Salut!

Voilà le nouveau chap, je sais... j'ai pris mon temps.

Encore merci pour vos coms qui me vont toujours droit au coeur et merci aux nouveaux followers! je te rassure kissou, Jake n'a rien fait de mal à Bella, il n'oserait pas! lol

Enjoy!


Je ne sais pas comment Jacob avait réussi à convaincre Charlie. Il était arrivé au petit matin, avait discuté avec mon père devant un café noir et était venu m'annoncer que nous partions en vacances. Il ne m'avait quasiment pas laissé le choix, j'avais bien tenté de protester prétextant qu'avec la rentrée il n'était pas très judicieux de partir mais il n'avait rien voulu savoir d'autant plus que Charlie avait donné son aval. Il m'avait emmené à Taholah, un patelin plus petit que Forks situé au sud de La Push, chez un cousin éloigné de Billy. La ville était prise en étau entre l'océan et la rivière Quinault, nom de la réserve à laquelle appartenait son cousin. J'avais eu des remords en partant, je n'avais pas eu le temps de prévenir Alice. Elle avait dû venir me chercher et être déçu de ne pas me trouver. Jacob et moi nous étions beaucoup baladé à travers la réserve, je n'étais pas véritablement dépaysée, celle-ci ressemblait indubitablement à la réserve Quileute. J'avais demandé plusieurs fois à Jacob pourquoi il m'avait emmené ici, il me répondait toujours que c'était la meilleure période pour voir les baleines, ce à quoi je répondais que l'on en voyait aussi à La Push et il se murait dans son silence habituel. Il me cachait quelque chose, il n'était plus celui qui m'avait séduite, il était taciturne, froid et songeur. La première semaine j'avais laissé les choses se faire mais la deuxième semaine son comportement m'agaçait vraiment, nous nous étions disputé chaque fois que j'avais abordé le sujet du retour à Forks. Il ne voulait pas rentrer et moi je n'en pouvais plus d'être ici, mon chez moi me manquait. Et pour être honnête, je voulais revoir le garçon, celui-là même qui avait hanté mon esprit depuis mon retour de l'hôpital et qui m'avait épargné de me prendre une gifle de Jessica. Sera-t-il encore là lorsque je rentrerai? Et s'il n'était plus à Forks? Je n'en parlais pas à Jacob, l'atmosphère était suffisamment tendue comme ça. Un matin, je décidais de récupérer les clés de la voiture et de rentrer à Forks, je me glissais dans la chambre de Jacob et subtilisais les clés de la Golf. Je jetais mon sac sur la banquette arrière, mettais le contact et démarrais en trombe, je m'étais à peine engagée sur le chemin que la haute et large stature de Jake s'interposa entre moi et la route, le regard noir.

- Descend de la voiture Bella.

- Jake, Pousse-toi. Je veux rentrer chez moi.

- Pourquoi? Tu ne te plais pas ici?

- Plus depuis que tu me retiens et qu'on passe notre temps à nous disputer.

- Qu'est-ce que ru racontes? Je ne te retiens pas...

- Ah bon? Et tu fais quoi là? Le coupais-je en criant presque.

- Je... Tu as raison, je suis désolé. Laisse-moi une journée et on rentre, d'accord?

- Ok, juste une journée alors.

J'étais dans la clairière où Jacob m'avait emmené, l'herbe y était haute et verte, les fleurs des champs avaient fleuris en masse et leur parfum m'enivrait. J'avançais en laissant mes mains se faire caresser par les boutons à peine éclos. Tout était si lumineux, même moi je scintillais et réfléchissais la lumière, c'était étrange mais tellement beau. Offrant mon visage aux rayons chatoyants du soleil je fermais les yeux. Un craquement sur ma droite me les fit rouvrir, la clairière n'était plus fleurie, au contraire, elle était vide. Les hautes herbes étaient roussies, les fleurs disparues, le soleil effacé. Un grognement sourd me fit me retourner, je restais scotchée de stupeur et d'effroi. Cinq énormes loups étaient sortis du bois et me fixaient de leurs yeux brillants. Ils avaient l'air menaçant, celui du milieu sortait les crocs, à sa droite se tenait un loup gris et juste sur sa gauche un loup brun-roux étonnamment son regard était doux. Celui que je devinais comme étant l'alpha donna l'assaut, ce que je n'avais pas compris c'est que c'est moi qu'ils attaquaient. Je me mis à courir aussi rapidement que possible, je tentais de me faufiler entre les arbres mais ils étaient trop rapide, le loup brun me rattrapa et me cloua au sol, il plongea sa gueule sur mon coup et le déchira.

