Aza était assez perturbée, ses yeux étaient grand ouvert et traduisaient une grande incompréhension. Elle ne comprenait rien à tout ce qui se passait depuis qu'elle était réveillée. Elle était dans une immense pièce qui ne ressemblait en rien au manoir dans lequel elle était arrivée le matin, un garçon qui ressemblait trait pour trait à son maître avait été près d'elle mais ne semblait pas savoir qui elle était et la cerise sur le gâteau on la traitait d'invitée ! C'était à n'y rien comprendre.

Dumbledore remarqua le trouble de la jeune fille après le départ de Drago. Elle n'avait pas l'air de savoir ce qu'elle faisait là, ce qui pouvait expliquer la présence du retourneur de temps à son cou. De plus, pendant qu'il avait confié la garde de la jeune fille au jeune Malefoy, il était allé dans son bureau et avait envoyé un message au Ministère de la Magie pour demander si le fameux retourneur de temps était toujours dans leur locaux. Ils lui avait répondu que c'était le cas. Donc puisque celui qu'il avait entre les mains était le même il ne pouvait venir que du futur.

-Tu devrais t'asseoir.

Dumbledore venait de casser le silence qui c'était établit dans l'infirmerie et c'était adressé de sa voix naturellement calme à Aza. Il fallait qu'il s'entretienne avec le jeune fille pour avoir des réponses. Après qu'elle se fut assise sur le lit qu'elle avait quitté quelques minutes plus tôt il reprit :

-Je m'appelle Albus Dumbledore et je suis le directeur de l'école dans laquelle tu te trouve en ce moment. Mais je suppose que tu l'ignore, je me trompe ?

Aza acquiesça d'un signe de tête, n'osant toujours pas parler. Elle fixait à présent ses chaussures rouges les trouvant subitement très intéressante. Elle se sentait très gênée, ne comprenant pas qu'on s'intéresse autant à elle. De plus, la voix du vieil homme n'était pas dure, mais plutôt agréable, elle n'y sentait pas de forme de mépris.

-Je vais peut-être te paraître un peu direct, mais j'aimerais bien savoir qui tu es.

Voyant que la jeune fille n'était toujours pas prête à parler, il se retourna. Après tout, il pouvait peut-être la laisser se reposer encore un peu, il pourrait revenir plus tard.

-Je vais te laisser encore un peu si tu le souhaite.

Mais alors qu'il allait franchir lui aussi la porte de l'infirmerie, Aza lui répondit avec une toute petite voix timide :

-Je m'appelle Aza.

Dumbledore esquissa un petit sourire satisfait en entendant la jeune fille parler. A vrai dire il avait fortement espéré quand faisait semblant de partir la jeune fille se mette à parler. Mais en réalité Aza avait parlé car elle ne voulait pas se retrouver seule dans ce lieu inconnu. Elle avait aussi surtout très peur que le son maître ne revienne, en ayant bien retrouvé ses esprits et ne la frappe. Elle espérait que le vieillard se retourne, elle préférait poursuivre l'interrogatoire plutôt que de rester seule. Dumbledore répondit à sa requête intérieur lorsqu'il rerentra dans l'infirmerie et qu'il s'assit sur un des lits face à elle. Il se tue, laissant d'elle même ma jeune fille continuer son histoire.

-…. Je suis l'esclave du sorcier qui vient de sortir de la pièce.

La, Aza venait de choquer profondément Dumbledore. Il savait que les Malefoy étaient réputés pour être des sorciers qui ne respectaient pas les autres, et qui étaient même pour l'esclavage comme on le voyait avec leurs elfes de maisons. Mais de la à mettre en esclavage une sorcière. Elle ne pouvait pas être l'esclave de Drago, ça n'était pas possible. Dumbledore essayait de se rassurer tant bien que mal. « Après tout, si elle était réellement son esclave il ne l'aurait pas emmené ici, soyons logique », voilà ce que pensait Dumbledore.

-Depuis quand est tu son esclave ?

-Ce matin.

-Je veux dire ce matin de qu'elle année ?

Qu'elle question étrange. Sérieusement, elle ne savait ce qu'était un « directeur » dans une école mais ça n'était pas quelqu'un de très intelligent. Elle lui disait que ça faisait depuis seulement le matin même qu'elle était devenue la propriété de Drago, l'année n'avait donc pas changée entre le matin et la soirée. Mais voyant le regard assez inquiet de son interlocuteur elle répondit à la question.

-Heu .. 2046.

Dumbledore se permit un assez long soupir de soulagement. Beaucoup de gens croyaient qu'il était un sorcier imperturbable et toujours calme, mais lui comme les autres avait ses moments de doutes. De plus cela confirmait l'hypothèse selon laquelle cette fille venait du futur. Futur qui cependant n'avait pas l'air d'être très glorieux si certains sorciers en venaient à être esclave. Il devait en apprendre plus. Il sortit de la poche de sa robe le retourneur de temps que madame Pomfresh avait trouvé autour du cou d'Aza, et le lui montra.

-Tu sais ce que sais ?

Les joues d'Aza prirent feu lorsqu'elle vit le retourneur de temps, elle ne savait pas ce que c'était, mais elle reconnaissait l'objet qu'elle avait trouvé sous la bibliothèque dans le manoir. Aza était en train de s'imaginer les pires choses : peut-être qu'un directeur était un homme qui punissait les esclaves ! Ou bien son maître l'avait laissé ici car c'était un bourreau renommé et qu'il voulait la punir pour avoir touché cette objet. Elle se mit à tourner négativement la tête, presque frénétiquement.

