Chapitre 4 : Visite au Mont Perdition
Ten : Et… Qui êtes-vous au fait ?
Time Lord : Je suis Akkramarachinatistarovalatre. Et lui c'est le Corsaire. Mais appellez-moi Akkra.
Ten : Tiens, un autre renégat ? Il y en a dans toutes les situations.
Corsaire : Je suis le fils du Corsaire originel. Mon père a disparu je ne sais où, sans donné aucun signe de vie depuis. Mais vous, vous êtes censé être exécuté dans deux jours.
Moi : On va attendre la tempête et on repart. J'ai pas envie de retrouver mon Docteur décapité, acidifié, foudroyé ou je ne sais quelle autre imbécilité inventée par Rassilon.
Ten : Nous n'en sommes pas encore là.
Léo s'était installé entre Lyria et Clara, se réchauffant au coin du feu. Jack le dévisagea un moment avant de se tourner vers le Docteur.
Jack : Ils sont totalement exténués, on ferait mieux d'y aller seuls.
Moi : Je viens aussi, hors de question que j'abandonne.
Léo : Je ne bouge plus moi.
Cécile : Et moi de même. Ramenez-le juste vivant, ce serait cool.
Un grondement menaçant fit vibrer toute la caverne et une onde de choc provoqua un éboulement à l'extérieur. Nous entendions les rochers dévalant la montagne et certains d'entre eux faisaient ricochets sur le bord de notre caverne avant de partir au loin. Quelques instants plus tard, le silence retomba.
Léo : Quoi, c'est tout ?
Moi : C'est déjà bien assez. Docteur ?
Ten : Allons-y, il n'y a pas une minute à perdre.
Nous nous étreignirent une dernière fois, le Docteur donna les dernières recommandations puis nous reprîmes la route, dans la toundra matinale de Gallifrey. Nous avions déjà repris un rythme soutenu lorsque nous atteignirent le point culminant du Mont Perdition. Nous avions décidé de faire une petite pause.
Moi : Pourvu qu'il ne soit pas trop tard.
Jack : Au fait… Gallifrey dans le ciel, c'était vous ?
Ten : Pardon ?
Moi : SPOILERS ! C'est pas pour maintenant ça !
Ten : On devrait atteindre la citadelle dans quelques heures.
Jack : Ils sont certainement déjà au courant de notre arrivée.
Ten : Ils vont attendre que l'on sortent pour attaquer.
Moi : Un plan ?
Ten : J'y travaille encore.
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Dans la caverne, Clara venait à peine de se réveiller, frigorifiée. Lyria et Cécile avaient tenté, le plus calmement possible, la situation. Elle se mit à râler sur notre imprudence avant de saluer les deux Seigneurs du Temps en train de cuisiner une omelette d'une couleur verdâtre peu rassurante. Lyria commençait sérieusement à s'ennuyer et décida d'entamer la conversation, laissant Léo surveiller Rose.
Lyria : Alors… Vous êtes des renégats ?
Akka : Corsaire, oui. Je n'ai fait que le suivre.
Cécile : C'est quoi les renégats ? Un mouvement secret ?
Corsaire : Non. Des agents secrets comme nous… Lorsque l'on décide de lutter contre le pouvoir gallifréen, on échange notre nom contre un titre. Mais avec la Guerre du Temps, nous ne sommes plus très nombreux.
Lyria : Le Docteur en est un aussi. Le Maître, la Rani… Et pleins d'autres. Et… Qu'est ce que vous faites ici ? Enfin… C'est pas courant de croiser des gens vivant dans une caverne au sommet d'une montagne.
Corsaire : On nous a donné une mission. J'ai pas eu le choix de la faire.
Lyria : … Laquelle ?
Le Corsaire balança soudain un cube argenté dans les airs, qui disparut au loin à l'horizon. Lyria se releva d'un coup, l'observant avec méfiance.
Lyria : Prenez Rose. Je… Je crois qu'on va aller rejoindre le Docteur.
Cécile : Quoi ? Mais il est parti depuis deux heures !
Lyria : Je suis vraiment, vraiment désolée. Mais c'est un piège. Ce sont des sbires de Rassilon.
