Merci à nouveau à toutes celles qui ont lu et reviewées!


Bella POV

Edward m'observa un moment, sans rien dire. Il ne m'avait pas lâché, ne s'était pas éloigné de moi, et je sentais sous ma paume sa poitrine musclée bouger sous le rythme de sa respiration… Il prit conscience de cette proximité et finit par me lâcher.

Son silence sembla durer une éternité avant qu'il ne dise enfin :

-De toute façon ce n'est qu'une nuit. Dès demain, je m'en irais.

-Bien.

Lui souris je, timidement. Je m'aperçus que je tenais toujours son Tshirt. Je le relâchais et il se redressa, reculant assez brusquement de moi.

-Mais je reste à une condition.

Je fronçais les sourcils avant de lui demander :

-Laquelle ?

Il passa sa main dans ses épais cheveux.

-Ne me pose plus de question Bella.

J'hochais la tête. Nous nous fixions un instant, puis une vive lumière blanche éclaira la pièce. Je rompis le contact visuel pour appuyer mon dos contre le dossier du canapé et fermer les yeux. La foudre ne tarda pas à s'abattre à quelques kilomètres de nous dans un fracas terrible.

-Tu as peur des orages ?

Déduit il et je souris.

-Moi je n'ai plus le droit de te poser des questions, mais toi si ?

-Je ne voulais pas paraître brusque.

-Ce n'est rien. Tu peux t'asseoir si tu veux.

Dis je, lui proposant un fauteuil pas très loin de moi. J'aurais préféré qu'il s'installe à mes coté pour que je puisse me lover contre lui. Avec cette tempête et les coups de tonnerre que je détestais, sa présence me réconfortait. Même si le fait qu'il porte une arme me gênait, ce n'était pas comme si je n'y étais pas habitué !

Il alla s'asseoir et nous gardions un instant le silence. J'allais parler quand il prit la parole :

-J'ai du mal à comprendre comment une femme qui aussi raisonnable peut accepter qu'un homme armé dorme chez elle.

-Je n'ai rien à perdre. C'est peut être pour ça.

-Rien à perdre ? Bella, tu as encore tes parents ! Tu m'as dit être un écrivain, tu dois avoir des milliers de fans…

-Mais je n'ai rien de concret, rien qui soit à moi. Courir ce genre de risque me fait sentir plus… Vivante.

-Tu es vivante Bella, n'en doute pas.

Il arborait une expression sérieuse et je me mis à rire.

-Quoi ?

-Je sais que je suis vivante, c'est juste une façon de parler. Ce que je veux dire c'est que je mène une existence monotone depuis… Quelques temps. M'isoler ici me fait du bien, et en même temps, parfois, la solitude me pèse.

-Je te comprends.

Il marqua un silence et je n'osais pas le questionner. Je fus étonnée lorsqu'il se justifia :

-J'ai vécu une solitude assez similaire. On peut dire que j'étais isolé moi aussi.

Il eut un sourire amer et n'ajouta rien de plus. Je compris qu'il n'allait sûrement pas approfondir sur ce sujet.

-Tu veux boire quelque chose ?

-Non merci.

Je pris la télécommande de la télé, décidant que ce serait une parfaite distraction. Pile au moment où un nouvel éclair illumina la pièce. Les lumières vacillèrent. J'eus juste le temps de croiser son regard avant qu'elles ne s'éteignent.

Absolument Génial !

-Tu as des bougies ?

-Oui, je vais les chercher. Fis je, tachant de me redresser. Ma jambe me lançait et je grimaçais.

-Laisse moi faire.

Je distinguais sa silhouette, il était déjà debout et je me résignais à le laisser faire.

«-Il y a des bougies dans le troisième placard en haut à gauche. Les allumettes doivent être à coté de la cuisinière.

Je le vis se rendre dans la cuisine à tâtons et faillis me lever pour l'aider. Seule la faible lumière de la nuit filtrait des fenêtres qu'il allait falloir fermer.

-C'est bon ? Tu vois quelque chose ?

J'entendis quelque chose tomber par terre, il poussa un juron.

-Edward ?

-C'est bon, j'arrive.

Il avait allumé un chandelier et portait la boite de bougie en entrant dans le salon.

-J'ai remarqué qu'il y avait une cheminée.

-Oui, il suffit de tourner un bouton et d'allumer.

Il posa le chandelier sur la table basse puis alla allumer.

-Merci.

Fis je lorsque la lumière fut.

-De rien.

Je pris une profonde respiration.

-Je vais fermer les fenêtres.

Déclara t-il.

Je l'entendis s'activer et me sentis soulagée de l'avoir sous la main.

Dehors, la tempête prenait des proportions impressionnantes. Je sursautais à chaque coup de tonnerre, espérant pour que la foudre tombe loin de chez moi. Je finis par me lever, décidant que e mieux à faire pour passer le temps serait de jouer aux échecs. Lorsqu'il revint, j'avais installée le jeu sur la table basse et m'étais assise sur des coussins.

-Tu sais jouer ?

