Chapitre 2 : Grand Départ

Ten : C'est étrange, le signal venait pourtant d'ici… Et il n'y a absolument rien. Vous êtes qui vous ?! Jack ?!

Moi : Ah, bonjour quand même ! On a besoin de vous. Enfin… De votre Tardis, et de vous aussi, mais c'est secondaire.

Ten : Qui êtes vous ?

La porte de la cabine téléphonique s'ouvrit sur une jeune femme blonde en pyjama, les cheveux en bataille, se frottant encore des yeux ensommeillés. L'expression se formant sur le visage de Lyria confirma tout de suite mes soupçons.

Rose : Il se passe quoi ? Le Tardis m'a éjectée de mon lit… Jack ?! Mais tu es mort !

Elle nous dévisageait, inquiète de voir autant de monde devant le Tardis. Le Docteur était déjà penché sur les ordinateurs, observant les images du kidnapping de son double, tournant en boucle. Je sentis mes cœurs se serrer dans ma poitrine.

Ten : Qui est-ce ?

Moi : Vous. Dans le futur.

Ten : Ce sont des Seigneurs du Temps… Rose, va t'habiller, on va enquêter !

Clara : Et nous, on compte pour du beurre ?!

Ten : Non, mais vous ne pouvez pas comprend, je suis le dernier de mon espèce et…

Lyria : Pas comprend que la bulle temporelle autour de Gallifrey va lâcher ?! On a aussi notre Docteur vous savez !

Moi : Et il a besoin d'être secouru d'urgence, c'est prioritaire !

Ten : Le plus important est de fermer la bulle temporelle, on se chargera de lui plus tard !

Moi : Bon… Je vois !

Le Docteur couina lorsqu'il se retrouva coincé contre la paroi de sa boîte, sous mon regard impartial.

Moi : Vous allez écouter maintenant ! Moi aussi je suis une Time Lady, moi aussi je sais que la situation est critique, alors votre « je suis le dernier des Time Lords » vous pouvez le remballer ! On va le sauver d'abord parce que c'est mon père et que je suis encore très loin de prendre le relai pour sauver tout l'univers !

Ten : ON NE PEUT PAS Y ALLER ! Si on rentre, ils sortent !

Moi : Très bien ! Alors regardez-les dans les yeux et dites-leur que vous allez le laisser mourir !

Je reculai, dévoilant mes compagnons. Tous le fixait, sourcils froncés, Rose y compris, une expression indéchiffrable sur le visage. Le dixième remarqua tout de suite l'attitude de sa compagne. Lui qui croyait qu'elle allait le soutenir…

Ten : Rose…

Rose : Sérieusement ?! Vous allez le laisser se faire tuer ?!

Ten : Ils ne doivent pas sortir…

Moi : Très bien ! Restez ici si ça vous chante, j'y vais toute seule !

Ten : Mais bien sûr… Et comment vous comptez faire ça ?

Moi : En vous passant sur le corps s'il le faut.

Ten : J'aimerai bien voir ça !

Je fronçai les sourcils et avançai, en direction du Tardis. A sa grande surprise, la porte s'ouvrit toute seule. Il se mit devant moi, bloquant l'entrée de son corps.

Ten : Vous ne savez même pas le piloter !

Moi : Je me débrouille !

Léo : Tu parles… Qui c'est qui nous a fait crasher ?

Moi : Toi, chut. C'est pas ma faute si le pilote originel ne sait lui-même pas piloter quand même !

Le Dixième fronça soudain les sourcils. Tiens, ça venait de tilter dans sa tête. Il attrapa son stétoscope et le plaça sur ma poitrine. Je le laissai faire, vaguement amusée, si ça pouvez lui faire changer d'avis… Il recula, ses yeux me dévisageant intensément. C'était assez flippant d'ailleurs.

Ten : Alors comme ça vous en êtes vraiment une… Comment avez-vous échappé à la Guerre du Temps ?

Moi : Je me suis échappée un peu avant la fin, un vieil ami m'a comme qui dirait aidé.

Ten : Qui ? Peut être qu'il est encore vivant lui aussi ?!

Moi : Bah… Oui, il est vivant, ça c'est sûr. Pour combien de temps, ça c'est une autre chose…

Ten : ….

Lyria : Tu pouvais pas lui dire que tu étais sa fille directement ? On aurait gagné bien dix minutes…

Ten : … COMMENT CA MA FILLE ?!

Moi : Euh… Spoilers.

Lyria : Copyright !

