MALHEURS EN CASCADE

Ou comment donner une lueur d'espoir après l'enfer

ATCHOUM ! Coïncidence ou pas, toujours est-il que je suis… enrhumée ! Hé oui, Jack m'a refilé le virus ! Sniiiiif

Voilà, ravie de voir que mes chapitres sont appréciés et vive les reviews !

Partons courageusement pour le chapitre 12 [Cette phrase était pour moi xD

Sur le pont du Black Pearl…

- ARRRGHH !

- Bon sang, tais-toi, Evans !

- Mais tu es fou de me faire une peur pareille… papa ?

- Oui, je suis ton père, 'manquerait plus que ça, répondit John Dewey à son fils en levant les yeux au ciel avec un peu d'agacement.

- Hein ?, demanda brusquement le jeune homme, ne saisissant pas l'allusion sous-jacente.

- Ca n'a pas d'importance, répondit prestement Johnny, soucieux de préserver son fils innocent ( ? En était-il sûr ?) De choses pas vraiment innocentes.

- Où est ta barque, p'pa ?

- Euh… probablement partie par le fond !

- Ne me dis pas que…

Evans aperçut Gibbs qui annonça à moitié soûl :

- Hé, Evy, y'avait un petit curieux qui était près de nous, dans une coquille de noix. Et devine ce que j'ai fait ? J'ai fait un trou dans sa coquille de noix !

Et comme si cette action le ravissait totalement, il répéta en hurlant à tue-tête : « UN TROUUU DANS UNEEE COOOQUILLE DE NOOOIX ! HAHA ! UN GROOOOS TROOUU ! HAHA ! ». Puis il vida sa bouteille qui avait souffert d'avoir été utilisée comme perceuse.

- Sympathiques tes amis, fils…, conclut l'amiral.


- Très bien, lâcha Krista froidement, ladite Krista se contenant tout de même à grand-peine de ne pas gifler William.

- Non, pitié, arrêtez !, gémit Elizabeth en accrochant à son fiancé qui tremblait de fureur.

- « UN GROOOOOOOOOOS, ENOOOOOORME TROOOOOOOOOOOOOOU !!!!! »

- C'était ATCHOUM ! Qui ?, demanda calmement Jack, qui, isolé des adversaires, se curait les ongles.

- ON S'EN FICHE !, hurla le forgeron, qui se défit avec douceur mais fermement des bras de sa dulcinée.

Il alla vers Kristina avec rapidité et lui donna un vigoureux coup de poing dans le ventre.

- OH LE GROS …! jura la jeune femme en se tordant de douleur.

Mister Sparrow, jugeant préférable d'écourter la bagarre à sa manière, se jeta sur Will :

- MERDE, JACK, BARRE-TOI !

- Will, ATCHOUM ! Je t'aurais cru plus galant avec les ATCHOUM ! Demoiselles ! Il faudrait que tu te maries, ATCHOUM ! Avec un gosse –je compte sur vous, Mlle Swann-, et au plus vite !

- Je n'ai pas besoin de tes conseils à la noix ! Ni de tes ambitions paternelles pour moi et Elizabeth !, rétorqua le jeune homme, encore plus furieux qu'auparavant (à la pensée d'un enfant ? mystère).

Ils roulèrent dans la rue et Jack eut le temps d'indiquer à Elizabeth de retenir sa cousine qui se remettait de son coup avant de se faire cueillir par le coude de William, qui se dégagea du pirate en le rejetant sur le côté.

Mais Mlle Swann avait changé de tactique…

- ELIZ…


- C'est qui ?

- C'est qui ?

- C'est qui ?

- C'est qui ?

- C'est qui ?

- C'est qui ?

- C'est qui ?

- C'est qui ?

- C'est qui ?

- Mon père, P-E-R-E, John, répondit Evans en articulant bien, afin d'enfin faire comprendre à l'équipage qui était l'homme qui était venu sur le Pearl.

- Aaaaah

- Aaaaah

- Aaaaah

- Aaaaah

- Aaaaah

- A…

- Bon, hein les gars, les échos, 'suffit !

- D'accord, Evy.

- Si on chantait une p'tite chanson pour le p'tit nouveau ?, proposa avec un sourire béat à la Mireille Mathieu Ragetti.

- Un, deux, trois…, orchestra Gibbs.

-

NOOOOUS LES PIIIRATES

ON N'EST BEAAAUX

COMME…

TORTUGA, OH LA, LA

T'AAAS FAIT CHAVIRE MON CŒUR

MON ESTOMAC A TROUVEEE SON BOOONHEUUR !

