Salut à tous!
voilà, j'ai pris un peu mon temps mais voici le Chapitre 6!
Kissou, merci pour ton com, je ne suis pas écrivain mais j'y pense... merci de me suivre; j'espère que tu aimeras la suite!
Enjoy!
Une semaine ! Cela faisait une semaine que j'étais sur mon petit nuage. Tous les matins, Jacob m'avait attendu devant la maison pour m'emmener au lycée et revenait me chercher. À chaque fois, je trouvais un petit bouquet de fleurs sauvages sur mon siège. J'avais soigneusement évité le couple Cullen comme me l'avait conseillé Jake mais j'avais l'étrange sensation qu'ils m'observaient. Je faisais tout pour ne jamais me retrouver seule, ce qui m'obligeait à traîner plus souvent avec Jessica et compagnie Mike ne me lâchait pas, sauf lorsque nous attendions que Jacob vienne me prendre devant le lycée, mais je faisais avec. La partie la plus sympa dans tout ça, c'est qu'Angela était toujours là et que du coup, je la redécouvrais avec plaisir et me rendais compte que nous avions pleins de points communs excepté sa passion du shopping. Je passais également beaucoup de temps à la Push en compagnie des garçons ou d'Emily, la fiancée de Sam. Jacob était adorable, très attentionné, il s'absentait souvent lorsque j'étais avec Emily mais se rattrapait toujours lorsque nous nous retrouvions seul. J'apprenais à la connaître et cette fille était exceptionnelle, elle était d'une gentillesse incroyable, et d'une douceur remarquable Emily avait une énorme cicatrice sur le visage, je ne réussissais jamais à la regarder dans les yeux, mon regard déviait automatiquement sur les trois marques qui lui lacéraient le visage. Je pense qu'elle le ressentait et faisait tout pour me mettre à l'aise. J'avais demandé à Jacob ce qu'il lui était arrivé mais il m'avait répondu de façon évasive qu'elle avait eu un accident, il ne s'étala pas sur le sujet et je n'insistais pas. C'était déjà le début des vacances, Jacob et moi allions pouvoir passer plus de temps ensemble, je me réjouissais d'avance. Un soir, alors que je préparais des pommes de terre au four et des steaks marinés, le téléphone sonna, je décrochais et j'entendis cette douce et chaleureuse voix.
- Salut ma belle !
- Salut toi !
- Tu fais quoi ?
- Je prépare à manger. Tu veux venir ?
- Non, je peux pas ce soir, je dois aller chez Sam.
- Ok… dis-je en essayant de cacher du mieux que je le pouvais ma déception.
- Mais demain je t'emmène dîner ! Juste toi et moi. Ok ?
- Ça me ferait très plaisir.
- Je passe te prendre vers dix-neuf heures.
- Ok, à demain.
Je raccrochais et terminais de mettre les patates au four Charlie arriva juste au moment où je les retirais et y glissais les steaks à la place.
- Bella ?
- Dans la cuisine.
J'entendais Charlie se débarrasser de son blouson et de son arme dans l'entrée et arriver d'un pas lourd dans la cuisine. Je me retournais et allais l'embrasser, il me serra fort contre lui, comme en proie au désespoir, une odeur particulière se dégageait de lui, une odeur pas vraiment agréable, comme un mélange de rouille et de sel, je m'écartais et remarquais que sa chemise était poisseuse et que par la même occasion mon t-shirt avait viré au rouge sale du sang.
- Papa ? qu'est-ce qui s'est passé ? tu saignes ? t'es blessé ?
- Non, non. Tout va bien. Bella, ça va ? t'as l'air malade.
Avec la panique de le découvrir blessé, je n'avais pas pris conscience que c'est moi qui étais en train de tourner de l'œil. L'odeur du sang me parvenait plus fortement que tout à l'heure et le fait d'en avoir sur moi n'arrangeait rien.