Akkra : Observatrice. Mais c'est trop tard. Vous n'irez nulle part.
Lyria tenta de fuir mais le Corsaire la rattrapa. Elle se mit à le griffer, finissant même par le mordre, mais, décidément, il avait une sacrée poigne. Une demi-douzaine de Seigneurs du Temps se téléportèrent soudain dans la grotte, provoquant un vent de panique parmi les humains. Un d'eux tendit des feuilles vertes au Corsaire.
Time Lord : Voici votre… compensation.
Corsaire : J'en ai rien à faire de votre argent ! Rendez-moi ma fille !
Time Lord : Nous avions dit deux jours. Vous avez trop tardé.
Corsaire : Non. NON ! Vous l'avez tuée ! Je vous ai fait confiance et vous l'avez tué ! Ma mère avait raison, rien ne valait Oméga. Lui, au moins, il savait diriger l'empire !
Time Lord : Tuez-les !
Corsaire : Lyria, c'est ça ? Passez un message au Docteur de ma part. Dites-lui que la résistance est derrière lui et s'il a besoin d'aide il faut qu'il aille voir Mistac. Il comprendra.
Lyria : Promis.
Time Lord : TUEZ-LES !
Des armes se levèrent vers les deux Seigneurs du Temps. Le Corsaire s'approcha des armes, fier comme un coq, tandis qu'Akkra reculai, terrorisé. En quelques secondes, ils disparurent tous deux, atomisés. Les compagnons se regroupèrent autour de Rose, tremblants et secoués.
Time Lord : Embarquez-les.
Bientôt, dans la grotte, seul le feu de camp témoignait encore d'une visite dans cette grotte du sommet du Mont Perdition.
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La porte de la cellule du Docteur et du Maître s'ouvrit brutalement, tandis que cinq personnes furent jetés à l'intérieur. Léo rattrapa Rose in extremis et l'installa dans un coin, tandis que l'occupation du moment était concentrée sur quelqu'un d'autre.
Clara et Lyria : Docteur !
Les deux jeunes femmes bondirent sur lui, le retournant sur le dos. Il était couché dans son propre sang, tremblottant sous la douleur. Clara sentit son estomac se retourner lorsque ses doigts frolèrent un métal froid, dans le ventre du Docteur.
Clara : Qu'est-ce que c'est que ça ? Ca a l'air enfoncé profondément…
Lyria : Ouvre sa veste, je vais essayer de lui enlever.
Le Docteur poussa un couinement plaintif en se sentant manipulé, ce qui lui fit ouvrir les yeux, tandis qu'il tentait de repousser les mains en s'agitant, à la limite des convultions. Clara prit sa tête entre ses deux mains et l'obligea à l'observer. Il cessa d'abord de piailler puis resta silencieux, dans les yeux de sa compagne.
Docteur : Clara ?
Clara : On est là, c'est fini.
Lyria s'acharnai à déchirer la chemise du Docteur, dévoilant de nombreuses plaies le long de ses côtes. Elle tâta son ventre, lui arrachant un cri de douleur.
Lyria : C'est déjà infecté… Si on le retire, il risque de se régénérer.
Léo : Et si on le laisse ?
Lyria : Il va agoniser et finir par se régénérer quand même…
Cécile : … Et, c'est qui lui ?
Tous se retournèrent comme un seul homme vers Cécile, accroupie près d'un deuxième homme, inconscient, dans un aussi sale état que le Docteur, si ce n'était pire.
Léo : Est-ce que c'est le Maître ?
Lyria : Oui, c'est lui. Il est mort ?
Cécile : Non, sa poitrine bouge. Par contre il a des bleus partout… Il a été torturé je pense.
Lyria : On s'occupera de lui après. Essayes de voir s'il est gravement blessé quelque part.
Lyria, toujours penchée sur le Docteur, tirait lentement sur la barre de fer, le faisant hurler de plus belle à chaque tentativre désespérée.
Lyria : Si vous arrêtez pas de bouger, je vais rater mon coup Docteur…
Docteur : Mais… Veux pas… Régénérer…
Lyria : Moi non plus…
Clara : Pourvu qu'ils arrivent à temps.