Je levais les yeux sur lui et pour la première fois depuis qu'il était arrivé, je découvris à quel point il était séduisant. Ses yeux verts en devinrent ensorcelants et son sourire fit rater un battement à mon pauvre cœur.

-Oui. Mais je crains d'être un peu rouillé.

Il s'installa de l'autre coté de la table et nous commencions une partie de jeu. L'atmosphère pesante devint agréable. Nous nous détendions, et nous nous amusions beaucoup. Le son de son rire me plaisait et j'appréciais l'ambiance amicale qui naissait entre nous. C'était comme si nous nous retrouvions enfermés dans un cocon douillé dans lequel rien ne pouvait nous arriver. Je ne vis pas le temps passé jusqu'à ce que la fatigue se rappelle à mon corps. J'étouffais un bâillement qu'Edward ne parut pas remarquer. Mais je ne voulais pas mettre un terme à cette délicieuse soirée et je décidais de lui demander :

-Tu as sommeil ?

Il fronça les sourcils. Je me souvins de la condition qu'il avait mis au début.

-C'est une question inoffensive ! Me défendis je.

-Ça dépend Bella. Qu'est ce que tu veux faire.

Mon cœur battait la chamade en me rendant compte qu'il aurait pu se méprendre sous le sens de cette question !

-Je… N'ai plus envie de jouer. On pourrait, juste parler. Des fois, c'est plus facile d'avoir affaire à un inconnu. Je vis ici depuis deux ans, j'étais persuadé que la solitude était une bonne chose, mais avec toi ici… Je m'aperçois qu ça fait longtemps que je n'ai pas parlé à quelqu'un. Je veux dire, vraiment parlé. Mais si tu as sommeil, si tu n'as pas envie d'écouter… Je comprends.

-C'est bon Bella. Mais je préfèrerais te savoir assise.

C'était vrai, puisque je ne pouvais pas rester debout très longtemps. Je vis qu'il regardait vers ma chambre, mais je préférais que nous allions au salon, histoire d'avoir un semblant de sécurité.

-Alors, par quoi veux tu commencer ? Me demanda t il. Il s'était installé sur le fauteuil, juste en face de moi car j'avais pris tout le canapé et m'y étais allongé.

-C'est drôle, on pourrait croire qu'il s'agit d'un rendez vous chez un psy.

-Peut être que tu ferais mieux de consulter, plutôt que de parler avec moi. J'ai peut être pas les compétences nécessaires pour t'écouter.

-Je t'ai choisi Edward. Et tu as toutes les compétences puisque tu vas partir demain. C'est donc l'idéal pour moi.

Il haussa les épaules.

-Et si je t'énerve, tu as les moyens de me faire taire… A tout jamais.

Son visage prit une expression très sérieuse.

-Je détesterais avoir à faire ça. Me dit il.

Hum… Ça signifiait qu'il était capable de le faire. Je me posais tellement de questions sur lui…

-On est là pour parler de toi Bella, non ?

-Oui… Je ne sais plus trop par quoi commencer maintenant que tu m'as intimidé.

-Qu'est ce qui t'es arrivé ? A ta jambe ? Me demanda t-il, sans détour.

J'hésitais une seconde puis lui racontais :

-Il y a trois ans, j'étais fiancée à celui que je prenais pour l'homme de ma vie. J'ai passé des moments incroyables avec lui… Je pensais que j'allais finir ma vie à ses cotés… Mais… Un soir, alors que je rentrais chez mes parents, j'ai été percutée par un chauffard. Il était soul et a grillé des feux… Je dois m'estimer chanceuse. J'ai failli mourir. Je suis restée clouée au lit pendant plus de six mois, les médecins pensaient que je ne marcherais plus jamais… Et comme Mike ne voulait pas passer sa vie aux cotés d'une infirme. Il a préféré rompre.

-Je suis désolé.

-Pourquoi ?

-Ça a du te faire encore plus de mal.

-Hum… Oui. C'était dur. Mais nous étions tous vivants et puis à force de volonté… Je suis parvenue à remarcher ! Ne regarde pas comment, mais c'est mieux que rien.

Il eut un sourire attendri.

-Tu souffres encore ?

-Un peu. J'ai un kiné qui vient me voir tous les mercredis. Et puis, ça m'a permise d'avoir du temps pour écrire.

-Et… En ce qui concerne ton ex ?

-Eh bien, il a vite refait sa vie. Marié, d'après ce que m'a dit sa mère aujourd'hui il y aurait même un bébé en route… Il est heureux.

-Mais pas toi ?

Son regard pénétrant me laissant sans défense….

-Non. Mon frère vient de se marier. Mes parents pensent à faire un voyage autour du monde…

-Et toi tu es seule.

-Au départ je trouvais ça vraiment bien. J'avais tout le temps de me consacrer à l'écriture dans mon atelier. J'aurais aimé te le montrer. C'est un endroit assez vétuste, mais merveilleux ! J'y trouve toujours l'inspiration. C'est mon véritable refuge. Avant que tu ne partes demain, j'aimerais beaucoup te le faire découvrir.

-D'accord.