Je suis désolé, j'aurais dû aller me rincer, mais j'avais vraiment besoin de te tenir dans mes bras. Je monte me changer, tu devrais en faire autant et te rafraîchir le visage.
Il ne m'en fallu pas plus, dès que Charlie eut quitté la pièce, je retirais mon t-shirt, le jetais dans la poubelle, m'aspergeais d'eau et montais en récupérer un nouveau dans ma chambre. Charlie était sous la douche, lorsque je passais devant la porte, je crus entendre des sanglots se mêler au bruit du jet d'eau. Je n'avais jamais entendu Charlie pleurer, mon cœur se serra, j'eus la sensation qu'on le tordait pour le vider de toute substance, comme une vulgaire serpillière. Je redescendais et attendait Charlie dans le salon, dix minutes plus tard, il rejoignait celui-ci d'un pas tout aussi lourd que tout à l'heure.
- Tu m'explique ?
- On a retrouvé le corps de Lauren Mallory, à quelques dizaine de mètre de la route, sur un sentier de randonnée.
- Quoi ?
Je ne connaissais pas beaucoup Lauren mais elle faisait partie du groupe que je fréquentais, elle ne m'aimait pas beaucoup et moi non plus d'ailleurs mais c'était la meilleure amie de Jessica. J'avais de la peine pour elle.
- Qu'est-ce qui s'est passé ? demandais-je au bord de la crise de nerf.
- On ne sait pas vraiment… c'est Mr Newton qui l'a découverte pendant la battue. Mais je ne veux pas t'en dire plus. C'était une amie à toi et je ne veux pas que tu en gardes un souvenir aussi macabre.
- Charlie… Papa, raconte-moi. Je le fixais droit dans les yeux, lui montrant que j'étais prête à entendre ce qu'il allait me dire.
- Très bien, comme je te l'ai dit, c'est Mr Newton qui l'a trouvé, elle se vidait de son sang au niveau du cou, une vilaine blessure. Lorsque je suis arrivé, j'ai tenté de stopper l'hémorragie mais il était déjà trop tard. Ils sont tous persuadés que se sont ces satanés loups mais je n'en suis plus aussi sûr. J'attends l'autopsie.
- Oh papa… je suis tellement désolé.
- C'est moi qui le suis pour toi. Et fais-moi plaisir ma puce, ne va plus dans la forêt.
- T'inquiète, je te le promets…
Charlie se réfugia devant la télé et moi j'appelais Jessica mais son téléphone était toujours occupé, logique. J'appelais donc Angela, elle me raconta que Jessica était dans un sale état, qu'on avait été obligé de faire venir le médecin pour calmer sa crise de nerf. Les parents de Lauren étaient effondrés, c'est le père d'Angela qui s'occupait de tout, heureusement qu'il était là.
Après mon coup de fil à Angela je rangeais la cuisine et le repas que nous n'avions pas touché, ce soir on ne mangerait pas, j'embrassais Charlie et montais dans ma chambre. J'allais fermer ma fenêtre et ce n'est qu'à ce moment que je remarquais les larmes qui mouillaient mon visage. Toute cette histoire m'avait chamboulé, même si je ne la portais pas dans mon cœur, Lauren ne méritait pas ça. Soudain une terreur inexpliquée mes submergea, une image troublante apparue devant mes yeux, le corps de Lauren dans les bois se vidant de son sang mais à sa place se tenait ce petit lutin d'Alice Cullen. Ses cheveux noirs hirsutes qui entouraient son fin visage, ses yeux dorés éteints et tout ce sang qui ressortait plus vif que jamais de par la pâleur de sa peau diaphane.
Je sursautais et m'écroulais sur mon lit, pourquoi une telle image me bouleversait-elle ? Je ne la connaissais que très peu mais l'imaginer allonger dans les sous-bois, inanimée me retournait l'estomac. J'avais un haut le cœur et couru aussi vite que possible dans les toilettes. Charlie, qui m'avait entendu se précipitait dans la salle d'eau.