Je me réveillais en sursaut et en sueur, mes cheveux collaient à ma peau et pourtant je tremblais. Je portais ma main à mon cou et soufflais de soulagement en constatant qu'il était encore accroché à mon corps c'était ridicule. J'avais déjà fait des cauchemars mais celui-là était particulièrement troublant et effrayant. J'avais besoin de réconfort, je quittais mon lit et allais rejoindre Jacob dans sa chambre nous nous étions endormi fâché mais il restait mon meilleur réconfort. Je ne frappais pas, inutile il n'entendrait rien, et me glissais dans sa chambre.

- Jacob?

J'avançais vers son lit, il était vide et froid, cela faisait un moment qu'il n'y était plus, où avait-il bien pu aller ? Je décidais d'aller prendre l'air, je me saisis d'un plaid qui traînait sur une chaise, m'y enroulais et sortais en faisant le moins de bruit possible. A peine avais-je franchi le seuil que le vent frais me fouetta le visage, provocant des frissons. J'allais m'asseoir sur le banc mais un bruit sourd attira mon attention, il venait de derrière la maison je n'étais pas du genre téméraire mais pour une raison inconnue je m'avançais vers celui-ci. Je venais tout juste de contourner la maison que je me figeais de peur juste là se dressait un loup, un loup monstrueux. Rien à voir avec ceux que l'on voit d'ordinaire, celui-ci était vraiment gigantesque. Je voulais m'enfuir mais mes jambes refusaient de bouger. Le vent souffla et éloigna les nuages qui obscurcissaient la nuit, dévoilant une lune pleine et haute. La lumière blanche de l'astre éclairait la bête et je constatais avec horreur qu'il était brun-roux. J'eus un hoquet de surprise et le loup se retourna, me perçant de son regard. Je ne sais pas ce qu'il me prit à ce moment précis mais je détalais aussi vite que je le pouvais. Mon cauchemar me rattrapait, j'allais mourir. Pourquoi avais-je couru vers la forêt ? Pourquoi n'avais-je pas mis de pantoufle ? Pourquoi étais-je sorti tout court ? Je me posais bien trop de question alors que j'entendais le monstre me poursuivre et se rapprocher. Les larmes coulaient sur mon visage, je regrettais de ne pas avoir serré Charlie dans mes bras avant de partir, de ne pas avoir pu dire Adieu à Alice et de ne pas avoir pu parler à ce garçon mystérieux. Alors que je me maudissais pour tout ce que je n'avais pas fait, l'allure derrière moi ralentissait et s'estompait pour laisser place à un bruit plus familier mais pas forcément plus rassurant, un son de course à pied.

- Bella !

Cette voix, je ne la connaissais que trop bien, c'était le timbre chaud et suppliant de Jacob. Je stoppais net et me retournais, il n'y avait plus de loup. Avais-je rêvé ? Non, il avait été bel et bien réel mais où était-il maintenant et Jacob, il risquait de sa faire tuer aussi.

- Jacob ? Où es-tu ? Sauve-toi.

- Je suis ici, derrière le bosquet.

- Va-t'en avant qu'il ne revienne. Criais-je paniquée.

- C'est moi!

- Je sais que c'est toi, je t'entends. Sors de là.

- C'est moi...

Jacob sortait de derrière un gros buisson, la mine contrite, torse nu.

- Jake, qu'est-ce que tu fais là? Tu l'as vu? Il est énorme! Il faut qu'on retourne au chalet et qu'on prévienne les autorités. J'étais hystérique.

- Je sais puisque c'est moi.

- Qu'est-ce que tu racontes? Mais... Tu es nu!?

- Je sais ça aussi. Bella calme toi s'il te plait.

