Tout d'abord nous souhaiterions remercier notre dévouée fan sans qui ce chapitre ne serait toujours pas posté...
Merci... et bonne lecture...
Harry et Ron attendirent bien sagement entre le rayons 342b astrophysique appliquée et 496d arithmancie théorique, tandis qu'Hermione choisissait, bien évidemment, le livre le plus lourd de l'étagère. Hermione vacillait dangereusement sur son tabouret lorsqu'Harry envoya un coup de coude bien placé entre les côtes de Ron qui étouffa un cri avant de courir au secours de la jeune fille. Celle ci retrouva son équilibre tant bien que mal, laissant tomber au passage quelques livres sur la tête de Ron. Il gisait à moitié enseveli sous une montagne de livres quand Mrs Pince arriva en beuglant : "Qu'est-ce que c'est que ce raffut !". Un dernier livre vint s'écraser sur la tête du rouquin qui mit quelques instants à réagir avant de pousser un hurlement sonore. La vieille bibliothécaire acariâtre afficha une expression scandalisée devant un tel "irrespect-du-silence-au-sein-de-son-temple". Harry essaya dans une ultime tentative désespérée de limiter les dégâts : "Vous en faîtes pas ! On va tout ranger, M'dame !". Ils furent sauvés par une bande d'adolescentes en furie qui gloussaient dans le rayon 48r : créatures aquatiques du Sahara. Mrs pince s'éloigna avec un murmure d'exaspération totale : "aucun respect, ces jeunes !".
Une fois la bibliothécaire hors de vue, Harry explosa de rire devant la mine déconfite de son ami. Alors qu'Hermione s'approchait, Ron eut un faible mouvement de recul, et tenta de se relever seul… Et puis quoi encore, ce n'est pas à la demoiselle en détresse de sauver le Prince charmant… Mais après son deuxième échec, il fut bien forcé d'accepter la main que lui tendait son amie… Il faudra revoir la théorie du Prince charmant…
Quelques instants plus tard, Hermione manqua d'assommer Harry avec sa baguette avec la même technique qu'il avait lui même expérimenter quelques heures plus tôt sur son hérisson. En effet : remettre des livres en place tout en lisant la préface passionnante et attractive du Professeur Amadeus Duchnokenkloke se révélait être une entreprise difficile.
Une fois sortis, les deux garçons se mirent à parler Quidditch, pour changer, tandis qu'Hermione feuilletait avidement les pages de son livre "absolument merveilleux" comme elle l'avait si bien fait remarquer. Harry et Ron stoppèrent net, alors qu'Hermione continuait d'avancer tout en énonçant les fascinantes théories de l'illustre Professeur Duchnokenkloke. Evidemment pour elle l'atmosphère n'avait pas dû beaucoup évoluer, ses amis ne l'écoutant plus depuis déjà bien longtemps. Un rire sinistre attira son attention, elle releva la tête et laissa tomber son livre, avant de s'enfuir en hurlant.
Une bande de Serpentards ricanaient bêtement au bout du couloir, agglutinés autour d'une forme spectrale flottant à un mètre du sol. Sa silhouette était vaguement familière, sa tête pendait négligemment sur le côté n'étant retenu que par un malheureux lambeau de chair translucide. Nick semblait privé de sa capacité à se déplacer, il vouait doucement au grès des ondulations d'une force inconnue présente en ce lieu. En se rapprochant, Harry et Ron remarquèrent que les mains de celui ci étaient attachées dans son dos au moyen d'une sorte de corde immatérielle. Tandis que les Serpentards commençaient une partie de ping-pong munie d'une balle pour le moins étrange, les deux Gryffondors contemplaient la scène d'un air hébété. C'est alors que Nick les ramena à la raison en appelant à l'aide : "Pourriez vous avoir l'obligeance, je vous prie, de bien vouloir remettre ma tête en place et faire cesser ces enfantillages.". Devant le laxisme des deux adolescents, il s'emporta : "Voulez vous bien cesser ce jeu stupide !". Malefoy sortit du cercle des Serpentards d'un pas conquérant et annonça fièrement : "Il ne me sied guère d'accéder à votre requête."; puis répondant aux regards interrogateurs de ses confrères, il continua avec un léger sourire : "Ca veut dire non !". Tout les Serpentards s'esclaffèrent… non, pas tous… il fallut quelques instants à Crabbe et Goyle pour comprendre qu'il fallait rire.
Puis ce fut sous le regard médusé de Nick que les vert et argent se dispersèrent. En effet, la voix du professeur Mc Gonagall retentissait au bout du couloir. Haletante, elle suivait Hermione qui elle était déjà à hauteur de ses deux amis. Lorsqu'enfin le professeur arriva prés de Nick, elle détourna la tête, sembla repérer quelque chose et demanda : "l'un d'entre vous pourrait-il m'apporter cette araignée ?". Ron, en parfait Prince charmant, expédia son meilleur ami en direction de la pauvre petite chose. Harry déposa l'araignée au creux de la main de son professeur. Celle ci la déposa à terre et par un ample mouvement de baguette la transforma en un bel escabeau à huit pattes sur lequel elle se hissa. Elle plongea ses mains dans l'étrange matière qui constituait la tête de Nick, réprima un frisson, puis sans que personne, ni même Hermione, ne puisse comprendre comment, reposa délicatement celle ci sur le cou du fantôme et déclara ensuite : "Allons voir Filius, ce cher professeur Flitwick saura peut-être nous éclairer au sujet de cette corde !". Elle s'approcha alors de Nick et murmura : "Mobilicorpus" et le corp du fantôme se mit immédiatement en mouvement. Mc Gonagall s'éloigna lentement, traînant derrière elle le spectre de Gryffondor.
Après quelques pas, elle se retourna semblant avoir oublier quelque chose, fit un mouvement en direction de l'escabeau qui reprit immédiatement sa forme initiale. La petite araignée s'enfuit vers un recoin sombre sous le regard terrifié de Ron, le Prince déchu. Avant d'éliminer définitivement la thèse du prince charmant, le jeune homme voulut, dans une dernière tentative, paraître galant : Il s'empressa de ramasser le livre qu'Hermione avait laissé tomber. Lorsqu'il lui tendit, il prit soin d'effleurer les doigts de la jeune fille au passage, le plus discrètement du monde évidemment. Ron baissa les yeux, les joues soudainement teintées de rouge. Harry réprima un sourire mais manqua de s'étouffer tant la situation était risible. Hermione, fidèle à elle même, marmonna un vague merci, avant de se replonger dans son livre : elle ne remarquait jamais les tentatives désespérées de Ron pour attirer son attention.