- Bella ? Tout va bien ?
- Oui, oui. T'inquiète pas, c'est juste que ça m'a remué et il fallait que sa sorte. Je vais prendre une douche et aller me coucher. Ça ira mieux demain.
- Ok, je vais aller dormir aussi. Cette journée a été assez dure. Bonne nuit.
- Bonne nuit papa.
Il entrait dans sa chambre et allait refermer la porte ma la rouvrit et me regarda.
- Bella ?
- Hum ?
- Je t'aime… ne l'oublie jamais. Tout du moins plus jamais, ok ?
- Ok papa… Je souriais. Papa ! Moi aussi je t'aime.
Il me sourit et referma la porte, je ne tardais pas à entendre ses doux ronflements. Je fermais la porte de la salle de bain et me glissais sous la douche brûlante, pour faire durer l'instant je lavais mes cheveux, deux fois. De toute façon avec tout ça je n'allais pas réussir à fermer l'œil. Je sortais, me séchait lentement enroulant une serviette autour de mes cheveux, m'habillais et regagnais ma chambre sur la pointe des pieds. Je m'affalais sur mon lit, la serviette qui tenait mes cheveux lâcha. Un bruit à la fenêtre attira mon attention, je me relevais et cette fois le bruit fût plus fort, quelqu'un lançait des cailloux contre ma vitre je me levais et allais voir. Lorsque j'ouvris le battant de fenêtre, je sortis la tête. Je ne distinguais pas très bien au dehors, mais lorsqu'il prononça mon prénom je le reconnu immédiatement.
- Bella ! murmura-t-il. Pousse-toi, je monte.
- Quoi ? mais tu ne peux pas…
Avant que j'aie fini ma phrase, Jacob escaladait déjà les parois de ma maison et se glissait tel un félin à travers l'ouverture de ma fenêtre. Sans réfléchir, je me jetais dans ses bras, la chaleur de son corps me réconforta immédiatement.
- Ça va toi ? me demanda-t-il doucement, comme s'il avait peur de me briser.
Je hochait la tête pour lui signifier que oui, mais il ne se laissa avoir par mon air qui se voulait rassurant.
- Viens…
Il me traînait presque vers mon lit, il m'allongea et se posa juste à côté de moi.
- Qu'est-ce que tu fais là ?
- J'ai appris pour Lauren, et je me suis dit qu'après ce qu'il était arrivé à Harry, ça faisait beaucoup pour toi et ton père. Comment va Charlie ?
- Il tient le coup mais je crois que ça la pas mal bousculé. Il a pleuré tout à l'heure, je pense qu'il m'a vu à la place de Lauren.
Comme moi j'avais vu Alice Cullen à sa place mais je ne pipais mot à Jacob, sachant qu'il ne réagirait pas très bien à cette réaction de ma part. Il détestait vraiment les Cullen.
- Et toi ?
- Moi, ça va… on ne peut pas dire que ça ne m'affecte pas mais Lauren et moi n'étions pas les plus grandes amies. Je pense que je le gère mieux que certains qui la connaissaient vraiment, mieux que Jessica ou Angela. La pauvre était en pleure lorsque je l'ai appelé et Jessica est folle de douleur, c'était sa meilleure amie.
Une fois de plus, les larmes coulaient sur mes joues, Jacob les essuyait du bout des doigts et me caressait les cheveux tout en me faisant de légers baisers sur la main.
- Tu n'étais pas censé être chez Sam ?
- Je suis partit plus tôt quand j'ai appris la nouvelle ce n'est pas grave, ils peuvent passer une soirée sans moi ! je préfère être avec ma copine qui a besoin de moi. Mais t'inquiète pas, ça ne change rien au fait qu'on sort demain.
- Ça t'embête si on remet ça ? Je voudrais aller rendre hommage à Lauren demain.
