Salut! j'ai mis le temps mais voilà la suite!
Merci pour vos commentaires et merci à ceux qui me suivent!
j'espère que ce nouveau chapitre vous plaira!
Enjoy!
xx
- Alice! Ça va pas non! Tu m'as foutu une trouille bleue.
- Désolée...
- Comment es-tu entrée ?
- La porte était ouverte ?!
- Je ne crois pas non…
Elle m'offrit un petit sourire contrit en guise d'arguments. Je réalisais alors que je l'avais aspergée de spray, je l'observais quelques secondes et constatais qu'elle n'en avait cure.
- Ça va? Tu n'as pas mal?
- Non, en fait tu m'as ratée.
- J'ai pas mal de défaut mais je sais viser et je t'ai balancé ça en plein visage. Dis-je en lui désignant le flacon quasi vide je n'y étais pas allé de main morte.
- Je t'assure Bella que tu ne m'as pas touché.
- Je sais ce que j'ai fait et tu ne me feras pas croire le contraire.
- Je t'assure que non...
A cet instant précis j'avais comme l'impression de rejouer une scène, un déjà-vu. Alice affichait un large sourire et se rapprochait de moi, me remémorant les paroles de Jacob à son sujet je reculais instinctivement. Son expression passa de la joie à la déception en un instant et puis elle parut intriguée.
- Tu as peur de moi? Bella, jamais je ne te ferais de mal.
- Jacob a dit...
- N'écoute pas ce que dit Jacob, je ne toucherais jamais à un seul de tes cheveux.
Sa voix était douce et calme, comme une mère voulant rassurer son enfant. Je baissais ma garde l'espace d'un instant et lui souriais. Elle tenta une nouvelle approche mais les mots de Jacob résonnèrent de nouveau à mes oreilles. Ils étaient dangereux, je ne pouvais pas me fier à eux, c'était les mots qu'il avait employé.
- Pourquoi ne m'as-tu pas parlé de lui?
- Je n'avais pas besoin de préciser de qui il s'agissait, elle le savait.
- Et pourquoi m'avoir caché que nous nous connaissions?
- Écoute Bella, j'ai fait comme tout le monde. Je connaissais la consigne qui consistait à t'en dire le moins possible pour ne pas te brusquer alors j'ai omis quelques détails. Et puis, tu n'étais pas censée venir chez nous ! je sentais le reproche dans sa voix. Tu ne devais pas nous voir.
- Tu appelles ça quelques détails? L'existence d'un frère qui s'avère être mon ancien petit ami et je suppose que tu m'as caché bien d'autres choses...
Ma phrase était pleine de sous entendu et elle l'avait comprit mais elle ne releva pas.
- Comment ça « pas nous voir ? » Elle souffla légèrement et s'assit dans le fauteuil de Charlie.
- Assied toi. Je ne suis vraiment désolée, je comprends que tu sois fâchée mais je n'ai fait que ce que tout le monde a fait. Je n'ai pas d'autres explications à te fournir. Nous n'étions pas censés revenir… Je comprends maintenant pourquoi tu n'as pas répondu tout à l'heure. C'est regretable, tu n'aurais pas eu à subir le cours de bio si tu m'avais répondu, je savais que ça allait être tendu.
- Ça pour être tendu, ça l'a été. Ça s'est mal passé entre nous?
- Plutôt oui, mais je n'en dirais pas plus. Ce n'est pas à moi de te dire tout ça, voit avec lui.
- Évidemment… Tu sais quoi, j'aimerais que tu t'en ailles. Je voudrai être un peu seule et Charlie ne va pas tarder.
Charlie ne rentrera pas cette nuit !
Au même moment le téléphone sonna, je décrochais et la voix de mon père résonna. Il m'explique qu'il ne pourra pas rentrer, qu'il passera une partie de la nuit sur les terres Quileute et qu'il ira ensuite au poste afin de remplir ses rapports.
- Comment as-tu su ?
- L'intuition…
Elle souleva les épaules tout en souriant d'un air malicieux.
- Alors, qu'est-ce que tu veux faire? On appelle Angela et on se fait une soirée vidéo. Pourquoi pas cette fameuse saga qui fait fureur?
- Comment?...