Dumbledore ne semblait pas avoir remarqué l'attitude de la jeune fille où en tout cas n'en tenait pas rigueur. Peut-être qu'elle ne savait réellement pas ce qu'était cet objet, et donc elle ignorait aussi qu'elle avait remonté le temps.

-C'est un retourneur de temps. Un retourneur de temps permet à celui qui l'utilise de remonter dans le temps, et c'est ce qu'y t'es arrivée.

Alors qu'Aza ouvrait en grand la bouche pour répondre par un implorant : « Je vous promet que je n'ai jamais voulu y toucher, je ne l'ai pas volée », elle stoppa net, la bouche toujours grande ouverte. Remonter le temps ?!?! Elle avait remontée le temps ! C'était impossible, elle ne savait pas faire de magie, et puis c'était impossible tout court, cet homme devait la confondre avec une autre personne. Aza referma la bouche et se tenait à présent la tête entre les mains et murmurait : « Ce n'est pas possible ». Il n'y avait qu'une solution logique à tout ce discours : c'était une nouvelle forme de torture.

-Et c'est pourtant la vérité, aujourd'hui nous sommes le 1er Septembre 1996 et non pas 2046.

La jeune fille leva les yeux vers Dumbledore, il ne riait pas et ça n'avait l'air d'être une blague. Mais comment était ce possible ? Et qui était ce garçon qui était le portrait craché de son maître ? Qu'allait-elle devenir ? Dumbledore percevait toutes les questions d'Aza dans son esprit et prit sur lui d'y répondre sans qu'elle les lui pose à voix haute.

-Ce garçon que tu as croisé s'appelle Drago Malefoy, c'est lui qui t'as trouvé dans le parc du Château et qui t'as ramené ici pour te faire soigner.

Drago Malefoy ? Si elle était remontée dans le temps, était ce aussi possible que ce Drago soit celui qui est permit l'ascension de Voldemort. Si c'était le cas, c'était aussi lui qui était responsable du malheur de tant de gens. Pourtant, pour quelqu'un qui était censé être un serviteur du Seigneur des Ténèbres il avait plutôt bon cœur, puisqu'il l'avait sauvé alors qu'il ne la connaissait même pas.

Alors qu'Aza se questionnait, toujours sous le choc et le poids de beaucoup de question, elle ne savait pas que Dumbledore utilisait son don d'occlumencie sur elle pour essayer d'en apprendre plus sur elle. L'expression de son visage s'aggrava lorsqu'il découvrit que dans le futur Voldemort avait réussit à triompher et que c'était Drago qui avait permit cela. Cela signifiait deux choses : premièrement qu'Harry ne réussirait pas à battre le mage noir et que Drago pesait bien plus lourd dans la balance de Voldemort qu'il ne le pensait.

Ce fut cette fois ci Aza qui questionna Dumbledore :

-Que vais-je devenir si je n'ai plus de maître, je suis une sang de bourbe et je ne devrais probablement pas rester plus longtemps dans votre école, je n'ai pas le droit d'être ici.

Dumbledore se permit un rire léger, mais sans moqueries.

-Mon enfant, dans notre école les Sang-mêlées ont autant le droit que les Sang-purs d'étudier la magie. Tu te trouve dans Poudlard, si tu le désire tu peut rester ici, nous pouvons t'accueillir, te loger et tu pourrais apprendre la magie dans l'enceinte de cette école jusqu'à tes 18 ans. Dans notre monde : tu n'es l'esclave de personne.

-Vous feriez ça ?

Le visage d'Aza avait changé d'aspect, il n'avait jamais reflété autant de joie depuis qu'elle était née. On lui offrait la possibilité d'apprendre tout ce qu'elle souhaitait sur la magie, c'était le rêve de tout les enfants esclaves qu'elle avait connu.

-Mais …., Aza avait comment dire, un peu honte d'avouer ce qu'elle allait avouer, peut-être qu'après ça il ne voudrait plus d'elle, …. Je ne sais ni lire ni écrire, comment pourrais-je étudier dans une école si je ne sais pas faire cela ?

En effet, Dumbledore devait le reconnaître, c'était un problème. Mais ça n'était pas pour ça qu'il allait la rejeter. Il y avait peut-être une solution, après tout, quelque chose qui pourrait peut-être décider de leur avenir à tous. Aza n'était pas au courant qu'il avait prit connaissance de certaines choses dans son esprit, et elle ne devait pas le savoir. Elle prendrait cela pour une forme d'esclavage et elle risquait de se rebeller car il venait juste de lui apprendre qu'elle était libre. Aza avait l'air d'être une forte tête et d'avoir un caractère bien trempée : elle avait réussit en très peu de temps à énerver Drago Malefoy, à lui faire afficher ses sentiments, chose que jamais personne n'avait réussit à faire. Peut-être que si il la plaçait sous la responsabilité de celui-ci elle pourrait découvrir des choses sur l'acte que Drago accomplirait et qui permettrait à Voldemort d'accéder au pouvoir et qu'elle l'en empêcherait.

-Il y a peut-être une solution …