Lyria passa devant moi, décidant de prendre les choses en main. Elle lui fit les yeux de cocker, tout simplement. Il tenta de détourner le regard, puis soupira longuement avant de lever les yeux en l'air.

Ten : TRES BIEN ! Vous ne viendrez pas vous plaindre si on se fait tuer !

Lyria : Qui disait que ça ne marcherait pas ?

Cécile : J'avais parié que c'était Nine qui viendrait donc… Pari annulé !

Lyria : Mouais.

Ten : Par contre, on va avoir des problèmes avec Rose et vos amis.

Les humains nous observaient, suspicieux, mains sur les hanches et sourcils froncés.

Rose : Quel problème ?

Moi : Les humains ne sont pas autorisés sur Gallifrey, ils vous tueront à vue.

Clara : Je ne veux pas dire… Mais on ressemble quand même vachement à des Seigneurs du Temps…

Moi : Oui, mais disons que on a un moyen spécial de se reconnaître, on se sent, à des kilomètres à la ronde. Si vous ne sentez rien, vous êtes fichés directement et pan. Il vaut vraiment mieux que vous restiez ici…

Léo : Certainement pas ! On vient, point final.

Le Docteur et moi se lançâmes un regard exaspéré, très lourd de sens. De toute manière, ils ne changeraient pas d'avis, alors autant céder maintenant… Nous rentrâmes tous dans la cabine téléphonique, enfin prêts pour les départ.

Léo : J'aime pas la décoration…

Ten : Thème Léopard XVI, c'est le meilleur.

Moi : Mouais, je suis plus mitigée moi…

Clara : Au moins, ça change de l'autre Tardis tout noir…

Jack fut le dernier à entrer, refermant la porte et derrière lui. Il longea la paroi jusqu'à nous, sous le regard suspicieux du Docteur.

Moi : Ianto et Gwen ne viennent pas ?

Jack : Je suis sorti en douce…

Moi : Vilain garçon !

Il me fit un clin d'œil, sous le regard exaspéré de Lyria. Le Docteur se mit à tournoyer autour de la console, s'agitant dans tous les sens. Rose s'habilla rapidement et nous rejoignit, fin prête pour l'aventure.

Ten : Surtout, accrochez-vous, et dès que je vous le dit, vous vous mettrez tous à terre.

Moi : Je vais vous aider à conduire.

Le Tardis comprit rapidement où nous allions et tenta de nous en empêcher, nous lançant des coups de jus et des jets d'étincelles à chaque fois que nous touchions une commande. Le Docteur poussa un juron gallifréen lorsqu'il se brula le long du bras, à cause d'une flamme apparue de nulle part. Lorsque nous pénétrâmes dans la bulle temporelle, nous perdîmes tout contrôle de la machine. Le Tardis s'éteignit, se laissant tomber en chute libre vers la planète. Nous nous jetâmes tous sur le sol, puis les moteurs se turent. Le Docteur s'avança vers la console et éteignit une dernière flamme d'un coup de manteau.

Moi : Ouch. Il va falloir attendre avant de repartir.

Ten : Il a pas mal souffert. Pauvre Tardis.

Moi : Elle. C'est une fille le Tardis.

Ten : …

Moi : Allons-y !

oOoOoOoOoOo

Le Docteur poussa un gémissement plaintif en effleurant la barre de fer enfoncée dans son ventre. Il serra les dents et tenta maladroitement de se lever. Ses chevilles, entravées par des chaînes, le ramenèrent rapidement sur le sol poussiéreux de sa cellule. Il tenta de se rapprocher de son compagnon de cellules, qu'il avait reconnu depuis pas mal de temps. Doucement, il le secoua, lui faisant ouvrir les yeux.

Maître : … Docteur ?

Docteur : Eh… Ca va ?

Maître : Non.

Docteur : Merci de m'avoir défendu devant le tribunal, j'étais comdamné quoi que je fasse… Sans toi, je serais déjà mort.

Maître : Oh oui, merci Thêta ! Et maintenant ?! On est tous les deux coincés dans cette cellule à attendre la mort ! Sors un peu de ton rêve, on est foutus, morts, kaput ! Tout ça, c'est de ta faute. Si je ne t'avais jamais connu, on en serait pas là aujourd'hui.

Le Docteur sentit ses cœurs se serrer. Il avait raison, c'était ça le pire. Mais, malgré la douleur, il avait encore cette chose magique qu'on appelait l'espoir. Et il comptait bien s'en servir pour se sortir de ce pétrin.