastique de l'esprit. Et même si les ennemis ne me préviendraient pas avant d'attaquer, je n'en étais encore qu'aux balbutiements. Peut-être que les cours de Potions pourraient être un bon lieu d'entrainement...
Et je devais définitivement avoir toujours un plan de secours et une personne pour surveiller mes arrières. L'attaque du match était bien orchestrée. Personne n'avait de raison de m'observer. Cependant le pourquoi de l'attaque de Quirrell me laissait dubitatif. Etait-il en train de m'aider lui aussi ? Son but était-il de me blesser ? de me donner un avertissement ? ou de me tuer ?
Non, dès que Snape s'est levé, mon balai s'est calmé...
Peut-être était-il contraint ? Sort ? Potions ? Chantage ? Je vais devoir me renseigner sur lui.
Mais surtout, dans cette lettre, ce qui m'interpellait le plus, était la mention des forces des ténèbres. Comment savoir où elles se cachaient? Et alors, à qui faire confiance pour surveiller mes arrières?
Ronald ? Après tout, étant le dernier garçon d'une grande famille, qui plus est d'une famille pauvre, je devais être un bon investissement. Surtout en prenant en compte l'aide non négligeable que je lui apportais avec Hermione dans ses devoirs.
Drago ? Ambitieux comme tout bon Slytherins, ne suis-je qu'un barreau à son échelle sociale?
Pour Hermione? Un passe partout pour sa curiosité de ce nouveau monde?
Toujours est-il que la confiance, ça se gagne. Aucun n'aura la mienne avant d'avoir fait ses preuves.
Nous étions tous les quatre, un groupe bien trop hétéroclites pour que la confiance soit pleinement là. Chacun devait avoir ses intérêts.
Mais cela ne devait pas nous empêcher d'avancer main dans la main, le groupe est toujours plus fort.
Le mois de Novembre s'était finit sans plus d'incident. La série de matchs du premier trimestre était pratiquement terminée, ne manquait plus que Hufflepuff-Slytherin et Gryffindor-Ravenclaw.
Les élèves à partir de la troisième trépignés en attendant le prochain week-end Pré-au-lard afin de faire leurs emplettes de Noël.
Pour ceux qui n'en avaient pas le temps, ou qui n'y trouveraient pas leur bonheur, quelques magazines avaient fait leur apparition sur les tables des salles communes. Ce qui m'avait permis de faire mes emplettes.
Pour Arabella, un magnifique pied de Matatabi, herbe à chat japonaise.
Pour les garçons du dortoir, Neville, Drago et Ron, je m'étais contenté d'acheter, via ma chère Arabella et Ferdinand, des friandises moldues équivalentes à leurs préférées sorcières.
Pour Hermione, un livre plutôt complet sur les comptes du monde sorcier.
Quant au Professeur Snape, Hagrid ou Remus, je me contentais d'un livre moldu sur leur sujet de prédilection respectif : l'alchimie, les monstres mythiques et la légende de l'enfant Loup Remus, co-fondateur de Rome avec son jumeau Romulus.
C'est d'ailleurs durant une des rares visites que je m'octroyais à Hagrid, que j'appris sa passion pour les dragons et la possible acquisition d'un œuf à couver. Après une légère pointe de Légilimencie, je retrouvais la silhouette de l'homme faisant boire mon hôte. Je repassais les 2 derniers souvenirs, mettant l'accent sur les demandes d'informations farfelues de l'homme. Pourquoi demander des informations sur des monstres qui ne courent pas les rues (comme les Cerbères), tout en échangeant seulement des données sur les dragons, animal étant connus pour être le plus grand point de curiosité des géants de par leur taille ? Après quelques petits rappels sur le règlement de Poudlard, la générosité du Directeur et la sécurité des élèves, je réussis à lui faire promettre d'en parler à Dumbledore avant toute autre rencontre avec ce mystérieux voyageur.
Après 1 mois d'entrainement intensif, je commençais à me débrouiller en Légilimencie. Hagrid étant mon cobaye tout désigné. En effet, les Géants avaient peut-être la peau dure, mais leur esprit était aussi malléable que du beurre. C'est ainsi que j'avais découvert avec quelle facilité le directeur s'était imposé comme un dieu sauveur auprès d'Hagrid après son renvoie de Poudlard et la mort de son père. Rejeté par ses pairs géants de par son demi-sang, Hagrid avait été bien trop vulnérable et esseulé pour s'en défendre. Cependant, je pouvais grâce à lui, et après seulement 1mois, commençait à être assez doué pour apercevoir les pensées en premier plan de la plupart de mes camarades.