- Non, je viendrai avec toi si tu veux.
- Merci, c'est gentil.
Après ça, Jacob m'ordonna de dormir et je ne mis pas longtemps à m'exécuter, je dormis d'un sommeil léger, le moindre son me réveillait, cependant je n'entendis pas Jacob partir. Je me réveillais le lendemain matin en entendant Charlie dans la salle de bain. Je traînais un peu dans mon lit, je n'avais pas envie de sortir et de me confronter à la réalité tout de suite. Finalement je me levais lorsque je sentis l'odeur du café que Charlie avait préparé, je descendais les escaliers et retrouvais mon père les yeux dans le vide assis à la petite table de la cuisine tenant sa tasse à café encore pleine.
- Salut papa !
- Bonjour ma chérie. Bien dormis ?
- Ça peut aller... et toi ?
- Ne t'inquiète pas pour moi va, j'en ai vu d'autre. C'est toi surtout ?
- Oui, ça va... je dois aller à la veillé.
- Tu veux que je t'y conduise ?
- Non, c'est bon j'y vais avec Jacob.
- Très bien...
Charlie, vidait sa tasse dans l'évier pendant que je me versais un bol de céréale et m'asseyais à la place qu'il occupait. Il enfilait sa veste tout en revenant vers moi, m'embrassais sur le front et me souhaitais de passer une bonne journée. La voiture démarra et s'éloigna, je soupirais d'appréhension, ça n'allait pas être facile aujourd'hui, je téléphonais à Angela pour savoir s'il y avait besoin de quelque chose chez les Mallory, elle me signifiait que tout le voisinage y avait veillé, nous décidions de nous retrouver en début d'après-midi chez eux. J'appelais aussitôt Jacob pour le lui dire mais il était absent, où pouvait-il être à cette heure si matinale ? Je laissais un message à Billy et remontais dans ma chambre, je cherchais dans mes cd et trouvais un album noir avec un cœur en fumé dessus. Je le plaçais dans le lecteur et appuyais sur Play. Le son d'une guitare électrique résonna, un rythme plutôt entraînant démarra, je n'étais pas fan de rock en général mais je devais bien l'avouer, ce morceau était génial. Je montais le son, prenais mes affaires et allais me doucher. Les morceaux s'enchaînaient et je me laissais emporter par le rythme effréné des chansons oubliant même le drame qui se déroulait en ce moment dans notre bourgade. Je ne voyais pas le temps passer, ce n'est que lorsque l'eau froide prit le dessus sur l'eau chaude que je me rendis compte que j'avais vidé le ballon d'eau. Je sortais avant d'être totalement gelée, regagnais ma chambre et remis le cd au début. Je me séchais les cheveux au séchoir tout en les brossant devant mon miroir. Je fermais les yeux à chaque fois que le courant chaud me passait devant le visage. Je les rouvrais et là je me figeais, j'apercevais un masse de cheveux noir hérissés entourant un visage délicat dans le reflet du miroir. Alice se tenait dans l'encadrement de ma porte. Je sursautais et me retournais tout en collant le séchoir contre moi par réflexe, j'avais oublié qu'il était chaud et me brûlais.
- Aïe ! c'est chaud !
- Ça va ? Désolée si je t'ai fait peur.
- Qu'est-ce... qu'est-ce que tu fais là ?
- Et bien... j'ai frappé mais ça ne répondais pas, j'entendais de la musique et comme la porte était ouverte je suis entré. Tu devrais faire attention, ça peut être dangereux !
- Non, je veux dire... qu'est-ce que tu fais ici ? Chez moi ?
- Eh bien, comme tu n'as pas ton toutou avec toi...
- Mon quoi ?
- Euh... ton petit ami. Pourquoi est-ce que tu nous évites ?
- Comment ça ?
