Nouveau chapitre, l'action avance, le dénouement se rapproche de plus en plus.

Chapitre 6: Visite d'Akainu, les choses s'accélèrent, Luffy en danger.

Île d'Hôseki, même jour, 21h15.

Les 240 prisonniers du secteur B se tenaient alignés devant leurs cabanes, ils attendaient. C'était leur secteur que l'Amiral-en-chef Akainu avait choisi d'inspecter lors de sa visite surprise sur l'île. Tous se doutaient bien que la présence des treize capitaines dans ce secteur devait avoir très fortement influencé son choix, en fait, il était quasi certain qu'Akainu n'était venu que pour les voir et ainsi profiter de sa victoire sur les plus puissants pirates du Nouveau Monde.

Pour l'heure, l'Amiral-en-chef écoutait le rapport du Contre-Amiral Néron. S'il y avait une chose que ce dernier ne cachait pas, c'était bien sa déception de ne pas pouvoir tuer un seul des pirates prisonniers. D'ailleurs, Akainu avait noté une augmentation du nombre de décès chez les hommes-poissons depuis leur arrivée, des morts qu'il fallait remplacer le plus rapidement possible, or étant donné que la marine n'était pas sensée approuver l'esclavage et la vente d'esclaves, ce fait l'ennuyait un peu. Néanmoins, il refusait tout net de laisser le marine tuer ne serait-ce qu'un seul des capitaines. Ce fait mis à part, les chiffres d'exploitation étaient excellents, le rendement était bon et, par conséquent, les Tenryubittos étaient satisfaits rapidement dans leurs demandes diverses et variées. Une partie des explications et des différents rapports se termina enfin aux alentours de 23h00. D'autres discussions de ce genre auraient encore lieu durant les trois jours que le chien sanglant allait passer sur l'île mais pour l'heure, celle-ci était terminée. Les deux marines discutèrent encore un moment puis il fut décidé de se rendre sur le secteur B. Le Contre-Amiral invita donc son supérieur à le suivre, dehors une unité de marines les attendait pour les escorter.

Île d'Hôseki, secteur B, 23h45.

3h00! Ce putain de fils de pute de sale crevard de marine, non content de les avoir envoyer ici, était en train de leur faire 3h00 d'heures de sommeil! Comment veulent-ils qu'on bosse correctement si on peut pas dormir! pensèrent la plupart des capitaines. C'est au comble de l'énervement et de la fatigue qu'ils virent, enfin, les nombreuses lumières qui témoignaient de l'arrivée du gradé. Comme pour affirmer ce fait, des soldats crièrent au garde-à-vous, ce qu'ils firent n'ayant pas trop le choix. Enfin, ils le virent. À côté de lui, Néron paraissait assez petit en fait, ce dernier était d'ailleurs bien rouge. Amusé Buggy se pencha légèrement vers son voisin qui se trouvait être Shanks,, ce dont il ne sembla pas faire grand cas.

- « Hey, combien tu paries que l'autre pervers a essayé de demander notre mise à mort et qu'il s'est fait refoulé? » chuchota le clown.

D'abord étonné d'entendre son ancien camarade lui parlait sans venin dans ses paroles, Shanks répondit également amusé.

- « Pari truqué, il est tellement rouge de colère qu'il pourrait exploser à tout moment.

- Dommage, je t'aurais bien piqué un peu d'argent, d'ailleurs t'en aurais pas un peu à prêter à ton vieux camarade?. »

Ah, là! Il reconnaissait le Buggy qu'il connaissait, c'était bien son genre.

- « ... J'aurais dû m'en douter, me dis pas que t'as plus d'argent.

- ... Bah tu sais entre les achats d'Alvida, la nourriture pour Richie, le lion de Morge, et la nourriture pour l'équipage, il reste plus grand chose après partage.

- Me fais pas croire que t'es sur la paille alors que t'a intégré les Shichibukai? »

Buggy tiqua, la conversation prenait une tournure qu'il ne voulait absolument pas avoir avec le roux. Il repris la conversation tout en essayant de trouver un moyen de la détourner.

