ndla: Du retard je sais, je suis désolée. Je rencontre de grosses difficultés de santé, tout d'abord mon fils, qui a fait 2 crises d'asthme en 24 heures, nous avons passé deux nuits d'affilée aux urgences...Et pour moi même le verdict est tombé hier: je dois subir une intervention chirurgicale, on va me poser une prothèse totale du genou gauche (la date va être déterminée bientôt). Rien de grave, mais ça prend du temps et je suis juste EPUISEE après avoir passé plusieurs nuits sans sommeil.

J'espère que ce chapitre ne sera pas trop mauvais, à bientôt!

Chapitre 18

Breaking dawn

The Twilight Saga: Breaking Dawn est un film américain fantastique en deux parties réalisé par Bill Condon., sorti en 2011 et 2012, avec Kristen Stewart et Robert Pattinson.

En français on peut le traduire par « Le lever du jour ».

Bella PDV

Je les laisse seuls tous les deux. C'est difficile, parce que j'ai le sentiment que je vais perdre Edward, mais je le fais.

Je marche vers la rivière en prêtant l'oreille , au cas où ça ne se passe pas bien, mais je n'entends rien.

L'eau est claire, et un peu moins froide, à présent que l'été approche.

Mais le ciel est couvert, et la pluie devrait être de la partie, encore aujourd'hui.

Je retire mes baskets, puis le tee shirt d'Edward et finalement ma culotte.

Je grimace un peu en voyant que cette dernière est maculée d'un peu de sang. J'ai menti à Edward, en lui disant que je n'avais plus mal, mais c'est faux, mon intimité est encore douloureuse. Pas terriblement, mais j'ai mal. J'espère au moins qu'il se souviendra de son 17° anniversaire. Je n'aurais jamais cru que j'aurais si mal, parce que sinon je ne l'aurais pas fait, sincèrement. En même temps je pense qu'Edward s'y est prit comme un manche, les joies de la perte de virginité à deux novices! Ce qui m'a sauvé c'est qu'il a tenu moins de 2 minutes avant d'éjaculer, à mon avis. Même si ça m'a paru long, ça aurait sans doute pu être pire. Soyons positifs. Et puis on recommencera et ce sera mieux. Enfin, je l'espère.

Je ne peux plus reculer. Je dois prendre une vraie décision. Après tout, je suis une femme à présent.

Je ne peux plus continuer à fuir ou à croire que les problèmes vont disparaitre tout seuls.

Je sais que c'est faux. Et je dois les affronter.

Je rentre dans l'eau en serrant les dents parce qu'elle est quand même froide. Quand elle arrive en haut de mes cuisses je me contracte et me force à avancer: j'ai peur que ça me brule, mais non, la fraicheur de l'eau apaise au contraire mon intimité. Je suis soulagée. Je sais que la douleur va cesser, que ma féminité va guérir.

Pour mon cœur s'est autre chose par contre.

Je ne sais pas ce que Carlisle va dire à son fils, mais je sais que les parents d'Edward l'adore. Emmett, Edward et Alice sont des enfants gâtés, choyés. Pour Edward la crise est douloureuse, mais passagère.

Moi, je vais devoir partir.

Je respire en gémissant et ressort de l'eau, pour me savonner.

Je passe le savon consciencieusement sur mon visage, mon corps, ne ralentissant qu'à l'approche des berges de mon intimité, ça picote un peu mais ça va.

Ouf.

Je mets du shampooing au creux de ma paume et je lave mes cheveux, grattant le cuir chevelu avec délectation. C'est Alice qui m'a fourni ce flacon de shampooing et c'est celui de la meilleure qualité que j'ai jamais utilisé!

C'est vrai que c'est agréable, on doit facilement s'habituer au luxe. Je médite un moment sur le fait d'utiliser une marque de shampooing dans lequel le mot « Hollywood » figure, alors qu'on fait du camping sauvage depuis trois semaines; hum. La vie est pleine de surprise.

Je pique une tête pour me rincer puis ressort et m'ébroue, avant de m'asseoir sur le gros rocher. Le soleil perce les nuages, c'est sans doute provisoire mais c'est agréable.

Heidi arrive, d'un pas nonchalant.

Elle vient poser son museau sur ma cuisse et je la caresse.