- Comment veux-tu que je me calme, je viens de me faire pourchasser par une espèce de créature et...

- Je ne te pourchassai pas… Lâcha-t-il en soufflant.

Qu'avait-il dit? Avais-je vraiment bien compris?

- De quoi tu parles?

- N'es pas peur d'accord?

Au même moment, tout son corps se mit à vibrer et en un instant à la place qu'occupait mon copain, il y avait encore trente secondes, se tenait le loup de tout à l'heure. J'étais engourdie et aussi fascinée, je reculais d'un pas et trébuchais, le loup s'allongea et gémit en me fixant d'un regard implorant.

- Ja… Jacob? C'est toi ?

Le loup pleurnicha à nouveau, il se rapprocha légèrement en maintenant son ventre contre terre. J'étais encore tremblante de ce qu'il venait de se dérouler et je n'arrivais pas à concevoir que mon petit ami soit un... Un loup-garou. Il se redressa et s'éloigna, je ne le quittais pas des yeux, se cachant derrière le buisson de tout a l'heure. Comme tout à l'heure mais dans l'autre sens, le loup se métamorphosa en homme et mon Jacob réapparu le sourire aux lèvres, aussi nu qu'un ver.

- Voilà, tu sais maintenant.

- Comment?... Qu'est-ce que?... C'est possible?...

- Si tu veux bien me passer le plaid qui est là, je t'expliquerais tout en détail. Ok?

Je lui tendais la couverture et il s'y emmaillota. Nous regagnions le chalet et il me relata que son peuple possédait encore aujourd'hui de la magie qui coulait dans les veines et que quelques descendants pouvaient se transformer en loup puissant. Il m'expliqua aussi que les Cullen étaient leurs ennemis direct et que c'est pour cette raison qu'il avait voulu m'éloigner d'eux. Il ne voulut pas m'en dire plus, me demandant de lui faire confiance et me fit promettre de ne plus approcher aucun Cullen quel qu'il soit. Terrorisée, je ne demandais pas mon reste et promis, si Jacob se transformait en loup terrifiant, en quoi pouvaient-ils bien se transformer eux ? Je ne voulais pas le savoir.

Le soleil se levait à peine que nous chargions les derniers bagages dans la Golf rouge, remerciant le cousin de Billy pour son hospitalité. Nous prîmes la route mais le retour était un peu trop silencieux, je songeais encore à ce qu'il s'était passé la veille au soir et je sentais bien que Jacob était tendu. J'essayais aussi d'imaginer ce que pouvaient être Alice et son compagnon. Je me demandais aussi pourquoi est-ce qu'ils étaient ennemis avec Jacob. Je n'en pouvais plus de cette atmosphère alors je mis la radio et le reste de la route se termina comme ça.

Nous étions arrivé à Forks avec un peu d'avance, je demandais donc à Jacob me déposer chez moi, je voulais voir Charlie mais bien évidemment il était déjà parti. Je profitais donc pour prendre une douche et me changer, je redescendais et pris les clés de la Chevrolet mais lorsque je fus dehors, Jacob m'attendait. Il n'était pas partis et insistait pour me déposer au lycée j'acceptais un peu à contre cœur.

Lorsque nous arrivions sur le parking, Jacob qui était déjà très tendu, se raidit davantage. Il mena la voiture jusque l'entrée principal et descendit pour venir m'ouvrir comme à son habitude mais cette fois-ci je sentais bien que ça n'était pas de la simple galanterie. Je sortais de la voiture, Jacob me serra dans ses bras en murmurant à mon oreille.

- N'oublie pas ta promesse. Je passe te prendre ce soir.

