Chapitre 2 : invitation à dinner

Elle était assise par terre depuis un long moment, une demie heure, une heure peut-être. Elle avait faim, toujours aussi froid et la seule occupation qu'elle avait c'était de méditer. Son nouveau jouet, c'est bien l'expression qu'avait employé le jeune Malefoy. Cette fois-ci c'était sur, elle était tombée sur un psychopathe dégénéré et elle allait en souffrir. Elle le voyait dans ces yeux, elle y lisait de la haine. Elle fut tirée de ces réflexions par le bruit grinçant d'une porte qu'on ouvrait. Elle leva furtivement les yeux et aperçut les personnes qui devaient être les parents de son propriétaire. Ceux-ci n'avaient pas eu l'air d'avoir remarqué son existence à moins qu'ils aient décidés délibérément de l'ignorer. L'homme était grand et paressait assez âgé, on aurait dit qu'il avait la cinquantaine. Ses cheveux était assez long, il lui arrivait à la moitié du dos et ils étaient retenus par un lacet. Comparé à son fils qui était blond comme les blés, lui avait des cheveux d'un blond presque blanc. Il portait une très longue robe de sorcier noire avec des motifs très complexes et minutieux de couleurs vertes. Contrairement aux deux hommes de la famille, la femme avait une chevelure sombre. Elle aussi était très grande et elle avait une silhouette élancée. Elle était très jolie, mais tout comme son fils, son regard pour elle la rendait laide. Elle avait un nez droit, qui lui rappelait quelqu'un, même si elle n'arrivait pas à se souvenir qui.

-Alors mon fils, a tu trouvé quelque chose d'intéressant ?

-Père, Mère, voici ce que j'ai trouvé.

Il se retourna et la désigna d'un signe de tête. Un expression de dégoût profond se dessina sur le visage de la mère du blond, à croire qu'elle voyait un cadavre en pleine décomposition. Cependant, sur le visage du père, c'était tout autre chose. On avait l'impression que son fils venait de gagner la médaille du meilleur jeune sorcier de tout les temps, ou bien que celui-ci venait de rentrer de l'école avec un trophée. Et c'est cela qui commençait à exaspérer Aza, elle n'était pas un trophée, ces abrutis ne pouvaient pas se rentrer ça dans le crâne.

-Je suis fier de toi, vraiment très fier de toi !!

-Chéri, crois-tu vraiment que ça soit une bonne idée que notre fils ramène cette chose à la maison ?

Elle avait envie de crier qu'elle n'était pas une chose, mais la corde autour de ses poignets la ramena à la réalité. Mais il était facile de deviner sa colère, ses poings étaient serrés et sa figure rouge. Elle serrait tellement fort que ses ongles lui rentrait dans la peau. Elle avait mal. Mais elle ne voulait pas montrer sa faiblesse, pas devant ces gens. Le père du jeune Malefoy remarqua ce petit manège qui se déroulait à l'intérieur d'elle et en semblait amusé. Il pointa sa canne sous son menton pour la forcer à relever la tête vers eux.

-Cette petite sera difficile à dresser, mais je sais que tu y arriveras.

Sans un mot, le père se dirigea vers une vieille cheminée à moitié en ruine dans le fond du magasin. Il fut immédiatement suivit par sa femme. Au début elle fut surprise de voir l'homme et la femme rentrer dans la cheminée. Mais elle se souvint qu'elle avait déjà vu son premier maître faire cette chose une fois. L'homme prit une poignée de poussière verte accrochée dans un petit bocal sur la cheminée. Il la jeta à ses pieds en criant :

-Malefoy manor.

Elle se retrouva une fois de plus seule avec le jeune Malefoy. Un frisson la parcourue lorsque celui-ci se rapprocha d'elle. Il lui tournait autour et détaillait chaque parti de son corps. On avait l'impression qu'il ne l'avait pas encore acheté et qu'il regardait le produit de ses rêves avec grande attention pour vérifier qu'il ne possédait pas de défauts. Il posa sa tête sur l'épaule de la jeune fille et lui murmura à l'oreille :

-Je sens qu'on va bien s'amuser toi et moi.

-Et moi je ne crois pas.

