Bonjour bonjour !

Voilà le dernier chapitre de Le métis et la Gitane. Navrée pour le temps que j'ai mis à poster, j'étais dans une phase de grosse page blanche, incapable d'écrire quoi que ce soit pendant deux mois... et après, alors que j'avais retrouvé l'inspiration, plein de boulot m'est tombé dessus et j'étais alors dans l'incapacité d'écrire quoi que ce soit, alors que j'en mourrais d'envie ! Mais voilà, ce chapitre est enfin là et j'espère qu'il vous plaira !

Je remercie La vague folle ainsi que kinemonn jisaan pour leurs reviews sur le chapitre précédent. Je ne peux pas malheureusement pas te répondre MP kinemonn jisaan, vu que tu n'as pas de compte ffnet, mais sache que j'ai été très heureuse que cette fiction te plaise !

Bonne lecture à tous !


Le bateau mouillait sur la plage, non loin de l'endroit où les deux équipages pirates festoyaient gaiement. Usopp salua Chopper qui montait la garde avant de s'enfoncer dans les entrailles du Sunny Go. Il déposa doucement sa fille endormie dans son berceau, mit en route le petit appareil qui leu permettait de les prévenir lorsqu'elle pleurait, avant de fermer doucement la porte derrière lui.

Ses pas le conduisirent lentement vers l'infirmerie. C'était stupide, elle devait certainement dormir à cause des antidouleurs que Chopper lui avait administrés. Pourtant, il poussa la porte timidement et jeta un coup d'œil à l'intérieur. Comme il s'en doutait, Iléria dormait. Il ferma la porte derrière lui et s'assit à son chevet.

Elle était belle quand elle dormait. Ses traits reposés étaient dénués de toute souffrance ou colère. Un fin sourire étirait ses lèvres. Sa respiration était lente, apaisante. Il se sentait bien là.

Combien de temps était-il resté à son chevet à la regarder, il n'en avait aucune idée. Toujours est-il que la nuit était toujours noire lorsqu'elle ouvrit les yeux.

- Usopp ? demanda-t-elle d'une voix endormie.

- Oui Iléria, c'est moi. Est-ce que ça va mieux ?

- Hmmm… Je crois que les antidouleurs de Chopper sont trop forts, ils me font rêver d'éléphants roses qui dansent la samba sur une corde raide…

Usopp éclata de rire.

- Mais sinon je crois que ça va, reprit-elle. Je ne ressens aucune douleur… C'et très agréable, comme si je flottais dans un nuage de coton.

Elle avisa alors le bras bandé de son visiteur.

- C'est grave ?

- ça pourrait être pire. Clavicule cassée. Ça guérit bien d'après Chopper, mais je dois la garder immobilisée pendant un bon mois.

- Un mois sans tirer avec ton Kabuto, un mois à bricoler d'une seule main… Tu vas survivre ? le taquina la gitane.

- Il va falloir que je me trouve d'autres occupations.

Il y eut un silence gêné. La jeune femme finit par soupirer.

- Quelle bande de bras cassés on fait tous les deux !

- Je ne te le fais pas dire.

- Si seulement ce n'était qu'au niveau du physique… mais on est encore moins doués quand il s'agit de sentiments.

- De vrais boulets, confirma Usopp en baissant le regard avec un petit rire gêné. Enfin, moi plus que toi.

- Je ne te rends pas les choses faciles non plus, contra Iléria. Te pousser dans tes retranchements n'est pas la meilleure idée que j'ai pu avoir.

- Certes. Mais ça m'a permis d'ouvrir les yeux.

Le sniper releva les yeux vers la jeune femme, pesant ses mots.

-Tu sais, quand j'ai appris qu'Amaya avait été kidnappée et que tu avais été blessée en la protégeant, j'ai été enragé. Mais surtout, j'avais une peur bleue de vous perdre toutes les deux. Tu comprends, j'avais déjà perdu ma mère et mes liens avec mon père étaient inexistants – enfin, aujourd'hui ça s'est amélioré…

- Je sais, Robin me l'a raconté.

-Ah ?

- Je suis très contente que ça aille mieux entre vous deux.