TORTUGA, OH LA, LA

T'AAAAAS FAIIT COULEEE MES TRIIIPES

AVEEEC LES COOOPAINNS, DE JOOYEUX TYPES !

YO HO !

OH, OUI, TORTUUUGAA…

« Euh, c'est quoi le dernier couplet, les gars ? »

« Boucle-la ! »

OH LA, LA !!!!

- Ta daa, termina Evans avec un sourire espiègle.

- Euh, bien, très bien même, applaudit rapidement Johnny. Qui l'a inventée ?

- Euh… le capitaine… Sparrow. (Non en fait c'est l'auteur(e)… pas vraiment de quoi être fière !)

- Il y en a eu donc plusieurs ?
- Oui.

- Ah d'accord, donc… c'est celui avec les perles et tout le tsoin-tsoin ?

- Gagné !

- Ah… euh… magnifique chanson, complimenta l'amiral hypocritement –et contre son gré.

- VIVE JOJO !, hurlèrent les matelots en guise de bienvenue.

- John… ou… Johnny…, glissa timidement Dewey pour rectifier.

- VIVE JOHNNY !

- Merci…, remercia l'invité avec force en gestes incompréhensibles qui définissaient son état d'esprit.


- … ABETH !

La jeune femme avait plaqué Will contre un poteau et l'embrassait fougueusement.

Tiens, c'est étonnant, mon cher ami ne bave pas, pensa méchamment Krista –mais c'était de bonne guerre !

Jack n'avait pas hésité à regarder de plus près la scène.

Quant à Will, il n'en menait pas large. Déboussolé ou carrément littéralement paralysé, permettant à sa fiancée d'explorer en profondeur son palais avec une joie semi-sadique.

Ce n'était pas tous les jours que son aimé l'embrassait comme ça… même jamais d'ailleurs qu'elle y pensait.

A la fin, à regret, elle se détacha du jeune homme avec un petit sourire.

William la regarda comme un extra-terrestre qui lui ferait : « Salut mon pote ! ».

Puis il pencha vers elle et…

- Ca suffit !, interrompit sans gêne Mlle Dewey TRES agacée en repoussant les fiancés.

- Serais-tu ATCHOUM ! Frustrée, Kristina ?, se moqua Jack avec son air habituel de je-me-fiche-de-la-tête-du-monde.

- QUOI… imbécile !, hurla la jeune femme visiblement à bout de nerfs.

Elle pivota vers la forêt en courant.

- Ouf… enfin débarrassé ATCHOUM ! De cette mégère, soupira bruyamment Jack.

- Tout à fait d'accord, dit Will sur le même ton.

- C'est ma cousine !, s'insurgea Elizabeth.

- A votre place, j'aurais caché ce fait le plus ATCHOUM ! longtemps possible.

- Arrêtez, Jack !

- Si on allait autre part ?, fit le jeune Will mine de rien devant de certains pirates dérangés dans leur sommeil.

Les trois détalèrent très rapidement, laissant les forbans s'endormir sur le sol.


Dans une taverne exactement comme la précédente (seraient-ils allés dans la même ? Vu l'aubergiste derrière le comptoir à la figure familière, c'était très probable), le trio sirotait nonchalamment leur bouteille quand Jack interpella une jeune femme brune avec un nez rouge qui faisait l'effet d'un phare au milieu de la peau blanche.

- Eh, Casey, ATCHOUM ! Tu as bu ?,

- Guon, chuis ATCHOUM ! En'hubée !

- Je ATCHOUM ! Compatis.

- Hé mon gars, tu te souviens de moi ?, demanda ironiquement un homme baraqué, avec un mégot dans la bouche, en se plantant juste devant le pirate, histoire que les yeux charbonneux ne puissent loucher que sur lui.

« De quand on s'est rencontré ?

- Euh… ATCHOUM !… non ?

- Pequeño va te rafraîchir la mémoire.

Avant de pouvoir dire « bugger », le gros expédia le capitaine à l'autre bout de la pièce.

- Ouais… maintenant je me rappelle… atchoum… je crois… je vous ai dérangé pendant votre sommeil ?, répliqua Jack, à demi sonné.

- Il se trouve que… ouais. Et il n'est pas le seul, rajouta Pequeño en se tournant vers Will et Elizabeth, heureusement bien cachée dans des habits d'homme.

- Ah bon ? Vous en êtes sûr ?, rétorqua le jeune homme, la main sur l'épée.

Le mégot de Pequeño disparut entre ses lèvres. Le début d'un long manège.

