Chapitre 16 : Le Plan de Rassilon

Moi : Ferme la porte.

Lyria s'exécuta, nous enfermant dans la pièce. Nous nous étions isolés, dans un coin de l'entrepôt qui devait servir de cuisine, vu le nombre important de casseroles entreposées ici. Le prisonnier était installé nonchalamment sur sa chaise, les deux pieds posés sur la table. Je pris place en face de lui. Il souriait.

Moi : Bon. Je vais essayer d'être claire. Si vous n'enlevez pas vos pieds de la table, je vous explose les deux chevilles.

J'imaginai déjà la tête du Docteur. La pièce était sur écoute, au cas où ça se passait mal. Le Seigneur du Temps finit par s'exécuter, non sans un profond soupir, qui en dit long sur ses états d'âmes. Lyria s'appuya sur la table.

Lyria : Bon ! C'est quoi votre nom ?

Prisonnier : Comme si j'allais vous le dire.

Moi : Si vous ne parlez pas, je vous laisse entre les mains du Maître, et vous vous débrouillez avec.

Prisonnier : Mon vrai nom ou mon nom officiel ?

Moi : Celui que vous jugez être meilleur.

Prisonnier : Je suis le Valeyard.

Lyria et moi se lançâmes un regard paniqué. L'autre sourit. Je luttai pour cacher le fait que nous étions en présence d'un Docteur, futur, effacé, au notre, dangereux, prêt à tout pour être le seul et unique Docteur.

Lyria : Et comme par hasard, vous apparaissez juste quand le Docteur se fait kidnapper.

Valeyard : Ne soyez pas ridicule, c'est moi qui aie stoppé les moteurs de votre Tardis dans le vortex.

Moi : Vous l'avez torturé, vous n'avez pas hésité une seconde. Mais ce n'est pas à lui que vous auriez dû vous attaquer.

Lyria : Oriane.

Moi : Je vais vous dire quelque chose. Je pourrais vous tuer, là, à mains nues. Donnez-moi seulement une seule bonne raison de pas le faire.

Lyria : Oriane !

J'étais debout, à quelques centimètres de son visage, menaçante. Lyria tenta de me tirer en arrière. Je ne bougeai pas d'un poil. L'autre s'était reculé, légèrement stressé.

Moi : Alors dites- moi. Qu'à prévu Rassilon ?

Valeyard : Je ne peux pas vous le dire.

Moi : Ne m'obligez pas à vous faire parler.

Valeyard : C'est vous qu'il veut. Votre ADN. Imaginez un peu une armée de soldats comme vous. Il a déjà testé sur moi.

Moi : Pardon ?

Valeyard : Vous vous êtes blessée, à l'atterrissage. J'ai récupéré votre ADN sur les manettes de la console. Ca a pris du temps, mais j'ai réussi à séparer votre ADN de celui de votre père. On aurait dit qu'on avait égorgé une vache, vu le sang qui lui appartenait. Mais je vous ai sauvé la mise. Je me le suis implanté. Il n'a pas eu à vous égorger pour obtenir ce qu'il voulait. Il ne pense qu'au profit, à ce qu'il va faire à Oméga.

Je restai calme et me tournai vers Lyria. Elle m'observa elle aussi, inquiète.

Moi : Sors de la pièce.

Lyria : Quoi ?! Je ne vais pas te laisser ici !

Moi : Lyria ! Il a mon ADN ! Il peut faire n'importe quoi et te tuer en un claquement de doigt !

Elle se leva, et finit par capituler, se rendant compte qu'elle avait perdu. Lorsque la porte se referma, le Valeyard se leva.

Valeyard : Vous voyez, le truc, c'est que lorsque vous êtes partie vous entraîner avec Oméga, tout le monde vous a vu, y compris à la Citadelle. Il ne vous protège pas, il vous met à découvert, il laisse le temps à Rassilon de trouver des moyens de lutter contre vous. Et vous savez quoi, vous ne m'avez pas attrapé. C'est moi qui me suis laissé faire.

Il commença à luire. Je reculai contre le mur. Je savais ce qu'il allait faire. Mais il ne gagnera pas. J'enclenchai moi aussi le mécanisme. Deux loups se faisaient face, désormais. Moi en blanc, lui en noir. Le sceau de Rassilon luisait doucement sur sa hanche. Il gronda, menaçant. Tout comme moi. Il sauta le premier, me plaquant sur le sol. Nous roulâmes un moment, dans un mélange du grognement et de couinements. Mais il était bien trop fort. Je me retrouvai plaquée sur le sol, coincée dans sa gueule et ses dents, ouvrant doucement ma gorge. Un tigre déboula soudain, envoyant le Valeyard au loin. Ma vision se troublait, je titubai un moment vers lui, ne souhaitant pas abandonner, mais mes forces me lâchèrent. Il y eut une explosion, puis je m'écroulai sur le sol, abasourdie.

oOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoO

Une salle blanche. Un truc m'entravait la gorge. J'eus un mal fou à ouvrir les yeux, la morphine était branchée, coulant dans mes veines comme du venin. Douce drogue. Le Docteur était là, me tenant la main, endormi sur mon matelas. Je bougeai mes doigts, le faisant sursauter. Il me dévisagea longuement avant de trifouiller un truc près de ma gorge. J'eus soudain un haut de cœur lorsqu'un tube sortit de mon cou, bien trop grand à mon goût.

Docteur : Tu as eu chaud.

Moi : Valeyard…

Docteur : Il est parti.

Moi : Parti où ?

Docteur : Il a fait sauter la moitié de l'entrepôt et il s'est sauvé.

Nous restâmes un long moment silencieux. Le Docteur se mit à me caresser les cheveux. Il souriait tristement, ses yeux reflétaient autre chose. Je réalisai soudain que nous n'étions plus dans l'entrepôt.

Moi : Qu'est-ce qu'il s'est passé ?

Docteur : On n'a pas eu le choix.

Moi : Docteur.

Docteur : Oriane. Je suis vraiment, vraiment désolé. Mais la guerre a commencé. Ils sont tous en train de se battre. Ce n'est pas la seule chose.

Moi : Quoi ?

Docteur : Le Valeyard… Lorsqu'il a fait sauté l'entrepôt. Cécile…

Moi : …. Elle va bien ?

Docteur : Elle était coincée sous une poutre. J'ai fait tout mon possible mais je n'ai pas réussi, toutes ses côtes, ses bras…

Une larme coula le long de son visage. Je restai à l'observer, refusant d'y croire. Je lui attrapa le bras.

Docteur : Elle était déjà morte, je suis désolé. J'ai rien pu faire du tout.

Moi : Léo, Lyria ?

Docteur : Lyria a été blessée au genou, légèrement. Léo est parti se battre. Pour elle.

Moi : Très bien. Cette fois, c'est mon affaire.

Je m'assis sur mon lit, malgré la réticence du Docteur. Je regardai mes mains, puis lui.

Moi : Cette fois, c'est entre le Valeyard et moi. Je vais lui faire regretter tout ce qu'il a fait. La mort n'est que le commencement. La guerre est déclarée.

To be continued…

Et voilà pour la fin de cette première partie, qui vous laisse un avant-goût du super-vilain dont je vous parlais, qui va nous occuper pendant un petit moment. Rendez-vous dans la prochaine Meeting the Doctor. Bisouilles, Thêta&Koscheii.