Je laissais tomber, Alice était particulièrement intuitive, je composais le numéro d'Angela.
- Angela? C'est Bella, ça te dis de venir passer la soirée à la maison, on commanderait des pizzas et on regarderait des films. Alice se joint à nous... Très bien, à tout de suite.
De toute ma conversation je n'avais pas lâché Alice du regard, elle n'avait pas bougé d'un iota. C'était troublant, en cours de Bio j'avais apparenté son frère à une statue et je remarquais la même chose en ce moment. Elle aussi ressemblait à une fichue effigie en marbre. Je m'assayais face à elle, je ne savais quoi lui dire et c'était d'autant plus étrange qu'elle me fixait avec un drôle d'air, comme perdu dans le vide.
- Alice, est-ce que ca va?
Elle ne répondait pas, je me rapprochais mais son inexpression se modifia en un rictus horrifié.
- Alice? Alice?
Je tentais de la secouer pour qu'elle se ressaisisse mais ce fût comme si j'avais voulu bouger un bloc de granit. J'étais surprise, comment une personne aussi frêle qu'elle pouvait m'opposer autant de résistante. Elle recouvra ses esprits, se leva et se dirigea vers la porte d'entrée.
- Je... Je dois y aller. Je suis désolée, Angela arrive, tu ne seras pas seule. Promet-moi de ne rien faire d'imprudent. Reste chez toi.
C'était la seconde fois qu'on m'ordonnait de rester cloîtrée chez moi, depuis quand est-ce que je ne contrôlais plus ma vie ? Sans plus d'explication elle claqua la porte derrière elle, je guettais le bruit d'un moteur mais aucun son ne me parvint. Une demi-heure plus tard, la voiture d'Angela était garée devant chez moi et nous mangions des pizzas devant le premier épisode de notre saga favorite tout en faisant des commentaires sur l'acteur beau comme un dieu qui tenait le rôle principal. Malgré la soirée agréable, je ne cessais de me repasser en boucle les paroles d'Alice Angela me surprit plusieurs fois la tête dans les nuages mais ne pipa mot. Après un long marathon dvd, Angela était trop fatiguée pour rentrer alors je lui proposais de rester, on installa des sacs de couchages dans le salon, elle s'écroula comme une masse tandis que moi je me retournais sans cesse ne trouvant pas le sommeil. Finalement, alors que l'aurore allait pointer, mes yeux se fermèrent enfin.
Je flotte, tout mon corps est en suspension, je suis légère mais je suffoque, je suis dans l'eau ou plutôt sous l'eau, mes poumons me brûlent tant ils manquent d'air. Je tente de nager vers la surface, en vain. Au moment où j'abandonne, une main glacée et solide me saisit le poignet et me ramène à la surface. Edward Cullen me tient contre lui, je suis transie de froid mais pour rien au monde je ne bougerais. Je me sens comme si j'avais toujours été à ma place, près de son corps. Il me porte à travers la sylve et me pose, son expression est étrange froide. Il murmure, je ne comprends pas ce qu'il me dit, je veux le toucher, le serrer contre moi mais lorsque je m'approche, il s'éloigne aussitôt. Mon cœur s'emballe à chaque fois, comme s'il voulait exploser.
- Il faut qu'on quitte Forks… Je parle de ma famille et moi… c'est mon monde, pas le tien Bella… Je refuse que tu viennes, c'est clair…
- Tu ne veux… plus de moi ? Les mots ont franchi le seuil de mes lèvres sans que je m'en aperçoive, j'ai une fois de plus l'étrange sensation de déjà-vu. Et j'ignore comment mais je sais que je ne veux pas revivre ça.
- Non… Mais si ce n'est pas trop te demander, est-ce que tu veux bien me faire une promesse. Ne commets aucune imprudence, c'est pour le bien de Charlie. Et je vais te faire une promesse en retour, sache que cette fois tu ne me reverras jamais, je ne reviendrais pas et tu pourras vivre ta vie sans aucune ingérence de ma part. Ce sera comme si… je n'avais jamais existé, je te le promets.
- Si tu le fais pour sauver mon âme, prend la j'en ai même pas besoin sans toi.
- Il ne s'agit pas de ton âme Bella à la vérité, tu n'es pas pour moi.
- Je suis pas assez bien pour toi.