L'occlumencie, quant à elle, me donnait bien plus de fil à retordre. Chaque nuit, il me fallait méditer au moins 1 heure pour rétablir mes défenses qui s'épuisaient dans la journée, et les renforcées par de plus en plus d'obstacles. L'imagination des frères Weasley dans leurs farces et attrapes maisons me donner de bonnes voies mais ce n'était pas suffisant quand on se faisait entraîner par Snape à chaque repas, couloirs ou cours. Toutes les deux semaines, Snape se débrouillait pour me retrouver en colle, seuls, pour me faire progresser. De ce que j'en avais lu, ce n'était pas considéré comme de la magie blanche, et était plutôt fortement réglementé par le ministère. Ne s'introduisait pas dans l'esprit des concitoyens qui veut. Après avoir appris que Dumbledore se servait régulièrement de la Légilimencie pour faire pression sur ses futurs pions, j'avais mis les bouchées doubles.
De plus, étant un maitre, il m'avait permis la dernière semaine de m'entrainer sur ma discrétion en Légilimencie. Après quelques murs où je devais trouver la brèche, j'avais pu tomber sur quelques souvenirs concernant mes parents, mon parrain ou Remus. Je crois que ce sont mes plus chers souvenirs.
De même, il m'avait appris que, profitant des vacances de Noël, je pourrais avoir ma surprise de Remus, et pouvoir enfin ravoir de ses nouvelles. En effet, Remus avait dû changer de meute suite à mon entrée à Poudlard et, notre première correspondance. Il ne voulait prendre aucun risque, mais cela repoussait nos communications... d'après Snape, qui lui le contacter au moins une fois par mois, problème de poils oblige.
Les sorts de confidentialité étant acquis depuis les vacances d'été, et maitrisés depuis mi-septembre, j'avais pour l'instant rempli toutes les demandes de Remus. Cependant, Snape était bien plus général, et j'avais pu trouver un allié en la présence de Drago et, plus étonnement Neville. En effet, étant Petit Lord, je me devais de connaître la bonne société Sorcière, sa politique et ses mœurs. Avec Drago pour les familles de l'Ombre et, Neville pour les familles de la Lumière j'étais calé.
Cependant, j'avais aussi toutes les expressions sorcières à m'approprier, ainsi que tous les petits trucs tellement normaux pour des sorciers de naissance. Comment aurais-je pu connaître les comptines pour enfant ou les plats typiques du Solstice d'Eté ? La culture de Snape et, sa bibliothèque étaient en tout cas des alliés précieux, et une source de fascination toujours plus grandissante.
J'appris ainsi que lui-même était passé par là, seule sa mère étant sorcière. Elle avait dû cachée sa nature à son mari bien trop cartésien pour cela. Par amour, elle avait même reniée sa famille, ainsi que son titre de Lady Prince. Titre pour lequel Snape continuait à se battre, afin de récupérer son héritage et pouvoir être digne d'un autre Lord.
Je n'avais pas eu plus d'explication pour cette dernière partie, mais après quelques cours d'étiquette avec Drago, j'appris que n'était pas accepté qui veut par les anciens de la famille (souvent sous forme de tableaux) et donc par les propriétés, coffres et tapisseries familiales. Ce qui n'empêchait pas certaines personnes de poursuivre leur vie avec l'être aimé, comme Andromeda Black-Tonks, dont le nom suffisait à ouvrir certaines portes. C'était surtout un plus pour qu'une demande de contrat de mariage soit acceptée et viable.
De plus, de ce que je commençais à comprendre, le statut de Lord conférait certains droits vis-à-vis du Magenmagot. Comme pouvoir demander la révision du procès d'un prisonnier d'Azkaban. De ce qu'Hagrid lâchait durant nos conversations, Snape n'était pas en très bon terme avec les Maraudeurs à l'époque de leurs études. J'étais donc en droit de m'interroger sur l'évolution de ses relations avec Remus, et surtout son intérêt pour Sirius Black.
Après tout, c'est bien lui qui se trouvait dans la plupart des souvenirs que Snape m'avait fournis. Lui, et ma mère, avec qui il avait grandi.
J'appris ainsi, d'ailleurs, à connaitre mes grands-parents maternels. Des personnes bien trop généreuses pour que Tante Pétunia veuille ne serait-ce que ce rappeler. J'avais hâte que le dernier match de la saison, Gryffindor-Ravenclaw, est lieu. Le lendemain commenceraient les vacances, et avec elles, un nouveau pas vers un avenir sans Dursleys, sans Dudley, et surtout, avec une famille et des amis.
15/12/2013
Artemis Area
Reviews en MP ou au prochain chapitre p
Merci beaucoup !