Edward eut un sourire un peu triste, puis me dit :

-Mais tu n'as pas le droit de penser ta vie finie à seulement 25 ans. Je pense que toutes ces épreuves t'ont rendues plus forte, tu dois vraiment aller de l'avant. Je suis persuadé qu'un homme saura faire ton bonheur.

Je secouais le tête, sceptique.

-Mais qui voudrait de quelqu'un comme moi ?

Il ouvrit la bouche, puis la referma. Qu'essayais je de faire ? Qu'attendais je de lui ?Qu'il me rassure ? Qu'il me dise que j'étais superbe… ? Non, vraiment, j'étais idiote.

-Tu devrais peut être sortir un peu plus ?

-Tout le monde me connaît en ville. Tout le monde sait ce que j'ai vécu… Et les gens ressentent généralement de la pitié en me voyant.

-Alors vas ailleurs, je ne sais pas. Tu n'as pas le droit de penser que ta vie est finie sous prétexte d'être seule.

Il se leva et s'approcha de moi.

-Tu es si jeune…

Je pouffais.

-Tu parles comme si tu étais un vieillard.

Mais un vieillard armé, pensais je.

-Et toi comme si tu étais une veille fille. Jusqu'à maintenant, ce que j'ai vu de toi, c'est une jeune femme fragile, mais courageuse, déterminée et…

-Et ?

-Je crois que j'ai sommeil. Déclara t-il brusquement.

Le tonnerre grondait dehors, me faisant réaliser que la pluie battait sur le toit et que le temps avait vraiment empiré.

-Tu n'as pas fini ?

-Heu… Si… Mais il me semblait que tu allais dire autre chose.

-Du tout.

Dit il, se redressant avec facilité et m'aidant à me mettre debout. Je du me contenter de ça et nous allions dans nos chambres.

-Bonne nuit. Me dit il.

-Merci, à toi aussi.

Il semblait sur le point d'ajouter quelque chose, mais ne dit plus rien et ferma sa porte. Je fermais la mienne aussi, être mis le verrou. Je respirais un bon coup. Mine de rien ça m'avait fait du bien de parler. Je n'avais pas vraiment de réponses, mais ça faisait du bien de parler, d'être écoutée. Surtout lorsqu'un charpentier aux intenses yeux vert vous prêtait une oreille attentive…

Je m'allongeais, et bercée par la pluie finis par plonger dans un sommeil profond. Jusqu'à ce qu'un bruit assourdissant me réveille en sursaut. S'en suivit de violents coups portés à ma porte…

-Bella ! Bella ! Réponds, ça va ?

Je me levais et avant de pouvoir ouvrir la porte elle tomba par terre dans un fracas pas possible. Je restais bouche bée… Edward se tenait devant moi, torse nu… J'ignorais que sous ses haillons ce cachait un tel corps. Charpentier, me repris je… Cela expliquait… Cela…

-Qu'est ce qui s'est passé? Me demanda t-il.

-Je l'ignore ! J'ai entendu un bruit et tu as défoncé ma porte !

Il baissa les yeux, comme s'il s'apercevait des dégâts.

-Je suis désolé… Je croyais que ça venait de ta chambre. Comme tu ne répondais pas…

-Non, ça ne venait pas d'ici… Mais de dehors.

Et soudain, je compris de quoi il pouvait s'agir…

-Mon Dieu !

-Quoi ?

-Mon atelier…

Cette fois, c'était moi qui paniquais. J'avais tout dans mon atelier… Absolument tout… J'y passais énormément de temps…

-Restes ici, je vais voir.

Je secouais la tête, et le suivis. Il allait beaucoup plus vite que moi et ma claudication m'énervait. Lorsque je vis ce qui était arrivé, c'était comme si je perdais pied à nouveau.

L'atelier était une petite cabane un peu à l'écart du chalet elle se trouvait sous les arbres et un d'entre eux s'était écroulé sur elle… La pluie n'avait toujours pas cessé, le vent faisait frémir le chalet, et Edward se tourna vers moi, désolé.

J'étais en larmes. Il me poussa à l'intérieur et tenta de me réconforter. Lorsque mes sanglots diminuèrent, je me ressaisis.

-Bon… Au moins il n'y a pas mort d'homme.

Fis, tentant de lui adresser un maigre sourire.

-Mais si tu dis qu'il y avait tout…

-Ce ne sont que des papiers et du matériel informatique.

-Si tu veux, je peux aller voir.

-Non, ça sert à rien… Tout est fichu de toute façon.

Il m'enlaça à nouveau et cette fois ci je me laissais aller contre son torse puissant. Me rendant compte que j'appréciais ce contact. Son torse nu irradiait mes sens. Et une chaleur presque étouffante se propagea en moi.

Seigneur… C'était une bouffée de désir… J'avais envie de lui.


Coquine cette Bella pas vrai?

Si vous trouvez ce chapitre trop court, sachez qu'un TEASER du chapitre 4 est caché dans mon profil! Donc, si ça vous tente, je vous encourage à passer y faire un petit tour!

A mercredi!

Bisouxoxo...