- Navré d'avoir laissé les choses durer trop longtemps.
- Je t'en prie, reste.
- Adieu Bella…
Je suis parfaitement consciente de chacun de mes muscles, je sens les fourmillements dans mes doigts, les poils se hérisser le long de mes bras mais surtout je ressens le trou béant qui se forme dans ma poitrine et qui prend de plus en plus de place. La douleur est insupportable, Edward a disparu en l'espace d'un instant, je cherche partout autour de moi mais il n'y a que moi et les arbres couverts de mousse. Je sens mes pupilles me piquer lorsque je réalise qu'il m'a abandonnée. Je ferme fort les yeux afin d'empêcher mes larmes de couler et lorsque je les rouvre je ne suis plus dans la forêt verte et froide mais dans un salon aux murs blanc, lambrissé de bois. Des bougies brulent un peu partout, illuminant la pièce d'une douce chaleur. Une immense baie vitrée nous offre une vue imprenable sur une rivière qui reflète les reflets argenté de la lune. D'énormes bouquets de roses rouge et jaune sont disposés çà et là à travers l'immense pièce sur une petite table ronde au centre de celle-ci sont posé, à côtés d'un monticule de paquets de divers formes et couleurs, un gâteau décoré avec soin avec en son sommet mon prénom en lettres dorées. Je suis près de la petite table, Alice, Jasper et Edward sont là, ainsi que quatre autres personnes dont je ne parviens pas à distinguer les visages. Jasper se tient contre un immense piano noir et comme à l'accoutumé affiche un faciès troublé. Alice, elle, est toujours aussi enjouée et énergique Edward est à mes côtés et frôle mon dos du bout de ses doigts, je peux sentir leur incandescente froideur à travers le tissu de ma robe. Je fixe mon doigt, une goutte de sang y perle, levant les yeux sur Edward je constate que son expression a changé, au lieu d'un regard sombre et paisible qui me semblait être habituel, le désarroi et la dureté ont envahis ses adorables traits et il fixe le coin opposé de la pièce Jasper me scrute de manière inquiétante. Tout se passe très vitre et pourtant j'ai la sensation que chaque instant est au ralenti. Un choc violent à la poitrine m'envoie à l'autre bout de la pièce, je m'effondre sur une desserte où étaient posés les vases en cristal, le fracas du bois qui se brise me fait relever la tête et je vois Edward repousser Jasper qui affiche la face d'un prédateur, comme s'il voulait me tuer. Ce n'est qu'à cet instant que je remarque que ma petite coupure est le cadet de mes soucis, l'odeur de sel et de rouille emplie mes narines et la nausée ne tarde pas à me monter une douleur lancinante, du sang en abondance s'écoulant de mon bras, je ne vais pas tarder à tomber dans les vapes. Relevant la tête, à la recherche d'un quelconque secours, je ne peux que constater que six paires d'yeux me dévisagent. Une fois de plus, je ferme les yeux pour ne plus voir ces prunelles incandescentes me fixer. J'ai de nouveau changé d'environnement; je suis à nouveau dans la forêt, elle me semble plus familière, moins effrayante. Les troncs gigantesques recouverts de mousse brune, la bruine qui s'etend un peu plus loin mais surtout le bourdonnement proche de plusieurs voix changeantes, je reconnais les lieux, je suis dans le sous-bois près du lycée. Je sens une présence derrière moi mais je ne bouge pas…
- Quel âge as-tu ?
- Comme précédemment, les mots sont sortis sans que j'en prenne réellement conscience.
- Dix-sept ans…
Je frissonne en entendant le doux ténor qui résonne juste dans mon dos, je ne sais pas comment mais je sais qu'il s'agit d'Edward.
- Dix-sept ans depuis combien de temps ?
- Longtemps…
- Je sais ce que tu es.
- Dis-le. A voix haute… dis-le.
- Un vampire…
Je me réveillais en sursaut et en sueur, regardais autour de moi, Angie n'était plus dans son sac. J'étais désorienté, une odeur de pancakes me chatouillait les narines et j'entendais quelque chose frire dans la cuisine. Je me levais précipitamment si Charlie faisait la cuisine, ça n'allait pas tarder à bruler alors autant éviter la catastrophe. Je pénétrais dans la cuisine, Angéla se tenait devant les fourneaux. Elle se retourna et me fit un signe avec la spatule à crêpes.