- Ne fais pas l'innocente, depuis que tu es avec ce... garçon, tu fais en sorte de toujours être accompagnée où alors tu t'esquives en faisant demi-tour lorsque nous sommes sur ton chemin. Il ne faut pas être un génie pour comprendre.
- Je ne vois pas du tout de quoi tu parles.
- Que t'as t'il dit ? que nous étions dangereux ? qu'il ne fallait pas nous fréquenter ?
J'étais démasquée, ne pouvant faire comme si je ne savais pas de quoi elle me parlait, j'inclinais la tête pour lui signifier que oui.
- Et ton petit ami t'a-t-il dit que nous étions amis avant ?
- Oui, à ce propos, pourquoi as-tu fais comme si tu ne me connaissais pas ?
- Je connaissais ton état, et il parait que pour ton bien il ne faut pas te brusquer alors j'ai laissé les choses se faire. Bella, je sais que Jacob t'as dit que nous étions dangereux mais il se trompe, le danger c'est lui.
- Quoi ? qu'est-ce que tu racontes ? Jacob est un agneau…
- Je dirais plutôt que l'agneau c'est toi… tu vas te faire manger toute crue.
- Ne dis pas n'importe quoi.
- Soit ! mais j'aimerais vraiment que nous redevenions amies toutes les deux.
Pendant ce temps, elle avait déjà atterrît sur mon lit, les jambes repliés sous ses fesses, c'est à peine si je l'avais vu se déplacer et maintenant elle se tenait là sur mon lit immobile me fixant comme une statue de marbre, elle attendait ma réponse.
- Je veux bien essayer mais pour l'instant je préfère ne rien dire à Jacob. Il risquerait de très mal le prendre.
- Oh ! Bella, c'est génial ! on fera comme tu voudras !
Elle trépignait un peu partout dans ma chambre, se rapprochait de moi et m'enlaçait, elle était étonnement fraîche pourtant elle portait des vêtements chaud.
- Alice ! tu es gelée !
- Oups… désolée. Je suis assez frileuse et là j'ai froid.
- Tu veux que je monte le chauffage.
- Non, ça va aller. Bon, que veux-tu faire ce matin ?
- Oh, pas grand-chose, je n'avais pas vu l'heure et Angela ne devrait pas tarder. Nous allons rendre hommage à Lauren. Tu y vas ?
- Euh… non. Je ne crois pas que notre présence soit requise. Tu sais, les gens d'ici n'aiment pas vraiment les nouvelles têtes !
- Ça c'est bien passé pour moi.
- Tu n'es pas nouvelle, tu es la fille du Chef Swan ! je vais y aller, tu crois que serais disponible en fin de semaine ? j'aimerais bien aller à Port Angeles.
- Oui, pourquoi pas… tiens mon numéro pour qu'on se tienne au courant.
- Pas la peine… je passe te prendre vendredi à dix heures !
Je n'eus pas le temps de répondre, qu'elle sortait de la pièce je restais là attendant le bruit de ses pas sur la marche qui grinçait mais rien. Un bruit sourd de moteur m'interpella devant la maison, la Mercedes noire démarrait et filait sur la route.
Je m'habillais et descendais rapidement dans la cuisine afin de me préparer un en-cas, je mordais dans mon sandwich lorsque l'on frappait à la porte. J'allais ouvrir, Angela me souriait d'un sourire triste, ses yeux étaient bouffis et cernés.
- Salut Angie. Entre.
Je la laissais entrer et la suivais sans dire un mot, elle prit place sur la chaise en face de moi, et sortit un mouchoir.
- Je te sers un café ?
- Je veux bien, je n'ai pas dormis de la nuit et maintenant mes yeux se ferment tout seul.
Je lui préparais un café noir, le posais devant elle et ramenais le sucrier, elle le repoussa et bu son café par petites gorgées. Je finissais de manger en silence tandis qu'elle regardait par la fenêtre. A peine avais-je fini qu'elle se levait et je lui emboitais le pas, je refermais derrière moi et montait dans sa voiture.