Je ferme les yeux. Je vis chez mon père depuis 8 ans et demi et je n'ai pas vu ma mère depuis autant de temps. Jusqu'à il y a six mois je lui parlais au téléphone plusieurs fois par semaine, mais depuis qu'elle s'est mis en tête cette idée délirante de demander ma garde, je refuse de lui adresser la parole.

Je vis avec mon père, Billy, Jacob et Seth depuis très longtemps.

Et mise à part que je fais assez souvent la cuisine pour éviter de me nourrir exclusivement de pizzas et de hamburgers, j'ai une vie d'ado tout à fait normale.

Je me souviens à peine de ma mère. Je n'ai pas du tout envie d'aller vivre en Floride. Je suis une fille de la nature, j'ai besoin de liberté, d'espace, d'animaux.

Je sais bien que je suis très libre, par rapport aux gens de mon âge.

Je fais à peu près tout ce que je veux. Mais je n'ai jamais rien fait de mal. Même ce que je vis en ce moment, et que certains qualifieraient de fugue, ne m'apparait pas du tout comme un caprice.

Je ne peux pas et ne veux pas vivre sans ma vraie famille, mes amis. Sans Edward.

J'entends des pas sur le sentier et relève la tête. C'est Edward. Quand on parle du loup…

Il est seul, les mains dans les poches, toujours torse nu.

Je déglutis.

Il s'approche de moi et je vois son visage s'éclairer d'un sourire.

Je lui souris en retour, le cœur battant.

Il me prend dans ses bras et on s'embrasse, plutôt avidement, d'ailleurs.

Puis il frotte son nez contre le mien:

« Ca va? »

« Oui »

« T'es sure? T'as mal? »

« Non, c'est juste un peu sensible »

« Ca saigne encore? »

« Non. Et l'eau froide m'a fait du bien »

« Je suis désolé, je ne voulais pas te faire du mal et du coup j'ai un peu paniqué je crois »

« C'est bon Edward, c'est fait, la prochaine fois ce sera mieux. Si tu veux encore de moi bien sûr… »

Il relève la tête, surpris:

« Pourquoi tu me dis ça? »

« Ben… »

« Bella! Bien sûr que je veux de toi! »

Je lui souris et il me serre contre lui.

« Mon père m'a expliqué. Tout. Ma mère était battue par son mari. Elle a fini aux urgences et mon père l'a soigné. Il lui a apprit sa grossesse, elle était enceinte de 3 mois et il l'a aidée à fuir son mari. Puis il l'a engagée comme nounou d'Emmett et ils se sont très vite mit en couple. Alors il m'a reconnu avant ma naissance »

« C'est ton père Edward, je n'en ai jamais douté »

« Je sais. Je lui ai demandé pourquoi ils ne m'ont rien dit avant. Parce que c'est presque une belle histoire, mais pourquoi m'avoir menti? Il m'a dit que c'est parce qu'ils avaient prit l'habitude de cette situation, qu'ils pensaient me le dire un jour, mais que au fur et à mesure que le temps passait ça devenait plus difficile. Que notre sécurité était en jeu aussi, ils avaient un peu peur que je veuille retrouver mon géniteur et que ce dernier veuille me connaitre, ou bien retrouve ma mère, ce genre de choses »

« Tu l'aurais fait? »

« Il y a quelques années peut-être. Mais plus maintenant. »

« Tu le lui as dit? »

« Bien sûr. Je lui ai aussi dit que j'aurais préféré le savoir mais que je suis surtout soulagé qu'il m'aime encore comme son fils. Et que comme ça je peux continuer à l'aimer comme mon père«

« Il a du être soulagé«

« Ah carrément, il a même pleuré je crois. En tous cas il m'a serré dans ses bras comme si j'avais 8 ans! Tu sais, ma famille c'est eux. Et toi Bella. Je ne veux pas que tu t'en ailles! »

« Je ne veux pas non plus. Mais je crois que j'ai une idée pour me débarrasser de ma mère »

« Laquelle? »

« Lui pourrir la vie. Elle va me renvoyer vite fait »

Il se met à rire et me serre contre lui:

« Alors là, je compte sur toi »

Je l'asperge d'eau et il retire son bas de jogging coupé en bermuda et entre à son tour dans la rivière pour se laver.

Je le rejoins, et lui savonne le dos, puis il me rend la pareille.

« Edward… »

« Oui ma puce? »

« On lève le camp? »

« Ok »

Visiblement il n'attendait que ça. Et moi aussi je pense.