Au départ, la fic était prévu pour durer 10 chapitres. Et en écrivant, je me suis rendue compte que mon découpage était discutable puisque les chapitres 9 et 10 auraient été plutôt courts. J'ai donc décidé de les regrouper, ça me semblait plus cohérent... Mais du coup, voici alors la fin !
Je vous remercie d'avoir suivi cette histoire, et d'autant plus vue la loooongue interruption si proche du but, qu'il y a eu... J'espère que cela vous aura plu quand même !
Quant à la suite des événements, à l'heure actuelle je ne sais pas trop : j'ai en tête des suites de fics, et des débuts de nouvelles... J'aimerais bien notamment refaire un truc dans le même style que « Prêt à tout »... J'avoue que je ne sais pas ce que je vais me décider à publier en premier, ma foi.
Chapitre 9
Ca va ? Demanda Ken. T'as pas l'air dans ton assiette.
Je me sens complètement crétin. J'aurais dû le savoir en plus. À chaque fois que je fais des choses qui ne me ressemblent pas, je finis de cette manière. Tu te moques de moi parce que je pense trop et tout ce qui s'ensuit, mais regarde un peu ce qui arrive quand j'agis légèrement.
Ce disant, Tetsu faisait les cent pas dans sa cuisine. Il en donnait presque le tournis à Ken, d'ailleurs. À cet instant précis, Tetsu était convaincu d'au moins une chose, déjà : on ne peut pas se faire passer pour quelqu'un que l'on n'est pas. C'est ce qu'il tentait de dire à travers ces mots là. Il savait quels étaient ses défauts. Tout comme ses qualités, d'ailleurs. Et il savait qu'il pouvait être pénible, à force de toujours peser le pour et le contre, de réfléchir à tout... Mais il était fait de cette manière, c'était même un trait de famille, et il ne pouvait rien y faire. Même quand il parvenait à surpasser cela, le résultat était catastrophique, en plus. La preuve en était toute cette histoire ridicule. Franchement, à quoi ça ressemblait ? De l'extérieur, c'était tout sauf mature... Et Tetsu n'était pas être puéril. Il n'aimait pas non plus quand il ne comprenait pas les choses. Et encore moins, quand il ne les contrôlait pas.
Je ne peux pas te contredire... acquiesça Ken, visiblement ennuyé. Mais c'est à moi de me sentir mal. Tout est ma faute, en fin de compte.
Ce serait trop facile de tout te mettre sur le dos. Crois-moi Ken, tu n'y es pour rien. Je suis le seul à blâmer.
Quand même...
Je t'assure, affirma-t-il en s'arrêta pour un instant d'arpenter la pièce. Je n'ai aucun problème avec toi, vraiment.
En tout cas tu sais, il n'est pas en colère, risque Ken, pour arranger les choses. Tout va rentrer dans l'ordre. Et dorénavant je te jure, je ne me mêlerai plus de ta vie amoureuse. Je suis comme je suis, mais j'apprends mes leçons. On ne m'y reprendra plus !
Dommage, parce que j'aurais bien besoin de tes lumières...
Ah bon ? Quoi, ça t'a mis le pied à l'étrier, et maintenant tu veux te caser ? Plaisanta-t-il, soulagé de le voir un peu plus calme à présent.
Non, c'est juste... Je crois que ce soir, ça m'a ouvert les yeux... commença le bassiste avec difficulté. Je ne sais pas trop ce qui se passe, mais...
Dis-moi ce que tu penses, ça t'aiderait peut-être, d'en parler à voix haute ? L'encouragea Ken.
Quand il a dit qu'il plaisantait. Tu t'en souviens ?
Un peu oui, j'ai frôlé l'infarctus, ironisa Ken, levant les yeux au ciel à ce souvenir.
J'ai été déçu, lâcha Tetsu dans un souffle.
Déçu ?
Vexé en premier, mais ça c'était l'ego qui parlait. Déçu aussi. Parce que même si ça me gênait, même si je ne savais pas du tout quoi faire sur le coup... quand j'ai cru que je lui plaisais, j'étais content...
Voilà autre chose...
