7.

Pouchy retint son père par le bras.

- Papa, tu ne vas pas le faire ! ?

- Et toi ? !

- Si…

- Alors, ne m'arrête pas, mon grand garçon !

- Je te suis, papa. J'ai à tenter cette scission !

- J'espère que cette tarée de Léllanya saura quels ont été vraiment les pouvoirs mis en elle… Je ne lui ferai pas confiance une seconde fois de plus !

- Heu, Albator, quelqu'un, au secours ! glapit le Grand Ordinateur de l'Arcadia alors que Fafnir sous son allure de Dragon rugissait et tentait de retrouver ses sensations en crachant du feu.

- Je vais t'atomiser, boîte de métal ! rugit télépathiquement Fafnir en projetant le souffle qu'il pouvait sur la colonne de Toshiro.

Léllanya sera très fort le bras de Pouchy.

- Fais-le, maintenant !

- Oui…

Rassemblant ses pouvoirs, Pouchy projeta une vague d'énergie sur son aîné à la crinière fauve… qui se scinda en deux Dragons : Fafnir l'Ecarlate et Alguérande le Noir.

Sous sa forme noire, Alguérande affronta sa réflexion écarlate, soupirant alors qu'il était plus impuissant que jamais.

- Vas-y, Algie, mets-lui la pâtée ! vitupéra Pouchy en trépignant. Papa ?

- Je ne sais pas… Algie est terrifiant ! Ce ne sont pas mes fléchettes sédatives qui viendront à bout de cet être ! Pouchy ?

- Ce premier moment est venu. Il est là… Reste derrière moi, papa, et surtout n'intervient pas ! intima le jeune homme blond.

- Bien, Pouch', mais je ne te le promets que pour quelques secondes ! Léllanya ?

- Je ne peux pas attaquer les Dragons. Je dois affronter Fafnir sous sa forme spirituelle !

- C'est fou ce que tu es utile depuis ta réapparition ! persifla Albator, armes aux poings, mais se sentant malgré tout totalement impuissant face au rugissant Fafnir ! Pouchy, que peux-tu ?

- Je peux rien de plus… Papa ?

- Que va-t-il… ?

- C'est le premier de leur combat à mort, fit sinistrement Pouchy alors que les Dragons s'affrontaient, rugissaient, se mordaient, maculant de sang les parois de la salle du Grand Ordinateur. Tiens-toi prêt, papa !

- A quoi ?

Serré à la gorge par le Dragon rouge, Alguérande retrouva forme humaine, minuscule entre les pattes du reptile qui disparut.

Le jeune homme redevenu lui-même se redressa, avant de soupirer de douleur, une fléchette s'étant fichée dans son flanc droit.

- Papa ! protesta-t-il dans un souffle avant de s'écrouler au sol, assommé par le cocktail de sédatifs.


- Et maintenant, c'est Kormadon et cette foutue Flèche de Smogdar, gronda Albator. J'ai l'impression qu'il reste si peu de temps !

- Tu as raison, firent à l'unisson Pouchy et Léllanya.

- Merci pour votre soutien ! Et dire que vous être supposés être tous les deux des créatures supérieures ! Vous m'exaspérez ! Algie ?

- Je suis là pour lui ! jeta Siegfried en apparaissant dans le salon de l'appartement du château arrière du capitaine de l'Arcadia. Ne me le dissimulez plus, écartez-vous, tous !

- Jamais ! gronda Albator. Oui, abats-nous tous, avant de parvenir à mon fils !

- Mais, vous êtes innocents ! Je ne peux pas… Je n'ai que ma cible à… !

- Sur nos corps ! siffla Albator, toujours en position de combat.

- Si je dois en arriver là… se rrésigna Siegfried en saisissant sa double lance en position d'attaque !