- « Non, non, bien sûr que non, je suis pas sur la paille, c'est juste que ... et ben ..., disons que c'est compliqué.

- Roh, allez dis-moi un peu ce que c'...

- SILENCE DANS LES RANGS! »

Les deux pirates se turent immédiatement, c'était pas vraiment le moment pour faire des vagues. Buggy bénit tout de même l'intervention inopiné du soldat qui lui permis de stopper sa conversation avec l'empereur des mers. Pour la peine, il se contentera de juste le tuer si jamais il venait à le croiser en s'évadant. Regardant autour lui, il remarqua que les deux hommes étaient en train de d'avancer tranquillement dans l'heure direction. Il nota que le Kaizoku Oji était tout particulièrement tendu, ainsi que son frère d'ailleurs, il espérait juste qu'ils ne feraient pas de bêtises, avec quelqu'un comme Akainu dans les parages, leur plan d'évasion risquait d'être mis en péril à la moindre erreur de leur part. Bon, en même temps, leur réaction était hautement compréhensible, l'autre bâtard avait manqué de les tuer tous les deux, il y a maintenant deux ans, et il était certain qu'ils ne devaient pas en garder un très bon souvenir. Fort heureusement, lorsque l'Amiral-en-Chef passa devant eux, les deux frères ne firent rien, ni aucun autre pirate d'ailleurs, ils se contentèrent de le regarder avec un regard lourd de haine. L'inspection se continua dans le calme puis elle prit enfin fin vers 01h30. Le chef de la Marine partit et les prisonniers purent enfin regagner leurs baraquements, demain allait être une dure journée.

Sur le chemin du retour en direction des appartements qui lui avaient été réservés, Akainu réfléchissait, il comprenait maintenant pourquoi Néron tenait tant que ça à tuer au moins l'un des capitaines, même s'ils ne disaient rien et obéissaient aux ordres, ils donnaient l'impression d'être toujours prêt à essayer de s'évader, ce qu'ils faisaient d'ailleurs régulièrement d'après ce qu'il avait compris. L'Amiral-en-Chef s'enfonça dans ses pensées, ummmh, même si Néron dit qu'ils n'ont pas fait grand cas de la punition de Trafalgar Law, ils m'ont l'air bien soudé quand même pour des pirates qui sont sensés ne pas l'être, cela cache quelque chose, c'est obligé, mais qu'est-ce que cela pourrait bien être? ... Peut-être qu'en les séparant de l'un des leurs, ils se trahiront... oui, oui, excellente idée, et par la même occasion, je règle ce problème de surmortalité ... pour un long moment j'espère. J'en parlerais au Contre-Amiral Néron demain.

Enfin la nuit reprit ses droits et le sommeil emporta ceux qui pouvaient se permettre de se laisser emporter dans les bras de Morphée.

Île d'Hôseki, le lendemain matin, 11h50.

Le réveil avait été dur, très dur pour les résidents du secteur B, les quelques 3h de sommeil ne les avaient pas vraiment aidé à se remettre de la journée d'hier aussi étaient-ils pour la plupart extrêmement fatigué. Et malheureusement pour eux, leurs gardiens étaient bien réveillés, aussi les coups pleuvaient plus souvent que d'habitude.

Bien loin de ça, l'Amiral-en-chef avait parlé de ses conclusions au Contre-Amiral et ils étaient en train de discuter des mesures à prendre. Néanmoins quelque chiffonnait le Contre-Amiral, ce que ne manqua pas de remarquer Akainu.

- « Et bien, Contre-Amiral Néron, pourrais-je connaître la question qui occupe vos pensées?

- Et bien, j'aimerais savoir pourquoi vous avez choisi d'envoyer ces détritus sur l'île, non pas qu'ils soient bons à rien, le rendement n'a jamais été aussi meilleur, mais je m'interrogeais simplement sur la raison de ce choix.