Ces mots étaient sortis tout seul de sa bouche, elle n'avait jamais voulu exprimer si fort ses pensées. Mais il était trop tard pour revenir en arrière. Un jour sa témérité, sa curiosité et sa bêtise allait la faire mourir. Elle en était sur. Mais au lieu du coup, ou de la remarque blessante à laquelle elle s'était attendue, elle fut entraînée par un coup de corde dans la cheminée avec le sorcier. Puis juste avant de répéter la même scène que ses parents quelques minutes auparavant, il s'empressa d'ajouter d'une voix mystérieuse.

-Tu en es bien sur.

Elle tressaillit puis tout devint noir autour d'elle. Elle vit par moment des flashs de lumière dans lesquelles on pouvait apercevoir parfois des salons, ou bien des chambres. Le monde tournait autour d'elle, et elle fut prise d'une énorme envie de vomir. Puis tout stoppa d'un coup. N'étant pas prête à cet arrêt brutal elle s'accrocha à la robe du jeune blond pour éviter de tomber. Celui-ci enleva la main qui c'était accrochée à sa robe et marmonna quelque chose qui pouvait bien ressembler à : je vais devoir me désinfecter maintenant. Mais Aza n'y fit pas attention, ce qu'elle avait sous les yeux était à couper le souffle. Elle était dans la plus belle demeure qu'elle avait jamais eu l'occasion de voir. Elle en avait le souffle coupé.

Elle venait d'atterrir dans une immense pièce, qui devait servir au moment de réception. Les murs de la salle et même le sol était fait de marbre blanc. Plusieurs canapés en bois ancien et travaillé étaient disposés un peu partout dans la pièce. Ils étaient accompagnés de petites tables en bois sur lesquelles étaient disposés de magnifiques vases avec des orchidées blanches.

C'est magnifique

Mais ce qui la marqua réellement c'était la couleur majeure qui se trouvait dans la pièce : du blanc. Ces gens étaient des sadiques, qui avaient sûrement tués des dizaines de personnes. Ils étaient tous habillés de noir. Leur couleur préférée devait sûrement être le roue. Et leur maison était blanche comme pour contraster avec la dureté qui émanait de ces personnes. Pendant qu'elle observait la bouche grande ouverte le décors qui s'offrait à elle, le jeune sorcier la regardait. Un sourire triomphant sur le visage. Finalement il avait peut-être trouvé comment la faire craquer. Il toussota. Aza se retourna vers lui, essayant de reprendre contenance et d'enlever son sourire stupide précédent de son visage.

-Je vais te montrer ta chambre.

Sa chambre !!! C'était la première fois qu'un de ses nouveaux maîtres employait ce mot pour lui montrer ce qui allait lui permettre de se reposer. Soit c'était une très mauvaise blague, soit ces gens étaient tellement riches que le pire endroit qu'ils aient à lui proposer pour vivre était une chambre. La stupeur marquait son visage mais elle suivit sans dire un mot son maître. Ils montèrent en silence un grand escalier de marbre, blanc lui aussi. Après avoir traversé un couloir avec de nombreuses portes, dont une ouverte renfermait sûrement une bibliothèque vu ce qu'elle en avait entraperçut, le jeune homme s'arrêta devant une porte qu'il ouvrit. Pour la deuxième fois de la journée et en moins d'une demie heure elle eu le souffle coupée. La pièce qui allait devenir sa chambre était encore plus magnifique que la salle de réception à travers de laquelle elle était arrivée dans la maison. La chambre était assez grande, il y avait un énorme lit à baldaquin rouge au milieu de la pièce. Une armoire assez grande pour pouvoir ranger les peu d'affaires qu'elle possédait et celles d'au moins 10 autres esclaves. Il y avait aussi dans le fond de la chambre un coiffeuse. Elle avait déjà vu ce genre de meuble chez une de ses propriétaires. Elle s'en servait pour pouvoir s'admirer et ce maquiller : quelque chose dont elle n'aurait pas l'usage ici. Elle sentit les liens autour de ses poignés se défaire et tomber à terre. Que devait-elle faire maintenant ? mais elle n'eu pas à attendre la réponse longtemps

-Tu trouveras dans l'armoire une robe, je veux que tu la mette. Dans une demie heure un elfe de maison viendras te chercher et tu viendras dîner avec moi.