- Salut toi !
- Salut… tu es encore là ? non, pas que ça me gêne hein…
- Je n'ai pas eu envie de te laisser toute seule, tu semblais agitée… tout va bien ?
Sacrée Angéla, même là, elle avait compris que quelque chose me chiffonnait. Elle m'invita à m'assoir à ma propre table et posa un café noir devant moi. Elle attendait que je parle.
- J'ai fait un rêve étrange… rien de bien dramatique.
- Tu veux en parler ?
- Non, t'inquiète… ça va.
Je ne voulais pas passer pour une folle, surtout pas envers la seule véritable amie que j'avais. Je gardais pour moi le récit de mon songe. C'était étrange quand même, ce n'était qu'un rêve et pourtant j'avais la sensation que c'était vrai. Je riais de moi-même, comment cela pouvait-il être vrai, j'avais dit qu'Edward Cullen était un vampire.
- Bella ? tu m'écoutes ?
- Hein… quoi ?
- Où étais-tu ?
- Nulle part… tu disais ?
- Comment veux-tu tes œufs. Brouillés ou au plat ?
- Euh… Je n'ai pas faim, merci.
- Ah non ! tu vas manger, je n'ai pas fait tout ça pour rien.
Dit-elle en me désignant le plan de travail où étaient posées plusieurs assiettes. Elle se saisit d'une plus petite assiette et y posa un pancake, une cuillère d'œufs brouillé et un peu de salade de fruits. Elle fit de même avec une autre assiette et vint se placer en face de moi.
- Charlie ne devrait pas tarder, mange !
- Comment tu peux le savoir ?
- Il a appelé tout à l'heure…
- Je n'ai rien entendu.
Du bout de ma fourchette, je piquais dans un morceau de banane et le portais à ma bouche, j'essayais tant bien que mal d'effacer mon songe de mes pensée mais rien n'y faisait les mots que j'avais prononcé, ce qu'il avait dit et l'attaque, tout me paraissait tellement réel. Angéla se racla la gorge, me ramenant à la réalité.
- Tu es sûre que tout va bien ?
- Oui, c'est juste que je repense à mon rêve, c'était un peu troublant…
- Tu certaine que tu ne veux pas en parler ?
- Tout va bien…
Au même moment, Charlie garait la voiture dans l'allée et quelques instant plus tard, il passait le pas de la porte, la mine grise, les yeux cernés de poches, il avait l'air épuisé. Il nous rejoignit dans la cuisine et s'installa à ma droite, Angie lui versa une tasse de café qu'elle accompagna d'œufs brouillés et de toasts.
- Ca va papa ?
- Fatigué.
- Du nouveau ?
- Non, on a ratissé tout le périmètre où l'on a retrouvé cette pauvre fille mais rien, pas un seul misérable indice qui puisse nous conduire à notre homme. A croire qu'il s'est évaporé.
- Donc, ce n'est pas un animale ?
- Je suis certain que non, j'attends les résultats du labo qui me confirmera ça, il ne devrait plus tarder à m'appeler. Je monte prendre une douche.
Il avala son café d'une traite et monta dans la salle de bain, l'eau ne tarda pas à couler. Angéla me regardait, je voyais la peur dans ses yeux.
- Ne t'en fais pas, il va le coincer.
- J'espère…
Nous terminions notre assiette dans le silence, elle, fixant le fond de sa tasse et moi contemplant la lisière de la forêt de l'autre côté de la route, un frisson me parcouru. Charlie redescendait et le téléphone sonna il décrocha et s'annonça. Il n'avait pas l'air très content de ce qu'on lui disait et son visage se ferma.
- Non ça ira, je le ferais.
Il enfilait sa veste et glissait son arme dans son étui, revenant dans la cuisine, il prit sa tasse à emporter, la rempli de café et m'embrassa sur le front.
- Angéla, merci pour le petit dèj'. Bella, ne sort pas.
- Où est-ce que tu vas ?
- Le labo à appeler le poste, ils n'ont rien. Aucun ADN, ils disent que ça n'est ni humain, ni animale.