-Bon, euh… Toujours est-il que voilà, j'étais à deux doigts de vous perdre vous aussi et… ça me foutait les jetons. Parce que mine de rien, même si vous avez soudainement débarqué dans ma vie, je me suis vite habituée à votre présence… et maintenant je me rends compte que je me voilais la face, que…

Iléria se redressa, le regardant s'emmêler les pinceaux et bégayer alors que ses joues prenaient une jolie teinte rosée et gênée. Un petit sourire apparut sur les lèvres de la gitane. Il était tellement mignon comme ça…

- Rah ! s'énerva le métis, je ne vais pas y arriver ! Enfin tout ça pour dire que vous comptez beaucoup pour moi. Tu… Tu… enfin je… je ne peux plus me passer de toi, finit-il à toute vitesse.

La jeune femme ferma les yeux un instant. Geste que le sniper interpréta évidemment mal.

- Flûte, je suis trop… désolé, je n'aurais pas dû, rougit Usopp. J'aurais dû me douter que tu ne… Bref, je ne t'embêterai plus.

Il fit mine de se lever mais la gitane le retint par le poignet.

- Que …

Iléria posa un doigt sur les lèvres charnues du métis pour le faire taire, avant de l'embrasser sur bout des lèvres.

- Tu parles trop, Usopp… Tu te poses toujours trop de questions.

Le jeune homme resta un instant immobile, comme choqué, avant qu'un grand sourire illumine son visage.

- Désolé.

Il caressa le visage fin de la jeune femme avec sa main non immobilisée avant de l'embrasser à son tour. Un baiser doux, tendre, plein de promesses.

- C'est mieux comme ça ?

- Beaucoup mieux, répondit-elle en souriant avant de l'embrasser à nouveau.

Tout absorbés qu'ils étaient, ils ne virent pas l'œil qui avait bourgeonné près d'eux disparaître dans une multitude de pétales.


Robin s'avança vers Nami, qui disputait un concours de boisson très serré avec le Roux et Zoro. La jeune femme regarda avec incompréhension le billet de 1000 berrys que l'archéologue lui tendait.

- Que…

- Tu as gagné, miss Navigatrice.

Cette dernière la dévisagea un instant avant que l'information ne parvienne à son cerveau embrumé par l'alcool. Elle poussa un cri de joie en sautant de sa chaise, attrapant d'un geste vif le billet avant d'embrasser celui-ci.

- Oh mon bébé, mon petit chéri, tu es à moi à présent !

Shanks regardait la scène d'un air paumé et également intrigué.

- Elle est toujours comme ça ?

- Quoi, fit l'épéiste, aussi dingue dès qu'elle touche du pognon ? Oui.

Le vert vida sa choppe d'un trait, blasé, tandis que Nami continuait sa danse de la victoire. Un petit sourire discret avait néanmoins pris place sur son visage. Il était au courant de la teneur du pari. Si Nami avait touché le pactole, c'était qu'Usopp s'était enfin bougé les fesses. La vie sur le Sunny allait être beaucoup plus facile à compter de ce jour.


Quelques mois plus tard

Le jour pointait à l'horizon. Deux formes se découpaient sous les draps dans la petite cabine près de l'aquarium. Usopp, allongé sur le dos, contemplait Iléria. Celle-ci dormait paisiblement, la tête sur son torse musclé. Il sourit en voyant le poing de la gitane se serrer doucement tandis qu'elle se collait un peu plus contre lui. Elle devait être en train de rêver.

Ses épais cheveux noirs lui chatouillaient les côtes. Il était dans un état de semi-torpeur, comme dans un cocon où l'odeur épicée de son amante l'entourait et où sa respiration paisible le berçait. Il était bien, tout simplement. Il était heureux.

Au bout d'une dizaine de minutes, Iléria s'éveilla, ses yeux embrumés détaillant le sniper avec l'incompréhension de ceux qui se croient encore dans leurs rêves.

- Bonjour, lui souffla-t-il en lui caressant la joue.

- Bonjour, marmonna-t-elle finalement en se pelotonnant un peu plus contre lui pour se cacher des rayons lumineux qui filtraient à travers le hublot.

- Bien dormi ?

- Très, très bien… J'ai rarement aussi bien dormi de toute ma vie.

Elle lui fit un petit sourire espiègle.