Il poussa la porte qui se ferma au nez d'Aza. Elle était maintenant dans sa chambre et elle devait se préparer pour ce prétentieux gamin. Mais il ne valait mieux pas désobéir. C'était en tout cas ce que lui dictait une petite voix à l'intérieur d'elle. Elle ouvrit l'armoire et en sortit la seule robe qu'y si trouvait. A croire que tu avait été organisé pour son arrivé. Elle enfila du mieux qu'elle pu la robe, après s'être emmêlé une fois les pineaux à travers tant de tissus. Elle se regarda dans la glace et s'admira. Elle était vraiment jolie habillée comme ça. La robe était une longue robe rouge sang qui s'évasait au niveau de sa taille. La robe tenait à l'aide de deux fines bretelles rouges et elle faisait un dos nu très profond. Soudain elle entendit frapper et la porte s'ouvrir : sur un petit elfe de maison. Pourtant, ça n'était pas encore l'heure qu'il l'emmène manger !

-Grinsh pour vous servir. Je viens sur l'ordre de Monsieur Malefoy vous aidez à vous préparer.

Wahouu pour me servir

Aza se laissa faire, c'était la première fois que quelqu'un passait du temps pour s'occuper d'elle. Elle ne voulait pas briser ce moment magique même si c'était avec un elfe de maison. Après 15 minutes d'acharnement sur sa chevelure, qui n'avait jamais été domptée et qui devait être plein de nœud, Grinsh poussa un petit cris de victoire. Il avait disposé ses cheveux dans un chignon souple d'où quelques mèches s'échappaient pour retomber sur sa nuque. Si elle n'avait jamais été une esclave, elle se serait sûrement fait belle pour un homme comme ça, un jour. Aujourd'hui elle avait fait ça par contrainte et pour un garçon qu'elle détestait déjà. Elle fut tirée de sa rêverie par Grinsh :

-Il est l'heure, monsieur vous attend dans la salle à manger.

-Merci Grinsh.

Aza entreprit de sortir de sa chambre après avoir vérifié que sa robe et sa coiffure étaient en ordre. Elle ne pouvait pas se permettre de faire mauvaise impression sur son nouveau maître. Qui sait … peut-être qu'il n'était pas aussi monstrueux qu'il en avait l'air. Mais dès qu'elle fut dans le couloir elle se rendit compte qu'elle ne savait absolument pas où était la salle à manger. Elle ne se souvenait même plus du chemin qu'elle avait pris pour aller jusque dans sa chambre. Grinsh du remarquer son hésitation car il ajouta :

-Suivez moi.

Grinsh la dépassa et commença à avancer dans le long couloir, sans prendre la peine de l'attendre. Elle le suivit découvrant eu fur et à mesure les merveilles de la demeure qui s'offraient à elle. Elle repassa devant l'immense bibliothèque et elle se mit à penser qu'elle aurait bien aimé avoir autant de livres rien que pour elle. Aza n'avait jamais appris à lire dans son campement, en vérité les sangs purs n'apprenaient jamais aux esclaves à lire. Cela était plus pratique lorsque celui ci devait servir de messager et qu'on ne voulait pas que celui-ci connaisse le contenu du mots. C'était donc par esprit pratique que les adeptes de Voldemort avaient adoptés cette pratique. Mais si jamais elle avait su elle aurait donné tous ce qu'elle avait pour pouvoir apprendre tous ce qu'il y avait dedans, elle avait une grande soif de connaissance qui se serait probablement jamais étanchée.

Grinsh la fit tourner à gauche, puis à droite, encore à gauche, ils descendirent un escaliers, puis tournèrent à droite au fond d'un couloir, encore un escalier de descendu … au bout d'un moment Aza en perdit le fil et du bien se rendre compte qu'elle serait incapable de retourner jusqu'à sa chambre et même de se déplacer dans le château seule. Cette pensée la révulsait car cela voulait dire qu'elle allait être dépendante de tous les êtres qui vivaient dans ce château. Après au moins 15 minutes de marches dans ce grand labyrinthe avec des chaussures à talons qui la faisait énormément souffrir car elle n'avait pas l'habitude d'en porter elle arriva devant une grande porte en bois. Grinsh ouvrit avec ses petits bras la grande porte en poussant très fort et il lui fit un signe pour que celle ci rentre dans la pièce.