Chapitre 9
Into the wild
Into the wild est un film américain réalisé par Sean Penn , sorti en 2007 avec Kristen Stewart. Le titre signifie « Dans la nature ».
Ndla: J'ai conscience que la façon de réagir d'Edward peut choquer mais Edward est encore très jeune, il est un enfant gâté et surtout il est TRES en colère. Pour le moment il juge durement ses parents, surtout sa mère. Il ne connait pas toute l'histoire, ne l'oubliez pas (et vous non plus). Et sa fugue est en fait une façon de ne pas affronter une réalité brutale et douloureuse mais aussi une manière (inconsciente) de punir ses parents. De voir s'ils vont venir le chercher, également…
Edward PDV
Je me demande ce qu'ils font. Mes parents, Alice, Emmett. Mais aussi Jacob, Seth, Jasper et Rosalie.
Emmett est à Seattle, mais les autres sont tout près.
Est-ce qu'ils nous cherchent? Est-ce qu'ils s'inquiètent pour nous? Ma mère doit avoir du chagrin. Mais moi aussi je souffre de la situation qu'ELLE a crée après tout.
Bella est allongée sur son duvet, qu'elle a étendu tout à côté du réchaud. Elle lit.
Moi je suis assis en tailleur, à quelques centimètres d'elle, et je la regarde.
Bella est sans aucun doute capable de vivre dans cette forêt durant des semaines. Moi…Moins.
Je n'avais pas imaginé qu'il pouvait y avoir tant de bruits étranges la nuit. Bien sur je suis déjà venu camper la nuit dans la forêt.
Mais en famille ou en groupe. Pas avec juste une seule autre personne et un chien.
Je suis plutôt heureux que le chien soit là d'ailleurs. Même si présentement elle dort du sommeil du juste, sa tête posée sur ma cuisse.
Il y a un bruit que me fait vraiment flipper depuis un bon moment. Je me demande si ce ne serait pas un loup…Bella a prit un des fusils de son père et je le regarde, me demandant si j'aurais le temps de l'attraper avant que le loup ne se jette sur l'un d'entre nous…
Mais sans même lever les yeux de sa page, Bella me dit:
« C'est une chouette Edward, les loups ne font pas de bruit et je t'ai déjà dit qu'ils n'attaquent pas les humains. Ils mangent essentiellement des charognes. Et si quelqu'un doit se servir de ce fusil ce sera moi. Je n'arrive pas à croire que tu sois tellement citadin tu sais… »
Une chouette. Ah. Tant mieux. Mais il me semble qu'elles ne font pas autant de bruit quand je suis chez moi…Probablement parce que dans mon lit les bruits sont très différents.
J'ai mangé du poisson. Ma mère serait drôlement contente.
Je me secoue. Il ne faut plus que je pense à elle.
Qu'elle se morfonde, ça lui fera les pieds.
Je n'ai pas très chaud. Et je suis fatigué. Mais je n'ai pas envie de me coucher seul sous la tente, et pas envie de laisser Bella seule non plus.
Je me racle la gorge:
« On va dormir? »
« Attends je finis mon chapitre… »
Je n'arrive pas à croire qu'on ait prit un seul livre…
J'attrape le papier de la liste de ce dont on aura besoin et note de demander aux copains de nous en amener d'autres.
La liste s'allonge, bien qu'on essaye vraiment de se limiter au minimum.
Des pâtes
Du riz
Du papier toilette
Des chips
Du chocolat
Des desserts en boite, longue conservation
Des fruits
Des croquettes pour Heidi
Du dentifrice
On a déjà tout ceci, mais en quantité très limitée. Et le reste on ne l'a pas et ça risque de vite nous manquer:
La casquette de Bella
Un poste de radio avec des piles
2 autres couvertures
Et des livres
Seth et Jacob doivent venir nous voir demain.
Dans mon sac à dos , à mes pieds, il y a mon téléphone. Eteint. Je ne l'ai pas rallumé depuis que j'ai quitté la maison.
J'ai envie d'appeler Jasper mais il ne faut pas. Personne ne doit savoir où on est, en plus de Seth et Jake.
Bella se lève et s'étire. Son pull se soulève et j'aperçois son ventre. Qu'est-ce qu'elle est belle…
Elle me sourit:
« Au lit? »
« Oui »
Il est 22 heures. Je ne crois pas m'être couché si tôt depuis des années. Mais on est fatigués et il n'y a rien à faire, alors…
Je me glisse dans mon sac de couchage et Bella fait de même.
On reste silencieux un moment, puis sa voix s'élève:
« Tu n'as pas froid? »
« Si un peu »
« On peut peut-être se serrer un peu plus? »
« Bonne idée »
Avec les sacs de couchage entre nous ça devrait pas trop réveiller ma virilité normalement…
Elle se colle contre moi et je sens son souffle contre ma joue. C'est vrai qu'il fait froid.
Et le sol est carrément dur. Je me tortille pour passer mon bras sous sa tête.
Nous demeurons silencieux dans le noir. Je sais qu'elle ne dort pas plus que moi. Seule Heidi, à nos pieds, ronflote doucement.
Je vais m'habituer. Mon père nous le dit toujours: « Laisse du temps au temps »
Bon sang, j'ai encore pensé à lui.
Les larmes coulent toutes seules et la honte m'envahit mais au même moment je sens Bella trembler contre mon bras et très vite je comprends: elle pleure, elle aussi.