- Je comprends votre questionnement. C'est justement lié à la raison qui m'empêche de vous laisser les tuer.

- Ah bon?

- En effet. Voyez-vous, je les ai vendus, eux ainsi que les anciens membres du CP9, à des Tenryubittos qui seraient très fortement intéressés par la possession d'un des ses si célèbres pirates du Nouveau Monde, comme ils sont peu nombreux, ils valent cher, ils valent très chers, surtout ceux qui possèdent un fruit du démon. Pour vous donner une idée, le moins cher d'entre eux valaitt à peu près 500 millions de Berrys en début d'enchère.

- Oh je vois, combien de temps resteront-ils encore sur l'île d'après vous dans ce cas?

- Et bien en fait, ils sont déjà tous vendus. Si je suis venu sur l'île c'était également pour vérifier qu'ils sont suffisamment en état pour être donné à leurs futurs propriétaires d'ici la fin du mois.

- Très bien, je donnerai quelques ordres pour qu'ils restent dans un état acceptable.

- C'est bien aimable à vous, sinon, j'avais également pensé à ceci, concernant leurs petits problèmes de comportement envers votre autorité.

- Et qu'en avez-vous conclu mon Amiral?

- Et bien, voyez-vous, j'ai pensé à ... »

La conversation continua mais ne devint plus audible pour l'homme-poisson qui avait écouté leur conversation jusque là. Il était par là par hasard, on lui avait ordonner de nettoyer le couloir d'à côté et, du fait des différents échos, il avait entendu la bride de conversation entre les deux marines. Autant qu'il avait senti son sang se glacer, s'il y avait bien une chose qui était pire que d'être ici, c'était bien de finir entre les mains d'un Tenryubitto. Il devait prévenir les humains de toute urgence. Ces derniers étaient nettement mieux appréciés depuis qu'ils avaient empêché plusieurs exécutions sommaires d'avoir lieu au sein du secteur B, la fatigue avait rendu les choses difficiles et les humains avaient fait en sorte de ramener l'attention sur eux pour permettre aux autres prisonniers de se reposer un peu au nez et à la barbe des gardiens. Bon le fait, qu'ils prévoient de tous les faire évader avaient aussi beaucoup aidé même si beaucoup avaient du mal à y croire. Il était néanmoins triste de constater que s'il avait pu en entendre un peu plus, il aurait su qu'un danger bien plus proche planait au-dessus de la tête d'un des pirates. Le nettoyage terminait, il put partir rejoindre les autres détenus.. Il savait qu'il ne pourrait pas approcher les humains avant la fin de la journée de travail à 20h30, en général, ils étaient plutôt libres ensuite, jusqu'au couvre-feu de 21h00. Le soleil continua imperturbablement sa course jusqu'à se fondre dans l'océan comme chaque jour. Enfin, la journée prit fin et tous purent partir se reposer et, surtout, dormir. L'homme-poisson cherchait les humains parmi les différents groupes regroupés autour de braseros, il finit par les repérer un peu à l'écart. Ils étaient en train de discuter. Timidement, il s'approcha attendant qu'on le remarque parce qu'il n'osait pas démarrer la conversation. Enfin, l'un des pirates le remarqua, ils avaient des cheveux rouges et il lui manquait son bras gauche. Ce dernier s'avança vers lui.

- « Qu'est-ce tu veux? » questionna Kidd.

... C'était officiel, ce pirate venait de lui faire peur en une seule phrase, une seule question. Il s'arma du peu de courage qu'il lui restait et se lança.

- « J'ai quelque chose de très important à vous dire.

- C'est vraiment urgent?

- D'ici un mois, vos envies de balades ne seront plus possibles.

