Note de l'auteur : Je songe sérieusement à couper la fic' en deux, parce que sinon elle sera vraiment trop longue, et en plus, la deuxième partie amènera un nouvel ennemi qui va retenir toute l'attention, donc il y aura une seconde partie. Elle arrivera assez rapidement, j'arrive bientôt à la fin de la première partie. Je profite de ce petit message pour remercier tous ceux qui suivent cette fiction, ça fait plaisir. Sinon, vu les problèmes internet que j'ai en ce moment, c'est normal que les chapitres arrivent à vitesse réduite, j'essaye de poster et d'écrire quand je peux, mais j'espère que vous resterez fidèles jusqu'à la fin ^^

Chapitre 13 : Entraînement

Oméga m'entraîna en dehors de l'entrepôt. Il avait remarqué les coups d'œil nerveux que je lançai en arrière. Je n'arrêtais pas de penser au Docteur, au fait qu'il était possiblement en danger. Le fondateur leva les yeux en l'air avant de sourire. Il avait une idée.

Oméga : Première épreuve.

Moi : Quoi, maintenant ? Mais on est partis depuis deux minutes !

Oméga : Et alors ?

Moi : Qu'est-ce que je dois faire ?

Oméga : On va tester ton endurance. On va aller jusqu'à la grotte au pas de course.

Nous partîmes donc en trottinant vers la montagne. Je trouvais cet exercice idiot. J'avais déjà l'habitude de courir avec le Docteur, vu le nombre de fois où l'on se retrouvait dans des situations compliquées. Oméga était en tête. Il était en forme pour un Seigneur du Temps de plus de dix mille ans. J'avais presque du mal à le suivre. Au bout d'une heure, nous nous stoppâmes, à mi-chemin de la caverne d'après ce qu'il disait. J'étais épuisée. La montée de la montagne était assez rêche, et je sentais déjà les courbatures arriver. Oméga me fit me relever.

Oméga : Bien, c'était l'échauffement.

Moi : Vous rigolez j'espère ?!

Oméga : On va accélérer la course. Mais pas juste avec les jambes. Tu vas utiliser ton esprit. Regarde, et prends exemple.

Une lueur bleue recouvrit Oméga, tandis qu'une espèce de mini-tornade se formait au dessus de lui. Je restai là, bouche ouverte, incapable du moindre mouvement. Mais comment est-ce qu'il faisait ça ? Soudain, il fila, à la vitesse de la lumière, si ce n'est plus, laissant un long tracé derrière lui. Il revint vers moi à la même vitesse. C'est sûr que ça allait beaucoup plus vite. Il se plaça derrière moi, me forçant à regarder un arbre, à une centaine de mètres de moi.

Oméga : Il suffit de te concentrer. Tu dois être en accord parfait avec le sol. Reste concentrée sur l'objectif, tout ton corps doit comprendre ce que tu veux.

Je fermai les yeux. Il fallait que j'imagine l'arbre ? Facile. Je sentis une force faire voler mes cheveux en arrière. J'ouvrai les yeux, une tornade dorée, bien plus importante que celle d'Oméga se tenait au-dessus de moi. Elle disparut soudain, se dispersant un peu partout.

Oméga : Pas mal pour un début. Mais tu as perdu l'objectif de vue.

Moi : Facile à dire, c'est la première fois que j'ai une tornade au dessus de ma tête.

Oméga : Ton aura est intéressante.

Moi : Vous parlez de la lumière ?

Oméga : Oui. La plupart de mes descendants gardent le bleu, comme moi. Mais pas toi. C'est étrange. La force de la tornade que tu as créée aurait pu balayer la Citadelle en quelques secondes.

Moi : Parce que ça aurait pu arriver ?

Oméga : Ca arrivera. Bientôt. Allez, on a encore du travail.

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Le Maître et le Docteur était assis à une table, une pile de feuilles faces à eux. Le général des armées venait d'arriver, et ils devaient désormais recenser tous les soldats. C'était étrange de se retrouver à la place du chef, pensa le Docteur, surtout lorsque l'on a été traité comme une moins que rien pendant près de neuf cent années. Les deux Seigneurs du Temps étaient très appliqués, concentrés sur leurs feuilles, les soldats se succédant. Ils devaient les envoyer en archerie ou en combat au corps à corps, selon leur taille, leur carrure et leur force. Clara et Léo s'occupait des entraînements des armes à une et deux mains tandis que Lyria, Rose et Cécile travaillaient avec les archers. Le Maître gagna les archers quelques heures plus tard, une fois que les six mille soldats furent enregistrés et catalogués. Il avait réussi à former un petit groupe de médecins et d'infirmières, motivés, déjà en train de transformer un coin de l'entrepôt en mini-hôpital.

Le Maître observa Lyria, concentrée, arc en main. La flèche fila à toute allure avant de s'enfoncer en plein centre de la cible. Il souleva un sourcil, impressionné.