- C'est pas une raison pour déjà partir, ce n'est pas une urgence. A moins qu'il y ai autre chose, c'est ça ?
- Il n'y a rien du tout, ok ?
Il avait l'air angoissé, je ne connaissais que très peu Charlie mais je voyais bien que quelque chose n'allait pas.
- Charlie… qui a-t-il ?
- Il y en a une troisième…
Il avait lâché ça en un souffle, si faiblement que j'avais cru mal entendre mais le regard d'Angéla me confirmait pourtant le pire. Il y avait eu une autre victime. Je dévisageais Charlie, attendant plus d'information mais il ne dit rien de plus. Il tourna les talons, posa sa main sur la poignet de la porte, la tourna et s'apprêtait à sortir.
- Qui ? Qui est-ce papa ?
Il s'arrêta et je vis ses épaules monter puis redescendre accompagner d'un long souffle, il ne se tourna pas.
- C'est Jessica Stanley…
Il sortit, je l'entendais renifler, je savais ce qu'il éprouvait, il était impuissant et ça le rendait fou de rage, il connaissait les Stanley depuis ce qu'on peut appeler une éternité. Il était allé au lycée avec Mr Stanley et il avait assisté à toutes les grandes occasions de leur vie. Ça n'allait pas être évident pour lui de le leur annoncé et je n'osais imaginer comment allaient réagir les parents de Jessica. J'étais abasourdi par la nouvelle, mes oreilles bourdonnaient et le bout de mes doigts me piquait. Jessica ne me portait pas dans son cœur, nous nous étions disputées, elle n'avait jamais été vraiment courtoise avec moi mais ça me faisait froid dans le dos d'apprendre ça. Je sortais de ma torpeur lorsque j'entendais des sanglots tout proches, je clignais plusieurs fois des yeux afin de retrouver une vision claire, Angela était effondrée, de grosses larmes perlaient sur ses joues, ses yeux et son nez avaient rougis. Je me levais et prenais la boite de mouchoirs que je lui tendis. J'avais de la peine pour elle, Angéla avait cette capacité à s'entendre avec tout le monde même avec Jessica par le force des choses, elles étaient devenues très amies.
- Je… je vais…rentrer.
- Tu n'es pas en état de conduire, je vais te raccompagner. Tu récupéreras ta voiture plus tard.
- Ton père t'a dit de ne pas sortir… sanglota-t-elle.
- Ne dis donc pas de bêtise, je ne vais pas te laisser rentrer dans cet état, et puis je ne risque rien dans mon char.
Elle hochait la tête, prenait son sac à main et patientait à la porte, je saisissais mes clés et sortais en verrouillant la porte, la vérifiant trois fois pour être sûre. Je reconduisais Angie chez elle, son père était sur leur terrasse, la tête entre les mains. Angéla me saluait vaguement et rejoignait son père qui l'enlaça et pleura. Je savais à quoi il pensait, « et si ça avait ma fille ? …». Je redémarrais et roulais un moment sans crier gare, des larmes virent rouler sur mes joues Que se passait-il ? Pourquoi ces filles ? Qu'avaient-elles faits pour mériter ça ? Absolument rien, rien ne justifiait la mort et surtout pas dans ces conditions. Je me rangeais sur le bas-côté, n'y voyant plus rien, posais la tête sur mon volant et laissais retomber la pression. Inévitablement, le visage d'Edward se forma dans mon esprit, ses traits parfaits, son teint d'albâtre, ses cernes violacées et ses pupilles topaze. Des bribes de mon rêve me revenaient, le ton de sa voix, mes mots, ses mots. Les yeux de Jasper s'imposèrent à moi, je sursautais malgré moi, ils étaient rouge sang, il avait voulu me tuer, était-ce arrivé ? Et Alice, elle était partie précipitamment hier soir comme si elle redoutait quelque chose, Jessica s'était fait attaquer hier soir… et si… si c'était lui ? Qu'est-ce qu'ils étaient vraiment ? Un mot me revint en tête, « vampire »… était-ce possible ? Je voulais en avoir le cœur net, je mettais le contact et faisais demi-tour. Je me dirigeais vers la maison des Cullen…
désolé pour ceux qui ont cru que c'était Edward au début! Que croyez vous qu'il va se passer?
la suite aussi vite possible!