Pour le coup, Ken, qui était ici comme chez lui, alla au frigo sortir deux autres bières. Il fallait au moins cela pour affronter la suite, il le sentait. « Voilà autre chose », oui. Que répondre à cela ? Surtout que Tetsu attendait visiblement un retour... Mais il ne vint pas, cette fois. Pourtant il était plutôt difficile de réduire Ken au silence, mais là... Ce qui se passait dans la tête de son ami devait le dépasser. Les dépasser tous les deux, en fait. Et à part l'écouter, il ne voyait pas trop ce qu'il pouvait faire pour lui... Surtout qu'il venait à peine de promettre qu'il ne se mêlerait plus de ce genre de choses ! Bon, mais entre tout et rien, il devait sûrement y avoir un juste milieu, et de toute façon Ken ne se voyait pas changer de sujet ou couper court à la conversation, alors que Tetsu avait manifestement besoin de parler...
Je suis le premier surpris, crois-moi. Mais pour le coup, ce n'était pas de la fierté. J'étais vraiment... heureux, avoua Tetsu, avec un calme assez inédit. Et quand il a dit « je plaisantais »... J'ai été... triste.
Alors quoi... en fin de compte, il t'intéresse ? Comprit Ken.
Qui ne le serait pas ? C'est vrai, il a des défauts évidemment, et je les connais bien. Il a l'art de me faire tourner en bourrique à un point que même toi n'arrive pas à faire. Et pourtant tu t'y connais ! Acheva-t-il avec un petit sourire en direction de son ami, qui parut faussement vexé.
Hé !
… Mais il est aussi sur bien des plans, extraordinaire. Je l'ai toujours pensé. Toujours, réitéra-t-il pensivement.
Je sais. Mais surtout, il te connaît bien. À part moi, je ne pense pas que personne ne pourra jamais te connaître aussi bien.
C'est évident. C'est en partie au groupe que je le dois. Et même pour toi d'ailleurs, bien que nous nous connaissions d'avant. Mais on a traversé tellement de trucs ensemble, bons ou mauvais... Ca créé des liens.
Ca... Une sacrée aventure... soupira Ken, nostalgique tout à coup. Si on m'avait dit ça quand j'étais ado, j'aurais refusé de le croire.
Et moi donc ! N'empêche que... reprit Tetsu, laissant de côté ses souvenirs pourtant agréables. Tu vois, le truc c'est que pour moi, ça a toujours été normal. Il n'y a jamais eu d'ambiguïté avec lui, tu sais. J'en ai toujours été particulièrement proche, mais il n'a jamais été question de ça...
Oui, je sais bien. Tu n'as jamais pensé à lui comme ça, acquiesça le guitariste.
Jamais. Ca a toujours été normal. Mais... si ça ne l'était pas ?
C'est-à-dire ?
Je veux dire que si les choses étaient sans ambiguïté, je n'aurais pas dû me sentir si heureux d'apprendre que je lui plaisais... Ni si triste de savoir que ce n'était qu'une blague... murmura Tetsu, plus pour lui-même.
Sans doute pas... admit Ken.
Qu'est-ce que je dois faire ?
Tu charries ou quoi ? S'écria le guitariste. J'achève à peine de te dire que je ne m'en mêlerai plus ! La dernière fois que j'ai foutu mon grain de sel, ça a donné la scène de tout à l'heure. Terminé, j'ai une grande gueule, mais je sais quand même la fermer, au bout d'un moment !
Excuse-moi...
Non, se radoucit Ken, se rendant compte qu'il se faisait mal comprendre, ce que je veux vraiment dire, Tetsu, c'est que je maintiens une chose : tu te poses trop de questions. Ça, je n'en démords pas. J'ai compris tout ce que tu m'avais dit sur l'amitié, le fait que tu ne veuilles pas gâcher ça... Je peux comprendre ça, insista-t-il. Mais ce que je vois moi, c'est que si ça se trouve, tu vas passer à côté de quelque chose. Et peut-être que tu finiras par en souffrir ? Par te demander ce qui aurait pu se passer ? Est-ce que ça ne vaut pas la peine de prendre des risques ?
Je...