- Alors, ça fait quoi de ne plus être puceau ? Du moins psychologiquement, parce que tu ne l'étais déjà plus même si tu ne t'en souviens plus.

Il eut un petit sourire. Ils avaient attendu qu'Iléria soit bien rétablie et qu'on lui enlève son attelle à la clavicule avant de se lancer. Ils y avaient été doucement, tout doucement, découvrant le corps de l'autre et les sensations dégagées comme si c'était leur première fois. Un instant de douceur, de complicité, riche en émotions.

- Ne plus être puceau ? répondit-il finalement. Eh bien je me suis monté le bourrichon pour rien, ça ne change pas grand-chose à mon état mental… A part que je suis un homme encore plus comblé et que je ne demande qu'à recommencer.

- Ce ne serait pas pour me déplaire.

La jeune femme frotta son nez contre celui de son amant.
-Et sinon, j'ai été comment ? Ne put-il s'empêcher de demander avec une pointe d'appréhension.

La gitane pouffa et l'embrassa sur le bout du nez, le faisant loucher.

- Arrête de te poser trop de questions, Grand Captaine Usopp. C'était parfait. Je n'ai rien de plus à ajouter.

Le sniper captura alors doucement ses lèvres, rassuré. Leur baiser se fit bientôt plus empressé. Il fit basculer la jeune femme sous lui, doucement.

Ils entendirent la porter grincer et se séparèrent bien vite. Amaya s'approcha prudemment du lit à quatre pattes avant de lever les bras vers son père. Celui-ci la souleva et l'assit sur son torse.

- Bonjour princesse…

- 'jour, fit-elle avec hésitation. Ai faiiiiiim.

Iléria sourit. Elle parlait depuis peu mais avait très vite assimilé les mots magiques que Luffy sortait pour qu'on s'occupe de son estomac.

- Oh, vraiment ? répondit Usopp. Ça tombe bien, moi aussi.

Il laissa la petite dans le lit le temps de se relever et d'enfiler son pantalon, jetant un regard désolé à Iléria. Leurs jeux d'adultes allaient être reportés. Elle le rassura en lui offrant un grand sourire. Ils avaient tout leur temps maintenant.

Usopp cala Amaya contre sa hanche avant de se diriger vers la sortie.

- On va voir si Sanji a encore des morceaux du monstre marin que j'ai abattu en un seul coup fatal… et de la bonne purée de légumes mitonnée spécialement pou toi, ma chérie.

Iléria regarda le tableau touchant que formaient les deux amours de sa vie disparaître de sa vue.

Un métis, guerrier aguerri au cœur noble

Ravivera en son sein la passion véritable,

La flamme tristement éteinte des gens du voyage,

Et ensemble ils entameront une nouvelle page.

Elle sourit alors que les derniers vers de la prophétie qui lui était destinée lui revinrent à l'esprit. Grâce au métis, elle était ce qu'elle avait toujours voulu, libre. Heureuse. Tout ce qu'elle n'arrivait plus à être parmi les membres de son peuple. Elle se dégagea des couvertures et s'habilla avant de sortir à son tour sur le pont. Une nouvelle journée commençait… et ce qui la réjouissait, songea-t-elle en croisant le regard plein d'amour de son amant, c'est qu'il y en aurait encore beaucoup d'autres telles que celles-ci.

FIN


Et voilà, c'est avec une petite larme à l'oeil que je signe la fin de cette fiction. Cela a été laborieux, mais j'ai fini par arriver au bout, à mon rythme. Je tiens à tous vous remercier, vous les lecteurs, les reviewers, ceux qui ont mis cette fiction dans vos favoris ou qui l'ont suivie. Merci pour vos encouragements et votre soutien...

Il n'y aura pas de suite à cette histoire (du moins je ne crois pas), mais j'ai hâte de vous retrouver pour d'autres aventures ! Je vous encourage vivement à me laisser une review sur ce dernier chapitre, pour me donner votre avis sur celui-ci bien entendu, mais également sur l'ensemble de l'histoire. Vos critiques m'aideront à m'améliorer pour vous pondre des histoires encore plus belles, j'ai vraiment besoin de vous pour ça !

Merci d'avance et à bientôt !

minimilie