- Tu veux que je conduise ?
- Je veux bien…
On échangeait nos places et je mis le contact, je déboitais et m'engageait sur la route en direction de chez les Mallory. En arrivant, je réussis à me garer dans un trou de souris, Angela et moi gagnions la maison. La porte était ouverte et l'entrée pleine de monde. J'apercevais Mike et Ben Chenney, tous deux appuyés sur le comptoir de la cuisine, ils levèrent la tête pour voir les nouveaux arrivés. Mike se levait d'un bond en nous distinguant et nous rejoignait suivit de Ben.
- Salut Bella. Ça va ? tu tiens le coup ? Angela.
- Salut… oui, ça va t'inquiète. Et vous ça va ?
- On fait avec… la mère de Lauren à fait une crise d'hystérie tout à l'heure, le toubib est venu et lui a fait une injection. Elle dort maintenant.
- Et Jessica ?
- Elle pleure toujours, c'était sa meilleure amie. C'est pas évident pour elle.
- Je m'en doute.
- Qu'est-ce que tu fais là ? dit une voix pleine de trémolo et de colère.
Je me retournais et retins un petit cri d'étonnement, Jessica était plus dévastée que je ne l'avais imaginé. Deux grosses cernes mauves ressortaient de sous ses yeux baigné de larmes. Elle était vêtue d'un tailleur noir très actuel et ses cheveux avaient été tirés en un chignon impeccable. Elle me fusillait du regard, à priori je n'avais pas ma place ici selon elle.
- Je répète ma question, que fais-tu ici ?
- Voyons Jessica, Bella est venu rendre hommage à Lauren comme tout le monde ici.
- Pourquoi faire ? De toute façon tu la détestais.
- Non, Lauren et moi n'étions pas les meilleures amies mais je ne la détestais pas.
- C'est ça ! à d'autre. Je veux que tu t'en ailles tout de suite. Tu n'as rien à faire ici.
- Je ne crois pas que ce soit à toi de décider. Dis-je le cœur gros.
Jessica et moi n'étions pas toujours sur la même longueur d'onde mais jamais elle n'avait été aussi vindicative. Là , elle me traitait comme une moins que rien. Je n'avais pas l'intention de me laisser faire, je me dirigeais vers le salon où se trouvait le cercueil et m'en approchait. Lauren avait l'air paisible, l'employé des pompes funèbres avait fait du bon travail, on aurait pu croire qu'elle dormait et qu'elle allait se réveiller d'un moment à l'autre.
Je récupérais une bougie, l'allumais et la posais sur l'autel en murmurant quelques mots. Une main se saisit de mon poignet, éclaboussant la cire sur ma main, je relevais les yeux et voyais Jessica, folle de rage.
- Écoute Jessica... je ne veux pas faire d'esclandre, je veux juste lui dire au revoir.
- Tu n'as pas ta place ici. Vas t'en !
- Quand j'aurais fini.
Je retournais à mon recueillement mais visiblement Jessica n'en avait pas fini, elle m'empoigna par le bras et me retourna violemment. Je voyais Angela juste derrière elle, prête à intervenir, je lui fit signe de la tête de ne pas interférer. Je ne voulais pas qu'Angela, se retrouve en froid avec Jessica par ma faute, malgré tout l'égoïsme de Jessica, Angela l'aimait bien. Avant que les garçons aient pu agir, le bras de Jessica prenait de l'élan mais avant que celui-ci n'ai le temps de s'abattre sur mon visage, une ombre s'interposa et la main de Jessica restait figé dans les airs.
- Ne la touche pas...
C'était lui, ce garçon qui hantait mes pensées depuis le début, il se tenait là devant Jessica, la foudroyant du regard. Mon dieu, il était encore plus beau que dans mes songes...
j'espère que ça vous a plu? n'hésitez pas à me laisser des coms, que vous aimiez ou non!