Il m'embrassa tendrement et je lui rendis son baiser, je retrouvais l'espace d'un instant mon Jacob. Mais ce moment ne dura pas bien longtemps, à peine ses lèvres avaient-elles quittée les miennes que son visage se durcit de nouveau, il fixait les escaliers. Je suivis son regard et mes yeux se posèrent sur un groupe qui nous fixait, les Cullen étaient là. Alice me regardait de ses yeux brillants et souriait. Son compagnon, Jasper, était à ses côtés et fixait Jacob. Et là, juste derrière eux, se tenait celui que je voulais absolument voir. C'était un des leurs Était-ce leur frère? Celui dont Alice m'avait fait l'éloge ? Emmett ? Il m'observait, une expression étrange sur le visage, un mélange de chagrin et d'amertume. S'il faisait partie de la fratrie, ça allait sérieusement me poser un problème. Comment lui parler alors que j'avais promis à Jake que je ne le ferais pas, non sans compter sur ma récente terreur. Jacob fit rugir le moteur et quitta le parking, faisant crisser les pneus, tout le monde se retourna. J'aperçus Angela avec tout le groupe et me dirigeais droit sur eux. Jessica était là mais je m'évertuais à l'ignorer, tous étaient ravis de me revoir, bien sûr ils m'interrogèrent sur mon absence et je répondais volontiers à leurs questions tant que ça me permettait d'éviter Alice et ses compères. La matinée était passée plutôt rapidement, à l'heure du déjeuner nous avions décidé de manger à l'extérieur, pour une fois qu'il ne pleuvait pas, il ne faisait pas chaud mais le temps était plutôt agréable. Les conversations allaient bon train, Tyler et Austin discutaient moteurs alors que Mike et Eric se demandaient s'ils pourraient aller à La Push prochainement. Angela partageaient ses écouteurs avec Ben et nous échangions un regard complice. Elle s'était beaucoup rapprochée de Ben depuis qu'elle et Eric avaient rompu pour incompatibilité d'humeur pendant les vacances. Je tentais tant bien que mal de ne pas penser aux Cullen alors que Jessica me fixait le regard sombre.

- Ça avance ? me questionna-t-elle placidement.

- Pardon?

- L'enquête de ton père ? Pour Lauren… un rictus déforma son visage lorsqu'elle prononça son prénom.

Tout le monde cessa de bavarder pour nous regarder, ils avaient tous encore en mémoire la mort de Lauren mais personne n'avait voulu aborder le sujet. Je ne savais quoi répondre, il est vrai que je n'avais pas vraiment interrogé Charlie à ce propos. Tous me fixaient, attendant que je m'exprime sur le sujet.

- Il n'y a rien de nouveau pour l'instant. Dès que Charlie aura du neuf vous serez les premiers informés.

J'offris un pauvre sourire niais à Jessica, celle-ci se détourna aussitôt de moi je savais que c'était un mensonge et même si c'était un pieu mensonge je me détestais de ne pas avoir de amples information à leur fournir. Mordant l'intérieur de ma joue, je me promis de demander à Charlie tout ce qu'il savait ce soir même. Alors que j'étais perdu dans mes pensées, tout redevint comme si la conversation n'avait pas eu lieu. Angela m'avait rejoint et me fit signe pour que l'on se mette un peu à l'écart. Je la suivais volontiers et nous nous installâmes sur la table qui juxtaposait notre prochaine salle de classe.

- Alors ? Comment ça va ?

- Bien… Je suis rentrée et Jacob redevient Jacob, que demander de plus ?

Je lui souris mais elle fit une grimace, je savais qu'elle avait senti la tension entre Jake et moi mais elle connaissait notre histoire, ce n'était pas la première fois que lui et moi nous prenions la tête.

- Bella, je ne te parle pas de ça ! ça ne te fait rien qu'il soit là. De retour ?

- Qu'est-ce que tu racontes Angela ? Qu'est-ce qui est de retour ?

- Tu veux dire qui ?

- Très bien, alors qui est de retour ?

- Mais Edward voyons !

Elle me disait cela comme si ça devait m'évoquer quelque chose mais je l'interrogeais du regard pour lui signifier que je ne comprenais rien à ce qu'elle me disait.

- Ton ex? Ça ne t'a rien fait de le voir tout à l'heure? Lui, en tout cas, n'a pas cessé de te dévorer du regard.

- Euh... Non. Le seul que j'ai vu c'est le frère d'Alice, Emmett.

- Excuse-moi ma chérie mais là tu te plantes complètement. C'est bien son frère mais ce n'est pas Emmett, c'est Edward.

- Mais Alice… Elle... m'a dit n'avoir qu'un seul frère.