Je sais, je sais. Crois-moi j'y ai repensé et je comprends. Je sais quelle importance tu attaches aux gens qui sont importants pour toi et c'est très bien. Mais parfois dans la vie, il faut malheureusement remettre les choses en question, quand c'est nécessaire. Tu fais ce que tu veux, et je te l'ai dit : je reste en-dehors de ça. De toute manière je suis toujours de ton côté, donc je le serai encore quoi que tu fasses. Mais je crois que tu devrais pour un moment, mettre ton cerveau en pause et faire ce que tu veux. À cet instant précis, qu'est-ce que tu veux ? C'est juste ça, que tu dois te demander.
C'était la voix de la sagesse -et dire cela de Ken, ce n'était pas rien !-. Et le pire, c'est que Tetsu savait déjà tout cela. Il savait qu'il pensait trop, il savait aussi qu'il pouvait avoir des regrets... Mais Ken ignorait une chose par contre, au sujet de son ami : c'était à quel point il lui était difficile de « mettre son cerveau en pause », comme il disait. Il pensait le savoir, mais il était encore loin de la vérité. C'était comme une étrange chose qui paralysait Tetsu, des pieds à la tête. Être spontané était tellement loin de son caractère que chaque fois qu'il avait tenté l'expérience, comme il l'avait dit, cela avait été une catastrophe. Parfois, le bassiste se demandait même s'il ne devrait pas aller consulter... Ce besoin de contrôler les choses et cette frayeur démesurée quand se pointait un truc pas prévu au programme, c'était maladif chez lui... Alors si l'on commençait deux minutes, comme ils étaient en train de le faire à cet instant, à envisager quelque chose entre lui et le chanteur de leur groupe, il y avait de quoi blêmir. Et d'ailleurs, Tetsu avait pâli, en parlant de cela. Pour autant, cette fois c'était différent. Quelque chose s'était passé un peu plus tôt, quelque chose qui avait fait comme un déclic chez lui. Et s'il était très tentant de jouer la sécurité et de tout nier en bloc, Tetsu ne pouvait quand même pas ignorer. S'il agissait comme il avait envie de le faire, il se préparait une jaunisse à coup sûr, car il allait mettre les pieds dans l'Inconnu le plus total. Mais parfois, certaines choses valent la peine qu'on se fasse violence, non ?
Je veux... commença-t-il, l'air décidé tout à coup, lui parler. Et si ça ne marche pas, alors... Ce n'est pas grave, pas vrai ? Nous serons au-dessus de ça. C'est sûr.
J'aime quand tu parles comme ça ! Se réjouit Ken.
Je vais y aller.
Maintenant ? S'étrangla Ken, se disant qu'avec lui c'était vraiment tout l'un ou tout l'autre. C'est pas un peu tard ?
Si je n'y vais pas maintenant, je sens que mon courage va s'envoler...
Ok ok.
Mes clefs... marmonna-t-il en jetant des coups d'oeil dans la pièce. Merde, où est-ce que je les ai encore mises ?
Je garde la boutique, file, assura Ken. T'occupe pas de ça.
T'es sûr ?
Je suis crevé, alors je dormirai aussi bien ici. Je sais où est la chambre d'amis, ne te dérange pas, je fais comme chez moi.
Merci ! A plus tard !
Tetsu attrapa quand même son manteau en passant, et il fila. On dit qu'on apprend toujours, qu'on a toujours quelque chose de nouveau à faire, à découvrir, peu importe où on se trouve dans la vie. C'était assez juste, puisque bien qu'il ne soit plus un adolescent et qu'il ait vécu pas mal de choses -dont certaines assez géniales-, Tetsu s'apprêtait à faire quelque chose de tout nouveau pour lui : faire le premier pas. Et pour la première fois, aucun « oui mais, et si ? » ne lui venait en tête. Enfin pour être honnête, cela tentait de lui venir, mais il n'écoutait pas. Il avait bien un peu peur bien sûr, mais il fallait bien un début à tout... Et il décida que c'était plus simple ainsi. Lui qui détestait ne plus rien contrôler, réalisait subitement qu'il se laissait sans cesse dominer par ses angoisses et préférait jouer la sécurité. Voilà qui était ironique. Là, en fait, il contrôlait. Enfin, jusqu'à un certain point, car il n'avait aucune idée de ce que cela donnerait, ni même de ce qu'il irait une fois en face de Hyde... Ce qui était bien dommage, était donné que ce dernier se trouvait sur son palier, s'apprêtant à frapper à la porte. Dans l'élan, Tetsu manqua de lui rentrer dedans d'ailleurs, et il la surprise le cloua sur place.