Il faisait toujours ça, Pequeño. J'allume mon mégot, je le mâchouille, je l'avale puis je le recrache, je le rallume, je le remâchouille, je le ravale.

Le genre de choses à la fois appétissantes et élégantes, quoi.

- Je vais te rentrer ces paroles dans la gorge, blanc-bec, gronda l'homme, et faire hurler comme un porc ton copain, dit-il en désignant Elizabeth, qui se rapprocha instinctivement de son fiancé.

- Vous n'en aurez pas le temps, Will dégaina son épée avec dextérité et regarda Pequeño, provocateur.

Le gros poussa un grognement inexpressif puis, avec une rapidité qu'on n'attendrait pas un tas de muscles de deux kilos chacun, se jeta sur Will qui poussa sa fiancée sur le côté mais ne put se protéger de l'épée. Le fer s'enfonça dans le bras du jeune homme qui lâcha un bref gémissement avant de tomber dans les pommes.

Elizabeth hurla. Le gros homme se retourna vers elle et, tirant brusquement son épée sanglante du bras de William, déchira son capuchon qui libéra ses cheveux blonds tout à fait féminins.

Dans son étonnement, le mégot de Pequeño mit très longtemps à réapparaître. On le vit même surgir une seconde par une narine.

- Alors… comme ça, reprit-il lentement, on se… cache ?

Les autres pirates n'avaient entendu, occupés par leur rhum. Une tornade passerait, de toute façon, ils s'n'en rendraient même pas compte.

Donc le bonhomme avait le champ libre.

Glup, fit la gorge d'Elizabeth.

- YAAAAAAHAAAAAA !, cria Sparrow, dreadlocks au vent, en sautant sur Pequeño.

Ce dernier s'écrasa au sol la tête la première.

Jack se précipita vers Will talonné de la fiancée sous les chansons de soûls de… soûls.

- Will, Will, … WIIIIILL !

Secoué comme un prunier. Le jeune homme avait connu mieux question réveil.

Surtout quand la première image qui s'offrait à lui s'appelait Jack Sparrow.

- MAIS C'EST QU'IL EST COLLANT EN PLUS !!!!

- 'Râle pas petit, sans moi, t'aurais sans doute plus jamais vu de colle !

- Chut là !, se récria la fille du gouverneur. Ca fait la troisième dispute de la journée !

- Mlle Swann, il faudra vous y faire, ce ne sera pas la dernière ! N'est-ce pas, mon gars ?, déclara joyeusement Jack.

- Mmmoui, marmonna Will qui ne voyait décidément pas la fin de ce cauchemar.

- Au fait, Jack, demanda Elizabeth, vous n'étiez pas enrhumé ?

- Mmmoui, imita Sparrow.

Un coup de poing de Turner sur le torse le fit éclater de rire.


Youpi. Avec un peu de chance, elle pouvait encore tomber dans des sables mouvants.

Après la perdition dans une forêt et les moustiques, Krista n'avait plus peur de rien.

Ou presque. Rester ici. Gloup. Mauvaise idée d'y penser.

La peau traversée par des démangeaisons insupportables, elle s'allongea.

GROSSIERE ERREUR

Kristina ouvrit les yeux. Une petite ombre noire gravissait l'obstacle à son chemin que formait le corps de la jeune femme.

- Nooon…

La mygale se tourna vers la tête de Mlle Dewey. Ses huit yeux globuleux la toisèrent longuement, comme s'ils lui disaient : « Et si, ma vieille ! ».

Krista eut le malheur de cligner des yeux. L'araignée projeta des poils urticants tout autour d'elle.

La jeune femme ferma rapidement les paupières, qui sentirent la fine blessure des poils sur elles. C'était ça ou être aveugle.

Dewey resta immobile. Mais la mygale déjà montait le long du cou, posa une des pattes sur la bouche…

Krista pria silencieusement : « Si je survis saine et sauve, je promets de ne plus m'engrainer avec tout le monde, d'accepter Will dans mes amis, de parler plus à Evans,… »

Au moment où elle arrivait à « j'embrasse Sparrow sur la bouche », l'araignée était déjà partie de dix mètres.

Ouf. Elle n'avait même pas eu le besoin de prier cette dernière promesse. Une chance dans la grosse poisse où elle pataugeait.

Pour éviter un dernier arachnide qui aurait envie de faire de l'alpinisme, elle courut vers la lumière qu'elle apercevait.

Quand elle sortit de la forêt, Krista aperçut l'origine de la lumière.

Une taverne.

Pour une fois qu'elle était contente d'en voir une…

Terminé ce chapitre ! Franchement j'espère qu'il vous a plu !