- Eh bien, je suppose qu'elle a voulu te préserver. Je pensais que tu l'avais reconnu, à l'enterrement. Tu as dit…

- Je sais ce que j'ai dit. La coupais-je brutalement, le ton de ma voix avait été plus dur que ce que j'aurais voulu. Excuse-moi Angie, je suis un peu déboussolée.

- Ce n'est pas grave… je peux comprendre.

- C'est juste que depuis que je suis sorti de l'hôpital, je… je le vois. Je veux dire, j'ai comme des flashs et c'est lui que je vois. J'étais incapable de mettre un nom sur ce visage et le jour des funérailles de Lauren, il…

Avant que je n'aie eu le temps de finir ma phrase, des larmes naissaient sur mes joues. Angela saisit ma main et la caressa doucement. Je tentais tant bien que mal de me calmer mais j'en avais vraiment marre de tout ça, je voulais me souvenir, mettre enfin les choses à leur place. La sonnerie nous ramena à la réalité, je séchais mes larmes du revers de la main, Angela me tendit un mouchoir que j'acceptais volontiers. Nous avions rejoint les autres, et allions vers notre salle de classe en passant devant la celle de français je vis Alice, elle me héla mais je n'étais pas d'humeur. Je me sentais trahie, je n'aurais peut-être pas dû être aussi sensible à son mensonge mais je ne sais pour qu'elle raison, j'avais la sensation qu'elle et moi étions plus que de simple connaissance et ça me tuait littéralement. J'accélérais le pas et gagnais la salle de biologie. Je levais les yeux afin d'observer la pièce et espérais de tout cœur que Mike ne souhaiterait pas jouer au chevalier servant aujourd'hui mon cœur eu un raté lorsque mon regard se posa sur l'objet de tous mes tourments. Il se tenait là, à gauche de ma paillasse, fixant le carrelage blanc qui la recouvrait. Il avait l'air tendu et moi, je ne savais plus quoi faire. Devais-je aller m'assoir ou m'enfuir ? Je n'en pouvais plus de fuir, après tout ce n'était pas moi qui était en tort. Je respirais un bon coup et allais prendre place aux côtés d'Edward Cullen. Je ne le regardais pas, je fixais le tableau noir et attendais avec impatience l'arrivée de Mr Molina. Je tentais de l'observer tant bien que mal, je ne voulais pas lui montrer que je m'intéressais à lui et pourtant j'avais énormément de mal à regarder ailleurs. Lui ne bougeait pas, comme vissé à sa chaise, pas un regard, pas même une mèche de cheveux. Le cours me sembla étrangement long, je pouvais sentir la tension à travers toute la pièce j'avais l'impression de revivre une scène que j'avais déjà connu. Est-ce que lui et moi nous étions fâchés au point de rompre ? Lui avais-je dis des choses horribles ? Peut-être que c'est lui qui m'en avait dit. Je devais en avoir le cœur net, à la fin du cours je lui demanderai. En attendant, je supportais cette électricité tant bien que mal je jetais un regard discret de derrière mes cheveux. Il était incroyablement beau, je l'avais vu aux funérailles de Lauren mais je n'avais pas pris le temps de l'observer, là j'en avais tout le loisir. Ses cheveux bronze en bataille, son profil parfait, le prolongement de son cou, sa peau qui paraissait plus fine et plus douce que celle d'un bébé. Ces cernes mauves, les même que celles d'Alice et Jasper. Il n'avait plus aucun doute, ils étaient bel et bien frère et sœur. Ce qui m'étonnait c'est comment moi, Isabella Swan, j'avais pu sortir avec le garçon le plus craquant de tout le lycée. Je me laissais aller à m'imaginer dans ses bras, étendu sur l'herbe verte et dense d'une petite clairière, ses lèvres sur les miennes, la douceur de ses caresses sur ma peau… Un léger mouvement à ma gauche me sortit de ma chimère, il avait tourné la tête mais il ne me regardait pas, il fixait sa sœur qui était dans le couloir et qui ne le lâchait pas des yeux elle non plus. Il se leva et se dirigea vers Mr Molina, Alice avait disparu, il glissa quelques mots à l'oreille de notre professeur.

- Bien sûr Mr Cullen. Allez-y. Nous nous verrons demain.