Ah !
Tetsu ! Tu m'as fait une de ces peurs ! S'écria Hyde.
Mais c'est à moi de dire ça ! Se défendit-il en portant la main à son cœur qui venait de rater un battement. Qu'est-ce que tu fabriques devant ma porte ?
J'allais frapper... et te voilà.
J'allais te voir, en fait... expliqua-t-il, la surprise passée et le sérieux revenant.
Et bien ne te dérange plus, je suis là, fit le chanteur avec un grand sourire.
Euh...
Et bien ? Tu as déjà oublié pourquoi tu voulais me voir ?
C'est-à-dire... bafouilla Tetsu, se maudissant de ne pas arriver à organiser ses idées.
Je me moque de toi, fit Hyde dans un rire un peu forcé, mais je ne suis pas mieux. Tu veux bien qu'on entre ? J'ai pas envie de faire la conversation dans le couloir.
Oui bien sûr, excuse-moi.
Au début, Tetsu avait dans l'idée d'aller tout droit à sa cuisine -un verre, par pitié- mais il se rappela que Ken devait y être encore, alors il opta pour le salon. Bon, maintenant il avait à peu près deux ou trois phrases bien construites dans sa tête, c'était pas si mal. Et la petite voix dans sa tête -quoi, on peut bien se parler à soi-même, non ?- lui murmurait que Hyde n'était pas venu lui emprunter du sucre ou un peu de farine... Avec un peu de chance, il était là pour la même raison que lui allait le voir ? Impossible, après cet après-midi... En tout cas Tetsu n'eut pas le loisir de lancer le discours qu'il avait -relativement- préparé, puisque le chanteur s'empressa de reprendre :
Tet-chan, je suis venu pour... Ah, s'agaça-t-il en se grattant la tête nerveusement, tu ne vas plus me croire maintenant, après le tour que je t'ai joué.
Essaie quand même...
Tu te souviens il y a quelque temps, quand nous nous sommes disputés tous les deux... Le soir où nous étions tous allés boire un verre, avec la copine de Yukki ?
Je me souviens.
J'ai continué d'y penser... A ce que j'avais fait. Je pensais que j'étais intervenu parce que j'en avais assez de te voir attirer les imbéciles, et il y avait de ça, c'est vrai... Mais pas seulement. Je ne l'ai réalisé que récemment... Quand Yukki m'a tout expliqué, par rapport à Ken et toi... J'ai été vexé, énervé même. Je pensais que tu avais plus d'estime pour moi.
J'en ai, je ne voulais pas... commença Tetsu, encore honteux.
Je sais bien que tu ne cherchais pas à me nuire, le coupa-t-il, je l'ai compris. Tout comme j'ai compris que ce qui m'embêtait le plus là-dedans, finalement, c'est que ce ne soit qu'une blague, pour toi. J'ai voulu te rendre la monnaie de ta pièce car c'est ce que je fais toujours, tu le sais. Œil pour œil, dent pour dent.
Je sais.
Mais je pensais ce que j'ai dit tout à l'heure... C'est dommage... commença-t-il, la voix mal assurée. Qu'on ne sache jamais ce qui aurait pu se passer, si ça n'avait pas été une blague. Alors je suis venu. Je ne sais même pas trop ce que j'espérais, mais... me voilà. Ne me demande pas pourquoi je ressens ça maintenant plutôt qu'hier, fit-il, toujours avec ce rire un peu forcé, je n'en sais rien. Quand je te répétais que tu méritais mieux, je ne pensais pas à moi. Mais d'un coup... Quelque chose a changé. Ou alors c'est moi qui ne me rendait pas compte, c'est possible. et... J'aimerais bien que tu dises quelque chose, ça me détendrait un peu, en fait. Genre... tout de suite.