-... Approche. »

Et Kidd intégra l'homme-poisson au groupe, celui-ci se dépêcha de répéter la conversation qu'il avait entendu par hasard le matin même. Une fois chose faite, il put repartir avec en prime un morceau de pain, immense récompense quand on mourrait de faim. C'est donc avec un sourire léger qu'il repartit vers son baraquement laissant derrière lui des pirates horrifiés découvrant des niveaux insoupçonnés dans la possibilité d'haïr une personne. Et encore, ce mot leur paraissait bien faible désormais face à ce qu'ils ressentaient à l'égard de la Marine. Vendus! Ils avaient été vendu! À des Tenryubittos par dessus le marché! L'échéance, par contre, les inquiéta plus encore, un mois, il ne leur restait qu'un seul et unique mois à tout casser pour s'évader.

- « On n'a plus le choix », dit Law, « il faut qu'on déclenche l'évasion dans le mois qui vient.

- On sait mais il faut au moins attendre que le chien sanglant s'en aille, nous aviserons après avoir vérifié qu'ils n'ont opéré aucun changement dans les patrouilles après son départ », répondit Shanks.

- « Tss. Il fallait se douter qu'il allait y avoir une embrouille, c'était déjà pas très net qu'il vienne faire une petite visite comme ça, à l'improviste, au moins maintenant, on sait pourquoi. », acheva Lucci.

Les autres prisonniers acquiescèrent puis allèrent se coucher dans leur baraquement, autant se coucher tôt pour récupérer des forces et de l'énergie ... et rêver à la meilleure façon de tuer les deux marines en priorité.

Le lendemain, Akainu partit, inconscient du plan qui venait de se mettre en marche pour réaliser la plus grande évasion depuis celle de Tiger.

En direction de l'île d'Hôseki, deux semaines après, lieu non-identifié, individus non-identifiés.

Trois mois, ça leur avait pris trois mois pour trouver l'île malgré toute l'aide qu'ils avaient reçu. Néanmoins, ils avaient enfin réussi, l'île serait à porter de vue d'ici demain, ils allaient réussir, ils allaient les délivrer, enfin.

Île d'Hôseki, même moment, entrée de la mine n°233.

Shinami courait, enfin, elle glissait au vu de son corps de serpent, elle devait prévenir les autres, Ace en priorité! Au souvenir de ce qui s'était passé, elle accéléra encore. De fait, elle arriva totalementessoufflée devant les autres. Étonné d'une telle attitude de la part de la jeune femme, d'habitude très réservée, Kaku lui demanda:

- « Shinami? Mais pourquoi es-tu arrivé aussi vite? »

- Ah, ah ... c'est ah, ah, terrible, ah... c'est ah, Luffy! »

À ces mots, Ace s'arrêta pour remarquer l'absence manifeste de son frère qui était allé aider Shinami à porter les cruches d'eau. Un très mauvais pressentiment le prit. Il saisit le femme-poisson par les bras, l'aida à reprendre son souffle puis posa la question que tous commençaient à se poser:

- « Shinami, où est Luffy? Où est mon frère?

-Oh Ace, je suis désolée, je suis vraiment désolée, je pouvais rien faire pour les arrêter.

-Shhh, Shhhh, calme-toi, calme-toi, qu'est qui est arrivé?

-De...des soldats ... des soldats sont arrivés et puis ils ont... ils ont...

-Oui?

-Ils ont emmené Luffy! »

Et là, jeune femme partit en sanglot tandis que les autres s'interrogeaient, Luffy n'était pas partit en balade récemment, ce n'était pas son tour. Il y avait autre chose c'était certain. Ace inspira, essayant de reprendre contenance, l'attitude de Shinami n'aidait en rien à le rassurer. Une main se posa sur son épaule, réconfortante. En levant la tête, le Shirohige put voir Marco qui l'observait, ses yeux montraient son soutien. Il se retourna vers la future mère qui tentait de calmer ses larmes.

- « Shinami, où l'ont-ils emmener.

- *sanglot*

- Shinami.

-. .. Ils ont dis qu'ils avaient ordre de l'emmener dans...

- Ouiiii?

- *inspiration* dans les appartements privés du Contre-Amiral Néron!

À cet instant, ce fut comme si le monde venait d'entièrement disparaître pour Ace. Son frère, son plus grand trésor, était entre les mains d'un monstre.