Maître : Tu es douée. J'aurais pas fait mieux.

Lyria : Et c'est la première fois de ma vie que je tire à l'arc. A toi.

Elle lui tendit l'arc. Le Maître regarda l'objet, les bras le long du corps. Il finit par le prendre et tira la flèche que Léo lui tendit, à quelques millimètres de celle de Lyria. Elle lui sourit. Le Maître également.

Maître : J'étais archer pendant la Guerre du Temps. J'étais pas trop mauvais, je pensais que j'avais perdu la main, mais en fait je m'en sors plutôt pas mal.

Lyria : Et le Docteur ? On n'a pas pensé à lui. Vous ça va côté armes, mais lui…

Ils traversèrent tous deux le hangar, à la recherche du Docteur, laissant Rose et Cécile avec les archers. Ils le trouvèrent rapidement, un peu éloigné des autres, assis sur le sol. Lyria se laissa tomber à côté de lui et lui posa une main sur le bras.

Lyria : Vous n'êtes pas obligé de vous battre, on a déjà beaucoup de soldats.

Docteur : Je vais me battre. Mais je n'arrive pas à me faire à l'idée que nous sommes repartis dans une guerre impossible. Ils sont près de deux millions de soldats, dans le clan de Rassilon, nous ne sommes même pas dix mille, nous allons nous faire massacrer.

Lyria : On a Oméga, il vaut au moins deux mille hommes, et puis il a dit qu'Oriane, une fois entraînée, pourrait facilement détruire une armée. Alors arrêtez de vous en faire. Venez plutôt vous entraîner, vous êtes Commandant je vous rappelle, ils comptent tous sur vous.

Maître : Thêta, reprends-toi. C'est pas une petite guerre où l'on peut se défiler cette fois. C'est l'avenir de Gallifrey qui est en jeu. Alors tu vas faire comme tous les autres, prendre une arme et te battre. C'est clair ?

Le Docteur hocha doucement la tête, attrapa l'arc que le Maître lui tendait et partit au stand, pour s'entraîner.

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D'accord, j'avais déjà maîtrisé la course à pied version tornade. J'étais complètement exténuée, mais pas Oméga, qui préparait quelque chose depuis quelques minutes. Il avait déménagé des rochers et des troncs d'arbres en un cercle. Je l'observai depuis le haut d'un arbre, allongée sur une grosse branche, à moitié endormie.

Oméga : Alors, tu descends ?

Moi : J'ai l'air d'être encore en état de travailler ?

Oméga : Un petit effort, après ça, je te libère.

Moi : Et c'est quoi le « ça » ?

Je descendis de ma branche pour rejoindre mon instituteur. Il se tenait au centre du cercle. Il se remit à briller, bien plus fort que la fois passée, laissant place à un tigre, bien plus gros qu'à l'habituel. Je reculai rapidement, effrayée. Ses yeux brillaient, on pouvait distinguer le symbole du Lord Président sur son dos. Puis il visa une pierre, un rayon sortit de ses yeux, l'atomisant. Il reprit forme humaine, tout sourire.

Oméga : Ceci, est ta plus grande arme. Tu peux aussi bien l'utiliser en forme humaine qu'en forme animale. Ton animal, c'est toi qui dois le trouver. Je reste à côté, la première transformation est parfois… violente.

Moi : Comment je fais ça ?

Oméga : Il faut le vouloir très fort.

Très très précis… Je pris sa place au centre du cercle. Je me concentrai, laissant l'énergie m'envahir. Je fermai les yeux, tout mon corps brûlait. Je me mis à trembler, puis à hurler. Ca faisait horriblement mal. Mes membres se transformèrent en pattes, blanches, des poils me poussèrent le long du corps. Puis la lumière se dissipa. J'observai autour de moi, je ne distinguais plus que quelques couleurs, comme le vert et le rouge. C'était étrange. Je restai très longtemps figée sur la queue touffue se rallongeant à ma colonne vertébrale. Oméga s'approcha de moi. Je pris peur et partit en courant, dévalant la pente en tombant plusieurs fois, roulant contre les rochers. J'atterris très rapidement en bas du Mont Perdition. Ma tête bourdonnait, j'étais totalement désorientée. Je me mis à courir vers le seul endroit que je connaissais à peu près, l'entrepôt où j'avais laissé le Docteur.

Dès qu'ils me virent débouler, ce fut la panique. Certains Seigneurs du Temps s'écartèrent, d'autres tentèrent de m'attraper. Terrorisée par les hurlements et la lumière, je me réfugiai sous une grosse table, tremblant. Un des extraterrestres se baissa. Un grognement sorti de ma gorge, particulièrement fort, le faisant reculer. Puis le visage du Docteur apparut. Un pistolet apparut soudain près de moi et j'eus une furieuse envie de dormir.