Il est vrai que les réponses du bassiste n'étaient pas les plus développées du monde, depuis quelques minutes... Mais aussi, il pensait halluciner simplement. Comment se faisait-il que Hyde soit là à lui dire tout cela -sérieusement, cette fois-. Pourquoi ce qu'il disait, Tetsu aurait-il pu le dire aussi, de la même manière ? C'était comme s'ils étaient exactement au même point. Et aussi, il enviait un peu le chanteur, d'arriver à dire tout cela, quand lui n'arrivait pas à aligner deux mots. Quelque part, cela l'encouragea. Si Hyde avait eu l'honnêteté de venir jusqu'ici pour lui parler à cœur ouvert, il le pouvait aussi. D'un coup, cela avait l'air étrangement facile...
Je... Je pensais à combien j'étais stupide.
Encore ? Là tu vas juste me mettre ne rogne, si tu te dénigres encore.
Non, mais c'est juste que pendant que tu parlais, j'étais en train de me dire que récemment, je désespérais de trouver la bonne personne. Quelqu'un qui pourrait me correspondre. Et quelque part, c'est comme si c'était évident... avoua Tetsu en le regardant.
Je pense que nous ne sommes pas différents des autres : une fois rentré dans la case « ami », c'est dur d'en sortir. C'est comme une habitude qui se créé.
Sans doute...
Mais je dois comprendre que je ne suis pas en train de me couvrir de ridicule et que toi aussi...
Moi aussi, acquiesça Tetsu. Je n'ai pas plus d'explications que toi...Au début, il s'agissait de faire taire Ken, et petit à petit j'ai commencé à penser autrement, sans que je le décide... C'est pour ça que je venais te voir. Pour savoir si tu t'étais vraiment moqué de moi ou pas.
Maintenant tu sais. Et pour ce qui est de où ça nous emmène, je n'en ai aucune idée... Tout ça est tellement bizarre et en même temps... normal.
Normal. Un concept très flou quand y repense, mais là il convenait bien. Si il y avait ne serait-ce que deux mois on avait dit à Tetsu qu'il serait là, planté devant son ami durant la moitié de sa vie, à lui dire en substance « écoute, je veux qu'on soit ensemble », il n'aurait pas pu le croire. Et pourtant... Il voulait qu'ils soient ensemble. Et le fait que Hyde le ressente aussi le remplissait de joie. Et comme il l'avait dit à Ken, si cela ne fonctionnait pas, alors ils ne perdraient pas tout, il en était sûr. Ils tenaient trop l'un à l'autre pour que cela arrive. Tout cela, il ne le dit pas : il était sûr que Hyde pensait la même chose. Il n'y avait rien à ajouter. Alors Tetsu s'approcha de lui afin de l'embrasser. Un baiser un peu maladroit, un peu hésitant, parce qu'à la base, embrasser un ami n'est pas dans l'ordre des choses. Et cela lui fit le même effet qu'à Hyde : « bizarre, mais normal en même temps ». Une sensation déroutante et merveilleuse à la fois. Le début de quelque chose qui s'annonçait comme un grand changement, c'était inévitable, mais comme bien plus aussi...
Quelque part, tu l'as quand même gagné, ton pari, plaisanta Hyde lorsqu'ils se séparèrent.
Ça c'est malin...
Euh les gars ? Fit soudainement Ken en débarquant. Je suis désolé, je sais que je tombe comme un cheveu sur la soupe, mais faut que je rentre chez moi, je me fais l'effet d'être un voyeur, à rester ici...
Ken, je t'avais complètement oublié ! S'exclama Tetsu.
Ça j'ai bien vu. Mais tu as une excuse, il semblerait...
Euh Ken... commença le chanteur.
Oui oui, vous avez ma bénédiction les enfants, soupira Ken.
Ce n'est pas ce que j'allais dire... Bénédiction ou pas, de toute manière je ne compte pas faire machine arrière, fit-il en serrant la main de Tetsu dans la sienne. Je voulais m'excuser de cette mauvaise plaisanterie que je t'ai faite.
Si ça t'a aidé à te rendre compte de certaines choses, alors c'est pardonné bien volontiers. Allez, bonne soirée et pas trop de bêtises ! Fit-il en disparaissant.
Ca ne te semble pas bizarre, réfléchit Tetsu à haute voix, de se dire que finalement, c'est quand même grâce à lui qu'on est ensemble.
Ouais ben ne lui dis pas trop souvent, sinon on n'a pas fini d'en entendre parler !
FIN