Lorsque la fin des cours sonna, je gagnais le parking aussi vite que possible. Je voulais l'apercevoir une fois encore avant de rentrer, je me mettais sur la pointe des pieds afin de discerner le clan Cullen. Mais au lieu de ça, je ne voyais qu'une place de parking vide.

- J'espère que c'est moi que tu cherches avec autant de ferveur?

- Je me retournais sous l'effet de surprise, face à moi se tenait Jacob, un demi sourire aux lèvres, les yeux emplis de chagrin.

- Jacob... Tu m'as fait peur. Ça va? Tu as l'air chagriné.

- Oui, c'est juste que la fille d'un membre de la réserve a été retrouvée ce matin. Elle... Elle est morte. Et le pire c'est que nous n'avons rien pu faire.

- Oh... Jake. Je suis tellement désolée. Vous savez ce qui a pu lui arriver ? Je peux faire quelque chose?

- Reste enfermée chez toi lorsque tu n'es pas en cours.

J'acquiesçais de bonne grâce, je montais dans la voiture et il démarra en trombe, nous ne parlions pas dans l'habitacle, je fixais les mains crispées de Jacob sur le volants. Il me déposa devant chez moi, me laissa quelques consignes et repartit aussitôt. Je rentrais dans la maison et verrouillais la porte d'entrée c'était la première fois que je le faisais, je ne m'étais jamais sentit obligée de le faire auparavant. J'allais dans la cuisine et me versais un verre de lait que je vidais d'un trait, tout en m'en servant un autre je me saisis d'une poignée de cookie et montais dans ma chambre. Je m'empiffrais des biscuits en me remémorant tout ce qui c'était passé ces derniers temps. J'avais appris que Jacob et quelques autres de sa tribu pouvaient se transformer en loup, que les Cullen qui me fascinaient tant étaient leurs ennemis mais je ne savais pas ce qu'ils pouvaient bien être. Lauren était morte, tuée par on ne sait quoi et aujourd'hui une fille de la réserve a été retrouvée sans vie. Soudain, une idée horrible me frappa. Edward avait quitté la salle de classe apres que sa sœur soit venu le chercher et cette fille était morte. J'avais quitté Alice Jasper un peu avant que l'on retrouve le corps de Lauren. Ce pourrait-il que ce soit eux ? Etait-ce pour cette raison que Jake me voulait à l'intérieur de la maison ? Allait-il les pourchasser ? Perdu dans mes pensées, j'imaginais le pire lorsque j'entendis du bras dans la cuisine, je sursautais et me figeais d'effroi. Ce que je pouvais en avoir ras le bol de tout ça...moi qui croyais que Forks était une ville paisible, j'avais bien l'impression du contraire depuis quelques temps. A croire que j'attirais les problèmes. Je me munissais de mon spray au poivre que Charlie avait renouveler une semaine auparavant et descendais les escaliers le plus silencieusement possible j'évitais la marche qui grinçait. Il faisait sombre et j'avançais à pas de loup vers le bruit qui se faisait plus insistant. Je cherchais à tâtons l'interrupteur du plafonnier de la cuisine et posais mon doigt sur le bouton du spray j'étais prête, peu importait ce qui se trouvait en face de moi, il allait avoir les yeux aspergés. J'allumais la lumière et hurlais, histoire de déstabiliser l'intrus. Je ne sais pas vraiment à quoi je m'attendais mais certainement pas à ça, mon hurlement avait en effet effrayé mon visiteur qui avait renversé la poubelle et s'enfuyait par le l'entrebâillement de la fenêtre de la cuisine un raton-laveur. Je soufflais et riais nerveusement en m'appuyant contre le mur. Heureusement que j'étais seule, on m'aurait traité de folle si cela n'avait pas était le cas.

- Je n'aurais pas aimé être à la place de cette pauvre bête !

Je sursautais, une fois de plus, et me retournais instinctivement j'appuyais sur mon spray au poivre et le dirigeais vers le regard topaze qui me fixait.


Voilà! je m'attèle de suite à l'écriture de la suite et bientôt fin de mon histoire... et oui!toutes les bonnes choses ont une fin! lol